PIO DICTI
Jerme, fui fait cardinal en 1839 par Grégoire XVI. Il mourut en 1853.
r PIMENTEL (Dominique), Espagnol, provincial des Frères prêcheurs, évêque d'Osma, puis de Cordoue, archevêque de Séville, crée en 1652 par le P«pe Innocent X, prêtrecardinal du titre de Saint-Sylvestre, mourut eo JG53.
PINELLI (Dominique), né à Gônes le 21 octobre 1541, commença dès l'Age de quatorze ans, l'étude du droit, à laquelle il se livra pendant dix an? a Padoue. Il fut bientôt capable de l'enseigner, et alla è Rome en 1564, étant alors Agé de 25 ans. — Le Pape Pie V le fil référendaire de l'une et de l'autre signature, et Grégoire XIU le nomma commissaire apostolique, pour terminer un différend qui existait depuisplus de deux cents ans entre les habitants de Narui et ceux de Terni, relativement aux limites do leur territoire. Il le régla avec une grande prudence; et, A son retour è Rome, fui nommé évêque do Fermo, sur la résignalion du cardinal Peretti, qui l'affectionnait beaucoup, puis auditeur de Rote, clerc de la chapelle papale, et vice-gérant du cardinal Cornaro, camerlingue de l'Eglise. Lorsqu'en 1885 le cardinal Peretti eut été élevé au pontifical sous le nom de Sixte V, il revêtit de la pourpre Pinelli, qui avait encore été nonce en Espagne, et qui était alors âgé de 45 ans, dont 22 passés au service du Saint-Siège. Peu après son élévation au cardinalat, envoyé dans la Romagne, en qualité de légat, il y rétablit la tranquillité, troublée par des brigands. Le Pape le nomma ensuite chef de son armée navale, puis archiprêtre de Sainte-Marie-M.ijeure, et le commit pour achever le septième livre des Décrétâtes t commencé par Grégoire XIU. Plus tard, légal de Péroose, il mourut doyen des cardinaux le 9 août 1611, Agé de 70 ans. Il a écrit un Traité de l'autorité du Pape, rerté manuscrit dans la bibliothèque du Vatican, et l'Historique du procès instruit pour la canonisation de saint» Françoise, Romain* , et de saint Charles Borromée.
PIO DE SAVOIE (Rodolphe), des princes de Carpi, après avoir étudié A Padoue, se rendit A la cour de Rome. —Nommé par Clément VU évôque de Faënza, puis nonce extraordinaire en France, il eut encore successivement Ihs évôchés de Girgenti,de Noie, et l'archevêché de Salerne, et, eo 1536, il fut élevé A la dignité de cardinal par le Pape Paul m. Peu après il vint en France, avec le titre de légat, et méoagoa l'entrevue qui eut lieu A Nice en 1539 entre le roi François 1" et l'empereur Charles-Quint. Investi ensuite de la légation de la Marche d'Ancône, il offrit le parfait modèle de ce que doit être un gouverneur ecclésiastique. Il agrandit régi iso de Loretle, fil fortifier le port d'Ancône, réforma les abus qui s'introduisaient dans J administration de la justice, la fil rendre exactement aux pauvres, que les juges semblaient mépriser," rétablit la police, et pourvut avec soin A lout ce qui pouvait assurer lo repos et le bonheur de celte province. Ou
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l'eo lira pour lui confier le gouvernement de Kome pendant l'absence du Souverain Ponlife qui, en 1543, alla s'aboucher avec l'empereur A Busseto entre Parme et Plaisance. Le cardinal Pio ne fut pas moins employé sous les pontificats suivants; il fut encore légal auprès de l'empereur, gouverneur du patrimoine, protecteur de dtvert ordres religieux, et doyen des cardinaux. L'estime publique dont il était entouré, son mérite et sa vertu ne pouvaient manquer de le porter sur le trône pontifical, s'il eût vécu plus longtemps ; mais il mourut le 2 oui 1564, dans la soixante-cinquième année de son Age. Son corps fut inhumé dam l'église de la Trinité du Mont, où Pie V lui fil élever ce riche tombeau de marbre qu'en y voit, avec la statue du cardinal et uoe épilaphe.
PIO DE SAVOIE (Cbarlbs), né àFernre, de l'illustre maison d'où sortit le précédent, fait cardinal, en 1604, par le Pape Clément VIII, évêque d'Albano, puis d'Ostie, I égo t des Marches d'Ancône et d Urhin, doyen des cardinaux, mourut le 1" juin 16*1, âgé de 74 ans. Son corps fut inhumé dans l'église des Jésuites de Rome.
PIO DE SAVOIE (Charlbs), neveu >fu précédent, revêtu de la pourpre, en 1655, par Innocent X, evêque de Sabine, protecteur des royaumes et Etats héréditaires de l'Empereur, ainsi que des Etals de l'Espagne rt de Naples, mourut A Rome le 14 février 1699, Agé de 67 ans, et fui inhumé près de son oncle.
P1PIA (Au60STta),né le 1" octobre à Ore«lan, en Sardaigne, était religieux Doinini cain, et théologien du cardinal Casanali, lorsqu'en 1711 il fut fait secrétaire de U Congrégation de l'Indice, A la place deGri4goire Selleri, qui élait devenu maître du sacré palais. — Après avoir passé par les principales charges de son ordre, il en fut élu général le 31 mai 1721. Le Pape BenotlXUI,
3ui élait du même ordre, proposa pour lui, ans un consistoire, les evêchés u'Osinn et Ciugoli, unis, dans la Manche d'Ancône.
et le créa cardinal le 20 décembre 1725. Continué dans le généralat de son ordre jusqu'au premier chapitre général, par un bref eiprès de Sa Sainteté, qui fut lu le lendemain, eu chapitre, dans une assemblée des religMOi de l'ordre, le nouveau cardinal reçut le chapeau le 23, et fut sacré le 31, par le Pape, assisté des évêques de Graviua et de Giooerazzo, l'un et l'autre aussi Dominicains. L'année suivante, il assista au concile romain, tenu dans le palais de Saint-Jean da Lalrau, continua de faire les fonctions de général de son ordre jusqu'au 19 mai, et. bientôt après, partit de Rome pour se rendre dans son évéché. Nommé, en 1726, par le roi de Sardaigne, protecteur de ce ro vaume auprès du Saint-Siège, avee quatre mille é<'us de pension, pris sur les évôchés d« l'Ile, il fui encore protecteur de .la Congrégation du Valoinbreuse, se démit de son évêché d'Osimo, et obtint, par échange fut avec le cardinal dcNoailles, lu litre JeSaiatr
Marie sur la Minerve. Il mourut A Rome le 21 février 1730, peu d'heure» après le Pape Bonoîl XIII, son patron» dans la soixantediiième année de son Age. Se» obsèques fu-
* .iiiL.^ I. aL l'Arrlifin Aa 1 1 1 1 w-
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rent célébrées le 24 dans l'église deSainte- Mnrie sur la Minerve, où il fut inhumé. Le cardinal Pipia laissa tous ses effets à trois couvents de son ordre : A celui d'Orestan. •ù il prit l'habit; A celui de Majorque, où il avait fait profession; a celui de la Minerve, è Rome, où il avait été élu général de cet ordre. .
PIRELLO (Philippb-Marib), Napolitain, né en 1708, fut fait cardii al «n 1766 par Clément X.D1. Il mourut en 1771.
P1SANI (François), archevêque de Narbonne, d'une illustre famille vénitienne, était appelé le cardiiial de Venise. — Il reçut le chapeau en 1517 des mains de Léon X, et s'exposa courageusement au nlus grand danger pour sauver Clément V1Ï, lors de la prise de Rome par les impériaux en 1527. En son absence, il fit tenir è Narbonne un concile en 1551. Ce cardinal ceignit la tiare à Marcel II et à Paul IV, fut aussi évêque de Padoue, d'Albaoo, de Frascali.de Porto, d'CMie, et mourut, doyen des cardinaux, en
PISANI (Louis), neveu du précédent, qui lui remit l'évôcliô de Padoue, promu par le Pape Pie IV au cardinalat en 1565, A l'Age de quarante-cinq ans, mourut A Venise le 31 mars 1570.
PIZZUT1 (Jean), Napolitain, chanoine rôguUer de Saint-Victor de Paris, fut créé, en 1155, par le Pape Adrien IV, diacre-cardinal du tilre de Sainte-Marie la Neuve, puis prêtre du litre de Sainte-Anastasie.
PLATI (Flamimo), Milanais, créé, en 1591, par le Pape Grégoire XIV, diacre-cardinal du titre de Sainte-Mario in Dominica, puis de Saint-Côme et de Saint-Damien, prêtre du titre de Saint-Clément et de Sainl-Onuphre, et de Sainte-Marie de la Paix, mourut en
PODOCATOR (Louis), né d une illustre famille, a Nicosie, dans l'Ile de Chypre, vint sur la fin du xv* siècle en Italie. — Recteur de l'université de Padoue, il fut élevé, en 1500, 6 la dignité de cardinal par le Pape Alexandre VI. Philosophe ôminent, autant qu'homme de bien, il mourut le 25 juillet 1504, A Milan, comme il se rendait en Espagne. Ses restes, transportés à Rome, lurent inhumés dans l'église de Sainte-Mario du peuple, où l'on voit son épitaphe.
POGGE (Jear), Poggio, né à Bologne, fut marié jeune par ses parents. — Deveuu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique, et se rendit A Rome. Le Pape Paul Ul l'envoya, comme nonce, en Espagne et en Allemagne. Jules III l'envoya de nouveau eu Espagne, et le Ot cardinal en 1551. De retour à Rome,
11 Ot un vojage A Bologne, où il mourut lo
12 février 1556. Son corps y fut iuhumé dans la chapelle de Saint-Jean-Bapliste, qu'il avait fondée en l'église des Auguslins. On a deux de ses lettres dans les Lettere memorabiti; elles sou» de Tau 153V, et roulent
sur les affaires ecclésiastiques et civiles de son temps.
POLI (Faustk;, ne a Jasoa en Oraorie, archevêque d'Amasie, fait en 16fc3 par le Pape Urbain VIII, prêtre-cardinal du tilre de Sainl-Chrysogon, évêoue d'Orviélo. mourut en 1653.
POLIDORI. — Nous empruntons à CAmi de la religion l'arlicle suivant :
« Nous apprenons avec la douleur la p us vive la mort de S. Em. Paul Polidori, du titre presbyleral de Sainte- Praxède, abbé commendataire et ordinaire de Subiaco et préfet de la Sacrée Congrégation du concile. A la suile d'une longue et cruelle maladie qu'il a supportée avec une admirable résignation, il a rendu son Ame A Dieu, le vendredi 23 avril 1846, vers six heures et demie du soir.
€ Le cardinal Polidori était né A Jési, le h janvier 1778 : il avait été créé cardinal par le Pape Grégoire XVI danâ le consistoire du 23 juin 183*.
« La mort de cot illustre membre du Sacré Collège esl une grande perle pour I Eglise, en môme temps qu'un sujet d universels regrets pour Ta ville de Rome. Non moins distingué par sa science, que par son éminenle piété, le cardinal Polidori était l'une des plus pures gloires qui entourent la chaire apostolique. Chargé de plusieurs missions importantes et difficiles, il a toujours su les remplir delà manière la plus honorable pour lui-même et la plus avantageuse pour le Saint-Siège. Le Pape Pie IX, comme son vénérable prédécesseur, le Pape Grégoire XVI, l'honorait d'une eslime et d'une confiance particulière. Le cardinal Polidori s'occupait avec le plus vif intérêt des affaires religieuses de la France : il parlait avec facilité notre langue et accueillait avec la plus affectueuse bienveillance les ecclésiastiques français qu'il charmait par la douceur et la grôce de ses manières. » *
POLIGNAC (Melchioe db), né le 11 octobre 1661, au Puy en Veiay, était le second (ils de Louis-Armand, vicomte de Polignac, marquis de Chalençon , gouverneur du Puy, etc., el de Jacqueline de Beauvoir-Gnnioard du Roure, sa.troisième femme. Vol taire, dans le Temple du Goûi.\q jugeant sous le rapport littéraire, disait de lui fort superttciellement, suivant son usage :
Le cardinal, oncle de la France.....
Ki-unbsaut Virgile avec Platon,
Vengeur du del, el vainqueur de Lucrèce.
Le prélat ne fut pas moins connu comme diplomate et négociateur, que comme poëio H érudit. Destiné A l'Eglise par son pè'e, il fui amené de bonne heure A Paris, etipHçô au collège de Clermonl, depuis appelé de Louis le Grand, où il se distingua dans le cours ordinaire des classes. Il lit sa philosophie au collège de Harcourl, sous un professeur dévoué A la philosophie d'Aristote; ce qui n'empêcha pas l'abbé de Polignac d'éludier, de goûler la philosophie de Descaries, quoique les principes en fussent
iiC? POL DICTIO
alors formellement proscrits en France, où il était en môme temps ordonné de n'enseigner que la philosophie d'Arisloie. Instruit de ces deux philosophie?, Patibé de Poiignac soutint Tune et l'autre dans deux thèses publiques en deux jours consécutifs. Mais par déférence pour son professeur, il commença par la philosophie d'Aristole, la mil dans son plus beau jour, et le lendemain il défendit avec un succès égal celle de Descnrtes; sa prédilection pour celle-ci ne se faisant sentir que par la force des raisons qui la justifiaient. Les thèses de théologie, qu'il soutint quelques années après en Sorbonne, ne lui firent pas moins d'honneur : c'était ▼ers l'an 1683, deux ans avant la fameuse révocation de l'édit de Nantes. En 1689, après la mort du Pane Innocent XI. le cardinal de Bouillon l'emmena è Rome, le fit entrer avec lui dans le conclave, et l'employa non-seulement lors de l'élection. du nouveau Pontife Aletan.lre VIII, mais encore a régler des différends qui régnaient alors entre la cour de France et la cour de Rome, et que le cardinal de Bouillon était chargé de terminer. Ces différends, dont les uns semblaient intéresser les droits d«; la tiare, et avaient Irait aux quatre fameux articles de la déclaration du clergé de France, dont les autres regardaient la police de la ville, relativement aux franchises des ambassadeurs, avaient été poussés fort loin du vivant d'Innocent XI, et n'étaient pas faciles à apaiser. Louis XIV y avait encore envoyé le duc de Chaulnos pour le même objet ; mais informé de la capacité de l'abbé de Poiignac, de l'estime et du crédit qu'il s'était acquis b Rome, ce prince déclara qu'il voulait aussi que l'abbé eût part a la même négociation, et celui-ci, bien qu'âgé seulement de vingt-huit ans, justifia complètement toutes les espérances qu'on avait conçues de ses talents. Le nouveau Pontife, séduit par ses manières distinguées, par son éloquence insinuante et en môme temps solide, lui disait un jour. « Je ne sais comment vous faites : vous paraissez toujours être de mon avis, et c'est moi qui finis par être du vôtre. » Les affaires ayant été heureusement terminées, et les articles de l'accommodement étant réglés, il revint à Paris pour en rendre compte au roi. C'est en cette occasion que Louis XIV, au sortir d'une longue audience qu'il avait accordée au jeune négociateur, s'exprima ainsi sur sou compte : « Je viens d'entretenir un homme, et un jeune homme, qui m'a toujours contredit, et qui m'a toujours plu. » Aussi Madame de Sévigné disait-elle de lui :
■ C'est un des hommes du monde dont l'esprit me parait le plus agréable : il sait tout, il parle de tout; il a toute la douceur, la vivacité, la complaisance qu'on peut souhaiter dans le commerce. » En 1691, l'abbé de Poiignac accompagna encore à Rome le cardinal de Bouillon qui s'y était rendu pour la conclave, où fut élu Innocent XII. De retour en France, il évitais cour, et alla s enfermer au séminairo des Bons-Enfants,
NAIftE POL tios
mais sa retraite n'y fut pas longue; le roi l'en tira, en 1693, pour l'envoyer en Pologne, en qualité de son ambassadeur. Le grand Sobieski vivait encore, mais sa mauvaise santé l'approchait du tombeau. I! était de l'intérêt de la France, attaquée par 1$ principales puissances de l*Eurone liguées contre elle depuis 5 à 6 ans, dempAdw qu'un prince dévoué à ses ennemis n'obtint la couronne de Pologne. Tel était le fils «tué du roi Sobieski, qui avait pris des engagements avec la maison d'Autriche, en épousant la princesse palatine de Neubnur£,sœnr de l'impératrice, et dont la partialité pour l'empereur était connue. Louis XIV aurait souhaité qu'il fût possible do procurer la couronne a l'on des deux cadets, et l'abbé de Poiignac comptait trouver un puisant parti en leur faveur; mais la nation polonaise, indisposée contre l'aîné, regardait l'exclusion, qu'elle lui donnait d'avance, comme une raison valable contre les dem autres. Il fallut donc travailler sur un autre plan ; et l'abbé de Poiignac y travailla *i heureusement que, Sobieski étant mort, il eut assez de crédit pour éloigner du trône tout ennemi de la France; mais il put encore concevoir l'espérance de mettre cette couronne sur la tête d'un prince de la ma son de France. Il en écrivit au roi le 29 juin 1696, deux jours après la mort de Sobieski. Son projet fut approuvé ; le prince du Cwti fut élu et proclamé roi de Pologne. Ce prince se mil en route pour aller prendre po^es* sion ; mais diverses circonstances retardèrent sa marche; et tout était changé quand il débarqua à l'abbaye d'Olivs, près deDnnt* zirk, qui se déclara contre lui par plusieurj actt s d'hostilité, et dont les autres villes de Prusse suivirent l'exemple. Le prince fut donc bientôt obligé dese rembarquer. L'abbé de Poiignac, contraint aussi du se retirer, demeura quelque temps dans ta Poméranie citérieure, à Slettin, ou aux environs, et ne revint en France qu'au commencement de 1698, après avoir perdu tous ses équipages sa vaisselle et ses effets, qui furent pillés par les Dantzickois, à la suite du naufrage du bâtiment qui les portail ; lui-même courut des dangers.
Comme le résultat définitif de son ambassade avait été malheureux, sans que toutefois il y eût de sa faute, Louis XIV lui ordonna de se retirer dans son abbaye de Bon -Port. Jouant sur le mot, l'exilé disait qu'elle convenait à sa situation présente. Rappelé en 1702, it reparut à Versailles avec plus d'éclat que jamais. La place d'auditeur de Rote étant devenu*) vacante par la promotion de l'abbé de la Tréraorlle au cardinalat le 17 mai 1706. le roi la donna à l'abbé de Poiignac qui partit de nouveau pour Borne, où le cardinal «!»• la Trémoille, chargé des affaires de la cour de France, eut pour lui les mômes éganls
3 ue le cardinal de Bouillon, et le fit entrer ans presque tontes ses négociations. Clément XI, qui occupait alors le Saint-Siège, honorait d une amitié particulière le uouvel