‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 76 sur 457 · TOMBEAU DO CARDINAL BE1IB · texte numérisé non relu

TOMBEAU DO CARDINAL BE1IB

Petro Rembo palricio Vencto

Ob eju» sinutilares virilités a Patilo III.

Pont. Max. m Sacrum Collegiuro coopta 10.

To rau a lus Boni bu s P.

Obill xv. Kal. Febr. MDXLVII.

Vixil annos lxxtl, M. VII. D. XXVIII.

AITBB.

0 Tusca», o Latte If usae decus, opitme vates. Et VeneUc scriptor nobilis' hislorix,

Plens libi purpureos flores, spargiiqoe recentem Ailriacum pclagiis, Tibris, et Arnus aquain.

El nymphae Inscribuni lumtilo, hoc mîscrabile car- Mors rapuit Benibum, delicias bominum. [mon.

L'évôque Jean Case a écrit également la Vie de ce cardinal. Matthieu Toscan et Capace lui ont dressé dos Eloge».

BENOIT, qui vivait dans fe *r siècle, fut créé cardinal par le Pape Urbain II , et Pascal 11 l'envoya comme légal en France, où il assembla un concile à Poitiers. — 11 y excommunia le roi Philippe l'r, qui avait répudié la reine, sa femme, pour épouser Bertrade — Après la mort de Pascal, Benoît, retourné à Rome, assista à l'élection de Gélase. ( Foy. Omuphrb; — Baronics; — Aubbry, Histoire de» cardinaux.)

BENOIT, créé par Innocent III, en 1200, prôlre-cardinal du titre de Saiule-Suzanne , fut évêque de Porto et légat à Conslantinople.

BENOIT X (Jean Mmcius), était évêque do Velletri, et fils de Gui Mincius, de In noble famille des comtes de Tusculane. Il avait été créé cardinal par Léon IX.— Le Papo Ktienne IV avait è peine fermé les yeui, qu'une réunion tumultueuse, composée en partie de gens armés, éleva [1058] Jean sur le Saint-Siège, au mépris de la recommandation qu'il avait faite de ne rien terminer avant le retour d'Hildebrand , qu'il avait chargé d'une mission en Allemagne. Cet homme célèbre étant revenu de son ambassade, fit oroeôder à une élection régulière à Sienne. On y nomma [1059] Gérard, qui prit le nom de Nicolas II. L'antipape, informé qu'on allait le déposer dans un concile, reconnut sa faute, alla se jeter aux pieds du Pontife, qui lui pardonna, et lui permit de vivre dans l'église de Sainte-Marie-Majeure, mais sans pouvoir exercer aucune fonction du sacerdoce. On croit qu'il mourut peu après, dans la même année 1059. Il figure toutefois, sous le nom de Benoit X, dans la suite des Papes légitimes.

BENOÎT XI (Nicolas Bocasini), fut élevé sur le Saint-Siège, en 1303, et succéda à Boniface VIII.— Il était Ois d'un berger, on, selon d'autres, d'un greffier de la Marchs Trévisane, où il naquit en 1240. Entré à l'â^e dequatorzeanschezles Dominicains, il y apprit les belles-lettres et la théologie,el lesy en

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soigna pendant l'espace de vingtannées. Il so fit tellement remarquer par sa science et sa vertu, qu'il fut élu successivement prieur, provincial de Lômbardie, et enfin, en 1296, général de son ordre , dans le chapitre tenu è Strasbourg. Boniface VIII le créa cardinal en 1298, lui donna l'évêché d'Ostie, et l'employa dans diverses négocialinns importantes.—- Foy. le Dictionn. des Papes,

BENOÎT XII, religieux de l'ordre de Ctleaux, avait été nommé Jacques Fournier, sans doute parce que son père était boulanger, et, par allusion è son habit, le Cardinal blanc— Né à Saverdun, au pays de Foii, sur l'Ariége, dès qu'il cul achevé ses éludes dans son ordre, il alla se faire recevoir docteur & Paris. Élu abbé de Fondfroide, au diocèse deNarbonne, il devint successivement évêque de Pamiers, de Mirepoix, cardinal en 1327, et enfin Pape après Jean XXII. Son élection se fil le 20 décembre 1334 à Avignon, où il fui couronné le 5 janvier suivant. Il avait élé nommé sur le refus du cardinal de Coininges, à qui le parli français voulait imposer pour condition de no point aller siéger h Rome, ce qu'il repoussa, en disant qu'il aimait mieux renoncer au pontifirat, voyant tous les dangers dont il était entouré. Tous les suffrages se portèrent alors sur Benoit, qui dit aux cardinaux : « Vous avez bien mal choisi.» Ces paroles étaient dictées par la modestie et l'humilité, car c'était un nomme d'un grand savoir.— l oir, pour la suite, le Dictionnaire des Papes.

BENOIT XIII, antipape, connu sous lo nom do Pierre os Lune, était fils de Jean- Martin de Luna; il naquit à Caspe, nu, selon d'autres, è Huesca, dans lo royaume d'Aragon. — Il étudia d'abord la jurisprudence civile et canonique; mais son inclination le portait à la guerre. En e.Tet, pendant les

guerres de Caslille oniro Pierre le Cruel et [enri de Trislamarre, il porta les armes en faveur du dernier, Depuis, il reprit l'étude du droit, et vint à Avignon, où était transféré le Saint-Siège. Il enseigna le droit dans l'université de Montpellier, avec beaucoup de réputation, et fui pourvu de l'archidiaconé de Sarragosse, puis de la prévôté de Valence en Espagne. Enfin [1375] le Pape Grégoire XI le créa cardinal du titre de Sainle-Marie in Cosmedin. Ce Pontife, qui consultait le nouveau cardinal sur toutes les affaires importantes, le nomma un des commissaires chargés d'examiner le livre des Révélations de sainte Brigitte. Depuis, anrès la morl de Grégoire XI, arrivée en 1378, le cardinal de Luna se trouva à l'élection de Clément VII, et le suivit à Avignon, abandonnant Urbain VI qui élait à Rome. Clément l'envoya légat en Espagne, puis en France, où il fut presque toujours accompagné de saint Vincent Ferrier. Luna affectait de parler continuellement contre le achisme, affirmant que, s'il élait à la place d'un des Papes, il ny aurait jamais de considération assez puissante pour l'empêcher do travailler à la réunion des fidèles sous

un même chef. Cependant après la morl de Clément, arrivée le 16 septembre 1394, les cardinaux de son obéissance entrèrent dansle conclave, au nombre de vingl-deux le 26 du même mois, et le 28sui vant, ils élurent Pierre de Luna, qui prit le nom de Benoti XIII. Avant l'élection ils avaient fait un acte, sigué par tous, dans lequel ils promettaient que celui qui serait élu , renoncerait au pontifical, lorsqu'il en serait requis par le Sacré Collège, pour mettre fin au schisme. Benoit oublia bientôt celte promesse, et fut inébranlable a toutes les instances qu'on lui fit de s'en souvenir. Lorsque le roi Charles VI, le clergé de France, Puniversilé de Paris.et divers princes de l'Europe l'engagèrent à céder, il éluda leurs demandes, puis il promit de leur donner satisfaction, pour avoir ie temps de prendre des mesures contraires: enfin il leva le masque, et refusa ouvertement de tenir ce qu il avait prorois. Oi l'arrêta à Avignon, mais il trouva moyen [1402] d'en sortir déguisé, et il se relira è Château- Renard, en Provence, où il trouva quelques Iroupes pour sa garde. Dans le concile de Pise, tenu en 1409, Benoit el Grégoire XII furent déclarés schismaliques, violateurs de leur foi, et déchus du droit qu'ils prétendaient au pontificat; cette déclaration eul lieu dans la 14* session tenue le 5 du mois do juin ; et, le 26 du même mois, les cardinaux étant entrés au conclave y élurent Alexandre V. Benoit, loin de céder, créa de nouveaux cardinaux , après qu'il eut été abandonné par la plus grande pariiedeceux qui l'avaient élu. C'est de lui que Jean Gerson, chancelier de l'université de Paris, dit hautement qu'il n'y avait que l'éclipsé de celle lune fatale qui pût rendre la paix a l'Eglise, faisant allusion au nom de Benoit, qui, en 1417, fut encore une fois excommunié ot déposé dans le concile de Constance. 11 se retira dans une petite ville du royaume de Valence, nommée Paniscola, et y mourut en 1424, après avoir vécu trente ans dans le schisme, et avoir obligé deux cardinaux ou! le suivaient, à élire pour Papo Gilles deftfunion, Aragonais, ehanoinede Barcelone, qui se fit appeler Clément VIII.— Yoy. l'Hisl. de ce schisme, écrite par Dupci et par Thierri de Niem jusqu'en 1410. — Yoy. aussi Froissaro; — Ônuphre; — Genebrard; — Sposds; — Bzovius ; — R ayn aldi, etc.

BENOIT XIII (Pierre- François-ORSifrt, 00 des Uhsins), Pape, élu le 29 mai 1724, et successeur d'Innocenl XIII, naquit à Rome le 2 février 1649. — Ferdinand Orsini , son père, était le dixième duc de Gravina, dans ie royaume de Naples , d'une maison qui avait eu un cardinal dès 1145. Sa mère, Jeanne Frangipani, élait fille du duc de Grième, de la maison des Frangipani, où la

Sualilé de sénateur romain est héréditaire, elle branche des Orsini était cadelle de la branche des ducs de Bracciano, qui jouissaient des honneurs du soglio à Rome, et dont le dernier mourut en 1698, ce oui a fait passer ces honneurs aux ducs de Gravina, qui en sont en possession depuis 1718. Lo

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jeune Orsini, issu de celle famille, reçul une éducation conforme à sa naissance. H étudia les lettres et l'histoire, la philosophie, le droit civil et canonique, en un- mot, tout ce qui pouvait un jour le rendre capable des plus grandes affaires ; mais ses plus rapides progrès furent dans la piété, dont sa vertueuse mère lui donnait à la fois le précepte et l'exemple. Cette dame, dont la tendresse s'opposa quelque temps à la vocation de Pierre-François, en eut depuis une semblable, et mourut, en 1700, professe de l'ordre de Saint-Dominique, au monastère de Gratina, fondé par ses libéralités. La crainte de lui déplaire empêcha les supérieurs de cet ordre, à Naples et aux environs, de recevoir Pierre François parmi eux. Mais le désir de répondre à la voix de Dieu qui l'appelait, lui suggéra le prétexte de voyager en Italie, pour quitter Naples el se rendre a Venise ou il prit l'habit, le 12 août 1667, des mains du P.Vincent-Marie Gentile, depuis archevêque de Gènes , qui lui fit prendre ses deux noms de Vincent-Marie.

Sa retraite fit du bruit dans le monde; le duc de Bracciano, et le cardinal Virginio Orsini, son frère, en portèrent leurs plaintes a Clément X, qui voulut bien, a leur prière, examiner lui-même la vocation du novice. On l'appela à Home, et sa fermeté dans le parti que la grâce lui avait inspiré de prendre, charma le Saiut-Père, qui, le dispensant de fix mois de noviciat, lui permit de faire profession dès le 13 février 1668. En 1670, il soutint, aux applaudissements des auditeurs, des thèses de Ihéologie è Bologne, durant le chapitre provincial ; et, en 1672, il eu fit autant à Venise, en présence du sénat, de plusieurs prélats, et de tout ce qu'il y avait de personnages distingués. 11 devait ensuite prêcher le Carême a Bologne, et de là se rendre è Brescia, où l'on assemblait de jeunes profès, dont il devait être le professeur de philosophie; mais la Providence en disposa autrement. Le mariage de Dominique, duc de Gravina, son frère, avec une nièce do cardinal Allieri , neveu de Clément X, procura a ce Pontife l'occasion do remarquer le mérite du jeune religieux, qui Tenait d'être ordonné prêtre; et se persuadant avec raison qu'il serait plus utile à l'Eglise dans une position plus élevée, il déclara le 21 février 1672 que frère Viocent- Marie Orsiui était le cardiual qu'il avait réservé ut petto h la promotion du 2k août 1671. Celui-ci eut beau opposer son incapacité, el la crainte de s'égarer des voies du salut dans une dignité è laquelle il ne se croyait pas appelé de Dieu, Clément X Lui commanda, par un bref du 1" mars, de l'accepter, et donna ordre ensuite à son général de l'amener è Rome, où .il ne fut pas plutôt arrivé, que, sans s'arrêter à ses prières et à ses larmes, le Pontife lui mit lui-même la ca toile sur la tête. Les deux années suivantes, il fut nommé préfet de la congrégation du Concile, et agrégé è plusieurs autres congrégations. Il fut aussi de celle assemblée de savants, qui se tenait dans la bibliothèque

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de la Propagande, et où l'on traitait principalement des conciles, matières que depuis il s'appliqua toujours à étudier, ainsi que l'Ecriture et les Pères. On peut voir quelles étaient ses connaisse ncesen ce genre dans les ouvrages qu'il a publiés pour le bien des trois diocèses qu'il administra successivement.

Son affection pour son ordre, dont il était le quarante-huitième cardinal, le portait de temps en temps à demander pour lui quelques grâces qu'il obtenait toujours: mais celte affection,quoique louable, lui fil moins d'honneur que son attachement inviolable a observer strictement toutes les pratiques de la règle de Saint-Dominique. Les autres dignités ecclésiastiques où il fut élevé dans la suite, la papauté même, ne lui firent rien changer au genre de vie qu'il avait embrassé. Le 17 janvier 1675, il fui fait archevêque de Manfredonia, dans la Capilanate, ajrant préféré ce siège, qui est pauvre, & celui deSalernc, que lui offrait le Roi Catholique. 11 fut sacré le 5 février par le cardinal Allieri, et se rendit aussitôt à son église, au bien de laquelle il travailla avec un zèle, dont ses lettres pastorales et le recueil des synodes qui y avaient été tenus par le cardinal Gallio, sont des témoins toujours vivants. Ce diocèse se ressentit de ses soins paternels, après même qu'il l'eut quitté , le 22 janvier 1680, par

I ordre d'Innocent XI, pour gouverner celui de Césène. Car ayant appris que, dans le diocèse qu'il quittait, on souffrait d'une ex-i trême disette de grains, il acheta des blés dans la Romagne, où est Césène : et parco qu'on voulait en empêcher le transport, il se chargea lui-même de les conduire jusqu'à Manfredonia, où il les fit distribuer aux pauvres. Ses réglementa pour le bon ordre de la ville et du diocèse de Césène, et ses Lettre» pastorales au clergé, témoignent que son zèle pour le service de Dieu, et le salut des peuples confiés è ses soins ne se ralentissait point; mais celte église ne le garda que six années. Le Pape Innocent XI, qui connaissait son mérite, voulut étendre la sphère du bien qu'il répandait, el lui confia, le 8 décembre 1685 , l'archevêché de Béoévent.

II était dans cette dernière ville, le samedi & juin 1688 , lorsqu'un tremblement de terre , qui la renversa presque entière* ment , ruina le palais archiépiscopal, où il élait resté seul avec un gentilhomme. Ils furent précipités l'un et I autre du second étage jusque sur la voûle de la cave. Son compagnon fui écrasé sous les ruines, mais l'archevêque n'eut que de légères blessures, quelques bouts de cannes de roseau ayant formé sur sa tête une espèce de (oit, sous lequel il avait la faculté de respirer. On le tira de là au bout d'une heure el demie; le soir même il prêcha hors do la ville, le saint Sacrement à la main, et administra le saint viatique a un malade : et parce qu'il attribuait sa conservation è l'intercession de saint Philippe de Néri, il alla à Naples, dans le couvent de son ordre, d'où il se rendit nu-pieds è l'église des Pères de l'Oratoire, où repose le corps do ce saint. Bôué-

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vent , rebâtie plus belle qu'elle n'était auparavAiil, l'a reconnu pour son restaurateur dans des monuments publics et durables. Elle lui a encore d'aulres nbligalions : les synodes qu'il y a tenus, d'année en année, et qu'il a fait imprimer; le recueil des conciles de celte province, au nombre de

dit-neuf, et qu'il a enrichi de ses notes; les sistoirê secret le 20 janvier 1727, avec pereapitulaircs a

à me gouverner. * Bientôt il allait 6tr* an» pelé aux emplois éminents. Eu 172V.il était nommé archevêque titulaire île Théodosie par le Pape Benoit XIII. En 1726, aussitôt après la mort du cardinal Bussi, il était désigné pour lui succéder dans l'évêchéd'Àn* cône, qui fut proposé pour lui dans un con-

l'église métropolitaine, les règles du séminaire, tout ce qu'il a publié pour le bien de la ville et du diocèse, et ses écrits pour lâcher de prouver qu'on y conserve le corps de l'apôtre saint Barthélémy. l.e Papo Innocent XIII désira l'avoir pour successeur dans l'archevêché de Naplos , qu'il ne nul lui faire accepter. Clément XI l'ayant fait entrer dans I ordre des cardinaux-ôvêques, il opta, ou 1704, pour l'évôchô de Frascati, et, en 1715, pour celui de Porto, comme sous-doyen du Sacré Collège; mars il en destina la plus grande partie des revenus à la fondation d'un hôpital à Porto, <>t le reste a la réparation d'une église. Les ecclésiastiques réfugiés à Rome, a la suite des Affaires dos immunités du royaume do Sicile, ressentirent en même temps les effets de sa charité. On ne le voyait que raremont à Rome, l'estime des Papes et des congré-

mission de conserver, sous le bon plaisir de Sa Sainteté, toutes ses charges, a Pcx* ception de l'avocature consistoriale et de son canonicat de Saint-Pierre. Il avait été nommé cardinal dès le 7 décembre 1726, mais, réservé in petto, il ne fut déclaré quo le 30 avril 1728. En septembre suivant, il était nommé député de la congrégation du Saint-Oflko. En 1731 , il recevait Ta rchevè. ché de Bologne, vacant par la mort du cardinal Buoncoropagnoni. Dans toutes ces fonctions, sa conduite fut exemplaire, il déploya de grands talents et de rares vertus. Visites, synodes, instructions, il ne néglifs'oait rien dans l'exercice de son ministère. Il fut élu Pape le 17 août 1740. (Voy. le Dictionnaire des Papes.)

BENTIVENGA DE BENTIVENGIS, né è Aqua-Sparla, pe'ile ville dans l'Ombrie, prit l'habit de religieux dans Tordre de Sninl-

gatious, qui lui renvoyaient souvent la con- François. — Pendant qu'il était gardien a

naissance des affaires les plus difficiles du Todi, vers 1276, il gagna los bonnes grâces

royaume de Naples, n'étant pas capable de de l'évôque Pierre Cajetao , qui, transféré

l'y attirer; et ce n'est que pour celles qui sur le siège d'Anagni, fit donner, parle Pape

exigeaient sa présence qu'on obtenait qu'il Jean XXI , Pévèché de Todi à Bentivenga.

quittât pour peu de jours son diocèse. Il s'en Celui-ci devint confesseur du cardinal Jean

présenta une , en 1716 , Clément XI l'ayant Cajetan, de la maison des Ursins , qui fui

destiné, è l'occasion des mouvements des Pape sous le nom de Nicolas Ill.etùuilui

Turcs, pour aller on Allemagne en qualité donna en 1278 le chapeau de cardinal. De-

de légat a latere: mais il fit remarquer lui- puis, il le nomma encore évêque d'Albeel

même les inconvénients de cette légation ; grand pénitencier de l'Eglise. Bentivenga

et quand on se fut rendu à son avis , il re- mourut è Rome, vers 1290. — (Voy. Wadiv

tourna a son diocèse, dont on ne put le eus, in Annal. Minor. — Cuconils, in Vitn

tirer, ni en 1719, ni en 1721, pour être doyen du Sacré Collège. Il fut élu Pape, malgré lui , en 1724. (Voy. le Dictionnaire des Papes.)

BENOIT XIV (Prospeb Lambbrti*i) , de l'illustre famille de ce nom , naquit a Bologne, le 13 mars 1675. Doué des dispositions les plus heureuses , il fit de rapides progrès dans ses études, qui embrassèrent toutes les branches des connaissances humaines. Aussi fut-il lié avec tous les hommes célèbres de son temps , sans distinction d'opinions , aussi bien avec Voltaire qu'avec le savant Bénédictin Monlfaucon, qu'il connut à Rome, et pour qui il professait la plus grande estime. Entré dans l'état ecclésiastique, il devint chanoine de la basilique de Saint-Pierre de Rome, consulteur du Saint-Office, votant de 1a signature de grâce, promoteur de la foi et avocat consisiorial. Il fut encore déclaré

Pontif. — Aubbrv, Bist. des cardinaux, etc.)

BENT1VOGLIO (Gui), né b Ferrare, en 1519, fit de brillantes éludes à Padoue.— U y était en 1597, lors de la mort d'Alphonse, duc de Ferrare. César? son cousin , prétendait lui succéder, mais il rencontrait l'opposition du Pape.. Le marquis Hippolyle Bonlivoglio, frère de Gui, ayant pris le parti de César, se mit h la têlo de ses troupes. Lo cardinal Aldobrandin, neveu du Pape Clément VIII, qui commandait celles de l'Eglise, en fut extrêmement irrité. Gui quitta Padoue pour se rendre auprès d'Aldobrandin, et tâcher de calmer sa colère. Il en vint heureusement à bout ; il contribua môme à la paix qui fut conclue peu après, et qu'il avaii déjà négociée avec le cardinal Bandini, légat de la Romagne. Après ces succès, Gui fut bien reçu du Pape , qui vint è Ferrare, et lui donna une charge de camérier secret.

secrétaire de la congrégation du Concile, le en lui permettant d'aller achever ses éludes 30 décembre 1717 , et canoniale de la sacréo à Padoue. Lorsqu'il eul fixé son séjours Pénilencerie lo 1" mars 1722. Il exerçait Rome, il s'acquit l'estime de tous les gens

simultanément toutes ces charges, ce qui lui faisait dire : « Ou me suppose un homme 4 trois lêtes , h raison des charges- dont on m'accable ; il me faudrait une âme pour chaque place , et la mienne suffit à peine

de bien par sa conduite, sa prudence et sa vertu. En 1607, il fui envoyé, comme nonce, en Flandre, où il resla jusqu'en 1615. Bn 1616, il fut nommé à celle de France, qu'»1 occupa jusqu'en 1622. Il s'acquittait si di-

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giiement de ces emplois, que le Pape Paol V le créa cardinal dans la dernière promotion qu'il fit [1631] un peu avant sa mort. Bentivoglio était alors en France, où toute la cour, et«le roi Louis XIII, le félicitèrent sur sa nouvelle dignité. Ce prince le chargea depuis de la protection de France en cour de Rome, où il fut reçu avec les plus grands honneurs. Urbain VIII n'eut jamais d'ami plus sûr et plus désintéressé que Benrivoglio. Ce prélat, dont la droiture égalait le savoir, entendait parfaitement les affaires. Il était aimé du peuple, estimé des cardinaux. On ne doutait point qu'un homme si distingué ne fût élevé au pontificat après la mort d'Urbain VIII , arrivée le 29 juillet t64i. Cependant le Ciel en disposa autrement, car le cardinal Bentivoglio étant entré dans le conclave pendant Tes chaleurs, qui sont insupportables à Rome , passa onze nuits sans pouvoir dormir; celte insomnie lui donna une fièvre dont il mourut le 7 septembre de la même année 16H, âgé de soixante-cinq ans. Ce grand homme a laissé des ouvrages qui feront passer son nom a la postérité. Les plus importants sont l'Histoire des guerres civitet de la Flandre, imprimée en italien è Cologne, 1634, in-fc"; des Lettre*, des Mémoires, etc. Ses Mémoires ont été traduits de l'italien en français, par Kabbé de Veyrac, Paris, 1713, 2 vol. in-12. Toy. Gualdo Priorato, Scena de gli huom. Ilusl. d'Haï. — Nit.ius Erythrobcs, Pinac. //. imag. illustr. — Alinfus , De script, sœculi xvii, etc.)

BENTIVOGLIO (Corneille), né a Ferrare, le 27 mars 1668, fut successivement gouverneur <Je Montalto, le 2 décembre 1698, clerc de la chambre apostolique, octobre 1706, et commissaire des armes de l'Etat ecclésiastique, le 1" août 1707. Déclaré nonce ordinaire è la cour de France, le 24 octobre 1711, Il fut nommé archevêque de Car- Ihage , le 16 mars 1712, et sacré le 3 avril suivant, par te cardinal Paulucci. Il partit ensuite de Rome pour se rendre en France, où il eut sa première audience du roi , à Fontainebleau , le 19 juillet de la même année. Il fit son entrée publique à Paris le 23 octobre, et eut, le 25, sa première audience

Subliqne du roi a Versailles, accompagné ans ces deux circonstances par le eomte d'Harcourt, de la maison de Lorraine. Après s'être acquitté de sa nonciature à la satisfaction des deux cours, il obtint, 26 septembre 1719, son audience de congé du roi , et partit de Paris [16 octobre] pour retourner en Italie. Avant qu'il y fût arrivé, le Pape Clément XI l'avait créé cardinal. Il fit son entrée publique à Rome, en cette qualité, le 21 janvier 1720, et, le 25 du môme mois reçut le chapeau dans un consistoire public. Il fut ensuite légat en Romagne. Le roi d 'Espagne l'ayant déclaré son ministre à la cour de Rome, il quitta la légation de la Romagne, et se rendit è Rome [13 septembre 1726] pour y prendre soin des affaires de S. M. Catholique , dont il était encore chargé lorsqu'il mourut d'une inflammation

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de poitrine, après cinq jours du maladie, dans le palais d'Espagne , è Rome [30 décembre 1732], dans sa soixante-quatrième anoée. et de son cardinalat la quatorzième.

BENVENDTI (J bah Antoine) , né au diocèse de Sinigaglia en 1765, évôque d'Osimo, fut fait cardinal par le Pape Léon XII , en 1826. Il mourut en 1838.

BÉRARD fut, en lltt, créé diacre-cardinal par le Pape Luce II, qui créa onze cardinaux pendant son pontificat.

BERAUD DE GOUT ou DE GOTH, frère de Bertrand de Golh, depuis Papo sous le nom de Clément V, fut archevêque de Lyon, créé, en 1294, par le Pape Côleslin V, cardinal évêque d Albano, et mourut en 1297.

BERENGER ANGLE90LA, Espagnol, évêque de Girone, nommé, en 1397, par l'antipape Benoit XIII, prêtre-cardinal du titro de Saint-Clément, évêque de Porto, mourut en U08.

BERNARD UBERTI était de la noble famille des Uberti de Toscane. .11 fut abbé, puis supérieur général de l'ordre de Val- Ombreuse. Urbain II , l'ayant appelé h Rome, le fit cardinal; et, après la mort de ce Pape, Pascal 11 l'envoya, en qualité de klgal, vers Matbilde, comtesse de Toscane. Les Parmesans, ayant entendu parler de la vertu de ce saint homme, prirent la résolution d'abandonner le schisme, pour rentrer sous l'obéissance du Saint-Siège, et l'appelèrent à Parme. Il prêcha sur le schisme avec tant de zèle et tant d'ardeur, que le peuple, irrité, le jota en prison. Mathilde vint alors avec une armée devant Parme, afin de châtier les mutins; mais Bernard, auquel on avait rendu la liberté, obtint leur pardon. La dernière de ses légations fut en Lombardie, et elle avait pour objet la réunion des schismatiques. C'est pendant celte légation qu'il fut élu, par le clergé et par le peuple, évêque de Parme. Il rétablit la paix entre le peuple de celle ville et celui de Crémone, et mourut en 1133. {Voy. Ciaconius ; — Onupbre ; — Baronios ; — Acbery, Hist. des cardinaux.) — Bernard fut créé, on 1144, diacre cardinal par le Pape Luce II.

BERNARD (dit de Rennes), parce qu'il était né en celte ville, avait été disciple de saint Bernard, et religieux dans l'abbaye de Clairvaux. Il fut ensuite chanoiue régulier de Saint-Frigidien de Lucques, puis prieur de Le Iran. Le Pape Eugène III le créa, eu 1145, cardinal, puis archiprôtre do Saint- Pierre. En 1151, il l'envoya, comme légat, en Allemagne, avec un autre cardinal, et ils déposèrent, a Worms, Henri, archevêque de Ma yence. La Chronique de Mayence rapporte à celte occasion Mne anecdote que Bironius traite d'imposture. Bernard mourut vers 1161. (Voy. Otaon de Freisingen, I. ii Vit. Frid. 7, c. 9; — Radryic, c. 8, 9, 10; — Baronius, A. C. 1153; — Onufurb; — Ciaconius.)

BERNARD, religieux du Mont-Cassin fut, i*n 1146, nommé prêtre-cardinal par le Papa Eugène III.

BERNARD, du Pise, religieux dq l'ordre

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deCltcaux, créé, on 1150, par Eugène III, cardinal du litre de Sjtim-Come et de Saint- Daniien, mourut en 1170.

BERNARD, de Bbnevent, fut nommé, en 1178, cardinal-évêque do Palestine, pnr Alexandre III, Pape de 1159 & 1181, et qui, pendant un pontificat de vingt-deux aus, créa 50 cardinaux en 5 promotions.

BERNARD fut déclaré, en 1178, par le Piipe Alexandre III, diacre-cardinal du titre de SninUAdrien.

i BERNARD, chanoine régulier de Saiut- Frédien de Lucques.créé, en 1188, parle Pape Clément III, diacre-cardinal du titre de Sainte- Mnrie-la-Neuve , puis prêtre du titre de Saint-Pierre-ès-Liens, fut tégat en Toscane.

BERNARD CARACCIOLI, Napolitain, fut créé, en 1244, diacre-cardinal par Innocent IV, Pape de 1243 à 1254, et qui, pendant son règne, créa 23 cardinaux.

BERNARD AYGLERI, Français, abbé de Lérins, puis du Mont-Cassin, et légal à Constantinople, mort en 1282, fut le seul cardinal créé par Clément IV, Pape de 1265 à 1268.

BERNARD, chanoine d'York et évôque J'Osiroo, créé, en 1288, par le Pape Nicolas IV, cardinal évoque de Palestine, et légat en Sicile, mourut en 1291.

BERNARD DE GARVO DE SA1NTE-LI- BERATE, fait, en 1310, parle Pape Clément V,son parent, diacre-cardinal du titre de Sainl- Eustacfae, puis prêlr.e du titre de Saint-Clément, mourut en 1328.

BERNARD DU BOSQUET, Français, archevêque de Naples, créé, par le Pape Urbain V, eu 1366, prêtre-cardinal du titre des Douze- Apôtres, mourut en 1371.

BERNARD DE LA PLAIGNE, Français, évoque d'Acqs (Dax), fut créé, en 1440, par l'antipape Félix V, prèire-cardinal du titre des Sainls-Nérée et Achilléo.

BERNARD (Dovizi}, connu sous le nom de Bibbiena, heu de sa naissance, naquit, en 1470, de parents obscurs, et ne dut son élévation qu'à son mérite. — Dès l'âge de neuf ans, il alla étudier a Florence, où il se lit remarquer par ses succès. Il entra dans la maison de Laurent de Médicis, qui le prit pour secrétaire d'abord et ensuite l-'ailacha a Jean de Médicis, son fils, que le Pape Innocent VIII avait reçu dans le Sacré Collège, quoique extrêmement jeune. Bibbiena sut se faire estimer, et il montra tant de zèle et d'attachement pour la maison de Médicis, que Jean de Médicis, étant devenu Pape sous le nom de Léon X, le créa, en septembre 1513, cardinal du titre de Sainte-Marie in Porticu. Ce Pontife l'employa en diverses circonstances. 11 l'envoya, en qualité de légat, 4 l'Armée destinée contre le duc d'Urbin, vers l'empereur Maximilien et ailleurs; enfin, en 1518, il l'envoya aussi, comme légat, en France, pour publier une croisade contre les Turcs. On lui lit à Paris la réception la plus magnifique, et il trouva le roi François 1" très-disposé pour la guerre contre les Barbares qui envahissaient l'Europe orientale. On a uucore la lettre que le

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