‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 268 sur 457 · MOU DES CA · texte numérisé non relu

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délestaient; te peuple murmurait de la lourdeur d'impôts nécessaires pour réparer de si grands désastres. Mais il fit entrer l'Angleterre dans une ère nouvelle de prospérité. Il est mi que l'avarice, qui lui fut commune tvecsoo maître, est une flétrissure à sa mémoire; toutefois une partie considérable des mandes richesses qu'il avait amassées, fut 'mniovée à des ouvrages publics. »

MOSOA (Acabit), né a Pezaro, dans le du- :hé dUrbin en 1678, admis dans la prélature var le Pape Clément XI, son parent, fut successivement chanoine de la basilique de Saint-Pierre du Vatican en 1707, vice-légal de la Romagne en 1713, puis gouverneur rte Lorelte, président de la chambre apostof ique, enfin clerc de la même chambre en f 7-28. — Le Pape Clément XII, voulant ren* I re h la famille de Clémenl XI le chapeau r o'il avait reçu de ce Pontife, créa et déclara ordinal Agabit Mosca en 1732. Il lui assigna ■m diaconio de Saint-George in Telabto, et

Jusieurs congrégations. Pour l'aider è soueoîrsa dignité, il lui donna une pension do tille écus sur les revenus de la daterie, triunala Rome on l'on délivre les expéditions elalives aux bénéfices, ou aux dispenses de mriage, et, en 1734, le déclara légat de Ferare.

MOTTA ET SILVA (Jbaw de), Portugais, 6 le 14 août 1685, chanoine théologal de église patriarcale de Lisbonne, fut nommé irdinal, par le Pape Benoit XIII, le 26 no- »mbre 1727, sur la présentation du roi de >riug.il.

.MOULIN (Jean de), né dans le Limousin, Crachez les religieux Dominicains à Brive* fiaillardo, s'y distingua par ses talents» , après avoir enseigné la théologie, il fut, 1344, élu inquisiteur 'Je la foi dans le rsguedoc. — Trois ans après, il fut maître sacré palais, et, en 1349, général de son i re. L'année suivante, créé cardinal par l'ope Clément VI, il mourut à Avignon 1358. Son corps fut inhumé dons l'église son ordre.

MOULIN (PiERRB-Deftis ou), d'une fa- I le de Brie, alliée a celle d'où sortit Anna Boleyn, seconde femme de Henri VIII, w ngl«.terret succéda à son frère sur le, ije de Toulouse. — Nommé évêque de -as en 1439, puis patriarche d'Anlioche, rut fait cardinal, en 1440, par l'antipape î x V. Son épitaphe ne mentionne nos, les dignité, sans doute parce que, Félix n'étant point reconnu en France, ses scions de cardinaux n'étaient point ados. De plus, du Moulin mourut avant • la poix de l'Eglise fût conclue, ot par s^uuent ne put être confirmé daus sa »ïlô de cardinal par le Pape Nicolas V,1 i me le furent les autres cardinaux créés Félix. Du Moulin mourut a Paris le septembre 1447, et fut inhumé dans sa l *J raie. Au-dessus du tombeau était une I Lie de cuivre sur laquelle était gravée i taphe suivante :

c Jacei recoleoda» mémorise Diony&ius rie Mo- LiJino, don» decessil pai/urcba Auiioibciius,

Dictions, des Cahdj.ialx.

DINAUX. MUG liSfl

epîscopos Parisieiisis, el per anica , archiepiseopus Tolnsantis, Fnro Melilensi oriumlns, rcgi?Caroli VII consiliarius famosissimn*. vir magni consilii, alqne pnutentitsimns, probitaiis eximiœ.et lingu.i clissenissimiis.qui plures fecit riindaliones hic, TolosnR ac Meldis ; obi il Parisiia, die Veneris 15 Septembris, au no Doinini 1447. Anima ejos requiescal in pace. Amen.

MUG NOS on MUNOZ (Gilles), Aragonais, et antipape sous le nom de Clément VIII, était docteur en droit canon, chanoine de Barcelone, et avait une grande réputation de lumières et d'intégrilé. — Après la mort do Pierre de Lune, autrement Benoit XIII, il fut élu Pape, en 1624, par les deux cardinaux de l'obédience de Benoit, qui leur avait expressément ordonné, en mourant, de procéder à une nouvelle élection; eu qu'ils firent, d'ailleurs, à ta sollicitation d'Alphonse, roi d'Aragon, ennemi du Pape Martin V. Comme il était impossible qu'un de ces deux cardinaux fût élu' a la pluralité des voix, s'il ne se donnait la sienne, ce qui n'est pas admis, ils s'accordaient è élire un Pape nors de leur prétendu collège. MuSoz prit les ornements pontificaux a Peniscola, forteresse située dans une presqu'île du royaume d'Aragon, et voisine de Torlose, puis se nomma Clément VIII. Pour s'entourer d'un jusie consistoire, il fit une promotion de quatrecardinaux, du nombre desquels fut un de ses neveux. Le roi d'Aragon s'étant réconcilié en 1429 avec le Pape Martin V , Munoz abdiqua volontairement , el même avec joie. Il voulut néanmoins renoncer au pontificat avec solennité; il créa auparavant un cinquième cardinal nommé François Rouera, célèbre docteur en droit canonique; puis, étant monté sur son trône, la tiare en tête, revêtu de tous les ornements pontificaux, et accompagné de ses cardinaux, it commença, en présence d'une nombreuso assemblée el des deux officiers qu'AInhonselui avait envoyés pour l'engager a se démettre, par un acte d'autorité el de Souverain Pontife, en disant qu'il révoquait toutes les sentences d'excommunication que lui el Benott XIII, son prédécesseur, avaient fulminées contre tous ceux qui leur avaient réfusé obéissance; puis, il déclara que, pour la paix de l'Eglise, il renonçait de tout son cœur au souverain pontificat, et que, le siège étant vacant, les cardinaux pouvaient procéder librement el canoniquemenl à uuo élection. Alors, il descendit de son trône, se relira dans une chambre voisine, et, après s'être dépouillé des ornements pontificaux, il rentra avec l'habit de docteur. Après avoir pris place derrière ses cardinaux, il les pria de pourvoir l'Eglise d'un bon pasteur. Aussitôt ceux-ci se rendirent daus un appartement préparé pour leur servir de conclave, et élurent sur-le-champ, comme par inspiration, Olhoo Colonna, qu'ils déclarèrent Pape sons le nom de Martin V. Ce Pontife, légitimement élu au concile de Constance •douze ans auparavant, ne se doutait guère de cette déplorable el sacrilège jonglerie ; mais le docteur Muioz, avant de se déposer, avait

fii.il NAfl DICTIONNAIRE NAS

tenu a celle cérémonie. Le cardinal de Foi* , alla prendre possession de l'évêché île Mi-

qui était en Aragon avec lo caractère de lé- jorque que lui avait donné Martin V.

gai du Pape Martin V, ayant appris l'abdi- MUIULLO (Jbas Martui), Espagnol, re-

cation, se rendit à la ville do Saint-Matthieu, ligieux de l'ordre de Citeam, créé, en 1409

à trois lieues de Peniscola, où Munoz, et ceux par l'antipape Benoît XIII, prftlre-car.linM

qui l'avaient reconnu sous lo nom de Clé- du tilre de Saint Laurent ' ment VIII, vinrent rendre obéissance au Souverain Pontife, en la personne de sou lî'gat. Ainsi finit le grand schisme qui avait fiftligé l'Eglise pendant cinquante et un ans. Munoz, après avoir reçu son absolution,

en 1420.

MUTI (Libbrio), éveque de Viterbe, créé, en 1615, par le Pape Paul V, prôlre-canlimt du titre de Saint-Prisque, mourut en 1636.

NABTJNAL (Elis de), ainsi nommé du lieu de sa naissance, dans le Périgord, d'abord religieux de l'ordre des Frères mineurs,

Ïuis archevêque de Nicosie, patriarche de érusalem, et créé cardinal-pretre par Clément VI dans la première promotion que fll ec Pontife on 1342, mourut a Avignon le 4 octobre 1367. — C'était un des habiles théologiens de son temps. On a de lui un Commentaire latin sur les quatre livres de Pierre Lombard, autrement dit le Matlre des Senlences; un autre sur Y Apocalypse; un traité De la rie contemplai ire ; des Sermons, où il explique divers passages des saints Evangiles.

NARDI (Reritius), nalif et évôque de Crémone, mort en 1297, fut créé cardinal par Nicolas IV, Pape de 1288 à 1292, et qui nomma neuf cardinaux.

NARDINO (Etienue), né ô Forîi, dans les Etats- Pontificaux, vint, jeune encore, à Rome. — Protonotaire apostolique et référendaire de Pie II, il fut élevé a l'archevôehô de Milan par ce Pontife, qui lui confia ensuite le gouvernement du la Marche-d'Ancone. Les cardinaux qui entrèrent dans lo conclavede 1464, pourdonner un successeur à Pie 11, jurèrent, dit- on, entre eux, que cerut qui serait élu ne ferait point de nouvelle promotion do cardinaux, que ceux qui l'étaient déjà ne fussent réduits au nombre de vingt-quatre. Paul 11, élevé sur le trône pontifical, lut sollicité par Nardino et Théodore Lélio,évéque de trévise, de mépriser le prétendu serment fait dans le conclave. Il les crut, mais .«ans leur donner le ehapeau, comme ils l'espéraient. Nardino, envoyé comme nonce extraordinaire à Naplcs, lut honoré de In pourpre en 1473, par Sixte IV. Nommé encore par ce Pontife a la légation d'Avignon, puis è celle de Rimini, il mourut, le 23 octobre 1484, h Rome, où il avait fondé le collège de son nom. Il avait fait aussi des présents considérables à l'église de Milan.

NARI (Grégoire), Romain, fait, en 1629, par lo Pape Urbain VIII, prêtre-cardinal du tilre de Saint-Cyriaque et de Sointe-Julitte, puis de Sainte-Marie de la Paix, et évéque de Riéli ; mourut en 1634.

NARO (Benoît). — Nous lisons dans t'Ami delà religion du 25 octobre 1832: « Le 6 octobre, est mort, après avoir reçu les secours de

la religion, M. le cardinal Benoit Naro, préfet de la congrégation de la discipline régo* lière, fclarchiprôtre de Sainte-Marie Majeure. Il était né à Rome, d'une famille noble, le 26juillet 1744, et entra, à la fin de sa jeunesse, dans la carrière ecclésiastique. Clément XIII lui donna un canonicat au Vatican et le nomma camérier secret; Pie VI le déclara prélat domestique et référendaire des deux signatures, et lui donna plue parmi les ponents du bon gouvernement et de la consulte. Pie VII le nomma, en 1800, clerc de la chambre, et en 1807, majordome et préfet des palais apostoliques. Devenu cardinal le 8 mars 1816, sous le litre de Saint- Clément, Mgr Naro se distingua par son zHe pour la splendeur du culte divin, et par les dons qu'il fit a l'église de son litre, à la basilique de Sainte-Marie Majeure et à d'autre* églises et pieux établissements dont il était protecteur. »

NAROGNA -E- ABRANCHba DK'CONTl DI USLADAKES (Michel-Charles-Jo^eph), né à Lisbonne en 1774, fut l'ait cardinal eu 1803, par Pio VII. Il mourut la même année.

NASALLI (Iqsacb), né à Parme en 1750, entra de bonne heure dans l'état ecclêstas* tique. Admirateur sincère de l'institut des Jésuites, il vit avec douleur, en 1773, Clément XIV obligé de supprimer celte célèbre Compagnie. —Dans tout le cours de sa carrière, il offrit un parfait modèle de prudence» de modération et de réserve. « Envoyé en Belgique pour y encourager les dispositions religieuses de celle pieuse contrée, il s'jûl aimer et respecter, et il ne contribua pas peu, pendant sa nonciature» à confirmer les Belges dans cet amour pour le Saint-Siège, qui les distingue tant encore aujourd'hui. Léon XII voulut récompenser magnifiquement une vie do dévouement, de charité éclairée et d'attachement sincère anx devoirs du sacerdoce, et il nomma Nasalli «rdinal le 15 juin 1827. » ( Michaud, Bioamphie.) Le nouveau cardinal, qui avait puissamment concouru au rétablissement des Jésuites en 1814, ne cessa toute sa vie ^« leur continuer l'intérêt qu'il leur portail. H mourut a Rome en décembre 1831, dans la 82' année de sou âge.

NASSAU (Adolphe db), Allemand, archevêque de Ma vvnce, créé par le Pape Urbaiu

Kftl ?<ER DES CA

VI et) 1385, prêtre-cardinal, refusa cetto dignité et mourut en 1388.

NATTA (Uenbichel-Vibginius), né en 1701, entra dans Tordre de Saint-Dominique, et devint évêque d'Albi. — Clément XIII le fil cardinal en 1761. Il mourut en 1768.

NAVAGERO (Bbbnabd), d'une noble et ancienne famille do Venise, d'où «ont sortis des hommes illustres en plusieurs genres, après avoir lait d'excellentes études, fut appelé aux charges les plus importantes de la république, et envoyé successivement ambassadeur en Daluiolie.à Conslanlinople, è Rome, en France, à la cour de l'empereur. — André Gritli, doge do Venise, était si charmé de l'éloquence de ce savant sénateur, qu'un jour il iui dit qu'il mourrait avec plaisir, s il était assuré que Navagero voulût se charger de faire son oraison funèbre. Celui-là le lui promit, et le doge lui en témoigna la plus vive reconnaissance. Pierre Lnndo, doge après Gritli, eut la môme considération pour Navagero. Il brigua l'honneur de son alliance, et lui Gl épouser Istriana Lando, sa pelile-fllle. Cette dame mourut jeune. Navagero ne pensa pas à convoler à de secondes noces. Il chercha sa consolation dans la prière et dans l'étude, menant une vie solitaire, et no sortant de son cabinet que pour servir la république. Pie IV jugea que la place d'un tel homme était marquée dans le Sacré Collège. Il la créa cardinal en février 1561, et lui donna l'éveché de Vérone. Il l'envoya ensuite, en qualité de légat, à Trente, où il assista è la clôture du concile. Retourné dans son diocèse de Vérone, il y remplissait exemplairement tous les devoirs d'un bon prélat, lorsqu'il mourut le 27 mai 1565, âgé de 58 ans. On a de ce cardinal des harangues, et la vie du Pape Paul IV. Dans le livre d'Augustin Valeriti, intitulé : De caulione a Jhibenda in étendis hbris, Padoue, 1719, in k' (p. 61 à 98) se trouve la Vie du cardinal Navagero.

NEGRON1 (Jean-Fbançois), Génois, trésorier général de la chambre apostolique, évêque du Faénza. créé cardinal en 1686 par le Pape Inuocent XI, mourut en 1712.

-WEGRONI (Andbb), Romain, né en 1710, secrétaire des brefs, fut fait cardinil eu 1766 par Clément XIII. Il mourut en 1789.

NEMBRI.M-P1SONI-GONZAGA (Césaibb), né à Ancône en 1768, évê(|ue d'Ancone, fut fait cardinal ou 1819, par Pie VIII. Il mourut en 1837.

4NERLI (François), Florentin, évéque de Pistoie, puis archuvêque de Florence, créé en 1669 par le Pape Clément IX, cardinal du titre de Sainl-Barlhélemy en l'Ile, mourut eu

NERL1 (François), né a Florence, le 13 juillet 1636, était lils d'un banquier, homme droit, probe et très-considéré a la cour de Rome. — Il avait un proche parent sur le siège deFlorence. Le prélat engagea lu jeune Nerli à embrasser la carrière ecclésiastique. Celui-ci j consentit, et, quand il fut entré dans les ordres, il eut d'abord un canonicat de l'église de Saint-Pierre de Rome. C'est

DINAUX. NIC tm

alors qu'il publia à Paris, pour l'usage de cette église, un bréviaire dont l'impression lui coûta plus de mille écus. Ses talents étaient connus; Clément X, voulant les utiliser, l'envoya, avec le titre de nonce, en Pologne, en Allemagne, en France. De retour de ses nonciatures, il fut revêtu delà charge de secrétaire d'Etat, et élevé à la dignité de cardinal dans la cinquième promotion que fit lePape Clément X,en 1673. Peu de temps après, il eut l'archevêché de Florence, par la démission de son parent.

N'ayant pu y plaire au grand duc, ni au peuple, il se retira è Assise, près do Pérouse, dans l'Etat ecclésiastique, où il passa le reste de ses jours dans la retraite. Ami des lettres et des sciences qu'il cultivait avec succès, il tint toujours à honneur de protéger tes savants. C'est ainsi qu'il recueillit les sermons du P. Marchesi, et qu'il les fit imprimer a ses frais. Le cardinal Nerli mourut è Rome le 9 avril 1708, dans la 62' année de son âge

NEUFCHATEL (Jean de), d'une des plus considérables maisons du comté de Bourgogne, était le troisième fils de Thibault V, seigneur de Neufchâtel, sur le lac de ce nom, et de Jeanne de Cbâlons, fille du comte d'Auxerre. — Pourvu, dès l'âge de quinze ans, d'un canonicat au chapitre d'Autun, il fut, en 1371, nommé évêque de Ne vers, et, l'année suivante, transféré sur le siège de Tout. Robert de Genève, son parent, devenu antipape en 1378 , sous le nom de Clément VII, le prit pour son camérier, et, en 1383, le fit cardinal-prôlrè du titre des Quatre Saints Couronnés. Le cardinal, qui avait renoncé è ses bénéfices de France, passa, en 1392, de l'ordre des cardinaux-prêtres dans celui des cardinaiix-évêques, et devint évêque d'Oslie et de Velletri. Deux ans après, il concourut à l'électron de Pierre de Lune, autrement Benoit XIII; mais affligé du schisme qui déchirait l'Eglise, il mit tout en œuvre pour en amener la fin, et ne cessa de solliciter l'antipape à se démettre. Il mourut è Avignon, en odeur de sainteté, le k octobre 1398, sans avoir pu triompher de l'obstination de l'intrus. Le même jour un incendie consuma son palais; ses cendres, recueillies par se» amis, turent déposées dans la Chartreuse de Villenouve-lez-Avignon.

NICOLAS III (Jean-Gaetan Obsini), Romain, était cardinal quand il &uccéda à Jean XXI , après une vacance du siège de plus de six mois. — 11 fut élu à Viterbe le 25 novembre 1277. On dit que saint François, à qui il avait été nrôseutô dans son enfance, iui annonça qu il serait Pape un jour, et que c'est la raison qui le porta è protéger, d'une manière spéciale, l'ordre fondé par ce saint. On vantait l'élégance de sa personne, sa prudence, sa réserve, qui, avant son exaltation, le faisaient appeler Cardinalis compo$itu$. (Yoy. le Dict. des Pape».)

NICOLAS IV,religieux de l'ordre deSaint- François, nommé frère JÉRÔME, et lié à Ascoli, ville de l'Etal ecclésiastique dans la Marche de Ferjno, succéda è Houorius IV

\m NIC DICTIOJ

on février 1288, après un interrègne de dit moi*. Il est le premier de son ordre qui soit parvenu à la papauté. L'inscription placée sur son tombeau, à Sainte-Marie Majeure de Rome, par les soins d'un religieux de son ordre, frère Félix Peretti, depuis cardinal de M ontaltp, et Pape snus le nom de Sixte V, apprend que ce Pontife élait philosophe et théologien; que Grégoire X l'avait envoyé a Constantinople et en Tarlarie, pour travailler à la réunion des Grecs et a la conversion deainOdèles; qu'il fut général de son ordre après saint Bonavenlure, créé eardinal par Nicolas III, et chargé par ce Ponlife, et par Honorius IV, do diverses légations. [Voy. I« Dict. de$ Pape$.)

NICOLAS V7, THOMAS PARKNTCCELLI ou DR SA HZ ANE , et cardinal de SAINTB- SCZANNE, fut élu malgré son humble résistance, après Eugène IV, le 6 mars UV7, et couronné le 19 suivant. — Il prit le nom de Nicolas, en souvenir du cardinal Albergati, son bienfaiteur et son ami. {Voy. le Dict. det Papa.)

NICOLAS, antipape, appelé PiantiR de CORBERIA, parce qu'il était né à Corberin, dans l'Abruzze, portail l'habit de Sainl-Fran- Çois. — Do son temps, Louis de Bavière, roi des Romains, et Frédéric d'Autriche avaient été élus empereurs en concurrence. Le Pape Jean XXII ne fut pas favorable 5 Louis, qui, pour s'en venger, se rendit mattre de Rome, et y déclara Pape Pierre de Cor- - beria, sons le nom de Nicolas V, le 12 mai 132%. Michel de Cesenne, général des CordVIiers, et les principaux de son ordre, peu satisfaits du Pape, s étaient attachés à l'empereur, et ils approuvèrent eelto élection. Ils revêtirent le frère Pierre dos habits [K>nliflcaux, l'introduisirent dans l'église de Saint-Pierre, le portèrent a créer des cardinaux, à se faire des officiers, et même à excommunier le véritable Pontife qui élait a Avignon. Celle, cour schismatique fut obligée de sortir de Rome le & août de la mémo année, parce que les habitants ouvrirent leurs portes au légat que Jean XXII envoyait, accompagne des troupes de Robert, roi de Naples. Relirée à Pise, elle n'y resta pas longtemps ; car la crainte du châtiment dissipa cette cabale, et obligea les Pisans a se soumettre au Ponlife, et h lui livrer l'intrus. On drt môme que c'est lui qui demanda à être conduit & Jean XXH. Arrivé devant ee Pôntifo, il avoua sa faute, demanda son pardon, el l'obtint. Le Pape ne voulut |»o* néanmoins te renvoyer, de peur que quelque prince mécontent ne se servit encore de lui pour troubler ht paix. On le logea dans un appartement du palais, avec défense d'en sortir; on lui donna des livres, avec tout ce uni pouvait adoucir sa captivité. Il mourut deux on trois ans après.

NICOLAS DE CUSA, ainsi appelé d'un village du diocèse de Trêves, sur la Moselle, où il naquit en UOI, élait fils d'un pauvre batelier, nommé Jean Crebs. — Echappé de la maison paternelle, où il élait maltraité, il fut recuelli par lu comte, df Mand.rescheult

IAIRE MC m

qui, lui reconnaissant d'heureuses disposî. lions, l'envoya étudier à Devenler. Il y fut instruit par des chanoines réguliers dont le couvent était voisin de la ville, et y avança d'un pas égal dans les sciences el dans la vertu. Il visita ensuite tes plus fameuses universités de l'Allemagne, commençant par celle de Devenler même, passa en Italie, et, Agé de 23 ans, se fit recevoir à Padoue doc* teur en droit canonique. Outre la langue latine, qui loi était familière, il apprit encore le grec et l'hébreu. Par la force de sor génie, il s'éleva au-dessus de la philosophie qui régnait de son temps, et ressuscita en quelque sorte les mathématiques qui semblaient ensevelies dans lroobli le plus pn» fond. Il parvint aussi à une conoaissaueé fort étendue de l'histoire ecclésiastique, et, possédait l'Ecriture mieux qu'aucun de ses contemporains. Les uns en ont fait un Dominicain, d'autres, avec plus de raison, en chanoine régulier. Ce qu'on sait, c'est qu'il fut d'abord doyen de Sainl-Florio s O blentz, nuis archidiacre de Liège ; et il était revêtu de cette dernière qualité, quand il assista au concile de Baie, en 1191.

Cusa entra d'abord dans les opinions de ceux des membres du concile qui étaient opposés au Pape Eugène ; il leur adressa même un ouvrage intitulé : De eonroriia catholica, où il soutenait tous les principes énoncés depuis dans la déclaration du clergé français de 1682. Habile mathématicien, il avait formé le projet do réformer le calendrier; il démonlrait aux Pères du concile l» nécessité de corriger celui qui élait en usage, et indiquait les moyens d'arriw à celle réformation. Mais les grandes affaires qui s'agitaient a Bâle, la division qui régnait entre le concile et le Pape, empêchèrent de donner à son projet toute l'attention Qu'il méritait. Quoique Cusa eût toujours été un des plus grands défenseurs de l'autorité du concile, même sur le Pape, Eugèue IV ne laissa pas de l'envoyer a Constantinople avec l'archevêque de Ta ren tarse, pour lâcher d'arriver à la réunion des deux Eglises; et, a la suite de sa négociation, Jean Paléologue, empereur d'Orient, sou frère Démétrius, le patriarche et soixante-dix évêques se rendirent en Italie pour traiter de cette réunion. Ce succès engagea le Ponlife à députer de nouveau Cusa à une assemblée que lenaîeot a Nuremberg les princes d'Allemaguc, les ambassadeurs de France et d'Espagne, el où il fut décidé que tous ces princes garderaient la neutralité entre les deux Papes Eugène IV cl Félix. Il se trouva aussi à la diète de Francfort, réunie pour le môme objet, et a plusieurs autres assemblées. Dans les intervalles de ces différentes réunions, Cos»» toujours revêtu du caractère de légat, travailla avec succès à rétablir la discipline monastique dans plusieurs maisons religieuses, faisant aux moines des discours édifiants sur les devoirs de leur vocation. Il composa même pour eux des traités 4e spiritualité. Après la mort d'Eugène IV, Cusa se retira dans son erchidiaconé de

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