TOMBEAU
Hoc coliiitr letoplo, fagiiur simul aorea virius Clara Luceinl-urgi sobolc», niliriissima mercea Urbis. et anus bonos, moriaK corpore coelum Tra'nsfertur roerili» Peints inler namioa Amiis millcnis sepeliiur, siceue ireeeniis llis sepiemjungea ocioginU supera.lde*; El nuinla Juti ; Ourent vlrtutibua alii* Assiduo populo veuemiur quolibet auoo.
< J'ai écrit plus au long la Vie de ce cardinal, comme encore le P. Bourrez, Célestin, Aubert Mirée, et Molen l'ont écrite en abrégé. »
" PIERRE SERRA, Espagnol, evêqoe oe Cala no, créé, en 1397, par l'antipape Benoît XIII, diacre*cardinal du litre de Saint-Ange, mourut en H04.
PIERRE PHILARGI.de Crète, en Grèce, créé cardinal, par le Pape Innocent VU, en 1305, fut Pape sous le nom d'Alexandre V.
PIERRE STOPHANESC1, Romain, fait, en 1405, parle Pape Innocent VU, diacre-cardinal du titre de Saint-Ange, puis de SainU Corne et de Saint-Damieo, at légal à Noplest mourut en 1417.
PIERRE fut nommé, en 1409, par l'antipape Benoit XIII, prêtre-cardinal.
PIERRE SARM1BNTO, Espagnol, archevêque de Composlelle, créé, en 1538, par le Pape Paul Al, prêtre-cardinal du titre des Douze-Apôtres, mourut en 1540.
P1ETRO (.Michbl t») est un des cardinaux
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qui se signalèrent le plus par leur courage pendant les persécutions dirigées contre Pie VH. — Né le 18 janvier 17W, il était fils d'un riche négociant d'Albano, près de Rome. Il fit ses premières études au séminaire de sa ville natale, et les termina a Rome avec une grande distinction. Son mérite le mit bientôt en rapports avec les principaux personnages do la cour de Rome. Nommé évêque d'Isaure in partibus, puis consulteur de l'Inquisition, il demeura h Rome en qualité de délégué dePieVI, quand, en 1798, ce Pontife fut arraché à sa capitale pour aller mourir a Valence. Dans cette position difficile, le délégué Gt preuve de courage et de prudence. Après I exaltation de Pie VU en 1800, investi du patriarchal de Jérusalem, il eut la plus grande part au concordai conclu, en 1801, avec la France, et, Tannée suivante, fut récompensé par la pourpre. En 180i, il était un des sept cardinaux qui accompagnèrent Pie VQ à Paris, pour la cérémonie du sacre. Peu d'années •près, quand vinrent les mauvais jours, il était le conseiller et le consolateur du Ponlife. C'est lui qui fut chargé de revoir la bulle d'excommunication dirigée principalement contre l'empereur Napoléon, ouvrage du P. Fonlana, mais que le gouvernement impérial s'obstina à attribuer aux cardinaux Pocca et di Pielro, qui furent traités en conséquence. Après que les cardinaux romains eurent été appelés h Paris, di Pielro fut du nombre de ceux qui s'abstinrent de paraître au mariage religieux de Napoléon avec Marie-Louise, et auquel tous avaient été invités. Cette abstention le fit reléguer a Sémur, dans le département de la Côled'Or. En 1813, des négociations s'entamèrent entre le gouvernement impérial et Pie VII. Les cardinaux rendus à la liberté, s'empressèrent d'aller a Fontainebleau retrouver le Pontife. Di Pielro fut uc de ceux qui l'engagèrent le plus vivement a rétracter l'acte du 25 janvier. Le cardinal di Pielro conserva l'estime, l'amitié et la confiance de Pie VII jusqu'au jour de ta mort, arrivée an 1821. Il était âgé de7i ans, et sous-doyen du Sacré Collège. « On s'accordait a pleurer un homme rempli de talents, de modestie, de résignation, de courage.... On ne pouvait s'empêcher d'honorer cet homme toujours grave qui ne cédait jamais & un mouvement irréfléchi, dont la tôle forte et l'esprit invariable firent, pendant tant d'années, un des conseils les plus éclairés du Sainl- Siége.... Quelques personnes, voyant di Pielro grave, timide, ne parlant jamais, cherchaient s'il y avait de l'esprit sous cette enveloppe épaisse : elles avaient tort; ce cardinal était doué d'un esprit fin et délicat. Cependant il faut dire que sa prudence lu rendait réservé à l'excès , ailleurs que devant le Pape et Consalvi. Cn jour, i l'ambassade de France, on le conduisait à travers les autres convives à une place très-honorable, el il disait : > J'irai où l'on « voudra, el même la si l'on veut. » (11 montrait les couverts du bas de la table. )— [Bio-
graphie unirerselle ; art. di Pittro par M. Artaud.)
Nous croyons qu'on lira a vec plaisir lwngr.es suivantes, extraites par le cardinal Pacca, des Mémoire» pour servir à l'hittoire «eï<siastique pendant te xvm* siècle. On y trouvera des détails sur beaucoup de cardinaùi de l'époque de l'empire, particulièrement sur ceux qui eurent le courage de résister aux séductions du pouvoir temporel. Ca complément de renseignements sur les cardinaux fidèles de cette époque ne peut être mieux placé qu'à la suite de la Vie du cardinal di Pietro qui fut toujours à leur tète.
■ Il ne convenait pas que les cardinaux échappassent à la persécution suscitée coqtre leur chef. Nou3 avons vu que la plupart avaient été forcés de quitter Rome. Ceux
3ui y restaient encore, lors de l'enlèvement e Pie VII, en furent successivement éloignés. Lors de la première invasion de Rome, en 1798, on avait fait la faute de laisser les cardinaux se disperser, et on leur avait ainsi ménagé la possibilité de se réunira Venise après la mort de Pie VI. Le nouveau persécuteur de l'Eglise crut être plus admil et plus avisé en rassemblant tous les cardinaux sous ses veux. Il les fit tous venir à Paris, afin d'en être plus aisément maître el de n'avoir point è redouter leur conduite dans un cas de vacance du Saint-Siège. On ne laissa en Italie que ceux à qui leur Age ou leurs infirmités rendaient une si longue route impossible. Le cardinal Anlonelli, doyen du Sacré-Col lége, qui, l'année précédente , avait été enlevé de Rome et envojé a Spolète, fut transféré a Sinigaglia el mourut dans cet exil. Le cardinal Casont n'obtint de rester a Rome que parce qa» était malade. On crut faire une faveur au cardinal Carafa, infirme et octogénaire, eu lui permettant de demeurer a Tolentioo. Le cardinal Rraschi ne fut laissé à Césèneque parce qu'il était tourmenté de la goutte. U cardinal Delta Porta tomba malade a Florence, en venant en France , el il y mourut depuis. L? cardinal Crivelli fut envoyé a Milan, et le cardinal Carandini a Modène, Les cardinaux Caracciolb et Ferrao, Napolitains, échappèrent è la déportation, le premier par son étal de maladie , le second en acceptant une place d'aumônier du nouveau roi de Naples. Le cardinal Locatelli, évè^ue de Spolète , acheta sa tranquillité par quelques complaisances qu'excusent ses infirmités habituelles, qui avaient affaibli sou moral non moins que son physique. Tous les autres cardinaux italiens furent amei é> en France, et le perturbateur de l'E^i« semblait prendre plaisir a les donner en spectacle a Paris, et & les forcer de paraître à sa cour. Il s'amusait à les apostropl»«f publiquement, el à leur reprocher soit la conduite du Pape, soit la leur propre, l' les plaisantait contre l'excommunication lancée contre lui, et ne négligea aucune occasion de les mortifier.
« Son mariage (de Napoléon) vint lui offrir
liOl
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an prétexte pour aggraver leur aorl. Il fit casser «on mariage avec sa première femme et en contracta un second avec la princesse d'Autriche. Jusque-là un usage constant et fondé sur des raisons très-solides avait réservé aux Papes le jugement de ces sortes d'affaires, quand elles regardent des souverains. On avait cru qu'il y avait trop d'inconvénients à ce qu'un prince pût abuser de son autorité sur ses sujets , pour en extorquer des sentences favorables à ses dé-
que le Pape n'était pas la rupture du premier
quemenl parce Intervenu dans
mariage. Ils déclarent', au nesle, qu'ils n'ont jamais entendu s'ériger en jugea, ni répandre des doutes sur la validité de la rupture du premier mariage, ni sur celle du second, ni sur la légitime succession au trône des enfants qui en naîtront.
« Enfin , ils supplient Voire Majesté d'agréer celle burable el sincère déclaration,
sirs, et on avait réservé ces causes majeu- « unie aux sentiments du profond respect * . - < ,.a * „ et de cette soumission et obéissance qu'ils
• ont l'honneur de professer pour elle. « Paris, 5 avril 1810. »
« Ces humbles et respectueuses représentations ne produisirent aucun effet, et les treize cardinaux furent dispersés dans différentes villes des provinces. *
P1ETRO (Camille m), né a Rome, le 19 janvier 1806, créé et réservé ûi petto, dans le consistoire secret du 19déceiubre 1853, a été proclamé cardinal -prêtre dans le consistoire secret, tenu par Sa Sainteté Pie IX, au Va-
res a une autorité supérieure et indépendante. Cette règle avait toujours été observée dans l'Eglise, et notre histoire en offrait plus d'un exemple. Plusieurs cardinaux regardèrent donc comme une atteinte aux droits du Saint-Siège, que l'officialilé de Paris eût osé prononcer seule dans une affaire de cette importance, el ils s'abstinrent d'assister a la cérémonie du mariage contracté par Bonaparte avec une archiduchesse d'Autriche. Treize cardinaux n'y parurent point. C'étaient les cardinaux Mat-
tel, Pignatelli , Délia Somaglia, Litta , Bran- ticau, le 16 juin 1856. — Il était précédera»
cadoro, Gabrielli, Srotti, di Pielro, Ruffo ment archevêque de Béryte el nonce apos-
(Louis), Saluzzo, Galeffl, Opizzoni et Con- tolioueen Portugal.
salvi. Le cardinal Despuigh n'y parut pas PIGH1NI (Sébastien), né a Reggio, était
non plus; il était malade. Le cardinal Du- un babile jurisconsulte oui s'attacha à la
gnani prétexta quelque incommodité. Le cour de Rome. Chanoine deCapoue d'abord,
cardinal Erskine donna le même motif pour puis nommé par Paul m auditeur de Rote,
te dispenser d'assister au mariage ecclé- il fut peu après évêquedeFérentina, ensuite
siastique; il s'était trouvé au mariage civil. d'Alifa, et envoyé par le môme Pontife, eu
Les autres cardinaux parurent aux deux qualité de nonce, auprès de l'empereur
cérémonies. Mais l'empereur fut moins sa- Charles-Quint. — Plus tard archevêque de
tisfait de leur présence qu'irrité de ne pas Siponte, il fut nommé par Jules III pour
les y voir tous. Il conjectura le motif de leur être un des présidents à h première réou-
absence et en fut blessé au vif. Ils ne tar- verture du concile de Trente. Il y satisfit
dèront pas a eu porter la peine. Les Ireize ce Pontife qui l'éleva à la dignité de cardi-
que nous avons nommés eurent ordre de nal en 1551, et lui donna d'autres emplois,
quitter l'habit de cardinal, et de ne plus pa- dont il ne jouit pas longtemps, étant mort,
raltre qu'en noir. De là la distinction des le 1" décembre 1553, dans la 5^* année de
cardinaux noir* et des cardinaux rougtt. On son Age.
retrancha aux premiers la pension qu'on PIGNATELLI (Etienne), de Pérouse, nomleur avait d'abord accordée, pour les dé- mé en 1621 par Paul V, cardinal du litre do dommager de leurs biens et de leurs béné- Sainte-Marie m Fia, mourut en 1622. lices dont on s'était emparé. PIGNATELLI (Antoine), Napolitain, arche- « Les Ireize cardinaux , avertis de l'indi- vêque de Larisse, nonce en Pologne et à gnatîon de Napoléon, voulurent aussitôt Vienne, évêque de Pecca et de Faënza. roaîjustifier leur conduite en lui faisant présen- ire de la chambre du Pape Innocent X qui
le créa prêtre-cardinal en 1681, légat de Bologne, archevêque de Napies, fut Pape sou» le nom d'Innocent XII.
f PIGNATELLI (Fbançois), Napolitain, nonce en Pologne, archevêque de Napies, créé cardinal en 1703 par Clément XI, Pape do 1700 è 1721 et qui créa soixanle-dix cardinaux, fut évêque de Sabine, puis do Porto et doyen du Sacrê-Collége.
PIGNATELLI(Fbançois-Mabib), Napolitain, né en 1744, fui fait cardinal par Pie VI en 1794. Il mourut en 1815.
PIGNATELLI DI BELMONTB (Dominique).
né a Napies en 1730, Théatin, archevêque do Palerme, Tul fait cardinal par Pi* Vil en 1802. Il mourut en 1803.
PIGNATELLI (Febdinand-Manis) né à Napies en 1770,i Théalin, archevêque de Pa-
ter la déclaration auivante
« Les cardinaux soussignés , frappés de < l'indignation de Votre Majesté Impériale et « Royale , et déclarés, par l'organe de son « ministre, coupables de rébellion, pour « n'avoir pas assisté a la cérémonie reli- « gieuse de son mariage, se hâtent de re-
• pousser une inculpation qu'ils ont en hor- « reur, en déposant au pied du trône la « déclaration franche et sincère de leurs « sentiments. Ils protestent donc qu'il n'y a m jamais eu entre eux ni intrigue, ni coali-
• lion, ni complot d'aucune sorte ; que leur m opinion a été le résultat do quelque com- « munication confidentielle, ou , pour ainsi « dire, l'effet du hasard, et qu'ils n'ont
• jamais eu les intentions que leur prêle le m ministre de Sa Majesté; s'ils n'ont pas
• assisté a la susdite cérémonie, c'est uni-