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rOMK AU PU CAHD1SAL SMLET.
iuihVImo Sirlelo ranl. Stili in C.alabria nalo, linjiis Ecileni* lilnlaii, S. Sedis aposl. liibliothecarlo, llebraicx, Gra>cx, Lal iliaque li ligure perilissimo, humanaram, dtvinanimque discipltnarttiii scienlia dam, enidiiorum el paupe-
rum nairoiio, ac parenli bcocflccniiss.
Ob probiiaiem «jus, pieiaiemque a Pio IV. l'uni, mai. sacro in»unie collejno c:ml. crrato.
Vixil aiiuos lxsj. ObiîiaitnoM. D.LXXXV,
« Ce cardinal 8 été loué par Jean Toscan, Peiramnllarius . André Scol, Sandere, Filli'ice. Antoine Murel, Rcseius, Caracciuli. »
SIXTE IV (François ALESCOLA - RO- VÈHE) naquit le 22 juillet UU, à Celle, hnuigade voisine du Gênes el de Savone. Il avait pour père un pauvre pécheur; mais, après son élévation, d'illustres familles revendiquèrent sa parenté. Enlré dans l'ordre des Frères mineurs, il reçut a PaJoue le doctoral, et enseigna publiquement dans 1rs universités de Bologne, Pavie, Sienne, Florence el Pérouse. Devenu provincial de la province de L'gurie, puis procureur général de son otdre à la cour de Kome , et enfin général , il fut , à la recommandation du cardinal Bessarion, qui avait apprécié son érudition H son éloquence, nommé, en 1404, cardinal-prêtre par le Pape Paul H, auquel il succéda sur In trône pontifical, le 9 snut 1471. [Voy. le Dict. de» Pape».)
SIXTE QUINT (Félix PERKTTI) a fourni carrière à l'imagination des amis du merveilleux , qui ont trouvé plaisant d'en faire un porcher. — La vérité est qu'il descendait d'une bonne famille, originaire de la Dalniatie; que sa famille, quittant une pairie dévastée par les Turcs, vint s'établir au château de Montalle, dans la Marche d'An* cône. En 1518 , son père , voyant son nouveau domaine ravagé dans la guerre que se faisaient Léon X el le duc dTJrbin, chercha un refuge au hameau des Grottes , sur le bord de la mer. C'est lè que naquit Félix, lu 13 décembre 1521. Entré , en 1537, au noviciat chez les Cordcliers d'Ascoli, il mérita par ses talents l'estime de ses supérieurs, et s'attira l'aversion de ses confrères par un caractère inquiet et turbulent, qui subit dans la suite la plus heureuse transformation , puisqu'il se faisait aimer par sa douceur, sou aménité, ses prévenances. Professeur de droit canon à II i mini, en 1544, puis h Sienne, grand inquisiteur a Venise, il eut dans celte ville, avec le sénat, des différends qui le déterminèrent à prendre la fuite. Comme on lui demandait la raison de celle fuite précipitée, il répondit ci riant , « qu'ayant fait vœu d'être Pape a Rome , il n'avait pas cru devoir se faire pendre a Venise. » Sa réputation do grand prédica leur '.'avait précédé dans la capitale du monde chrétien, où il devint consulteur du Soint-
OHice, procureur général do son ordre et théologien du cardinal Buoncompagno (depuis Grégoire XIII), qu'il accompagna su légation eu Espagne. L'exaltation, en
ta dans i 1566,
de PÏe V, son ami,~allail l'appeler a de nouvelles dignités. Elu général des Franciscains, il fui nommé évê'juc de Sun Axata-de Got»,
puis cardinal-prêtre du litre de Saint-Jérôme : c'est alors qu'il prit le nom de cardinal de Montalle, du lieu où résidait sa famille. Il était archevêque de Fermo, et vivait loin des affaires quand s'ouvrit, en 1585, le conclavo où it fut élu pour succéder à Grégoire XIII. (Voy. le Dict. de» Pape».)
SLUSE (Jban Gualter uk), né a Liège, d'une famille noblo el ancienne, annonça de bonne heure les plus heureuses dispositions. Après avoir terminé ses cours de philosophie et de théologie , il étudia la jurisprudence avec tant de succès, que le docteur Sanvort, en lui décernant le laurier doctoral dans un flçe encore tendre, lui prédit qu'il ferait un jour une grande figure dans l'Eglise, et qu'il en serait une des principales colonie*. Appelé à Rome par son oncle, J. Gualter, secrétaire des brefs, pour ►être son coadjuteur, il fut institué par cet oncle son légataire universel. Clément IX admit Sluse au nombre de ses prélats domestiques, el, après l'avoir fait référendaire de l'une el de l'autre signature, il lui confia la charge de secrétaire des brefs, qu'il exerça pendant plusieurs années. Ce Pontife avait en lui la plus entière confiance ; il n'entreprenait rien sans le consulter, aussi bien qu'Innocent XI, qui , voulaut récompenser ses bons services, le créa cardinal le 2 sep» tembre 1686, le jour où le duc de Lorraine reprenait Bude sur les Turcs. Coulent de soo patrimoine et des émoluments de si charge, le nouveau cardinal ne voulut jamais accepter de bénéfice. Il avait autant d'esprit el d'érudition que de désintéressement et de charité. Les brefs et constitutions apostoliques qu'il a rédigés, sont écrits d'un style remarquable. Son application aux fonctions de sa charge, jointe è sa faible constitution , abrégea ses jours. Il mourut a Rome, après uoe longue maladie, le 7 juillet 1687, Agé de cinquanlo-neurans et demi. On lui fil des obsèques magnifiques en l'église de l'Anima, en présence du Sacré Collège. Il fut inhumé auprès do son oncle, duns la chapello de Sainte-Anne, où le baron Sluse, son frère , venu à Rome, lui a fait élever un tombeau de marbre, avec Pépitaplie suivante, composée par le baron, et traduite par lui eu vers français :
ioanni Guaherio Slusio, Leodcnai, S. R. E. diacouo cardinal!.
Aniini «que ingeuii dolilms cumulali»mto, Morilius, aapieoiia, piclaïc prxslaulivdmo Larjiialcmegrnos.bviwuccnua luoiuiiesclbikissituo; Cujus doclrinaî iiislruilissima mldiotlicca, l'tudculis diflkillima munia, Mcrttornm etninentissima diguiias
Pêne iinpar argumentant ; Sludiutn veru commune bonum.
Purpura commune gnudium, Ouilti» commune deirimeulum , Prope supra (idem el eseitipluui einilcre. Ni Ail auuus lia, inensea v. dk'S aaiv : uluil Amio salmis MUCLXXXYII, iioui» Julii.
Frai ri amanmsimo munuiueulum prnii curavrl. Pelrus Aloysius Slusius S. K. J. huer baru, cic
Ce Pierre Louis, baron de Sluse, seigneur