‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 309 sur 457 · ROM · texte numérisé non relu

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se souviendront do plus que, dans un discours ici lespreuves;jo lésai données ailleurs (16),

et jusqu'à ce que vous ou les vAlres lesayez détruites, je ne vous reconnais pas le droit de la contester.

« Quant à la seconde, c'est-à-dire quant au fait des servitudes de l'Eglise gallicane, je tous renvoie aux témoignages iTArnaud, comité électoral, donUI vient d'être parlé ; do Leibnitz, de Fénelon, de Fleury dans ses

opuscules, du célèbre comte de Maistre, et, pour n'en pus citer un grand nombre d'autres, du savant Hurler avant sa conversion. Loin de considérer le gallicanisme couim6 une source de liberté et d'indépendance, nous le signalons au fond comme un instrument de despotisme et comme la cause radicale de l'humiliation honteuse où se trouvait l'Eglise de France avant la révolution (111. Monlalemhert, avait d'avance savamment et Quelque opinion que vous vous soyez formée éloquemmenl réfutées, vous vous permettez de vous-même, je pense que les éminenls de faire mention de l'Eglise d'Espagne dans écrivains dont je viens d'énuiuéVer les noms les termes suivants : vous imposeront quelque respect; ne vous

« L'Eglise française, Messieurs, a eu la étonnez donc pas qu'appuyé sur ces fort» gloire qu'aucune autre n'a partagée avec autorités, je prétende dresser un nouvel acte eltc.de rester indépendante sans rompre d'accusation contre cette Eglise qu'on appelli avec l'Eglise romaine, sans l'ébranler, gallicane, et que je nomme avec plus de sans l'affaiblir. raison, ministérielle, la distinguant, comme

« Tandis que l'Eglise d'Allemagne, tandis il est juste do le faire, de l'antique elcé- « que l'Eglise d'Angleterre, pour devenir lèbre Eglise de France, avec laquelle les or- « indépendantes, sont sorties de la grande ganes de votre gouvernement voudraient la « unité catholique, tandis que l'Eglise es- confondre, pagnole pour éviter cet inconvénient, est «J'ai déjà rempli ce devoir (18) et je réunirai

prononce a l'ouverture d'un de sos grands établissements diocésains, l'illustre cardinal se montra l'un des plus fermes soutiens de la cause des saines traditions classiques et littéraires. »

Nous ajoutons ici la lettre publiée par le >milé électoral, dont il vieo' elle est adressée à M. Thiers.

« Monsieur,

« J'ai vu dans le Heraldo d'hier, 24 juillet, .'une des feuilles de Vadrid les plus connues en France, votre rapport sur le projet de loi concernant l'instruction secondaire; entre outres assertions dont je n'ai pas è m 'occuper, et que l'illustre orateur, le comte de

tombée dans une dépend/uice servile et a les parties éparses de mon travail pour le pu* subi les horreurs de l'inquisition, l'Eglise blier comme un hommage à la sainte Eglise

française, avec un grand esprit pour législateur, Bossuet, avec un grand roi pour souverain et pour appui, Louis XIV, celle Eglise est restée membre de la grande unité, et avec cela libre et affranchie de la honte sanguiuairede l'inquisition. Tenons « donc pour sacrées , pour inviolables les « mai i nies sur lesquelles elle a fondé cette « orthodoxie indépendante et fière. N'y au-

et pour l'opposer aux fausses maximes répandues par les ennemis de la vérité. Mais il ne faut pas que, jusqu'au jour où paraîtra ce livre, les prélats espagnols puissent passer pour indifférents aux injurieuses accusations que vous portez contre l'Eglise de saint Léaudrc, de saint Isidore, de saint Fulgence, de saint Ildephonso et de tant d'autres hommes illustres qui l'ont gardé*

« rail- il que celle raison, elle suffirait pour et qui la gardent toujours exemple desouil- < éloigner de nous les congrégations relt- lure, fidèle, inébranlable ; c'est pourquoi io « gieuses qui ne professent pas les quatre vous adresse, comme une protestation, la « articles de Bossuel. » conclusion de ce traité sur l'Eglise minislé-

« Par ces paroles, vous attribuez gratuite- rielle dite gallicane. Ce fragment vous suffira ment la servilité à l'Eglise espagnole, la li- pour vous douuer une idée du progrfcque,

sur cet article, les saines doctrines ont fait parmi nous en ces derniers temps. Voici celte conclusion :

« Jo me garderai bien de contester la science et le géuie de Bossuet, mais, dira i-je avec l'Apôtre {Galat. i,8), lors même qu'un ange du ciel, au lieu de cet admirable évêque, viendrait me parler contra la doctrine catholique, je lui fermerais mes oreilles.

« L'Eglise ne se laisse pas surprendre pet « lo génie. La science de Bossuet était « graude, mais nous entrevoyons les limites « où elle s'arrêtait. La science de TcsUl

le, la il

berté et l'indépendance è l'Eglise gallicane; dans re jugement précipité, si je ne me trompe, vous avez commis une double méprise, et vos paroles expriment précisément tout le contraire de la vérité, puisque la première de ces Eglises, celle d'Esnngne, est toujours demeurée indépendante du pouvoir civil; indépendance qui, pour les Eglises, est la liberté môme; tandis que l'Eglise gallicane, a subi ce joug du gouvernement, qui a pour vous tant d'attrait, mais qui, dans l'ordre spirituel, constitue la véritable servilude.

« Quant è la première partie de celte proposition, je me crois dispensé d'en apporter

(16) Dans le livre intitulé : De l'indépendance cokitante de CEglite i" Espagne.

(17) Comme M. Thters pourrait s'élonner de trouver Arnaud et Fleury en si bonne compagnie, il

. bon de le prévenir que ces deux oracles du gal- " se sont vus en mainte occasiou forcés de

convenir que les libertés gallicanes étaien i, po°r l'Eglise de France, de véritables servitudes.

(18) D ms les numéros de la Rerne dt rEipw* et de niranaer, «les 15 janvier, 43 février, 50 jm». 31 aoQi, 31 octobre, 15 et 30 novembre 1813, «* cl 29 février, 30 mars et 50 iuin et août 1614.

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