PET
</ourevr.'Nobles et louchantes vertu» que préconisaient, dès le commencement de son épiscopat, les évéques de l'Eglise de France, lorsqu ils disnient de sa personne dans une Assemblée solennelle : « La considération
• distinguée qu'il s'est déjà acquise, son nié-
• rite, les qualités aimables qui forment son
• caractère, sa douceur, et celte politesse si « naturelle qui lui gagnent tous les cœurs, « et ajoutent un nouveau lustre a sa haute
■ naissance, feraient penser que les lémoim gnages publics d'estime et d'affection qui
• lui sont décernés, mériteraient d'être un
■ jour cités comme un exemple dans les
• fastes de l'Eglise gallicane. •
• Hélas I N. T. C. F., quelle tâche il nous laisse à remplir , et comment le remplacer au milieu de tous? Toutefois soutenus par la grâce dudivin Pasteur, nous nous proposons de marcher pur ses traces, d'approcher
- d'un si beau modèle; si nous ne pouvons atteindre à sa perfection , nous chercherons à vous le rappeler en toul. Confident de ses pensées nous les avons recueillies avec soin et nous nous félicitons de n'avoir plus qu'à exécuter les desseins de sa sollicitude pour acquitter a votre égard la dette sacrée de notre charge («storale. Nous suivrons le |*lan qu'il nous a tracé lui-môme, les instructions qu'il nous a laissées ; en sorte qu'absent, il vous gouvernera encore ; il revivra dans celui qu il appela tant de fois l'héritier de sa tendresse. Et que raanquera-til a notre bonheur mutuel, N. T. C. F., sinon que vous nous donniez vos coeurs, comme vous les lui avez donnés, que vous nous regardiez comme un autre lui même, et que votre reconnaissance envers lui fasse disparaître à vos veut les différences que nos imperfections ne manqueront pas de laisser apercovoir ?
• Il nous reste, N. T. C. F., un dernier devoir à remplir envers co pontife que nous ne cesserons de pleurer : qu'est-ce en effet t^ue la vie la plus innocente si le Seigneur I examine sans miséricorde? et que ne peut pas apercevoir dans l'âme la plus pure celui dont l'œil découvre des taches daus les anges eux-mêmes? Vous viendrez donc au pied des saints autels répandre vos larmes et vos prières, et demander, pour le repos éternel de votre pasteur , le fruit des mérites de la victime qu'il offrit tant de fois pour vous. * (Exlrail de l'Ami de la religion, 2V octobre 1821.)
PETOW (Guillaume) , Anglais de nation , entra, jeune encore, parmi les religieux réformés de Saint - François, et devint habile prédicateur. —Contraint par Henri VIII, roi d'Angleterre, de sortir de sa patrie, il alla à Rome où il mérita la bienveillance du cardinal Coraffe. Lorsque ce dernier eut ceint la tiare sous le nom de Paul IV, il envoya Petow en Angleterre, sous le règue de Marie l",el le fll évêque deSalisburv, puis cardinal en 1557; il pensait même a l'envoyer comme légat à la place du cardinal Polus ; uiaic Petnw mourut peu après en 1558.
PETRA (Viacut), Napolitain, des ducs
del Vasto Gerardi, d'une maison patricienne du royaume de Naples, naquit le 23 novembre 1662.— Successivemenl volant et ponent de la signature de grâce, dont il devint doyen, lieutenant de l'auditeur de la chambre apostolique en 1700; secrétaire de la congrégation du Concile en 1706, de celle des évéques el des réguliers en 17l5;archevéque de Damas, consulicur du Saint-Office el dalaire de la pénitencerie, il fut, en 172V, élevé à la dignité de cardinal par Benotl XIII. En 1727 , préfet de la congrégation do la Propagande, et, deux ans après, député de la congrégation du Sainl- Office, il fut élu le 26 avril 1730, par le Sacré Collège assemblé en conclave, grand pénitencier de l'Eglise pour exercer par intérim celle charge vacante pur la mort du cardinal Conli. Le Pape Clément XII, après son élection, lut conféra cette charge. Le cardinal Pelra mourut en
PETROCUI (Grégoire), Pisan^ général de l'ordre des Augustins, créé en 1589, par le- Pape S'»xte V, cardinal -prêtre du titre de S/unl-Augustin, puis deSainle-Marie au delà du Tibre, et évêque de Palestine, mourut eu 1612.
PETKONI (Richard), né è Sienne, d'une très-bonne famille.élail devenu un des plus habiles jurisconsultes de son temps, sous les leçons du célèbre Florentin Accurse. — 11 euseignait avec éclat le droit dans sa patrie, lorsqueCbarles 1", roi de Naples, l'appela, par de grands avantages, dans celle ville, où Pelroni ranima I étude du droil. Nommé ar le Pape Boni la co VIII vice-chancelier de 'Eglise, il fut chargé par ce Pontife de travailler, avec Lemoiue el un autre jurisconsulte, èla compilation du VI' livre des Décrétâtes, imprimé pour la première fois à Mavencn, 1*65, in-l'ol., puis créé cardinal en 1298. En 1311 il assista au concile général de Vienne en Dauphiné, où Philippe le Bel obtint la suppression des Templiers, puis alla en qualité de légal à Gênes, où il mourut le 2o février 1313. Ses restes, transportés a la cathédrale de Sienue, sa patrie, furent déposés dans un superbe mausolée qu'on, y voit encore. Il laissa de grands biens pour être employés en bonnes œuvres. Ciaconius, daus son ouvrage intitulé : Vitœ Paparum et cardinulium , 1 accuse d'ingratitude envers Boni face VIII, qu'd aurait livré à. la vengeance do Philippe le Bel i uiais. celle accusation ne repose sur rien.
PETRUCCI (Alfonse), évêque de Soana, en Toscane, était lils de i'anduili Pelrucci qui, citoyen de la ville libre de Sienne, y avait acquis une autorité qui l'égalait presque aux souverains. En 1511, il fut élevé a la dignité de cardinal par le Pape Jules 11. Ce cardinal avait pour frère Borghèse Pelrucci qui , après son père, se maintint h la tête de l'Etat de Sienne, el qui épousa Vittoria Picco- Jomini , laquelle resta veuve pendant cinquante-six ans, dans la pratique de toutes les vertus. De ce mariage sortit François Pelrucci qui , jeune encore , succéda a son père dans le gouvernement do Sienne ^maj^
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