‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 285 sur 457 · G3 PER W€TIO · texte numérisé non relu

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cette juste mesure, qui méritaient des résultats plus heureux, et qui les eussent obtenus, sans le nombre et la force des obstacles. On peut consulter pour les détails notre Préci» sur le» affaire» ecclésiastiques de France, tomes XX, XXI et XXII de ce journal.

Des circonstances trop connues empêchèrent SonBminence de prendre alors possession de son siège, et elle ne fut installée à Paris que dans l'automne de 1819. On sait quels ont été ses soins pendant le peu de temps qu'elle a administré le diocèse. Le choix du coadjuteur quelle s'était associé, celui des grands vicaires qu'elle avait appelés auprès d'elle h l'archevêché, divers règlements pour le clergé, le rétablissement des retraites pastorales, la rédaction d'un nouveau bréviaire qui s'achève en ce moment, l'extension donnée a l'œuvre des petits séminaires , l'annonce d'une visite générale, font assez voir la sagesse des rues du vénérable prélat et ce dont il eut été capable, si ses forces eussent répondu è son zèle ; son âge et ses infirmités l'empêchèrent souvent de se livrer aux soins extérieurs du ministère} mais au milieu de ses douleurs il s'acquittait assidûment de ses exercices de piété; il puisait dans la prière le courage dont il avait besoin, et cachait sous un front serein ses souffrances et ses épreuves.

Un point douloureux qui s'était formé sur sa joue depuis plusieurs années ayant dégénéré en abcès, a fait des progrès fâcheux, et il s'y est joint en dernier lieu un catarrhe très-grave. Dès le commencement de la maladie, Son Eminence demanda le* sacrements, et les reçut avec les témoignages les plus vifs de foi el de piété. Les mêmes sentiments ont animé le vénérable vieillard pendant tout le cours de sa maladie. 11 aimait à s'entretenir des choses du ciel ; il se faisait lire des psaumes el des prières; il donnait l'exemple du calme et de. la résignation. Sa bonté et son affabilité ne se sont point démenties. Il recevait de l'air le plus affectueux les évêques et les ecclésiastiques qui venaient le visiter. Ses dentiers moments ont été consolés par une marque auguste d'intérêt et d'affection. Les princes sont venus visiter l'ancien compagnon de leur exil, celui qui avaii donné au roi tant de témoignages de dévouement et de fidélité, et leur entrevue a été de part el d'autre aussi touchante que possible. Sa Majesté, depuis le commencement de la maladie, envoyait trois fois par jour s'informer de l'état de Son Eminence.

Le bulletin du vendredi ne faisait quo trop connaître l'extrémité où M. le cardinal était réduit. Dans la nuit, l'agonie commença : Mgr l'archevêque de Trojanople, qui a donné constamment à M. le cardinal les plus tendres soins, commença les prières des agonisants, il fut assisté dans ce pieux ministère par MM. les abbés Desjardins el fiorderies , archidiacres. Ils étaient tous en yriôres quand Son Eminence rendit le der-

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nier soupir, à cinq heures vingt minutes'du matin. Les neveux de M. le cardinal entouraient aussi son lit. Dès le malin le bourdon de la métropole annonça cette nouvelle dans la capitale. Le roi, en ayant été informé, a fait dire dans ses appartements uns Messe des morts. Après la Messe, Sa Majesté s'est entretenue avec les évêques présenti sur la porte que l'on venait de faire : Nous y perdon» lotis, a dit Sa Majesté ; V Eglise peré un de »et plut vertueux pontifes , la société un modèle, et moi un ami.

Nous ne pouvons mieux terminer celle notice que parle Mandement que Mgr Hyacinthe-Louis de Quélén, nouvel archevêque de Paris, a publié le même jour pour aoooih cer ce triste événement au diocèse.

<, Le prélat s'exprime ainsi :

* « C'est nour vous faire entendre les accents de la douleur que nous vous parlons pour la première fois, N. T. C. F. Depuis long^ temps des infirmités continuelles, nu sensible affaiblissement, de cruelles souffrances, nous avaient avertis de nous préparer à un sacrifice dont la consommation déchire notre âme comme s'il avait été imprévu; quelque inespérée que dût être la conservation d'un père si tendre pour nous, d'un pasteur si plein de zèle et de sollicitude, d'un pontife si précieux ê l'Eglise de France et è ce diocèse, nous osions encore retiendra de la miséricorde divine. Le Seigneur a vu couler nos larmes, il sait quelle a été la ferveur de nos prières, mais son adorable Providence a voulu nous l'enlever dans le moment même où il nous semblait le plus nécessaire; elle a voulu l'exiger de nous, cette séparation que nous eussions retardée, s'il eût été possible, aux dépens do uos années.

c Notre vénérable archevêque n'est pus I ou plutôt, N. T. C. F, il vient d'achever les saints travaux de la foi ; s'il n'est plus au milieu de nous, une vie passée dans l'exercice des vertus chrétiennes, dans la sainteté des fondions pastorales, dans les épreuves et la résignation ; une mort non moins admirable par la patience et la piété qui l'ont accompagnée, nous font espérer qu'en le retirant de dessus la terre qu'il avait édifiée par ses exemples, le juste luge l'aura placé dans la région des vivant», d où il sera encore utile h son peuple, l c Oui, N. T. C. F., et ces pensées consolantes ne sont pas seulement dans notre cœur, elles se trouveront dans le cœur de tous ceux qui l'ont connu : nous pouvons . lui appliquer avec une sain le confiance ce bel éloge de ITsprit-Saint, en parlant de Moïse : // fut aimé de Dieu et de» nommes, tt ta mémoire sera à jamait en bénédiction. La Seigneur lui a donné une gloire eemblabUà celle de» patriarche» ; il lut a fait eurmonter, par la force d» ta vertu, et par fonction dt ta parole, let effort» de» ennemi» de F Eglise; il Va élevé en honneur devant la roi»; enfin il ?a choisi entre tout pour le sanctifier par l'exercice d'une foi inébranlable ,a* une fidélité tan» tache, et d'un» inalténbl»

ira

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