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lion d'Alexandre VII , et mourut i Rome le 15 février 1667, dans la quatre-vingt-neuvième année de son âge. Ce cardinal n'était pas seulement un bon théologien , c'était aussi un habile architecte; mais il n'a laissé que des dessins, suivant le P. Echard, dans ses Scriptores ordinit Pradicatorum , 1. 1|, p. 622 et 623. Le Supplément français it Bdle lui attribue les ouvrages suivants, mais sans indiquer s'ils ont été publiés : I. /Volegomena ad architecturam ; II. Modusfacilis et rxpeditus construendi fortalitie; III. Cmstitutiones pro clero Benevtntano ; IV. Srrtnones sacri de tempore.
MACZICJOWSKI (Bernard), Polonais, évêque de Cracovie, puis archevêque de Gnesne, fait, en 1604, par le Pane Clément VIII, cardinal du titre de Saint-Jean et de Saint-Paul, mourut en 1608.
M A DRUCE (Christophe), dit le Cardinal de Trente , fils de Jean Gaudence, baron de Madruce et échanson héréditaire de comté de Tyrol, étudia le droit a Bologne, obtint l'évôché de Trente, sa patrie, puis celui de Brixen, et enfin le chapeau de cardinal, quu le Pape Paul III lui donna en 1542. a la recommandation de l'empereur Charles V. qui avait de grandes obligations h la famille des barons de Madruce . entièrement dévoués k son service. Le cardinal de Trente surtout entra aveuglément dan* les intérêts de cet empereur, et entreprit divurs voyages en Allemagne, en Espagne et en Italie, pour les soutenir. Doyen du Sacré Collège, il mourais Tivoli, le 5 juillet 1578,âgé desoixante-siians.
Voici son éloge par le P. Alby [I6U1 : « L'homme n'a point de pire ceDlre entre ses actions que soi-même, ni de plus noble et moins étranger à la condition de sa nature que le bien des autres. Par la première inclination il lient de la terre, qui seule entre les pièces de ce grand tout demeure lerroe en son propre centre ; par l'autre il imita toutes les choses qui «'«voisinent des cieux, qui ne se meuvent qu'au centre d'un autre, auquel elles font du bien. Celle-là, faussant la droite assiette de son esprit, le courbe tOHt contre les choses basses, ravalant la noblesse du ses pensées , et l'empêchant de respirer rien de grand. Celle-ci, l'élevant sur le mépris et l'abandon du propre intérêt, la porte tout à bien faire aux autres et w rendre plusieurs heureux , ce qui l'approche plus du divin.
« C'est aussi cette noble el géoéreuse inclination qui a fait de tout temps la différence des grandes âmes d'avec les vulgaires» et qui a gouverné tous les mouvements ft les actions du cardinal Madruce , qui, dans la condition d'un particulier modéré s eu le cœur el la main d'un prince magnifique, et étant parvenu, autanl par son niérile que par la grâce du Saint -Siège, à la dignité J« prince de l'Eglise , a obligé tous les grands de ses bons offices ou do ses avis, et comblé la vertu et le mérite des petits de ses bienfaits el de ses faveurs : grand en sagesse ft conseil ; grand en magnificence et libéral"*;