TOMBEAU DU 'CARDINAL DE LBTI
Pbilippus de Levi lit. SS. Pétri et MarceJImi cardinalis Arelaiensis e Galtia orius, illustris natalibus, virlute illustrior, RomanoPonliflce, et Chrisiianissimis prinripibns Franco ru m regibus niagno in pretio habitiH, in scnatuin aposiolicum probitaie adscitus. Obiil son nalali, niagno sui reliclo desiderio, quippe qui corpori», et animi bonis nrxdilus, summaque auclorilate pollens, proniil qaibus poluit, obfuil nemini.
Vixit annos il. ObiU anno M. CCCCLXXV, pridie Nonas Novcinb.
c Saxy en son Histoire de* primate oVArlte, a écrit des actions de ce cardinal, et Frizon, en son Histoire det cardinaux de France. •
LEWICHI (MicuBi),né a Pokulia en 177V, archevêque de Leopol, Halicia, et Kamenecunis,du ritegree-rulhéoien, en Pologne (Autriche), a été créé cardinal-prêtre par Sa Sainteté Pie IX, dans le consistoire du 10 juin 1856.
LIPSKI (J bam-Albx audbb), Polonais, créé cardinal en 1737, par le Pape Clément XII, mourut en 1746.
LITTA (Alpuowsb), issu d'une famille noble, naquit a Milan le 19 septembre 1608. Après avoir élé commissaire général des armées ecclésiastiques, il fut nommé archevêque de Milan. — Le Pape Alexandre VII l'éleva au cardinalat le 14 janvier 164%; mais il ne le déclara que le 15 février 1666, en lui donnant letilreae Sainte-Croix de Jérusalem. Le cardinal Litla mourut a Rome le 8 août 1679, Agé de 71 ans, et y fut inhumé dans l'église de Saint-Charles Borromée.
LITTA (Laubrmt), né à Milan, le 23 février 1756, fit de brillantes éludes a Rome, et embrassa l'état ecclésiastique. — A l'âgo de 26 ans, prolonotaire apostolique, puis ponent de la consulte, il se fil remarquer par son zèle et son talent. Pie VI le nomma archevêque titulaire de Tbèbes, et l'envoya en Pologne avec le caractère de nooee. Arrivé A Varsovie en mars 1794, Litla vil éclatée le soulèvement A la tête duquel s'était placé Kosciuszko, soulèvement qui fut si fatal à la Pologne, et lui coûta tant de sang. Dans cette position difficile, le nonce monlra uu sang-froid, une prudence rares; il mérita
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r'évêqoe de Chelm, qui venait d'être condamné à mort. En 1707, de Varsovie il passa a Moscou afin d'y assister, en qualité de légat a latere, an couronnement de Tempereur Paul 1". De Moscou il alla à Saint- Pétersbourg, on il régla avec le gouvernement russe les affaires religieuses. Pie VI éisnt mort a Valence en 1799, Litta se rendit à Venise, où se trouvait momentanément la cour romaine, et où était convoqué le conclave, qni élut Pie VU. Ce Pontife arriva à Rome, nomma Litta trésorier général, et, le 28 septembre 1*01, le déclara eardinal île ta sainte Eglise romaine. Après les tristes événements de 1808, le cardinal Litla, comme n'étant pas né dans les Etals pontificaux, dut quitter Rome et se retirer à Milan, où il fut conduit sous escorte. Appelé à Paris en 1809, il s'abstint, Tannée suivante, de paraître au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, et fut es Ué è Saint-Quentin. H y trouva sa consolation dans ses sentiments religieux et dans l'étude, qui était la distraction et le plaisir favori de cet esprit cultivé. En 1814, le cardinal Litta, retourné à Rome auprès de Pie VU, fit partie de plusieurs congrégations, et passa de l'ordre des cardinaux-prêtres dans cehii des cardinaux-évêques, qui sont seulement au nombre de six. Il portait en celte qualité le titre d'évêque de Sabine. En 1818, investi des importantes fonctions de eardinalvicaire, il y déploya beaucoup de zèle et de capacité. Dana une visite de son diocèse qu'il avait entreprise deux ans après, surpris par le mauvais temps daus les montagnes, et atteint par le froid, il fut transporté, malade, dans une cabane où il expira, des suites «Tune fluxion de poitrine, le 1" mai 1820. On connaît de lui un ouvrage, portant pour titre: Lettres sur Us quatre articles dits du clergé de France, Paris, 1826, in-12.
L1VIZZANI (N...), secrétaire des Mémoriaux, fut nommé cardinal par le Pape Benoit XIV, le 26 novembre 1753.
LIVJZZANI (Chahlks), né h Modène en 1722, fut fait cardinal par Pie VI en 1785. Il
LOAYSA (Gabcus), né à Talaveraen Castille, entra vers 1495 dans l'ordre de- Saint- Dominique, Qt des études brillantes et devint lecteur en théologie, et recteur du collège de PaJencia.— Il eut ensuite d'autres emplois dans son ordre: les talents qu'il y déploya accrurent sa réputation. Nommé provincial d'Espagne, il assista, en celte qualité, aux chanitres tenus è Naples en 1515, à Rome en 1518, et, dans ce dernier, fut élu général. Il Ot la visite des maisons de l'ordre établies dans les Doux-Siciles ; et ayant obtenu du Saint-Siège la faculté d'ajourner à deux ans la visite des autres provinces, il retourna en Espagne. En 1523, il indiqua une assemblée des supérieurs de l'ordre à Valladolid, et y harangua avec une éloquence si entraînante, que l'empereur Charles-Quint, présent è cette réunion, le désira pour son conlesseur. Loaysa conçut dès lors une vive affection pour son pénitent ; il l'entoura tou- Jours de toute sa sollicitude. Le grand défaut
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de l'empereur était la gourmandise, s laquelle on doit attribuer sa caducité prématurée. A une époque de la vie qui, p^nr l<; grand nombre, est la fleur de l'âge, il était tourmenté par un asthme, par la goutte, il était accablé d'inBrmités, perclus de te» membres. De loin, comme de près, Loaysa ne lui épargna point les conseils; il lui reprochait souvent, et avec sévérité, les déréglements de ses appétits, t Je supplie Votre Majesté,» lui écrivait-il,» de ne point manger des mets qui nuisent à sa santé ; personne n'ignore que votre estomac est ennemi du poisson ; pour l'amour de Dieu, considérez que votre vie appartient h tout le monde,
aussi bien qu'a vous On me mande de
la-bas que quelquefois on entend votre poitrine de plus loin que votre langue.... Vous mangez plus qu'il no convient à votre cornplexion, et è l'exercice que vous failes.iCes sages conseils furent en pure perle; Charles V mourut décrépit è 58 ans. Ce prince, voulant retenir son confesseur auprès >le loi, le fit se démettre du généralat , le nomma évèque d'Osma, président du conseil de»
Indes , et préfet général de la croisade. Assistant au conseil tenu après la nouvelle de la bataille de Pavie, et où l'on délibérait sur la conduite à tenir envers François I", fait prisonnier de guerre, Loaysa soutint qu'il fallait lui rendre la liberté sans rançon ni conditions persuadé que cet acte de gé» nérosilé unirait pour longtemps la Franceel l'empire. El l'événement prouva qu'on sut grand tort de ne pas suivre cet avis. Il accompagna Charles V a Bologne, assista au couronnement de ce prince, et le 19 roars 1530 fut promu au cardinalat par Clémont VU. Charles V le laissa à Rome, pour y veiller aux intérêts de ses Etats ; mais l'attachement de Loaysa pour sa patrie lo rappela en Espagne où il revint en 1531. Transféré, l'année suivante, sur le siég-j archiépiscopal de Sévi Ile, nommé grau-i inquisiteur, ayant conservé la plus nautu faveur jusqu'à la ûn, il mourut à Ma-lridle 21 avril 1546. Son corps, transporté a Tilsvera, fut inhumé dans l'église des Dominicains, qu'il avait fait rebâtir entièrement. (Voy. Echard, Bibt. script, ordinis FF. Pr*dicatorum; — Spondb, ann. 1525; — Le^ Toubon , Vie des hommes illustres ds Cordrt de Saint- Dominique, t. IV.)
LOCATELLl (Frarçois-Mabib), né »
sène en 1727, évèque de Spolète, fut fui cardiual en 1803 par Pie VII. Il mourut eo
LOMBARD, né à Plaisance, nommé cardinal par le Pape Alexandre 111, en 1180, fut archevêque de Bénôvent.
LOMELL1NI (BbnoIt), né è Gênes en 1517, , cultiva les lettres avec succès. Venu»'» I cour de Rome, il s'y fil estimer, et fut éle« , au cardinalat, en 1565, par le Pape Pie y qui l'avait plusieurs fois employé.— Depuis, légal de la Campagne de Rome, il mourut dans cette ville le 6 juillet 1579, et fut inhumé dans l'église de Saint- Grégoire, (rty
PET&AXftLLARIOS ; — AUBBRT.)
LOMELL1NI (Jbaî»-JébAmbj , de Tune des 29 familles nobles de Gènes, naquit en 1607. Après avoir eiercé différents emplois sous le pontifical d'Urbain VIII, fait cardinal en 1652 par Innocent X, et légat de Bologne, il mourut le 5 avril 1659. — (Voy. Foc li et a, FAog. Gtnutni.; --Giustinuni, Scritt. delta Ligur.; — Pmohato, Sema (Thuom. illutt.
d'Ital.)
l.OMÉNIE DE BRIENNK (Étienne-Cuarlbs i>«), né a Paris en 1727, d'une famille qui a donné à la France plusieurs hommes d Elal dans les deux derniers siècles, fit ses éludes au collège d'Harcourt, et embrassa l'état ecclésiastique. — Entré dans les ordres, il reçut le bonnet de docteur en 1752, et fut grand t icairn de Rouen. L'abbé de Brienne était lié avicTurgot, qui portait alors le petit collet, avec d'Alembert, avec l'abbé Morellel, qui a laissé des mémoires si spirituels, et si peu ecclésiastiques. En 1758, il alla a Rome, en qualité de conclavisle du cardinal de Luynes, lors de l'élection de Clément XIII. Nommé évôque de Condom à son retour, il fut transféré en 1763 a l'archevêché de Toulouse, qu'il administra avec rèle. Il y Qt des fondations utiles, et réunit la Garonne au canal do Caraman par un canal qui a reçu de lui le nom de canal de Brienne. En 1768, il rétablit dans son diocèse les conférences ecclésiastiques, qui brillèrent par son absence. Dans son synode diocésain de 1782, oo prit des mesures bien entendues ; l'archevêque fit aussi de sages règlements sur diverses matières. Nommé de toutes les assemblées du clergé, et, comme chef du bureau de juridiction, chargé des moyens è employer pour soutenir In religion contre les attaques du philosophi.tme, M. de Brienne était plus préoccupé du soin d'arrêter le zèle de ses collègues que de provoquer des mesures efficaces. Dès 1770, grâce è ses liaisons avec les philosophes, il avait été admis à l'Académie française; ce qui faisait dire è Voltaire, dans une lettre à d'Alembert : «Oo dit que vous nous donnez pour confrère l'archevêque de Toulouse, qui passe pour une bête de votre façon, très-bien disciplinée par vous. * Un arrêt du conseil l'avait nommé membre d'une commission pour la réforme des ordres religieux ; il y prit la plus grande influence, et, au lieu de réformer, ils'apa è saper sans bruit l'état monastique.
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Toutefois, en détruisant les abbayes, il s'en réservait pour lui-même un bon nombre, qu'il eut soin de se faire donner. M. de Brienoe,homme d'esprit el hommedu monde, d'une conversation facHe el brillante, disposant de grands revenus, ayant pour lui les bouches qui donnaient la réputation , élait arrivé è une certaine célébrité. Ses prôneurs le vantaient comme un habile administrateur, faisant bon marché du dévouement, de l'abnégation, des vertus qui font le saint é»eque. A les entendre, il était le seul bommo capable de sauver l'Etal. Viut l'assemblée des notables. M. de Brienne y siégeait dans le bureau de Monsieur, depuis Louis XVIII; il n'était pas uo des derniers è se plaindre
des dilapidations et des abus, à crier contre du Calonne. Ce dernier fut renvoyé ; et après bien des hésitations du malheureux Louis XVI, qui avait une répugnance instinctive contre l'archevêque, celui-ci fut nommé en 1787 contrôleur général des finances, et, bientôt après, premier ministre. On pouvait croire qu'il s'était préparé à une position, qui depuis longtemps était l'objet de sa convoitise. On fut étonné de son incapacité, de son embarras, de sa légèreté, plus grande encore que celle de son prédécesseur. Toujours en querelle avec les parlements, il voulut les contraindre è enregistrer les édits du timbre et de la subvention territoriale, les exila, puia les rappela. De» différents édits présentés, le parlement n'accueillit que celui qui plaçait les protestants dans le droit commnn, el qui indiquait la manière dont seraient constatés leurs décès. H. de Brienne venait d'être transféré à l'archevêché de Sens, lorsque, le 15 juillet 1788, il fit rendre un arrêt qui convoquait les étais généraux pour le mois de mai suivant. Le 25 août, obligé , par la pénurie du trésor, è suspendre les payements, en butte a toutes les attaques, il quitta le ministère et fut remplacé par Necker. Celui-ci fut accueilli par une ovation populaire , peu flatteuse pour son prédécesseur. Afin de le dédommager, Louis XVI se fit encore violence, et demanda pour lui la pourpre romaine, que Pie VI ne crut pas devoir refuser. M. de Brienne, qui voyageait alors en Italie, n'alla point a Rome pour recevoir les insignes de sa nouvelle dignité. Rien que la révolution poursuivit son cours en France, le cardinal de Brienne y rentra vers le milieu de 1790. Quand fut publiée la constitution civile du clergé, se séparant de ses collègues dans l'épiscopat, il prêta le serment, prit le titre d'évôque constitutionnel du département de l'Yonne. Toutefois un des nouveaux évêques constitutionnels s'étaot adressé a lui pour recevoir l'institution canonique, il fit un retour sur lui-même, et refusa son concours. Le cardinal de Brienne écrivit ensuite au Souverain Pontife plusieurs lettres où il tâchait de justifier sa conduite, puis il lui envoya sa démission du cardinalat. Elle fut acceptée par Pie VI, qui le déclara déchu de la pourpre, et de plus suspens è cause de son serment. Les concessions de H. de Brienne a la révolution ,ne le sauvèrent pas de ses fureurs. Arrêté à Sens le 9 novembre 1793 et enfermé dans les prisons de celle ville, puis relâché, il fut de nouveau décrété en état d'arrestation. Ceux qui étaient chargés d'exécuter cet ordre, le 15 février 1794, fui donnèrent jusqu'au lendemain pour le conduire en prison, et passèrent, chez lui, la nuit a boire. L'idée leur vint d'aller réveiller le prélat etde le forcer à partager Leur orgie. Il eut beau supplier, se défendre; il reçut des coups avec toute sorte de mauvais traitements, et fut obligé de se soumettre. Cette triste scène se termina par une apoplexie foudroyante qui délivra II. de Brienne.
LONGISou LONGI (Guillaume), né àBer-