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il l'honora du lilre Je légat a ttilere, pour qu'il lâchât de réconcilier les princes de Guise avec le roi. Le légat était fort considéré à la cour de France ; il suivit le roi Henri 111 â Blois, où il se trouvait lors du massacre des Guise. On l'accusa d'avoir été dans le secret, d'avoir même conseillé le meurtre; ce qui obligea le Pape à le rappeler. Mais le cardinal se justifia si bien, que le Sainl-Père luiconféra la protection d'Allemagne et de Hongrie. A Rome il voyait fréquemment saint Philippe de Néri , avec lequel il était très-lié. Enfin, son diocèse réclamant sa présence, il s'y rendit pour y établir la discipline ecclésiastique ; mais il n'eut pas le temps de réaliser ses bonnes intentions, étant mort le ik janvier 15%, dans sa 59* année. Il laissa aux pauvres tous ses biens , meubles et immeubfés. Le P. £;ienne Cosmi, général des So.nasques, ou. clers réguliers, t publié, en 1606, des Métnoins sur la vie de ce grand cardinal.
MOROZZO. — Voici d'après la Gazette piémonlaite, quelques détails sur la vie du cardinal Morozzo, mort archevêque-évêque deNovare :
« Joseph Morozzo de Bianzé naquit à Turin le 12 mars 1758 d'une famille illustre, dont plusieurs membres ont, à diverses époques, servi glorieusement la maison de Savoie, dans les armes et la diplomatie, tandis que d'autres se sont adonnés aux sciences, à la littérature, ou oui rempli avec honneur les fonctions du ministère sacré. Le père du cardinal était un écrivain distingué. Son frère, le comte Carlo-Ludovico Morozzo, fut en son temps un des flambeaux des sciences physiques; et, c'est à lui, après les fondateurs Saluzzo, Cigna et Lagrange, que l'Académie de Turin doit une grande partie de sa splendeur. Le cardinal eut six autres frères. Sa mère était ûlle de Giulio-Cesare Bertone dei Balbi, comte de Sanibur, et sœur de Marco-Aurelio dei Balbi, évôque de Novarn.
« Joseph Morozzo avait naturellement l'esprit vif et prompt el fait pour pénétrer aisément dans les mystères de la science. Privé de son père dès ses premières aimées, son enfance so passa entre le* soins do sa mère et ceux de son oncle l'évêque ; il prit de bonne heure l'habit ecclésiastique , se distingua par son zèle pour catéchiser les enfants du peuple, et montra tant de maturité, que ses parents en conçurent les plus beureux présages, et que ses égaux le traitaient avec une respectueuse distinction.
« Après les premières études domestiques, Morozzo passa sous la direction de l'abbé Paolî d'Allègre, son précepteur, qui fut plus tard chanoine de la cathédrale de Novare, archevêque d'Amasie tn partibus et évêque de Pavie. Ses progrès furent si rapides qu'à quinze ans il fut jugé capable de commencer les haute» éludes ihéologiques : il entra à l'université de Turin, el quatre ans après, le 23 avril 1777, il obtint le grade de docteur. A cette occasion, deux illustres pro-
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fesseurs d'E.riture sainte et de langue* orientales, Boyer et Régis, firent le p lus grand éloge, nou-seulemenlde l'intelligent e du jeune théologien et de ses profondes études, mais de son zèle, de sa piété, de sa noble conduite ; ils le proposèrent pour modèln è ses condisciples et émirent le vœu de le voir bientôt inscrit au rang des docteurs du grand conseil Idéologique, honneurque l'on n'accordait qu'à un petit nombre d intelligences privilégiées. Morozzo l'obtint le 11 novembre de la inêoie année. En 1778, il fut élu par ses condisciples recteur de l'université. Les progrès de l'âge lui firent comprendre la nécessité de s'ouvrir uue plus large carrière. D'après le désir de sa mère et de son oncle , et accompagné de l'abbé d'Allègre, il se rendit à Rome el entra dans le collège noble ecclésiastique.
« Ses progrès rapides lui valurent bientôt les honneurs de la prélature romaine, et il fui inscrit dans lo corps distingué des prolonolaires apostoliques. Sa capacité reconnue dans des emplois subalternes le fil appeler successivement à la vice-légation de Bologne et au gouvernement de Pérouse el do Civita-Yecchia. Les devoirs de ces emplois ne le détournèrent pas des éludes ecclésiastiques, et il trouva eucoro du temps pour les sciences profanes et surtout pour l'histoire. Il écrivit l'éloge du cardinal Bolba, évôque d'Aoste, ambassadeur d'Einmanuel- Phihberl, duc de Savoie, auconcile de Trente, commenta la carte chrorographique du patrimoine de saint Pierre, et montra dans cette œuvre combien il avait étudié les sciences économiques. Le Pape Pie YI goûta beaucoup ce dernier écrit et en accepta la dédicace.
« Morozzo se préparait ainsi à illustrer son nom, quand la révolution française vint bouleverser l'Europe. Les Etals de l'Egliso furent envahis, et Pie VI emmené prison* nier. Morozzo revinldanssa patrie els'y livrait à l'élude et aux bonnes œuvres, quand Je Souverain Pontife mourut dans son exil le 29 août 1799, laissant au monde un noblo exemple de ce que peut la vertu, môme dans l'extrême vieillesse et dans la plus dure captivité. Les cardinaux, après beaucoup d« contrariétés el d'obstacles de lout genre, s'assemblèrent le 1" décembre à Venise pour donner un successeur à l'illustre confesseur de la foi. Saus s'arrêter aux périls que sa démarche pouvait enlralner, Morozzo se rendit à Venise avec le cardinal Gerdil.
« Le nouveau Pape rentra à Rome le 3 juillet 1800 el Morozzo reprit son service auprès du Saint-Siège. Pie Vil lui confia une mission très-délicate |auprès du nouveau roi d'Elrurie, Louis l**de Bourbon , et, après In mort de ce prince, auprès de la reine douairière Marie-Louise. Le 29 mars 1802, il fut préconisé archevêque deThèbes tn partibus el revêtu des fonctions de nonce apostoliquo et légal a latere de Toscane. Il mena è bomio fin des négociations de la plus haute importance pour l'Eglise. Quelques années après. Pie VU le rappela auprès de lui et le nomma
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secrétaire de a ^^S^^f'ËSS e rèc éa°1ôn"de "ses élèves chéris, dont lai
réguliers, puis ^examinateur des évêques Jto atîu réglé les études par les plus
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rozzo fut quelque 1™%.**™ e propres è l'instruction du clergé, et il écri-
lArd on lui Derinit de retourner a lurin, et i y directions pour faciliter oui moias
tard on lui permit de retourner là il se consacra au ministère épiscopal datis les diocèses privés do leurs pasteurs, sans être jamais retenu par les incommodités et la fatigue, au milieu des montagnes. Ses travaux le tirent tellement chérir et vénérer.
intelligents
élude du catéchisme.
« C'est au milieu de ces soins, de ces actes do bienveillance paternelle et de sage
vaux i«> liivu i ; ; ; administration, que le saint prélat a terminé
qu'on n'ose dire s'il ne fut pas plus grand le 22 mars 1842, une vie si précieuse a ses dans sa retraite, si humble et si laborieuse, administrés. »
que dans les hautes fonctions quil avait exercées jusque-là.
« Le 23 janvier 1814, Pie VII quilla Fontainebleau. Maison ne permettait pas qu il voyageât rapidement. On espérait que la situation de l'empiro deviendrait meilleure et qu on pourrait ramener le prisonnier. Relenu que que temps h Savone et en proie à de nouvelles angoisses, Pie VU vit accourir I archevêque de Thèbes. Il l'accueillit avec effusion, et partagea avec lui les amertumes de son cœur paternel. Remis enfin en liberté, il voulut avoir ce prélat à ses.côtés pendant le reste du voyage, et lorsque Mural prétendit empêcher son retour è Rome, ce fut Morozzo qui alla négocier avec lui dans celte capitale t* l lu- lit renoncer à son dessein.
« Le 8 mars 1816, Pie VU créa Morozzo ' cardinal, et enrichit le Sacré Collège des verlus et des talents dont ce prélat avait donné lanl de preuves dans les diverses charges qu'il avait remplies. Cependant le roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel, voulant remettre loules choses dans leur ancien élnt,
avait obleuu du Pape le rétablissement des Ce prélat parvint è s échapper ' «' P'18»"', sièges épiscopaux supprimés. Ce prince , , , i ,
jeta les yeux sur le cardinal Morozzo pour un des plus importants. Pie VII ne consentit qu'avec peine à se séparer de lui. Le 1*'
octobre il ie préconisa comme évêque de Novarre, et au mois de décembre suivant le cardinal prit possession de son siège.
« Le bien opéré par le cardinal Morozzo dans son diocèse fut immense. Les gouvernements du royaume d'Italie avaient supprimé les corporations religieuses et les chapitres, cl aliénéleurs biens. L'évêque parvint à rétablir la plupart de ces saintes maisons; on lui dut quatre couvents de Franciscains, deux do religieuses Ursulines, une maison do Sœurs do Saint-Joseph, deux des tilles de Saint-Vincent de Paul ; il établit les Sœurs de la charité dans plusieurs hôpitaux et autres établissements, tt fonda des maisons des Sœurs de la Providence et d'autres communautés religieuses pour l'éducation des jeunes filles. On lui doit le séminaire de Saint-Charles près Arma, celui de Missino, le perfectionnement de celui de Gozzano, enfin la construction de la magnifique maison qu'il élevait dans le môme but sur 1 île de San Giulio, ancien domaine des évôaues. de Novare. lUvail aussi créé dans le bourg
MORTON (Jiaw), né a Reer, bourg du comté de Dorchester, en Angleterre, reçut les honneurs du doctoral àOxlord. — Habile jurisconsulte, il s'acquit tant de réputation en plaidant devant la cour ecclésiastique de Londres, qu'il fut appelé dans le conseil privé du roi. H dut celte faveur à Thomas Borlieur, appelé par les historiens français Bourchier, archevêque de Caulorbéry, depuis cardinal, et servit I Etat atec tant de zèle et de dévouemenl, qu après 1» mort de Henri VI, de la maison de Lancav tre, en 1181, Edouard IV , de la maison d'York, dont l'emblème était une rose blanche, le nomma pour tenir le même «ni dans le conseil. Ce prince mourut on il4tw. laissant sous la tutelle de Richard, duc de Glocester, son frère, Edouard V et Richard, ses fils. Le duc fit égorger ses neveux par Jacques Tyrrel, et usurpa la couronne sou. le nom de Richard III. Désespéré de ne pouvoir corrompre la fidélité des principal conseillers d'Etal, et, entre autres, deMorton, qui était évôque d'Ely, il les fit arrêter. Ce prélat parvint è s'échapper tic prison, ei entra dans une ligue contre Richard, qui fui défait et tué à la bataille de Bosworih. ie 2* août 1V85, bataille gagnée par Henr: iy dor. Ce pritice, fils d'Edmond, comte de R>cnmond, et petit-fils d'Owcn Tudor, et de Catherine de France, veuve de Henri V, mon « sur le trône, sous le nom de Henri i vu. rn son mariage avec Elisabeth, fille d Edouard IV, il réunit les droilsdes maisons d ioik « de Lancaslre, et mil fin aux guerres civiles des deux roses, qui avaient ensanglante l'Angleterre pendant plus de trente ans. Le nouveau roi rappela l'évêque d'Ely, quiélaU dans les Pays-Ras, le nomma è I archeyeene de Canlorbèry, le lit chancelier d Angleterre, ellui obtint le cardinalat que lui contera en 1W3 le Pape Alexandre VI. Le cardinal Horion mourut en octobre 1500, âge de 90 «s. Thomas Morus, donl il avait été le bien»* ' leur, fait de lui un éloge, dicté peut-être par la reconnaissance. « Sa ligure grave etserieuse, » dit-il, « inspirait la vénérante» même temps qu'elle attirait la confl«nce. Ses lumières et sa vertu le faisaient respecter encore plus que l'autorité de ses charges. Ses goûts étaient simples et tranquilles, ses manières douces, ses mœurs irréprochaD.es. Il s'occupait lui-môme de la culture* s» iardius. Les «ronds au'il avaient abaisses