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concernant la supériorité des évéques sur les prêtres. Ce prélat a fourni en oulre plusieurs articles aux journaux intitulés ; le Conservateur et la Quotidienne, dont le premier a cessé de paraître en 1823. L'histoire ecclésiastique le rangera parmi les défenseurs les plus zélés de la religion et du trône. Les raisonnements sans réplique répandus dans ses écrits, sont présentés avec chaleur, avec force, avec onction dans un style attrayant, et ont produit dans le clergé français les fruits les plus salutaires. Le cardinal de la Luzerne avait deux frères César-Henri, qui fut ministre de la marine sous Louis XVI, et Anne-César qui fut ambassadeur à la cour du Londres.
Le Traité sur les évéques, laissé manuscrit parle cardinal de la Luzerne a été publié depuis par H. l'abbé Migne qui l'a fait précéder des avertissements qui suivent :
« L'ouvrage dont on vient de lire le titre est entièrement inédit et ne saurait être marqué à un plus irrécusable cachet d'authenticité; le manuscrit en est tout entier tracé ou corrigé do la main même de son illustre auteur. Nous le tenons d'une proche parente de l'illustre cardinal, par I entremise du plus savant de nos prélats. Parmi les ouvrages connus de M. de la Luzerne,
DICTIONNAIRE LIZ UG*
comme des demi proleslants.onl tout fait des pied$*el des mains pour introduire l«; pres-
bytérins-nisme dans l'Eglise de France!
quele résultat de ces efforts combinés (ul la schisme constitutionnel de 91. Tout ce qui, durant ce long période de temps, avait été dit, enseigné cl écrit, dans le sens hétérodoxe.fut résumé par Maultrot avec toute l'érudition , tout l'art et toute la conviction dont une mauvaise causées! susceptible. D« la Luzerne a son tour, par un travail gigantesque, se nourrit de ce qui avait été dit, enseigné et écrit dans le sens orlhodoie; il s'incorpora l'enseignement d'un siècle, écho des siècles antérieurs sur celte matière, et réfléchit toute une tradition. S'attachent alors a Maultrot, pour ainsi dire corps ï corps, il ne laissa pas pierre sur pierre d i colossal édifice que le très-érud il magistrat avait élevé avec tant de labeur. On ne saurait croire avec quel succès le célèbre érègue de Langres trace les lignes si délicate» bù commencent et Unissent les devoirs et les droits de chaque membre de la hiérarchie sacrée. Dans sa longue carrière d'ôcrivain.il n'est qu'un poinl sur lequel nous ne puissions le louer sans réserve : semblable à la plupart des évéques issus de grandes familles , il n'eut pas le bonheur de se préserver
beaucoup ont sans doute de l'importance et de certaines doctrines dites gallicanes, que de l'étendue; mais aucun, sous ce double l'on était alors, pour ainsi dire, forcé de rapport, ne saurait être comparé, même de respirer comme l air. Cependant il sut s'arloin, à celui qui est ici imprimé pour la pre- rêter dans de justes bornes, et l'on ua Iroumière fois. D autres éditeurs, è qui il avait verail pas, dans les cinquante volumes dus été offert, demandaient, dit-on, un au pour è sa plume féconde, une seule ligne que la le reproduire, ei voulaient en former douze théologie la plus rigoureuse pût volumes du prix de 60 francs. Tant de lenteur et d'appétit ne furent point du goût des possesseurs zélés et désintéressés du manuscrit : nous fûmes appelés. Fidèles à notre petite coutume d'agir, notre proposition unique fut d'en faire un seul volume, afin de le mettre à la portée de toutes les bourses, et de le rendre ainsi le manuel de chaque prêlre, conformément aux désirs de notre bienfaiteur inattendu. D'ailleurs, quoi déplus à propos que celte grande diffusion dans un temps où chambres , journaux et livres prennent comme à lâche de diminuer lesdroils de l'épiscopat et d'exalter ceux du clergé secondaire? Porter haut le prix de cet ouvrage, en de telles circonstances, aurait été une espèce de crime; car c'eût été contrarier les vues de la Providence, qui semble en avoir réservé l'apparition pour le moment où il devenait le plus nécessaire. « Ce que tierdil fut pour I Italie, et Lecler
fiour l'Allemagne, de la Luzerne le fut pour a France : l'évôque le plus zélé, l'écrivain le plus méthodique, le coolroversiste le plus savant, le théologien le plus exact de la fin du xviu* siècle et du commencement duxix*. Il n'est pas un homme, lanl soil peu versé dans l'histoire ecclésiastique moderne, qui no sache que, pendant près de cent ans, protestants, jansénistes et bon nombre du magistrats, que l'on peut regarder au inoitis
(10*) Ces œuvres complètes ont para; cl!cs foi ment 8 volumes in-4*. 1855.
comme non catholique. Nous donnerons un jour les OEuvres complètes de ce grand liom me(10*),el nous lâcherons de les absorber en trois autres volumes forts, comme celuici, de dix-neuf cents colonnes. Ainsi, noire édition sera, incomparablement plus complète que les plus complètes, et ne se vendra que 32 francs. »
Avertissement du prélat qui nous a confié» manuscrit.
« L'une des innovations les plus funestes au protestantisme fut de détruire la hiérarchie ecclésiastique , en proclamant l'égal de pouvoirs entre tous les ministres de l'Evangile. L'Eglise anglicane fut la seule des seeles protestantes qui conserva son épucopal et se défendit contre les erreurs presbytériennes des divers disciples deLuluerel de Calvin.
« Le jansénisme, qu'on a appelé à si jusie titre un protestantisme mitigé, s'efforça, non pas de détruire, mais d'abaisser l'épi** copat.
• Plusieurs membres des parlements, on certain nombre de jurisconsultes et quelque* prêtres appelants , imbus des préjugés de cette secte, attaquèrent le droit des évéques, les uns par leurs sentences, les autres p« leurs écrits.
« Ces écrits, presque tous oubliés aujourd'hui , so multiplièrent surtout pendant la