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oulavit, ut soi desiderium cxieris quoqiie aallotiibuB cent adatiratioae reliqiierii. Vixil annos «vil, omises VI, «liesi*.
Decessit prid. kl. HirUi NDCIY.
(Vof. le P. Tarquin Galluce ; — Claude Robert : — Jean Chenu.)
OSTINI (Pierre), né a. Rome en 1775, évêque (f'AIbnno, fut fait cardinal par Grégoire XVI en 1831 ; il mourut eu 1849.
OTON ou ODON, fut nommé en 1130, par le Pape Innocent II, diacre-cardinal du titre «Je Snint-George in Velabro.
OTON, Lombard, créé en 1 ISO. par le Pape Eugène III, cardinal du titre de Saint-Nicolas tn Carcere, fut légat en Espagne.
OTON GRILLI. fut fait, en 1252, par le Pape Innocent IV, diacre-cardinal et légat en Allemagne.
OTON COLONNE, créé diacre-rardinel, on 1405, par le Pape Innocent VII, fut Pape sons le nom de Martin V.
OTON, Espagnol, évoque de Tortose, fut créé en ikkO par l'antipape Félix V, prêtrecardinal du titre de Sainte Pudentiane.
OTTOBONI (Pierre), Vénitien, créé en 1652 par le Pape Innocent X, prêtre-cardinal du titre de Saint-Sauveur tu Lauro, puis de Saint -Marc, évêque de Brescia et de Porto, sous-doyen du Sacré Collège, fut. en 1689. élu Pape sous le nom d'Alexandre VIII, a l'âge «le 79 ans 1/2.
OTTOBONI (Pierre), petit-neveu du précèdent, naquit à Venise le 7 juillet 1667.— Il était Bis unique d'Antoine Ottoboni, noble Vénitien, procurateur de Saint-Marc, précédemment général de l'Eglise romaine. Pierre Ottoboni, son grand-oncle, ayant été élevé au pontificat sous le nom d'Alexandre VIII, le 6 octobre 1689, s'empressa de l'élever aux premières dignités de l'Eglise ; et quoique son petit-neveu ne fût que dans sa vingt-troisième année, il le déclara d'abord secrétaire d'Etat et le pourvut de plusieurs abbayes. Le 7 uoveinbre suivant il le créa cardinal, et le même jour le déclara vice -
chancelier de l'Enlisé. En janvier 1690, il le nomma légat d'Avignon. Après la mort d'Alexandre VIII, le nouveau Pape Innocent VU le confirma dans la légation d'Avignon pour qu'il y achevât ses Irois années. En 1692,1e cardinal Ottoboni prit possession de la charge de prolecteur de la Compagnie des peintre*, sculpteurs et architectes de Rome. La dignité d'ardu prêtre de la basilique de Sainte-Marie-Majeure lui fut conférée en 1702 par le Pape Clément XI. Ayant reçu de France un brevet par lequel il était déclaré protecteur des affaires de celte couronne à Rome, à la place du cardinal de Médicis qui venait de renoncerait cardinalat, il en donna communication a Sa Sainteté, mais ne commença è faire l**s fonctions de cette charge qu'en janvier 1712: il fut alors pourvu de plusieurs abbayes en France. En 172b, il passa dans l'ordre des cardinauxprêlres et reçut les ordres sacrés d« s mains du Pape Benoit XIII. L'année suivante l'érêché de Sabine (ut proposé pour lui ; de cet évêché il passa a celui de Frascali et devint sous doyen du Sacré Collège par la mort de François Barberini, auquel il succéda dans les évôchés unis de Porto et de Sainte-Rutine. Enfin il parvint an décanaten 1738, 17 août. Les évôchés unis d'Osiie et de Vellélri, attachés à cette pince, furent {imposés pour lui en consistoire. Il reçut en cette qualité le pallium des mains du Pape le 7 septembre, et M fit son entrée publique h Ostie le 29 du même mois; il mourut & Rome le 38 février 1740, dans la soixante et treizième de son âge. La fièvre maligne qui l'avait attaqué dans le conclave l'avait obligé d'en sortir le 25 précédent. Par son testament il iuslituait pour sa légairice universelle dona Marie-JulieBuoncouipagno, veuve de Marc Ottoboni, duc de Fiano, son oncle, laissant au petit-fils de cette dame une pension de 1,500 écus romains. Il léguait a l'é-
5 lise de Saint-Louis des Français un calice 'or et une magnifique chasuble.
PACCA (BARTHéLcur) naquit à Bénévcnt, le 25 décembre 1756, du marquis Horaco Pacca et de Christine Malaspina, de l'illustre famille de ce nom. — 11 commença ses études a Naples , au collège des Nobles, dirigé par les Jésuites, ol, après la suppression de cet institut, il les termina à Rome, au collège Clémeolin, alors dirigé par les religieux de la congrégation Somasque. Le jeune Pacca Ut des éludes brillantes, et annooea de bonne heure uu goût prononcé |k»ur la littérature. Il nous apprend luimôrne uue , dans sa jeunesse, il lisait avec délices les poêles laltus, italiens et français, et qu'il avait oroé sa mémoire de leurs plus beaux passages. Son père lui avait manifesté le désir do lui voir embrasser la carrière ecclésiastique, lui rappelant que sou
grand-oncle, François Pacca, archevêque de Bénévent, avait refusé le cardinalat pour ne pas priver les pauvres de son diocèse de la somme considérable qu'il aurait été obligé de dépenser en acceptant celle dignité.
• Mou fils, «lui disait-il,« cette belle action de votre grand-oncle sera récompensée eu vous; c'est à vous que sera donné ce chapeau do cardinal qu'il refusa pour un si saint motif.» Ses études de collège terminées, Barthélémy Pacca , pour perfectionner son instruction , entra, eu 1778, dans la noble académie ecclésiastique de Rome , que Pie VI venait de rétablir. Il y eut pour condisciples Severoli, Consalvi, délia Genga, depuis cardinaux, et dont le dernier a été le Pape Léon XII. Sou mérite le ût distinguer du Pie VI, qui lu choisit pour uu de ses camé ri ers
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juridiction des nonces en Allemngne...Ceite nouvelle m'affligea sans me décourager. La guerre que les archevêques-électeurs d'AW teroagne faisaient au Saint-Siège était d'une injustice si évidente* si contraire a leurs véritables intérêts spirituels et temporels,
ces h combattre la détermination de l'électeur bavarois-palatin ut à s'opposer s l'érection de la nonciature de Munich , firent si bien que je ne fos ni admis ni reconnu comme nonce dans les trois cours électo-
secrels, le 31 mai 1785, et, le ÎI juin de la même année, le nomma archevêque titulaire de Dn miette, et nonce apostolique a Cologne. Retenu par une lièvre tierce opiniâtre, le nouveau nonce de Cologne ne put partir de Rome que le 6 mai 1786. « Mon
voyage. » dit-il dansses Mémoire,* dura plus que j'entretenais I espoir, peut-être par une d'un mois, a cause des accès de fièvre qui présomption de jeune .homme, de pouvoir me forcèrent à m'arrêter en plusieurs en- un jour, en conférant avec les princes, jusdroits. Peu après la mi-mai, j'entrai dans le «fier pleinement la conduite du Pape, et Tyrol. A Insprnck, je présentai un bref do amener une réconcilia l.or .entre ces grands Pape à l'archiduchesse Elisabeth , sœur de prélats et le Saint-Siège. Mais mon illusion l'empereur, laquelle me fil un accueil gra- ne tarda pas è s'évanouir, car les conseiller cieux et honorable, et me donna un grand et les ministres, ^ui a vaiMl excité cespnn dtner , où je trouvai réunie la première noblesse. D'Inspruck j'allai h Augsbourg, belle cité de la Sonabe, célèbre dans l'histoire de la réforme luthérienne. Je voulus voir la bibliothèque de Sainte-Anne, appartenant aux luthériens, laquelle avait encore raies. De Bruchsal. je continuai mon voyige pour bibriolhécaire ce même Mertens, mi- *n passant par Heidelberg, Darmstadi et nislre protestant , qui reçut Pie VI, quand Francfort, où je demeurai deux jours ; puis, ce Pontife, n'écoulant que son xèle, se ren- par roulede Li ru bourg et de Sigboorg. dit à Vienneauprès de Pempereur Joseph II, J arrivai à Cologne le 2 juin. Le i lourde pour lécher de le détourner de ses funestes mon arrivée dans celte dernière .ville, mon desseins. Le ministre Mertens adressa au saint Pontife un discours en lotit conforme aux sentiments d'un bon Catholique , discours qui lui attira les persécutions des autres ministres de la secte. Sur l'avis que je lui fis donner de ma visite, il se trouva a la bibliothèque h l'heure indiquée, me reçut h ma descente de voiture , prit le bord de mon vêtement, le baisa et me dit : • J'ai en « l'insigne honneur de recevoir ici le grand « Pontife Pie VI,- et je veux aujourd'hui • encore avoir celui de recevoir son repré- « sentant. » Il me montra toute la bibliothèque, ne cessant de me parler avec enthousiasme de Pie VI, et comme j'allais partir : « Je veux, » me dit-il, « vous montrer « encore les livres que nous gardons sous « clef. » Alors il ouvre une armoire , m'indique du doigt et me nomme en souriant Bellarmin! Il avait raison de croire nue j'apprendrais avec plaisir, de la bouche d un ministre protestant, la crainte qu'inspiraient
aux réformés les oeuvres de (ce grand cofl- -- yr
troversiste. En partant d'Ang^bourg, je Ira- . qualité de nonce apostolique; ce ou», d s m versai la Soualie et j'arrivai a Bruchsal, »». teTat*. ?9TéabU à r^ec/aiw-. Toute petite ville, résidence d'un évêque, prince de Spire; c'était alors le comte de Styrnm , auquel je présentai mon bref de créance du Pape. Cet évêque me combla de marques de bienveillance et d'honneurs, me donna un splendide repas, ét vonlut me faire visiter sa maison de plaisance dans les environs de la ville. Dans nos conversations, il manifesta beaucoup d'estime et de vénération pour la personne de Pie VI , et un grand dévouement au Siège apostolique. Il m'apprit qu'à la nouvelle de l'arrivée de Mgr Zollio (le nouveau nonce à Munich) , les quatre archevêques-électeurs étaient devenus furieux, qu'ils allaient faire tenir par quatre députés un congrès dans le petit villago d'Ems , appartenant aux princes de Nassau, pour se concerter sur les moyens Ue s 'opposer au Pape et à l'exercice de la
prédécesseur, Mgr Bellizoroi.élait parti pour Bonn, afin d'avertir l'électeur de mon «rivée prochaine, et de lui demander, selon la coutume, de me présenter a la cour comme son successeur. A son retour, il me dit que le souverain avait décidé que le nouveau nonce ne serait admis è la cour, et reconnu en qualité de nonce , qu'après la promesse formelle de n'exercer aucun arte de juridiction dans l'archidiocèse. DéjJ» celle réponse avait été donnée a Mgr Bnllizomi, dans on billet de l'électeur, en date ou 7 juin; elle équivalait à un refus formel. Cependant, pour ne pas manquer aux égards dus è un si grand personnage, j'enrovai le lendemain, è Bonn, mon mettre de Cmni demander l'audience d'usage pour lt présentation de mes lettres de créance. Je reçu*, comme je m'y attendais , la même réponse En même temps . j'appris qu'un conseiller de l'électeur faisait tous ses ellbrts pour empêcher aussi que le sénat, chef suprême du territoire de la ville, ne reconnût nu qualité de nonce apostolique ; ce ^mî, disauil, serai/ agréable à rélecteur. Toute l«J"'r; née du 10, je ne sus si le sénat se déciderai è complaire è l'électeur, si ie pourrais me fixer à Cologne, ou s'il me faudrait chercher asile dans un autre Btat. Je n outns donc pas mes malles , afin d'être prêt a partir ; triste commencement, surtout pour u» jeune homme qui débutait dans la carrien. diplomatique , et qui devait trembler de ** tromper à chaque pas qu'il faisait. Mm w sénat se montra, comme toujours , fils soumis et obéissant de l'Eglise; il m'emnyj. selon l'usage, une députa lion composée «n bourgmestre-régent, de deux conseillers ci du secrétaire, tous en costume de cérémonie, pour me reconnaître -solennellement en ma qualité de nonce apostolique, et m présenter le vin d'honneur, hommage ow en Allemagne aux| personnages considv"* bles, et qui consiste ou quelques boutciu»
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de ?in vieux du Rhin. J'en donnai avis a la ticles arrêtés par eux; et, au eoromence-
secrélairerie d'Etat, et , le 26 juin 1786, je ment de septembre, les quatre archevêques
reçus la réponse suivante : les adressèrent à l'empereur Joseph II, avec
c Le Saint-Père approuve entièrement une lettre commune écrite par une plume
les démarches respectueuses faites auprès trempée dans le fiel, lettre pleine d'accusa-
du prince-électeur. Il n'y a rien de nouveau lions calomnieuses contre le Saint-Siège...»
ni d'inattendu dans les réponses de la cour Ces fiers princes-archevêques ne pensaient
électorale et dans sa conduite envers vous, pas que la révolution française allait bien-
Le nonce ayant satisfait è tous les devoirs tôt les dévorer. Le jeune nonce eut b lutter
de convenance devra s'abstenir de nouvel- contre bien des difficultés ; il en triomptia
les démarches auprès de la cour de Bonn , par la dignité de sa conduite, par sa capa-
a moins qu'il ne reçoive des ordres con- cité et par son courage. Il défendit avec
traires. » Cependant je crus devoir m'écarter énergie les droits du Saint-Siège et força
un peu de celle instruction, et, dans les les curés compris dans le ressort de sa non-
!>remiersjours de mon arrivée à Cologne, ciature à ne reconnaître, relativement aui
e profilai de quelques a-propos pour faire dispenses de mariage, que l'autorité seule
nsinuer a la cour de Bonn qu'aussitôt que compétente du Souverain Pontife. Sur les
j'aurais l'assurance d'être reçu comme mes ordres de Pie VI, dans une lettre encyclique
prédécesseurs, j'étais disposé è faire les adressée aux curés , il déclara nuls les
premiers pas. Mais tout fut inutile, parce mariages avec empêchements dirimants
qu'on était bien résolu à ne recevoir aucun contractés sans la dispense du Saint-Siège,
nonce, s'il ne promettait d'abord de renon- Les archevêques-électeurs de Cologne, Trê-
cer à sa juridiction. Quand je fus certain de Tes et Mayence publièrent des manifestes
pouvoir résider è Cologne, j'adressai par la contre l'encyclique et portèrent leurs plein-
poste mes lettres de créance & tous les prin- tes h l'empereur Joseph H. Mais Pie VI
ces dont les Etats étaient du ressort de la adressa à 1 archevêque de Cologne une let-
nonciature. Ce ressort était très-étendu; car, tre pleine de force dans laquelle il déclarait
outre les trois archevêques -électeurs, je que son nonce n'avait fait qu'exécuter avec
nonce de Cologne était accrédité auprès des modération ses ordres formels, et il rappe-
évêques de Munster, d'Hildesheim, de Pa- lait qu'il n'y a de valables di$pen$et aux
derborn, d'Osnabruck, lorsqu'il était Catho- empêchements dirimants que celles du Saint-
lique, deFulde.de Wirzbourg, de Worms, Siège. Dès que Pie VI apprit l'évasion de
de Spire, de Liège, etc. Enfin auprès des Louis XVI, en 1791, s'empressant de ma-
abbés de Corbie et de Stavelo, des abbesses nifester à ce prince la consolation qu'il
d'Essen et de Thorn ( ces deux dernières éprouvait à l'occasion de cet événement
principautés étaient alors réunies dans la heuroux, il voulut lui envoyer un nonce
princesse Cunégonde de Saxe). Les princes- extraordinaire pour le féliciter et pour ap-
évêques, les abbés et l'a bbesse d'Essen et de porter remède aux maux qui affligeaient la
Thorn me répondirent poliment, reconnu- religion catholique dans un Etal déjà séparé
rent ma qualité de nonce apostolique, et du Saint-Siège par un funeste schisme,
protestèrent de leur dévouement et de leur Celte mission fut confiée a Pacca, qui était
obéissance filiale au Saint-Siège et au Pape nommé nonce extraordinaire près le roi de
régnant, Pie VI. En août 1786 mourut le France en quelque lieu qu'il fût. Un courrier
la nouvelle oflicielle par un billet de M. grandes affaires qu il aurait à négocier, avec
Dohra, ministre de la cour de Berlin près, le la lettre suivante destinée è Louis XVI:
cercle de Westphalie, résidant a Cologne. « A notre très-cher (ils en Jésus-Christ,
Dans ma réponse oflicielle, quoique pleine roi très-chrétien des Français, le PapePie VI.
de courtoisie, je dus m'abstenir do donner « Très-cher fils, nous apprenons qu'il est
au monarque défunt letitre de roi; en voici enfin arrivé cet événement, l'objet de tous
le motif. Quand, en 1701, Frédéric, électeur nos vœux, que Votre Majeslé, après lant de
do Brandebourg, prit le litre de roi et fut vicissitudes, d'angoisses et de dangera, est
reconnu comme tel par toute l'Europe, le enfin parvenue à s'échapper, avec toute sa
Fape Clément XI protesta solennement dans famille royale, du milieu d'une populace
un bref, et, depuis cette époque, le Saint- cruelle, effrénée et frémissante de rage, et
Siège n'avait jamais voulu reconnaître la que déjfc elle se trouve en lieu de sû-
dignité royale dans les électeurs de Bran- reté. Nulle parole humaine ne pourrait ex-
debourg. Le ministre, prussien comprit la primer la joie que cette nouvelle vient d'ap-
cause de ma réticence et ne s'en offensa pas; porter dans notre cœur; et cette joie ce n'est
mais, quelques jours après, il tue fil' visite pas nous seulement qui la ressentons, mais
et me dit que Rome fe'rail une chosejagréable tout notre peuple, toutes les classes, sans
au nouveau souverain, Frédéric-Guillaume exception, de nos Etats, qui rendent grâces
II. en lui donnant le litre de roi dans VAl- a Dieu, de vous voir, vous el les vôtres,
mnnach romain. Je transmis celle commu- échappés a lant de dangers. Les places et
me* lion a Rome, et, l'année suivante, la les rues de cette ville retentissent encore
satisfaction demandée fut accordée. Le 25 des cris d'allégresse de tout le peuple ro-
aoni eut lieu la clôluro du congrès d'Ems, main, se félicitant de votre délivrance; et,
tenu par les quatre députés des archevêques pour que vous ne puissiez nous taxer d'esa-
d'Allemagne; les députés signèrent les ar- gérations, nous invoquons le témoignage
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des princesses royales, nos très-chères filles en Jésus-Christ, vos nobles tentes, .Marie- Adélaïde et Victoire-Marie, et celui de notre vénérable frère le cardinal de Demis, qui, h la vue de ces témoignages unanimes d'intérêt, n'ont pu retenir leurs larmes. Mais si nous vous disons que rien n'a égalé la consolation qu'a éprouvée noire cœur, vous le croirez facilement, vous qui connaissez si bien notre constante affection pour vous, et la grande part que, dans ces temps déplorables, nous avons prise à votre douleur et à vos angoissas... »
A celte lettre étaient jointes des lettres des tantes du roi pour Louis XVI, leur neveu , et pour la reine Marie-Antoinette. Mais le malheureux prince, bientôt arrêté a Varennes, fut réintégré dans la prison d'où ilne sortit que nour monter è l'échafaud le 21 janvier en 1793. Gustave III, roi de Suède, devait venir passer la saison des eaux a Aixla-Chapelle en 1792. Pendant le séjour de ce prince à Rome, Pie VI s'était lié avec lui, et comme ce grand Pontife ne laissait échapper aucune occasion de faire le bieu, dans toutes les parties du monde, il résolut d'envoyer Pacca è Aix-la-Chapelle, auprès de ce monarque, pour lui recommander les Catholiques de ses Etats. Il fit donc expédier au nonce les lettres de créance et les instructions convenables. Mais cette mission eut le même sort que celle qui avait été donnée à Pacca auprès de Louis XVI ; car dans la nuit du 16 mars Gustave reçut à bout portant un coup de pistolet, au bal masqué de la cour, et quatorze jours après il mourait des suites de sa blessure. A. rapproche des armées françaises, les trois archevêques-électeurs abandonnèrent leurs résidences pour se retirer dans les parties de leurs Étals I lus avancées en Allemagne. Pacca faisait lui-même ses préparatifs pour passer sur la rive droite du Rhin, toujours dans le ressort de sa nonciature, lorsque quelques iicclésiusiiques vinrent le prier de ne pas les abandonner, mais de rester pour les encourager et affermir le clergé dans ces circonstances difficiles. Il céda a leurs, instances pour montrer son affection pour le clergé et le bon peuple de Cologne, et aussi parce que l'électeur, dans uno Lettre pastorale, avait dit que les évêques seuls sont les vrais et légitimes pasteurs de leurs ouailles, et non point un nonce, adquem nonpertiuet d« ovibus. (Joan. x, 13.) Et cependant au premier bruit de l'invasion française, les archevêques-électeurs elles autres dignitaires n avaient eu rien de plus pressé que de s'enfuir. Toutefois le nonce ayaut demandé nu Saint-Père l'autorisation de résider a Cologne, même dans le cas où elle serait occupée par les Français, la cour de Rome, considérant que la présence du nonce à Cologne, a l'arrivée des Français, l'exposait a des insultes, et la représentation pontificale à un attentat, fut devis que la prudeuce exigeait que le nonce se retirât devant l'usurpation française. Le 21 janvier 1794, le nonce de Cologuo fut nommé à ta noncia-
INA1RE PIC, tu,
ture de Portugal. Il séjourna encore quelque» mois à Cologne pour y attendre son successeur, Mgr délia Genga, depuis Léon XII, et l'installer dans sa nonciature. Mais il attendit en vain. Les Français approchaient; le corps d'armée, commandé par Jourdao, entrait à Aix-la-Chapelle le 2* septembre.
« Je vis alors, »dit Pacca, «que je serait forcé de partir avant l'arrivée de rooo successeur. Je nolisai un bateau, et je fis transporter les archives de la nonciature dans un village sur la rivedroite du fleuve; puis je fis mes préparatifs de départ... Le V octobre, an malin, il me fallut dire un douloureux adieu h ma bonne ville de Cologne dont j« conserve toujours le plus doux souvenir. Les deux ponts étaient encombrés par les bagages de l'armée autrichienne, ce qui permettait difficilement aux autres voilures d'approcher et de s'ouvrir un passage. Tous les abords étaient obstrués de gens qui s'agitaient et se foulaient pour passer sur l'autre rive. Toute cette journée et toute la nuit suivante, j'eus sous les yeux un spectacle qui me déchira le cœur et me jeta <Jbih la plus profonde tristesse. La roule de Francfort était encombrée des chariots et des bagages de l'armée autrichienne qui battait en retraite. Le nombre des foyerds était immense. C'étaient d'abord les émigrés français qui s'étaient réfugiés dans les Pays-Bas et dans les provinces de la rire gauche du Rhin; ensuite un grand nombre de familles nobles, flamandes ou allemandes qui, épouvantées par les excès commis en France contre la noblesse, fuiraient leur patrie nour ne pas s'y trouver à rentrée des Français; enfin presque tous les ministres et les employés de divers gouvernements qui suivaient leurs princes. Et cependant tout ce jour-là et la nuit suivante, la plu»0 tombait à torrents et rendait les chemins impraticables. Mais ce qui excitai! surtout en moi une profonde pitié, c'était de voir, sans que je pusse leur venir en aide, de vénérables ecclésiastiques français, quelquesfins à cheveux blancs, portant leurs sacs de voyage sur leurs épaules, et des dames françaises, nobles et délicates, toutes baignées par la pluie, marcher tous péoiblfmenl dans une boue profonde, tous incertains où ils pourraient se diriger, et sus trouveraient quelque assistance dans un pays où la population était presque tonte protestante. Je fus forcé de voyager avec mes propres chevaux, les postes ne pouraot servir les voyageurs. Quand la nuit srri"< je ne pus entrer dans aucune auberge. Forw me fut do demeurer sous un déluge d'eau, qui dura une grande partie de la nuit, et d'attendre ainsi le jour pour me déterminer sur la direction que je prendrais. Dès qui' lit jour, je quittai la route postale, ct 016 dirigeai vors un village où avait coutume de passer la saison de campagne le baron de Proff, que je ne connaissais pas. Arrivé à son habitation, j'y fus accueilli et traité «"* toutes les démonstrations possibles de p0'1* lesse, de respect et d'affection. Je protiui
1313 PAC DES Cl
froii jours de celle hospitalité bienveillante. De là je partis pour Groltorf, grand palais de campagne, fief des comtes de Hat/fels. Il me fallut passer tristement le mois d'octobre dans ce désert, presque séparé dp tout commerce humain. Enfin arrivèrent à Groltorf <e secrétaire et l'auditeur de Mgr délia Geuga, et j'appris que ce prélat, a la nouvelle du progrès des Français et de la prise de Cologne, s'était arrêté a Augsbourg. Je résolus de passer par cette ville pour lui donner les renseignement que doit & son successeur tout ministre qui se relire.
m Le 4 novembre je quittai la solitude de Groltorf et en quatre jours, voyageant lentement avec mes chevaux, j'arrivai h Francfort où je passai trois jours. Deux jours après moi arrivait aussi h Francfort l'électeur de Cologne, fugitif lui-même. Il descendit au même hôtel et daigna gracieusement me faire visite.... De Francfort, je traversai la Franconie, puis j'entrai en Souabe et arrivai è Augsbourg. Mgr délia Genga me logea et me traita avec tous les témoignages d'amitié et d'estime. L'électeur de Trêves, qui avait quitté Coblentz devant l'occupation française, avait fixé sa résidence à Augsbourg. Le 33 novembre tombait la fête de saint Clément, dont portait le nom Clément- Venceslas de Saxe, électeur de Trêves, prince-évôque d'Augshourg. Ce prince daigna m'inviler a dtnerlejnur de sa fête. Je voulus passer à Munich pour offrir mes hommages à l'électeur palatin, Charles-Théodore, qui me combla de tant de témoignages d'amitié et d'honneur, que son nom est resté gravé profondément dans mon coiur.... Le jour de mon départ de Munich, j'arrivai le soir même a un grand monastère de Bénédictins, appartenant alors a l'électoral de Bavière. L'excellent abbé et tous ses dignes religieux m'entourèrent de témoignages de respect. Ils me pressèrent de passer au milieu d'eux la journée suivante, pour visiter l'abbaye, ce que je fis avec plaisir. Je vis tous Tes paysans employés è labourer les terres du monastère et tous les gens de service se réunir au lieu ordinaire, pour prendre leur repas eu commun avec leurs familles. Je voulus assister a cette réunion, et je pus remarquer quelle dilférence séparait les paysans des bons religieux de ceux des domaines laïques.
L'extérieur de ces derniers offrait l'aspect d'une vie de souffrances et de misères, tandis que ceux de l'abbaye, bien vêtus, bien nourris, avaient bonne mine et portaient sur leur visage un air de contentement, prouve certaine de leur bien-être.... M'nrrachant a la douce hospitalité du couvent de Brnedietbeurtn,']e continuai mon voyage vers l'Italie, et je traversai les Alpes en décembre 179i, année dont l'hiver est compté pour un des plus rigoureux. Je séjournai un jour et demi a Trente, dont le prince-évôque, le comte de Thon, me fll l'accueil le plus cordial....
« En passant de l'Allemagne en Italie, je voulus visiter Venise , et prendre sur les lieux uue idée de cette république jadis
RDINAUX. PAC ISU
si célèbre, mais qui déjà alors, affaissée et décrépite, penchait vers sa ruine. De Venise je m'embarquai pour Ravenne ; et de la continuant mon voyage par terre j'arrivai à Rome dans les premiers jours de janvier 1795: Je demandai aussitôt audience pour baiser les pieds de Pie VI el le remercier des bienfaits qu'il avait versés sur moi a pleines mains. Ce grand Pape qui, a tant de vertus éclatantes qu'il avait portées sur le trône, joignait un cœur plein de reconnaissance pour les services rendus* me combla des témoignages de la plus paternelle sfieclion. »
Le 10 mai suivant, Pacca s'embarquait è Livourne, sur un petit bâtiment ragusien. pour aller prendre possession de sa nonciature de Portugal. Quatorze jours d'une navigation heureuse le portèrent en vue de Lisbonne. Le 2i mai,' « nous entrâmes de bonne heure dans la rade, » dit-il encore dans ses Mémoire$t « et nous vîmes tout â coup se dérouler devant nous, comme par enchantement, un des plus magnifiques tableaux qu'on puisse contempler. D'un côté s'offrait è nos regards la ville de Lisbonne qui, des bords du Tage; ou plutôt de la baie où se jette ce fleuve, s'élève en amphithéâtre sur le penchant d'une colline; situation ravissante qu'on peut comparer à celles de Constantinople et de Naples, les deux plus célèbres du monde. Du côté opposé, dans un éloignement d'environ quatre milles, on apercevait la forteresse d'Almoda el plusieurs villages disséminés sur les revers pittoresques de plusieurs collines couvertes de vignobles. Lorsque le capitaine eut jeté l'ancre, j'envoyai annoncer mon arrivée au cardinal Bellisomi, mon prédécesseur, et je le priai de faire auprès de le cour les démarches nécessaires pour ma réception. La cour habitait alors le château de Quéluz à sept railles de la capitale, ce qui m'obligea de rester trente-six heures è bord. Le lendemain malin, la galiott royale vint me prendre, et comme j'approchais de la plage, la forteresse de Bélem, qui commande le port, fit entendre une salve d'artillerie. Une voiture attelée de huit chevaux m'attendait sur le rivage. Quelques jours après, je fut admis â présenter mes lettres de créance. »
Dans cette seconde nonciature, il se montra tel qu'il avait toujours été, prudent et capable, fit tout ce qu'il était possible de faire. Il mérita l'estime et la confiance du prince du Brésil, don Jean, régent au nom de sa mère. Mari* 1**, tombée en démence. En mars 1798, un courrier extraordinaire, envoyé par l'ambassadeur de Portugal à Madrid, ep|iorla la nouvelle de l'occupation de Rome par les Français et de la proclamation de la république. Ces événements, la captivité de Pie VI, l'exil et la dispersion des membres du Sacré Collège, avaient dissous les congrégations et lea tribunaux ecclésiastiques de Rome. Le ministère portugais et quelques évoques, prévoyant l'nn possibilité du recours au chef de l'Eglise, parlaient
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déjà do se conformer a la doctrine de Père ira, qui encourageait les évoques à profiter de toutes les circonstances favorables pour reprendre la juridiction primitive qu'il prétendait avoir été usurpée par la cour de Rome. Pacca obtint du prince qu'aucune innovation ne fût tentée. Aussitôt après, il écrivit à l'archevêque de la ville de Sienne, où Pie VI avait été transporté; il le priait de manifester au Saint-Père les sentiments de sa profonde douleur à l'occasion de l'attentat dont il avait été l'objet, et de demander à Sa Sainteté deux brefs, l'uo pour la reine, contenant le récit de ce qui s'était passé à Rome, et l'autre pour lui-même, contenant des pouvoirs extraordinaires pour ûter aut évoques tout prétexte de toucher aux réserves pontificales. L'exercice de la juridiction du nonce ne fut jamais entravé, parce qu'il en usa avec modération.
L'année suivante, le 24 septembre, il eut h remplir un devoir bien douloureux, celui d'annoncer au prince régent la mort du grand Pontife Pie VI. Le 33 février 1801, élevé au cardinalat, il en reçut, à Quéluz, dans la chapelle de la cour, les insignes que lui avait apportas son neveu, Tibère Pacca, ablégat apostolique. Obligé d'attendre l'arrivée de son successeur, il resta à Lisbonne jusqu'en mai 1802. Le cardinal prêta un bâtiment ragusien. Comme il se disposait a monter h bord, on vint l'avertir que depuis quelques jours le golfe de Cadix était infesté par des forbans, Sos préparatifs étaient faits; il s'arma de courage et s'embarqua. Le 24 mai, il descendait a Gibraltar. ■ Dès que j'eus débarqué, j'allai rendre visite au duc de Kent, (ils du roi d'Angleterre et gouverneur de Gibraltar, auprès duquel je trouvai le prince Auguste, son frère, qui venait d'arriver d'Angleterre. Ces deux princes me comblèrent d'attentions et d'égards. Sur le désir que je leur manifestai de visiter la forteresse, ils m'invitèrent è déjeuner et è dîner pour le lendemain , chez le général commandant de place, et me dirent qu'ils mettraient à ma disposition des officiers pour m'accompagner partout où je désirerais «lier. Gibraltar est une petite ville qui occupe une étroite lisière entre la mer et la montagne de son nom. Elle n'a qu'une seule et longue rue qui offre partout des boutiques remplies de marchandises anglaises qu'on introduit en Espagne par contrebande. La forteresse est située sur le vaste plateau du mont, le Calpe des anciens, qui est tout en roche vive, à l'épreuve des bombes et des mines, et par là même inexpugnable.... Je me rendis chez le commandant delà place, où je trouvai le prince Auguste et deux généraux qui voulurent m'accompagner partout. Avant de commençai dJ'.rs tournée, un de ces généraux mit sous mes veux le plan de la citadelle. Gibraltar était défendu au moyen âge par un château que les Maures y avaient construit. Les Anglais y ont ajouté plusieurs autres fortifications, dont quelques-unes sont remarquables par leur luxe, et d'autres par les corridors en galeries
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pratiquées dans le roc, avec des embrasures pour les canons et les mortiers. D'autres fortifications s'avancent sur la partie extérieure de la montagne. Après avoir visité ces galeries et ces fortifications, nous nous dirigeâmes vers le sommet de la montagne, par un soleil ardent d'Afrique, sans rencontrer un seul arbre à l'ombre duquel on pût respirer quelques instants... De retour à Gibraltar, nous nous rendîmes chez le commandant, où se trouvaient le duc de Kent, l'amiral Keil et plusieurs généraux. On nous servit un dîner somptueux. Les deux princes n'attendirent pas que je prisse congé pour me dire qu'ils avaient été invités pour le lendemain chez le commandant espagnol de Sainl-Roch, et qu'ils voulaient me mener avec eux. J'acceptai l'invitation, persuadé que ma visite ne serait pas désagréable au général espagnol. Le camp de Saiot-Roch sa compose de plusieurs forts construits dans l'Andalousie, àquelques millesdeGibrallar; l'Espagne y tient une forte garnison pour surveiller les Anglais et proléger le territoire espagnol en temps de guerre. Le lendemain, j'allai de bonne heure à l'église catholique de Gibraltar, qui était tenue avec décence et que le gouvernement anglais faisait respecter. Je passai ensuite chez le commandant, où par l'ordre des deux princes m'attendait une calèche attelée de quatre superbe chevaux pour me conduire à Sa int- Rocb. Je montai eu voiture avec deux prêtres de ma suite et mon neveu Tibère Pacca ; les deux priuces, l'amiral et quelques généraux anglais nous accompagnèrent à cheval. C'était un curieux spectacle de voir un cardinal escorté par des princes protestants qui paraissaient lui faire la cour. Comme nous approchions de Saint-Roch t un fort espagnol fil entendre une salve d'honneur à laquelle répondit la forteresse de Gibraltar. Au bruit longtemps répété du canon, à l'aspect de l'appareil militaire de mon escorte, je crus me trouver sur un champ de bataille. A notre arrivée, les deux priuces furent reçus avec tous les honneurs dus à leur rang; ils me présentèrent au commandant qui nw combla de politesse et d'honneurs. Je m'enpressai d'aller faire ma visite à l'église paroissiale, et je m'entretins quelques temps avec le clergé et quelques personnes «lu peuple.... Je me levai de table, tont étourdi par le bruit des canons et les cris des convives. Quelque temps après je remontai dans la voilure qui m'avait amené, et je retournai à Gibraltar accompagné de la môme escorte. »
Le 4 juin il mit à la voile, relâcha, la lendemaiu, sur la côte de Grenade à Alméria, où il fut l'objet des mêmes ovations, et où il séjourna jusqu'au 14. L* 1" juillet, il-entrait dans le port de Civila-Veccbia. — Depuis 1806 surtout, Napoléon faisait peser surle Suint-Siège une tyrannie inqualifiable. Tantôt il enjoignait à Pie VU de chasser de ses Etals les Sardes, les Anglais, les Russes, les Suédois ; tantôt il faisaiV occuper militairement des provincos. Les Etats de l'Enlisé
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étaient épuisés de réquisitions, de contributions de toute sorte. Enfin, le 2 février 1808, Ters huit heures du matin, l'armée française entra dans Rome, désarma la garde pontificale, occupa le château Saint- Ange, et, tandis que le Pape et le Sacré Collège célébraient dans la chapelle du Quiriual la fête de la Purification, un corps de cavalerie et d'infanterie fut posté sur la place du palais
tnntifical, et dis nièces d'artillerie furent raquées en face des fenêlres de l'appartement du Pape. On espérait qu'à la vue de cet appareil le Pape et les cardinaux auraient fini par se soumettre aux conditions de l'empereur. La cérémonie continua dans la plus grande tranquillité, et les cardinaux se retirèrent sans manifester la moindre émotion. Les cardinaux Consalvi, Casonî, Joseph Doha et Gabrielli avaient été obligés de quitter le ministère. Pacca avait pris la résolution de ne jamais l'accepter, lorsqu'il y fut appelé le 18 juin. La position était trop périlleuse alors pour qu il pût hésiter : il monta le dernier à la brèche et y resta jusqu'à la fin de la lutte. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le Quirinalfut emporté d'assaut par les troupes françaises. « Les assaillants, à coups de bâche, jettent à bas les portes de l'appartement, et sont déjà arrivés à la porte de la chambre où nous étions avec le Saint-Père. Nous donnons l'ordre de l'ouvrir, pour éviter de plus grands désordres. De son siège, le Pape s'avance au-devant de la table, presque au milieu de la chambre; le cardinal Despuig, et moi, nous nous plaçons aux deux cotés de Sa Sainteté, l'un à droite, l'autre à gauche; les prélats et les employés nous font aile. Alors la porte s'ouvre, et le premier qui se présente est le général Radet, le directeur de l'expédition ; après lui paraissent oelques ofiiciers, la plupart de la genarmerie, et deux ou trois traîtres romains qui avaient guidé les soldais dans IW l?de....
« Enfin Radet, la figure pâle et la voix tremblante, dit au Pape : Qu'il a une mission pénible, mais qu'ayant fait serment de fidélité et d'obéissance à l'empereur , il ne peut se dispenser d'exécuter son ordre ; qu'en conséquence, au nom de l'empereur, il doit lui intimer de renoncer à la souveraineté temporelle de Rome et de l'Etat, et que, si Sa Sainteté le refuse, il a ordre de la conduire nu général Miollis, qui lui indiquerait le lieu de sa destination. Le Pape, sans se troubler, d'un ton ferme et plein de dignité, lut répond à peu près en ces termes : « Si « vous avez cru devoir exécuter de tels ordres
• de l'empereur, à cause de votre serment de
• tidélité et d'obéissance, jugez de quelle ma- « nière nous devons, nous, souleuirle» droits
■ du Saint-Siège, auquel nous sommes lié par « tant de serments INous ne nouvoos ni cé-
• der,ni abandonner ce qui n est pas à noua.
■ Le domaine temporel appartient à l'Eglise,
• et nous n'en sommes que l'administrateur. « L'empereur pourra nous mettre eu pièces,
■ mais il n'obtiendra jamais cela de nous.
• Après tout ce que nous avions fait oour lui*
« nous ne devions pas nous attendre à ce irai- « tement. — • Saint-Père, » reprit le général Radet, «je sais que l'empereur vooa a « beaucoup d obligations. — Plus que vous « ne savez, » repartit le Pape ; et il ajouta :
• Devons-nous partir seul? — Votre Sain- « teté, » répondit Radet, « peut conduire avec « elle son ministre, le cardinal Pacca. • —
• Quels ordres me donne le Saint- Père, » dis-je alors? « Aurai -je l'honneur de l'ae- « compagner ?» Le Pape m'ayanl répondu affirmativement , je demaudai la permission d'entrer dans la pièce, et là, en présence de deux ofiiciers de gendarmerie qui feignaient de rogarder l'appartement, je revêtis mes habits de cardinal, croyant accompagner Sa Sainteté au palais Doria, chez le général Miollis... A mon retour dans la chambre du Pape, je trouvai qu'on l'avait déjà fait partir. Je rejoignis Sa Sainteté. Alors l'un et Pau- Ire, entourés de gendarmes, de sujets, rebelles, marchant difficilement sur les débris du siège, nous descendîmes les escaliers. Arrivés à la principale porte de Monle Cavallo, nous trouvâmes une voilure qui nous attendait, et des troupes rangées en bataille, destinées à appuyer celle expédition. Le Saint-Père s'arrêta pour bénir la ville de Rome; puis on le fil monter le premier dans la voilure , dont lea persiennes du coté destiné au Pape étaient clouées ; je moulai ensuite, et un gendarme ferma à clef les deux portières. Radet s'assit sur le siège et donna l'ordre du départ. » ( Mém. du card. Pacca, pauim.) On partit de Romeàqualre beuresdu matin. A Monterosi, quelques femmes ayant reconnu le Saint-Père, et s'élanl écriées : ■ Us uous enlèvent le Saint-Père I » Radet craignit une émeute, et pria Sa Sainteté de faire baisser les storea de la voiture, ce à quoi Pie VU obtempéra de bonne grâce. Des gendarmes escortaient fa voiture, le sabre au poing. Après avoir couru en poste dixneuf heures, les voyageurs s'arrêtèrent à onze heures de la nuit dans une mauvaise auberge de village. Pacca , en habit de cardinal, en moxxeUa et en rocchelto, aida la servante à faire le lit de Sa Sainteté et à préparer la table pour le souper, qui fut extrêmement frugal. Il n'avait rien perdu de la sérénité de son esprit, et parvenait encore quelquefois à égayer le malheureux Pontife.
Les deux illustres prisonniers, après avoir été séparés, puis réunis, furent encore uue fois séparés à Grenoble. Des gendarmes conduisirent le cardinal Pacca à Feneslrelle, forteresse précédemment occupée par des galériens piémontais, et transformée alors en prison d'Eiat. Elle est située sur un des points les plus élevés de la chaîne alpine qui sépare le Piémont du Dauphiué, et elle a donné une espèce de célébrité au pauvre village qu'elle abrite. Un hiver de Sibérie v règne pendant plusieurs mots, et sur quelques points des montagnes voisines la neige est éternelle.
« La forteresse est divisée en deux forts oui communiquent autre eux par un e>ca-
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lier qui a plu* d'un millier du degrés. Sur In cime de la montagne on roil le fort des Vnlléet, et plus bas, vers le village, le fort Saint-Chartet , occupé par la garnison et les
E rtsonniers... Le roi Charles-Emmanuel fit Itir la forteresse de Fenestrelle pour fermer aux Français rentrée de l'Italie dans cette partie du Piémont : la nature et l'art ont contribué à la rendre inexpugnable. Une partie est assise sur le roc , et l'autre est défendue par des bastions habilement disposés... Après un poni-levis se présente l'entrée du fort, semblable a celle d'une carême obscure. Je trouvai , sur la petite place qui précède l'habitation , le major Jamas,à la tôle de quelques soldais de la garnison ; tous les prisonniers étaient consignés dans leurs chambres. J'entrai ensuite dans un corridor bas, obscur, a droite duquel je vis une suite de chambres fermées au verrou ; la dernière élait ouverte : elle m'était destinée. Lorsque j'y fus entré, le commandant m'annonça d un air grave qu'il avait reçu les ordres les plus rigoureux à mon égard; il me déclara qu'il m'était défendu de communiquer avec qui que ce fût, et que, par conséquent, je ne pourrais paraître sur la petite place du fort où les prisonniers avaient la liberté de se promener. 11 ajouta qu'il m'était expressément défendu de rien écrire, et que mes lettres ne me seraient remises qu'après avoir été décachotées et lues, soit à Turin, soil a Fenestrelle. Comme je lui fis l'observation qu'il me suffisait en ce moment d'écrire à ma famille une courte lettre qu'il pourrait lire lui-même, il me répondit qu'il ne pouvait me le permettre... Lorsque je me vis seul, je courus aux fenêtres pour savoir si je pourrais au moins reposer mes yeux sur quelque site agréable ; d'un autre côté je ne vis devant moi qu'une muraille et un escalier intérieur de la citadelle ; de l'autre je n'aperçus que la cime de l'Alberjean, encore couverte de neige en grande partie. Mon appartement était au niveau môme du sol ; la voûte était lézardée et affaissée par suite du dernier tremblement de terre ; les murailles étaient d'une malpropreté qui soulevait le cœur. Je ne puis en dire davantage, parce qu'il faudrait me servir de termes trop dégoûtants. Le plancher saie et a moitié pourri élail le repaire des rats. Je ne trouvai dans l'appartement d'autres meubles que ceux que j avais loués; ils consistaient en un lit, quelques mauvaises chaises et une petite table qui paraissait avoir servi à un cordonnier. Tout ce que je voyais autour de moi, tout ce que je venais d'entendre me jetèrent dans le trouble. Je recourus aussitôt aux consolations de notre sainte religion : je me jetai à genoux, je priai avec ferveur, et la paix revint dans mou Âme... On croira peul-ôlre que je regarde mes trois ans et demi de captivité comme la période la plus douloureuse de ma vie ; il n^en est rien eependant. L'Ame et le corps éprouvèrent sa.ns doute des souffrances : la privation flè h» liberté, dont l'homme ne connaît tout le prix que quand il n'en jouit plus; la
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séparation complète de loula société humaine, des parents, des amis, de louica qu'on a de plus cher au monde ; l'incertitude de l'avenir qui, dans la solitude de h prison, se présente toujours a l'esprit «dus les couleurs les plus sombres; l'aspect horrible d'un pays presquo toujours enseveli sous la neige, l'Apreté du climat, la privation de toutes les commodités de la vie et surtout du choix des aliments nécessaires a un tempérament délicat et affaibli t ce sont la des maux réels. Mais je puis dire saisi qu'ils sont compensés perdes biens inestimables, ce calme de l'esprit qu'on trouve si rarement dans le tourbillon du monde et jamais au milieu des dignités et déshonneurs ; la pensée consolante que je souffrais pour une sainte cause, et ce témoignage approbateur de la conscience, qu'il est si rare d'éprouver dan; le cours de la vie. Le Seigneur permit que ma santé se fortifiât dans ma détention et qu'elle fût accompagnée d'une humeur toujours égale. > (Ibii.)
L'étoile de Napoléon avait pâli. La campagne de 1812 en Russie avait détruit son armée; l'Espagne moissonnait ses soldais. Le 25 janvier 1813, il arracha au malheureux Pie VU le concordat de Fontainebleau. Ce Pontife obtint, non sans peine , la délivrance de Pacca, que l'empereur regardait comme l'auteur de la fameuse bulle d'cicommunication lancée contre lui le 10 juin 1809. Le grand homme ne cessait de ré|éter : Pacca t$t mon ennemi. Le 30 janvier 1813. arriva a Fenestrelle l'ordre da mettre en liberté le cardinal; il fit les préparatifs du voyage qu'il allait entreprendre aurœur de l'hiver, et , le 5 février, partit pour Fontainebleau.
« Le jour de ma sortie de Fenestrelle, jour des plus mémorables de ma vie, fut accompagné de circonstances si extraordinaires
Iiour moi, de changements de scène si aoûts et si agréables, qu'aujourd'hui môme
i'e ne puis en parler sans une vive émotion, -e ciel était brumeux; tout ce que l'œil pouvait apercevoir élait chargé de neige, et les chemins étaient pavés d'une glace si épaisae et si dure qu'il fallut, pour frayer passage h la voiture , envoyer des paysans pour la rompre à coups de hache ; trois heures après , j'entrai dans la délicieuse vallée de Pignerol, et le soleil devint si brillant, le ciel si pur et si serein, que j'eus une de ces belles journées d'hiver si communes sous le doux et beau climat de Nnples. Si ce changement de scène me fut bien agréable, le changement politique et moral des circonstances relatives à ma personne me causa la plus profonde impression et me fit couler de douces larmes. Je venais de m 'arracher avec douleur aux bras de mes conjuguons d'infortune, qui me suivirent, les laruie» aux yeux, jusqu'à la porte de la forteresse, lorsque tout a coup j'entendis sonner en branle les cloches du village ; le curé s'avançait en môme temps au-devant de moi à la tête de ses paroissiens, qui attendirent ma bénédiction à genoux. Ua jicu plus loin
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je rencontrai les magistrats, qui venaient me féliciter de ma ilélirr»tic« ; loua m'accompagnèrent jusqu'à i.i voilure, en mo donnant des marques touchai»^ de leur affection et de leur respect. C'était la môme réception sur toute la mute, au passage des différentes paroisses, tandis que toute* les «locb*s faisaient entendre è la fois lenrs sons retentissant*, au sein de ces étroites et profondes vallées. A quelque distance de Pignnrol, une dépntalion du chapitre de la cathédrale vint au-devant de moi pour me complimenter et m 'annoncer la part que tous les chanoines prenaient a l'événement henreux de ma délivrance. Une foule d'hahilaots se pressaient sur mon passago hors de la ville, et, * mon entrée, les cloches furent mises en branle. Les rues et les fenêtres étaient remplies de personnes de toutes les classes, qui me témoignaient par leurs gestes la joie qu'elles ressentaient. Sur la place principale, un spectacle plus attendrissant encore vint frapper mes regards. La étaient réunis tous ceux des ecclésiastiques de l'Etat romain, exilés à Pi-
gnecol ou aux environs , pour avoir refusé » serment de fidélité exigé par le gouvernement français. Aussitôt qu'ils m'aperçurent, ce ne fut qu'un cri d'acclamation et d'applaudissement, et lorsque je descendis de voiture, tous se pressèrent autour de moi. Les uns me baisaient l'anneau et les vêtements, d'autres pleuraient; quelques-uns frappaient des mains : tous voulaient me parler, tous voulaient me féliciter. La vue de tant de confesseurs de la foi, dont les visiiges |iâles, les habits usés annonçaient l'état de misère et de pauvreté où ils étaient réduits, me remplirent d'une si profonde émotion, que je ne pus leur répondre que
fmr des larmes et des sanglots, embrassant es uns, serrant la main des autres, et m'efforçanl de leur témoigner ma vive sensibilité et ma reconnaissance...
« De retour a l'hôtel, je voulus connattre le nom et la patrie de lous les ecclésiastiques exilés. Je leur adressai à lous quelques paroles de consolation; je lis l'éloge «lu leur courage et de leur constance, en leur assurant que, ai la divine Providence ramenait le Saint-Père à Rome, et rendait au Saint- Siège ses domaines temporels, leurs mérites et leur conduite édilianle ne resteraient pas sans récompense. Dieu sait avec quelle bonne foi je leur fis ces promesses , et combien j'étais convaincu qu'elles seraient accomplies I Qui aurait pu prévoir alors que les souverains légitimes, en remontant sur Je trône, laisseraient prévaloir dans leurs conseils cet esprit d'excessive bienveillance •h vers les serviteurs du gouvernement usurpateur, et que ceux-ci uturperaient encore les récompenses dues I la fidélité?... Fas<>o le Ciel que nous ne soyons pas à la veille «le nouvelles secousses, de nouvelles révolutions 1 • (ibid.)
Après avoir passé par Rivoli et par Suzc, î I arriva à l'hospice du mont Cents, où il fut reçu avec la plus grande cordialité, et
Dictions, des Ctaoïfuix.
traité d'une manière splendide. Le 19 février il prit fa poste a Chambéry, et le 13 arriva a Lyon. Il en parcourut les rues en voiture*, y remarqua de beaux édifices, entre autres l'hôtel do ville, quelques beaux ponts sur la Saône et sur le Rliône , des quais trèsagréables. Après un coup d'œil rapide, la vi'le lui parut plus belle et plus régulièrement bâtie qoe Paris. Le cardinal Fesch était parti quelques jours auparavant pour Paris. Le cardinal Pacca apprit que eet archevêque était bien vu dans son diocèse ; mais on ajoutait qu'a la nouvelle officiel lu du concordat do Fontainebleau il n'avait manifesté aucune joie, et s'était contenté de dire que VEglige avait dû faire de grand» $acrifice$. Le 18 février au matin, lo prisonnier de Fenestrello était 11 Fontainebleau» « Ne trouvant personne a qui je pusse m adresser pour demander audience, j'envoyai mon eamérier qui revint bientôt avec un des domestiques restés au service du Pape. Cet Italien m'engagea a mo présenter avec mes habits de voyage, parce que lo Pape me recevrait sur-le-champ. Dans l'antichambre, lo cardinal Doria vint au-devant du moi, m'embrassa les larmes aux yeux, et me témoigna la joie que lui causait un délivrance. Dans les autres salles, je renconlrai.quehiues prélats français ; et comme j'entrais dans l'appartement du Pape, je trouvai le Saint-Père debout, faisant môme quelques pas pour venir au-devant de moi. Quelle fut mon affliction de le voir courbé, plie, amaigri, les yeux enfoncés, presque éteints et immobiles ! Il m'embrassa et me dit : « Je ne vous attent dais pas sitôt. » Je lui répondis que j'avais pressé mon arrivée pour avoir la consolation de me jeter à ses pieds, cl de lui témoigner mou admiration pour le courage avec lequel il avait soutier! une si longue captivité. Il me répondit avec l'accent de la plus profonde douleur : • Et cependant nous «avons fini par nous rouler dans la fange... « Ces cardinaux m'ont traîné devant ce bu- « reau et m'onl fait signer...» Je retournai auprès du Saint-Père, et le trouvai dans un état déplorable et inquiétant pour ses jours. Les cardinaux di Pietro, Gabrielli et Litla, les premiers arrivés à Fontainebleau, lui avaient fait sentir la gravité de la faute dans laquelle on l'avait entraîné par surprise; il en avait conçu une juste horreur, et il ne pouvait mesurer la hauteur de la gloire d'où on l'avait précipité par des conseils pusillanimes, sans tomber dans la plus profonde mélancolie. Dans l'èpauchcmcnt de sa douleur, il ma dit « Qu'il ne pouvait chasser de « sou esprit cette pensée cruelle, qu'il passait « les nuits sans dormir; que, le jour, il pre- « nait a peine la nourriture nécessaire pour « ne pas défaillir, qu'il était obsédé de la « crainte de perdre la raison et du finir comme « Clément XIV. » Je mis tout en œuvre pour le consoler; je le suppliai île se calmer, de considérer que de lous les maux qui pouvaient affliger l'Kglise, le plus funeste lui serait d'être privée de son Chef suprême. J'ajoutai que bientôt il se Terrait entouré do
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DlCTIONNAfRF, ,
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tous tes cardinaux qui étaient en Franco, dont quelques-uns lui avaient donné des
flreuves non équivoques de leur zèlo pour es intérêts du Saint-Siège, et de leur dévouement pour sa personne sacrée; qu'il pouvait mellro en eux toute sa confiance, qu'aidé de leurs conseils il pourrait remédier au mal qui avait été fait. Ces paroles parurent le ranimer; sa physionomie so rasséréna.el m'interrompent :« Vous croyez,» me dit-il, « qu'on peut y remédier? — Oui, très-saint Père, »repris-je; « a presque tous maux, quand on le veut bien, il y a remède.» Il me dit de me préparer au voyage de Paris pour être présenté à l'empereur et à l'impératrice. Je cherchai à éluder ce voyage si désagréable pour moi ; mais vie Pape ajouta : « Puisque tous les cardinaux y vont, votre absence serait remarquée; on y verrait un manque de respect h ces souverains. — Eh bien, très-saint Père, » repris-je, « je boirai encore celte dernière lie du calice d'amertume. »
Le 00 février, je partis pour Paris. Le 22, j'allai demander au comte Bigot de Préameneu, ministre des cultes, une audience à la oour.Jedevaisélre présenté le lendemain. Rendu aux Tuileries à l'heure assignée, je fus conduit dans un vaste appartement où se trouvaient déjà des ministres, des généraux, qui étaient venus pour assister au Itver de l empereur. Je tenais lus yeux (liés sur la porte et le cœur me battait. Tout à coup j'entends annoncer : L'empereur 1 Je le vois paraître vdtu d'un uniforme tort simple. Il s'avance au milieu du salon, et, après avoir promené ses regards sur tous les individus présents, il se dirige vers mol. Le ministre des cultes nomme le cardinal Pacca. «Le cardinal Pacca ! » répèle l'empereur d'un air sérieux. Faisant un pas de plus vers moi, et se rassérénant avec de bonnes manière* : «Pacca,» me dit-il, « vous avez passé quelquo temps dans la forteresse ?— Troisanset demi, Sire, ■ lui répondis-je. Alors il inclina la tôle : «Vousavez,»ajouta-l-il,« écrit la bulle d'excommunication ? » Comme je gardais le silence, autaut par convenance, (pie pour ne pas provoquer quelque furieuse invective, il dit : « Mais aujourd'hui il faut oublier le passé :» allusion à l'article X du concordat du Fontainebleau, dans lequel l'empereur promettait do rendre ses bonnes grâces aut cardinaux, évôquos, prélats et laïques qui avaient encouru son indignation, il parcourut le cercle, adressant à. chacun quelques paroles. J'avoue que je n'aurais pascru en être quille à si bon marché. Mais Napoléon, qui voulait alors obtenir l'exécution du concordat, me supposait une grande influence sur l'esprit du Pape.» (ibid.)
Cecoodordallutenfin révoqué par Pic VU, sur le conseil de quelques cardinaux courageux et notamment de Pacca. Le Pontife écrivit lui-mômu de ta main tremblante l'acte de révocation, qui, le 2i mars, fut envoyé a l'empereur. Ce prince prit habilement le parti de garJer le silence sur cet acte important, comme s'il eût été non avenu, et
fil déclarer exécutoire dans tout l'empire le prétendu concordat de Fontainebleau. Eu voici la teneur :
« S. M. l'empereur et roi, et Sa Sainteté, voulant mettre un terme aux différends qui se sont élevés entre eux et pourvoir aut difficultés survenues en plusieurs attires de i'Kglise, sont convenus des articles suivants, comme devant servir de base à un arrangement définitif.
« Art. 1" Sa Sainteté exercera ie pontificat, en France et dans le royaume d'iialie. de la même manière et avec tes mêmes formes que ses prédécesseurs.
« An. If. Les ambassadeurs, ministres chargés d'affaires des puissances près le Saint-Père, et les ambassadeurs, ministres ou chargés d'affaires que le Pape pourrait avoir près des puissances étrangères, jouiront des immunités et des privilèges dont jouissent les membres du co*ps diplomaiique.
« Art. III. Les domaines que possédait le Saint-Père, et qui ne sont pas aliénés, seront exempts de toute espèce d'impôts; ils seront administrés par ses agents ou chargés d'atraires. Ceux qui seraient aliénés seront remplacés jusqu'à la concurrence de deux millions de francs du revenu.
■ Art. IV. Dans les six mois qui suivront la notification d'usage de la nomination par l'empereur aux archevêchés et évèchôs do l'empire eldu royaume d'Italie, le Pape donnera l'institution canonique, conformément au concordai et en vertu du présent induit; l'information préalable sera ititc par le métropolitain. Les six mois expirés sans que le Pape ait accordé l'institution, lo métropolitain, et, à son défaut, l'évéque le plus ancien de la province, procédera à l'institution du l'évêque nommé, de manière qu'un siégu ne soit jamais vacant plus d'une année.
« Art. V. Le Pape nommera, soit en Fiauce. soit dans le royaume d'Italie, èdiiévèchts qui seront ultérieurement désignés de concert.
« Art. VI. Les six évêchés suburbicairM seront rétablis ; ils seront à la nominali »" du Pape. Les biens actuellement existant seront restitués, et il sera pris des mesures pour les biens vendus. A la mort des èvèques d'Anagni et de Riéti, leurs diocèces seront réunis auxdils six évôchés conformément au concert qui aura lieu entre Sa Majesté et le S.iinl-Père.
a Art. VII. A l'égard des évèques des Etals romains, absents de] leurs diocèses parle* circonstances, le Saint Père pourra exercer en leur faveur son droit de douner des é*èchés ta parlibus. Il leur sera fait une pension égale au revenu dont ils jouissaient, rt ils pourront être replacés aux siég.'i vacants, soit de l'empire, soit du royaume d'Italie
« Art. VIII. Sa Majesté et Sa Sainteté se concerteront en temps opportun sur la réduction à faire, s'il y a lieu, aux étêoliésde la Toscane et du pays de Gènes, ainsi <p»« pour les évôehés h établir en Holiaodeel dans les départements aoséaliques.
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«Art. IX. La propagande, la pénilencerie, les archives seront établies du us le lieu du séjour du Saint Père.
« Art. X. Sa Majesté rend ses bonnes grâces aux cardinaux, évêques, prôlres, laïques ui auront encouru sa disgréce par suite es événements actuels.
« Art. XI. Le Saint-Père se porte aux dispositions ci-dessus, par considération de l'état actuel de l'Eglise, et dans la confiance que lui a inspirée Sa Majesté qu'elle accordera sa puissante protection aux besoins si nombreux qu'a la coligion dans les temps où nous virons. »
Dès qu'il eut envoyé h l'empereur la lettre où il rétractait toutes les concessions du 25 janvier. Pie VII se sentit soulagé du fardeau qui l'oppressait jour et nuit. Un changement subit se (il remarquer dans toute sa personne; il recouvra sa sérénité. Le gouvernement impérial ne manifesta sa mauvaise humeur que par quelques actes isolé?. Do (nos les cardinaux exilés, qui avaieul recouvré la liberté a la suile du traité du 25 janvier, di Pieiro était le premier qui fût arrivé a Fontainebleau. Le Saint-Père, l'ayant consulté sur les articles qui lui avaient été arrachés, en reçut la réponse qu'on devait attendre de ce vénérable cardinal. Dès lors il s'abandonna a son repentir et à sa douleur. Le gouvernement en fut bientôt informé par ses espions, et, le 5 avril, di Pietro fut appréhendé, la nuit, par un agent de police, qui le conduisit à Auxonne, où il resta en surveillance jusqu'à la chute do Napoléon. En même temps d était signifié aux cardinaux Consalvi et Pacca de faire savoir au Saint-Père que l'empereur n'avait séparé de sa personne le cardinal di Pieiro que parce que celui-ci s'était montré Venn*mide CElat. Il était également signifié à tous les cardinaux « que l'empereur était irrité contre eux depuis leur arrivée à Funtainehlehu ; que, s'ils voulaient demeurer en celle ville, ils devaient s'abstenir d'affaires avec le Pape, n'écrire aucune lettre, soit en France, soit en Italie, se tenir dans l'inaction la plus complète, et se borner à faire au Saint-Père les visites de pure convenance; que, s'ils agissaient autrement, ils compromettraient leur liberté. >
< Le colunei me demanda ensuite, dit Pacca, si je promettais de faire ce qu'exigeait l'empereur; je lui répondis que j agirais de manière à ne donner aucun motif de plainte ni de sou|>çon à l'empereur, mais que je ne ferais jamais la promesse quo l'on exigeait, parce que le Pape pouvait me donner dus ordres inconciliables avec celte promesse. « Ainsi,» reprit le colonel, si le Pape vous ordonnait décrire, de parler d'affaires à quelqu'un, de publier quelque écrit. Votre Éuitnciice le ferait? — Oui, sans doute, « lui répondis-je, » parce que je lui ai iurô d'une manière solennelle fidélité et obéissance. — Veuillez du moins écrire sur le papier, ajouta le colunei, • que jo vous ai communiqué les ordres de Sa Majesté. • Je pris aussitôt la plume et j'écrivis sur le papier: a Vu, B. car-
IDWAliX. PAC
dinal Pacca. • Le mémo jour, le colonel s'ac*
3n i (ta de sa mission auprès des autres car* inaux, et je sus que plusieurs do mes collègues lui avaient f.iil même réponse. P.nidaiit les derniers temps de noire séjour è Fontainebleau, le gouvernement français fit plusieurs tentative.-* pour renouer Ie3 négociations avec le Sdul-Pèrc. On de ces négociateurs fut M. de Oeaumint, évômede Plaisance, nommé h l'archevêché do Bourges. Le 18 décembre 1813, dit-il, un ministre me fit appeler pour me proposer de me rendro h Fontainebleau, avec la commission verbale de m'informor si Sa Sainteté était disposée à conclure un accommodement qui fit cesser les différends qui existaient eotro
elle et le gouvernement Je me rendis à
Fontainebleau, et, le 19, je fis demander audience; Sa Sain été daigna mo l'accorder surle-champ. Après lui avoir offert mes vœux a l'occasion de la fôto do Nooï, je lui lémoi* gnai la douleur que j'éprouvais avec lonto l'Eglise de la voir éloignée de son Siège, d* ses Etats, et j'ajoutai qu'il n'était pas impossible do lever les obstacles qui s'opposaient à son retour. Le Saint-Père me répondit, avec son affabilité ordimiro, qu'il avait examiné devant Dieu les motifs rie sa conduite, et que rien ne pourrait le faire changer do sentiment. Il ajouta qu'il avait défendu aux cardinaux de parler d'aucune affaire... Do retour à Paris le 21, ju rendis compte au ministre de l'issue de mon voyage et je n'y pensai plus... Je me disposais a partir pour Bourges, lorsque lo 18 janvier 18Uje reçus une lettre du même ministre qui m'invitait à me rendre auprès de lui. Après une assez longue conférence, il me remit un projet do tra'té et une lettre qui m'accréditait auprès de Sa Sainteté. Dans ce projet, on rendait ait S iint Père ses Etats. (Ils n'étaient ntus au pouvoir des Franç lis.)... Sa Sainteté me reçut avec sa boulé ordinaire et me dit qu'elle ne pouvait se prêter à aucune négociation, parce que la restitution de ses Etats étant un acle de justice ne pouviit élre l'objet d'un traité, et que d'ailleurs tout ce qu'il forait hors de ses Etats semblerait l'effet do la violence. Le Sainl-Père ajouta qu'il ne demandait quede relourncrà Rome le plus toi possible, qu'il n'avait besoin de rica , que la Providence l'y reconduirait. Je rondis compte au gouvernement de ma conférence avec Si Sainteté, et insistai beaucoup sur le désir qu'elle témoignait de partir pour Rome.
Le 21, vers midi, jo me rendis auprès du Saint-Père. Je lui annonçai mon départ pour le lendemain ; je lui demandai sa bénédiction, et lui dis que j'espérais que son départ aurait bientôt liuu aussi. Sa Sainlo:é mo répondit que c'était là son unique désir, cl termina par ces paroles: * Assurez l'empereur que jo ne suis pas son ennemi ; la religion ne le permet irait pas. J'aime la France, et je le prouverai quand je serai à Rome.»
« Je |»artis le 22, à sept heures du malin; je rencontrai dans la ville deux voilures qui s*» dirigeaient vers le château, et je sus ensuite qu'elles étaient destinées pour le Jé-
PAC
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part du Saint-Père. » Kn effet, le 23 janvier des rue» étroite* et obscure» , des miiswu
1814, on fit partir pour Rouie Sa Saintulé. Lo grossières cl mal bâties.
26, arriva un ordre du gouvernement, en « Cependant, » dit-il, « las soixante et dit
vertu duquel les seize cardinaux qui étaient jours que j'ai passés è Uzès, ont été lea plus
) Fontainebleau devraient avoir quitté celte sereins, les plus calmes et peut-être même
ville dans quatre jours; il en partirait quatre les plus heureux de ma vie. Libre de toute
chaque jour, a «les heures différentes, et sous charge, de toute affaire, j'avais partagé œw
l'escorte d'un officier de gendarmerie qui heures entre les exercices de la religion «la
leur ferait «onnallre le lieu de leur desli- lecture, la promenade et quelques tuiles
nation. Le 27, au matin. M. Lépine annonça assez rares de politesse. Les habitants d'Biè»,
au cardinal Pacca qu'il était désigné pour notamment les personnes de la nobl.ssed l'accompagner, et qu'il reviendrait a trois heures api ès-midi, heure du départ. A quelque dislance de Fontainebleau, M. Lépiue remit au cardinal la lettre suivante :
m Paris 25 janvier 18U. — M. le cardinal, ie viens de recevoir des ordres concernant Votre Eminence, en vertu desquels elle doit partir le plus tôt possible et dans le plus strict incognito pour se rendre a Uzès, département du Gard. La personne qui vous remettra celle le.ttre est M. Lépine, officier de gendarmerie, qui a l'ordre de vous accompagner jusqu'à Uzès. Il lui a été recommandé
de condescendre aux désirs de Votre Emi- ■ ,
nence dans ce qui pourra se concilier avec grand Messeon me présenla.r I encens J les ordres donnes. J'ai prévenu les autorités \otx me rendait tous les honneurs .do* <IUzès de voire arrivée, et je suis persuadé L< rsquej allais en viiileyon usaU envers^
du clergé avec qui j'étais en relation, un faisaient oublier tout ce que ce séjour noovail avoir de triste par lui-même. Je trouvai en elles les traces d'une excellente éducation et une politesse exquise. Les dimanches et les fêtes, j'assistais le matin et la soir tut Offices de ta paroisse de Saint-Théndorei. Malgré mes instantes recommandations qu'on me traitât sans distinction aucune, afin de ne pas donner au gouvernement emb e de prétexte pour me défendre rentrée «le l'église, je ne pus rien obtenir. J'avais cli«w une des dernières places du chœur, et l'os se hâta d'j élever un petit baldaquin. A la
qu'elles s'empresseront de concourir a tout ce qui pourra vous en rendre le séjour agréable. Je profile de celle occasion pour offrir à Votre Eminence l'assurance de ma très* haute considération. Signd lu dus de Rovigo. >
Voici en quels termes le ministre de la police recommandait le cardinal au sous-préfet d'Uzès : • Celui qui vous remettra cette lettre est II. Lépine, officier de gendarmerie,
3ui conduit le cardinal Pacca à Uzès, où il oit séjourner. Vous devez le tenir sous la |4us étroite surveillance, et découvrir, au moyen des gens de service et de la maison qu'il habite, quelle est sa conduite, quels sont ses discours, les personnes qu'il voit, Auxquelles il écrit et dont il reçoit des lettres, pour m'informer de tout. Transmettez ces ordres au commissaire de police, afin qu'il s'y conforme, et dites-lui que, s'il ne remplit (>as son devoir, vous pourrez le faire destituer sur-le-champ. Ne laissez pas le cardinal officier en public; surveillez sa conduite avec vos prêtres, parce qu'elle peut être très-dangereuse dans les circonstances actuelles. Tâchez de l'effrayer, et dites-lui ouvertement que le moindre motif ds plainte contre sa conduite peut lui faire perdre entièrement sa liberté. »
Conduit a sa destination par des voies détournées, le cardinal passa par Limog'-s, Brives, Cahors, Toulouse, Castelnaudary, Narbonne, Montpellier et Nhnes, itinéraire suivi, en partie, par le Saint-Père quelques jours auparavant, et le 10 février il arriva è Tzès. Sur sa roule il avait souvent rencontré des troupes revenant d'Espagne et du nombreux chariots attelés de Ueufs et portant des soldats fatigués. Eu entrant dans celte ville de six nulle âmes , dont un tiers calvi
de grandes cérémonies. Le roallredelsnm souvenait me recevoir jusque sur ta rue, tandis que la maîtresse m attendait à p?noux à rentrée des appartements pour recevoir ma bénédiction. Lorsque je sortais lo"5 s'agenouillaient pour être bénis. Les pers mnesqni venaient me faire visite medonnaient
les mêmes marques de respect f«,J,l)!
que je passais ainsi des jours tranquilles a Uzès, les alliés envahissaient la France du côté de l'Allemagne, de la Suisse ei de 1 Espagne. Napoléon lonta un dernier eflorlpoar i éveiller l'énergie nationale et rewusjer l'invasion étrangère; mais on étail ïaltfM de son joug et des sacrifices qu'il beaucoup d'ailleurs attendaient les a»»™ comme des libérateurs. Los nouvelles entraient difficilement è Uzès, les préfets ijajj soin de les tenir cachées. Cepen<lani le > w avril, la nouvelle se répandit }ue las al ici étaient entrés â Paris. Quelques jours après, j'entends partout retemir les cris da riw« roi! vive le cardinal!.. .. Pourrai-je *»« oublier le 22 avril, jour de mon départ d'Uzèsî Après avoir célébré le sainlsacriliw auquel assistèrent lout la clergé e* les personnes les plus distinguées delà ville.jeprj' congé de mes respectables hôtes, t\ )• pariii à pied de mon logement pour aatij«[£ h l'empressement que me témoignaient ie habitants de maccompagner hors de la»»"*' Un clerc, portant la croix, marchait en at»déjeunes filles, vêtues de blanc, vea»*1' après, chantant des cantiques; suivaient l" bannières des confréries. Les personne* iw tables de la ville marchaient a leur *a'"' ' quelques prêtres nous précédaient en rw1* tant les prières j>our les voyageurs.
J'avais à ma droite le curé, et à au P»che lu doyen de la cathédrale, prêtres »««-
liisle, il sentit son cœur se rcsserr*-â la vue rables, émus à la vue de ce sj eclanY