MAC DES CARDINAUX. MAC
du xviii' siècle; ils furent <jues. Tout le mond<
ne»
seconde moitié
une préparation très-efficace à la constitution civile du clergé, un secours puissant pour aider le triomphe momentané de l'Eglise nouvelle qui, par ses excès, devint le tombeau de presbytérianisme français.
« Peu do temps avant notre grande révolution, les arguments produits en faveur de celte tristo cause avaient été résumés dans les écrits de Mnullrol, son plus savant et son plus habile défenseur.
' « Un grand théologien (le cardinal do la Luzerne) a de son côté réuni les monuments les plus certains de la tradition et les arguments les plus péremploiros produits par ses devanciers en faveur du droit des évê-
n clarté,
e monde connaît l'exactitude, la logique sévère et l'érudition de cet écrivain éminent.
€ L'ouvrage que nous publions était encore inédit; mais il ne pouvait pas être livré à l'oubli, et nous sommes heureux, grâce a la confiance de M"*la marquise de Vibraye, de pouvoir le publier. Les circonstances lui donnent tout l'intérêt d'une controverse qui préoccupe vivement les esprits ; mais il n'en serait pas moins sans cela un ouvrage digne de l'attention de tous les théologiens instruits. Dans nul autre ils ne trouveront un exposé plus complet, plus méthodique de toutes les questions qui se rattachent aux droits des évêques et des' prêtres. »
MACCHl (le cardinal Vincent) est né en 1770,dons le diocèse deMonlefiascone.— Il est aujourd'hui doyen du Sacré Collège , dans lequel il est entré en 1826. Il a été nonce à la cour de Franco. On lira avec plaisir les détails suivants, que nous trouvons dans rAmi de la religion du 18 avril 1827.
«S. E. M. le cardinal Macchi, ancien nonce è la cour de France, part aujourd'hui mercredi pour retourner à Rome. Son Eminence avait pris congé du roi jeudi, et avait eu l'honneur d'un entretien particulier avec Sa Majesté. Elle a également pris congé de M. le Dauphin et des princesses. Le roi et sa famille ont donné à M. le cardinal des témoignages d'intérêt et de bienveillance. Autrefois il était d'usage que le nonce partant fût nommé a une abbaye.. Les circonstances ne permettant plus de si magnifiques présents, le roi a fait remettre à M. le cardinal, par le ministre des affaires étrangères, uue boite en or ornée du portrait de Sa Majesté entouré de diamants. Mais quelque honorable que soit celte royale marque de souvenir, M. le cardinal trouvera un prix non moins doux de sou zèle et de ses services dans la reconnaissance des amis de la religion. On se rappellera tout ce qu'a fait Son Eminence dans une mission de sept années. Il fallut renouer des rapports longtemps interrompus. L'ancien ministère ne voulait accorder qu'une faible augmentation d'évêché§ ; on parvint è les porter à quatre-vingts, et dans Ie3 négociations oui eurent lieu a ce »ujel, la sagesse et le zèle de M. le nonce contribuèrent puissamment a un heureux résultat. .L'esprit conciliant de ce prélat, sa prudence, son attachement aux véritables intérêts de la France et de la religion, a fiai, blirenl bien des préventions et aplanirent bien des obstacles, et il est remarquablo qu'au milieu d'une licence d'esprits qui attaquaient les réputations et les caractères les plus honorables, le caractère du M. l'archevêque de Nisibe fut généralement respecté, quoiqu'il eût fait entendre plusieurs fois do ju*l«*s et fortes réclamations sur les maux île l'Eglise. Ce n'est point ici le lieu de parlt-r «Je toutes les circonstances où son intervention pûJ être utile a la religion; il s u (lit
do dire que son zèle, réglé par une sage circonspection, ne se démentit jamais, et que ses rapports, soit avec les ministres du rot, soit avec les évêques elle clergé, furent toujours dignes d'un représentant du Saint- Siège. M. le cardinal Macchi emporte surtout les respects et les regrets de tous ceux qui ont eu l'honneur de rapprocher. Son Eminence doit arriver samedi a Lyon, où elle passera le dimanche; elle est accompagnée, dans son voyage, de Mgr Névi, son ancien auditeur, et de M. le chanoine Pastacaldi, son secrétaire. Mgr Névi, précédemment auditeur de la nonciature en Suisse, puis en France, a été récemment ablégatet camérier secret du Saint-Père; c'est ce prélat qui fut chargé de remettre la barrette de M. le cardinal, où il était destiné à remplir les fonctions de chargé d'affaires, si Son Eminence fût partie immédiatement après sa promotion, comme c'est l'usage. Mgr Névi a pris part à toutes les affaires importantes que M. l'archevêque de Nisibe a eues a traiter, et a constamment socondé Son Excellence avec autant d'intelligence que de dévouement. Ses lumières , sa capacité , son application au travail, ont pleinement justifié lo choix qu'on avait fait de lui pour la place d'auditeur, et ses longs services ont obtenu une juste récompense par le titre récent que le Saint- Père lui a conféré en l'admettant dans la prélalure et en l'attachant à sa maison.»
MACHIAVELLI (François-Mamb) ,< né a Florence, de la même famille que le célèbre écrivain , patriarche de Conslantinople et évêque de Ferrare, nommé, en 1641, cardinal du litre de Saint-Jean et do Saint-Paul» par le Pape Urbain VIII , mourut le 29 novembre 1653.
MAC1NFORTE SPERELLI D'ANCONB Jean-Antoine), né à Assise, en 1730, fut ail cardinal par Pie VI, en 1777. Il mourut en 1781.
MACLESFELD (Guillaume), né, sous le pontificat d'Innocent IV, à Canlorbéry, suivant les uns, et, suivant les autres, a Coventry, dans le comté de Warwick, embrassa dans celte dernière ville l'institut des Frères prêcheurs. — Après avoir fait ses études a Paris, et y avoir pris quelques degré»,
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il fui reçu docteur dans l'universrlé d'Oxford , où il professa arec un grand éclat. Fidèlement attaché à la doctrine de saint Thomas, il la défendit contre quelques écrits •le Henri de Gand et de Guillaume Delàmare. Il corrigea surtout les méprises de ce dernier, et réfuta solidement ses opinions. Ses notes sur toutes les parties de la Bible attestent la profonde connaissance qu'il avait des saintes Ecritures; et les discours qu'il prononça devant le clergé d'Angleterre, ne font pas moins connaître ses sentiments religieux et l'ardeur de son zèle pour la discipline de l'Eglise. Le Pape Benoit XI, qui connaissait par lui-même son mérite, le nomma, le 18 décembre 1303, cardinal-prêtre du titre de Sainte-Sabine. On dit qu'il mourut avant d'avoir reçu la nouvelle de sa promotion. Le P. Echard cit» de lui les ouvrages suivants : I. Poslillœ in sacra Biblia;\\. In etangelium de Virginibut ; III. Quœstiones de angelii ; IV. Quœstiones or dinar iœ, contra Ifenrtcum de Gandaro, in quibus impugnat S. Thomam de Aquino; V. vontra corruptorem S. Thomœ; VI. De unilate formarum ;
VII. De comparatione statuum ; VIII. Orationet ad clerum ; IX. Varia problemata. {Voy. Echard , Scriptores ordinxs FF. Prœdicatorum, I. I, p. W3; — le P. Toiron, Histoire deê hommes illustres du même ordre, t. I.)
MACULANO (Viwcett) naquit le 11 septembre 1578, h Florenliota, en Lnmbnnlie , d'une famille pauvre et hors d'état de pourvoir â son éducation. — Il trouva dans l'ordre de Saint-Dominique les secours qui lui manquaient dans sa famille. Entré dans cet ordre h l'âge de seize ans, il commença ses éludes â Pavje, les acheva à Bologne, et fut employé, dans cetlo dernière ville et ailleurs, a enseigner In philosophie et la théologie. En 1627, inquisiteur à Padouo , puis à Gênes, il fut appelé par Urbain Vit! à Rome, où il devînt procureur de son ordre, puis vicaire général. En 1632, le même Ponlife le fit commissaire du Saint-Office, et, en 1639, Nicolas Riccardi étant mort, Urbain lui donna la place de mattre du sacré palais que celui-ci avait remplie. Maculano s'acquitta si bien de cet emploi, que le Pontife content de ses services, et voulant lo récompenser, le fit, en 1641, cardinal-prêtre du titre de Saint-Clément, et lui donna l'archevêché de Bénévent. Il résidait depuis un an et demi dans son diocèse ; mais Urbain
VIII, qui ne pouvait se passer de lui , rappela le cardinal, qui se démit de son archevêché et revint à Rome, en mai 1643. Urbain étant mort le 19 juillet 1644, la faction des Barberini (ce terme faction esi un terme reçu, et n'a rien de flétrissant), à la famille desquels appartient ce Pontife, intrigua pour faire élever le cardinal Maculano au souverain pontificat ; mais elle ne réussit point. L'ambassadeur de France, appuyé sur les cardinaux attachés au parti de celte cour, donna l'exclusion au cardinal protégé par les Barberini ; et c'est Innocent X qui fut élu. Maculauo se trouva ensuite à l'élec-