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de Hapertingcn, était conseiller d'El «t et du conseil privé de l'évéquo-prince de Liéure.
SOBRED, créé par le Pane Luce en 118-2, diacre-cardinal du titre de Sainle- Mnrie in Via (aie, puis prêtre du litre de Sainte-Prisque, légnt en Lombard ie, a Venise, en France, en Syrie, mourut ea 1111.
SODERINI. — Foy. François.
SOGI.IA. — Nous lisons dnus l'Univenâu 20 avril 1856 :
« Le Sacré Collégo vient de faire une nouvelle perte. S. Em. le cardinal Jean Soglifl, évêque d'Osimo, dans la Marche d'Ancône, est mort le 12 aoûldans sa ville épiscopaie. Né le 11 octobre 1779, à Casola Valsenio. diocèse d'Imola, il fui créé cardinal dans le consistoire «lu 19 février 1838 cl
J>ublié dans relui du 18 février 1839. Il avait o titre presbyléral des Quatre Saints Couronnés, et après dix-huit ans de cardinalat, il est mort dans la 78* année do son Age.
« Le cardinal Soglia a élé mêlé sut affaires et aui graves événements de 1848. Malgré son âge déjà avancé, et les embarras de la situation, il se fit un devoir de répondre à l'appel que Pie IX fit alors à son dévouement. Secrétaire d'Etal sous le ministère Mamiani et sous celui de l'infortuné Rossi, il vit se développer la révolution et se consommer la trahison qui renversait le trdne pontifical. Rendu au repos par la retraite de P*e IX a Gaëte, il n'a plus quitté son diocèse qu'il administrait avec zèle et sagesse depuis dix-sept ans
« Il ne faut pas demander ce qu'a laissé le passage au pouvoir de ce prince de l'Eglise. C'était le temps du régime parlementaire, et le Pape était déjà à moitié détrôné. Le secrétaire d'Etat ne pouvait guère autre < hose que mettre les gouvernements cathetliques en garde contre les déclamations et l'astuce du ministère responsable, et protester contre les empiétements de* chambres. On a conservé le souvenir d'une anecdote dont Mamiani fut le héros ou le jouet, comme on voudra:
« Le cardinal S->glia avait écrit à Mgr Viale- Prela, nonce à Vienne, une dépêche dont une partie était en chiffres. Dans la partie non chiffrée, le secrétaire d'Etat priait le nonce d'avertir la cour d'Autriche que le langage tenu è la chambre des députés par le ministère était en formelle opposition avec les vues et les instructions du Saint- Père. Ce commencement donnait au président du ministère, on lu croira sans peine, une forie envie de connaître le reste, mais il fallait une clef pour les chiffres, et où la trouvor? La dépêche fut affichée sur tous les murs de Rome et l'on offrit une récompense à celui qui donnerait l'explication des signes écrits en chi lires. L'appel fut fait en vain, cl l'embarras du ministre loucha le cardinal. Mamiani l'étant venu voir, il dit au noble comle : « Monsieur le comte, je veux vous faire un cadeau. — Lequel ? réoondi» le ministre. — Vous avez promis,
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continua le secrétaire d'Etat, une récompense a celui qui vous lirait la partie chiffrée de ma dépêche au nonre de Vienne; je veux vous la faire gagner. » Prenant alors dans un tiroir de son bureau un carton découpé, le secrétaire d'Etat le remit au ministre, en l'invitant a l'ajuster sur la dépêche, l'assurant qu'a l'aide de ce moyen il la lirait facilement. C'est ce que fit le minisire, et il put s'assurer que le document diplomatique ne mettait en péril ni l'honneur ni l'intérêt de l'Etal, ni même l'oxislence d'un ministre si peu digue delà confiance du souverain. ■
Le cardinal Soglia est auteur d'un eieellenl Cours de droit canon.
SOLARO DI VILLANOVA SOL ARA (Pact- Jo«efh), né en Autriche en 17(3, évéque d'Aoste, fut fait cardinal en 1816 par Pie VII. Il mourut en 1821
SOMAGLIA (Julbs-Msbib délia) acquit à Plaisance d'une famille noble, ie 9 juillet 1714. — Il fui tenu sur les fonts de bap tême par le cardinal Albéronl, né aussi dam cette ville, et qui s'y trouvait momentanément. Ce prélat octogénaire et toujours turbulent, n'ayant plus l'Espagne à gouverner, méditait depuis longtemps sur les moyens a employer pour réunir aux domaines de l'Eglise la république de Sanit-Marin, qui s'y trouve enclavée. Il donna les prénoms do Jules-César a son filleul qui, dans la suite, se destinant è la carrière ecclésiastique, jugea plus convenable de les changer en ceux de Jules-Marie. Le jeune homme fit d'excellentes éludes, et l'infant, due de Parme, qui portait intérêt è sa famille, le recommanda è la cour de Rome, ce coîur du catholicisme, d'où partent sans cesse pour les différents points du globe des déciu'ous toujours si sages et si prudentes. Bien accueilli par Clément XIII, moins en foveur sous Clément XIV, Somaglia fui surtout remarqué par Pie VI. Aux qualités de l'âme il joignait les avantages extérieurs, uoe Mille élevée, une figure noble et gracieuse. I-e Pontife, qui tenait beaucoup a la maRni&« cence du culte, le chargea d'une partie du cérémonial ; el le prélat s'éprit tellement d« ces fonctions que, dans la suite, il rechurclw celles de préfet des cérémonies, dont il s'acquitta avec un plaisir toujours nouveau jusqu'aux derniers moments de sa vie. C'étaient des distractions pour lui, qui était fait pour des occupations plus hautes. Chargé de la rédaction des bulles, il prépara les éléments de l'allocution où Pie VI, eu 1793, annonça la mort du roi-martyr. Kuliu, deux ans apf* il fut élevé a la dignité' do cardinal. En décembre 1797, lors du l'émeute qui coûta la vie au général Duphol, le cardinal délia Somaglia, envoyé par le Pontife au-devant d« furieux , fit de vains efforts pour rétablir l'ordre. Quelques jours après, sous prélexie de venger lu général, les troupes françaises occupèrent Uotue. Pendant que Pie VI, po* sonnier, était traîné de ville en ville, on jei* aussi eu prison le cardinal. Parvenu à réchapper, il se réfugia eu Toscane. De