LEV DES CARDINAUX. LIT
et son élection fut pendue aussi glorieuse son devoir, et ne Qrect jamais de tort a sa pari estime o un si grand promoteur, comme conscience.
elle fut recommandable par son propre mé- ? « 11 mail ainsi dans ce grand jour do, ta rite. - cour de Rome, ornant et honorant sa dignité
« Il s'exerça en divers emplois durant tout par l'ornement de sa bonne et louable vie, le temps qu*l demeura A Rome où il n'eut quand la mort avancée en trancha le til, et jamais d'heures inutiles dans les soins qu'il tout ensemble les meilleures espérances dos prenait de servir tout le monde; et ou il gens de bien. Sa bonne mort fut le résultat de satisfit tellement le Saint-Père en diverses sa bonne vie.Comme il avait vécu plein d'honexpéditions d'affaires qu'il lui confia, qu'il neur et devertu.il mourut pleindepiétô et de fit assez voir que le nerf principal de l'exé- dévotion, en l'année 1V75, la quarantième de rution et l'avantage du succès consistent plus 80n Age, et fut enterré en l'église de Notreà bien choisir les personnes qu'à bien entre- Dame la Grande.'A la porte de l'église, où il prendre.
« De Rome il fut envoyé par Sa Sainteté pour gouverner l'archevêché d'Arles , à la place du grand cardinal de Foix qui l'avait demandé pour son successeur dans laquelle charge il se montra aussi pieux, que généreux, et zélé pour la conservation des droits de son Eglise. Il lira en justice les chevaliers de Saint- Jean de Jérusalem qui possédaient de grands biens dans le diocèse d'Arles, et prétendaient être exempts de payer les dimes à l'Eglise; contre lesquels il obtint sentence de condamnation. En toutes I ts* autres rencontres il se monlra si jaloux do l'honneur de sa charge, et si soigneux du profit spirituel de ses diocésains, qu'il ne laissa rien en arrière de ce qui pût contribuer de moyens pour défendre. l'un, et pour avancer l'autre.
• Comme il était en réputation d'avoir te courage et le bon sens également relevés, et que d ailleurs le roi avait tous les sujets du monde de s'assurer de sa fidélité, qui n'était pas particulière à sa personne, mais générale à se famille, il fut quelque temps auprès de Sa Majesté pour servir d'ornement à sa cour, d'appui 5 son conseil, et de ressort a sa puissance.
«Les affaires de France l'ayant fait retourner en Italie, qu'il aimaitcomme la nourrice de ses vertus, il y trouva des occasions de renouveler ses connaissances, et des faveurs toutes prêtes a moissonner. Lo Pape Sixte IV, qui était entré au pontifical, n'ayant pas perdu le souvenir de son mérite, et de la probité singulière qu'il avait autrefois reconnue et aimée enfui, en la seconde création qu'il fil des cardinaux, sans en être recherché de personne, donna la pourpre A la seule considération de sa vertu, et prit des applaudissements communs qui surent donner à son élection une particulière et nouvelle assurance que celui qui était l'objet de sa faveur, l'était aussi de I estime de tous les gens de bien.
m Depuis qu'il fut élevé A celte dignité, il montra plus que jamais qu'il avait l'Ame vraiment née a la vertu, et qui ne savait rien produire de commun, de bas ni de lâche. Ses conseils furent toujours désintéressés, ses emplois illustres, ses entreprises autant utiles que glorieuses ; et quoiqu'il fût dans l'approbation générale du monde, il ne s'enfla
jamais de la fumée publique, et les opinions l'estime dé tous les partis, et fut assez heueu les mœurs communes n'altérèrent jamais reux pour obtenir de Kosciuszko la grâce de
avait choisi sa sépulture par dévotion A la sainte Vierge, comme à la porte de son salut.