‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 340 sur 457 · TOMBEAU DU CARDINAL DE TOURNON · texte numérisé non relu

TOMBEAU DU CARDINAL DE TOURNON

D. 0. M. ^Clcrnxque mémorise.

Francise! a Turnone episcopi Osliensia, sacri Cardiualium collegii decaiii, Ecclesix Lugdunensts anlistilis, Galliarum primalis, qui post impensam Cbrisiinnissimis regibn», Franciso I, Heuricoll, alieri quoque Francisco, poslremum CaroloIX utuximis iu rebut ait nos l, felicem ac memorabilem operam, post procurâtes singu- . lari litle, et non medioenter ancias regnm, populique Gallici maximas ulilitales. pust saîpc coinposilos, paciflcalosque gravissimos, et pe~ riculosis>imos bcllicorum dissidiurum xttus, post conciliitos, qimlies res lulil, Suminoruui. PoiuiOcum, et magnorum principuin animoa, post assena m invicia aiiiiai constautia adversus Catliolicoruin Inmultus calholicae doctrine verilatem, denique post exhibiium tu o uni vitas parie pra^clarum, inlegcrriinum ac picnlisti- ■uum puuiificis spécimen, extruclo boc lapide quadralo gyimusio, sapienliae, pietalisque acadeinia institut», cl Societalis Jeso, enne perpeluo iradiu, Duo optimomaximo totbonorum auciori a ni ma m pie cotuinuiidavit, ac reddidit anno Cbrisli M. 1>. LXII, decimo Kal. Maii, su lis aux lixiii, apud Sanctuui Oermauuin iu Laya.

(Fojf. le card. Vincent l,aurk, aon ancien domestique; — T. Roluer (abbé du Moustier S. Jean) ; Hilar. Costb ; — Sadolet ; — Lambin.)

I TOURNON ( Charles-Thomas Maillard d'un cœur humilié et brisé de douleur, reçut os), ué à Turin, le 21,décembre 1668, était le sacré viatique et le germe précieux de le second fils de Viclor-Amôdée Maillard, l'immortalité où son esprit haletait ; tracé , ' comte de Tournon et marquis d'Albv, mipou r l'instruction de sou neveu le seigneur nislre d'Etat du duc de Savoie, chevalier de comte de Tournon, des préceptes semblables l'Annonciade, et gouverneur du comté de à ceux des anciuus patriarches; donné congé Nice. Cela n'empêchait pas Voltaire de préau soin et au souvenir des affaires du monde senter le saintcardinal comme un aventurier, et de toutes les créatures, il se relira tout « prêtre savoyard nommé Maillard, qui avait entier en la compagnie des pensées qui l'en- pris le nom de Tournon : » pourvu qu'il pût

mis, avec tout le clergé, de sortir de l'assemblée, pour n'avoir pas les oreilles souillées de si puants blasphèmes. Ce qui ne servit pas de peu & étourdir l'audace de ce frelon éventé, qui fut depuis plus retenu en son discours, et ôta le sujet aux gens de bien de reprocher au cardinal, dans la dignité du rang qu'il tenait, d'avoir eu plus de crainte de perdre les bonnes grâces de la reine que de résolution à maintenir les droits de l'Eglise.

m Le colloque achevé donna commencement à de nouveaux troubles; le cœur et l'orgueil en enfla a la faction huguenotte, qui attenta , où elle était la plus forte, de ravir les églises aux Catholiques ; et le dérèglement de toutes choses fut si universel et si débordé, qu'étant aisé a un chacun d'en reconnaître le principe, il ne fut au pouvoir de personne d'en arrêter le cours. On convoqua h Saint Germain une assemblée des notables , où il fut délibéré que les hérétiques rendraient les églises qu'ils avaient saisies, leur étant néanmoins permis de bâtir des temples et de faire leurs prêches hors des villes, qu'il ne serait loisible à personne de porter des armes, et que les disputes conlentieuses en matière de reliligion seraient défendues. Mais il fallait de plus fortes écluses pour arrAlèr le débordement d'Un torrent si excessivement enflé. On se piqua contre ces ordres, et ne vit-on depuis que divisions dans les familles, séditions dans les villes, révoltes dans lus provinces, et un forcéuemeul général de l'hérésie, qui jeta le feu, le sang et le désordre dans tout le royaume.

c Le vif ressentiment dont le cardinal se trouva saisi à la vue de si funestes désordres, lui altéra sa santé déjà un peu affaiblie par les travaux extraordinaires de sou esprit. Il tomba malade a Saint-Germain, et commença aussitôt d'étudier les moyens de faire une heureuse sortie du monde, sans se divertir a d'autres soins et sans démettre en rieu cette généreuse vertu qu'il avait montrée en tout le cours de sa vie, h aucune lâcheté en l'attente de sa prochaine Ou. Il fil pour cela appeler de Paris le P. Polanque, Jésuite, qui y prêchait en lutin, en divers collèges, aux étudiants ; soutenant de ses discours la foi, que les erreurs modernes avaient fort ébranlée; homme très-capable de fournir aux assistances spirituelles qu'il prétendait de lui en une si importante occasion, et do Je préparer, comme il flt, au bonheur d'une mort qui ne démentit point l'honneur et la grandeur des actions de sa vie.

« Donc après avoir confessé tous les pé- , chés du sa vie passée, avec les sentiments

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HICTIONNAIUE

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