AIRE BER SU
« Il avait demandé qu'on lui ftl «le modestes funérailles dans la chapelle du formel où est la tombe de sa famille, mais le cardinal-archevêque voulut que les obsèques se fissent dans la cnthé<lrale avec toute la pompe duc au rang de l'illustre défont.
« Le cardinal Bernetli mourut pauvre.
Lui qui avait été dans tant de légations, deux fois sécrétaire-d'Émt, vice-chancelier de la sainte Église, romaine, soramiste des lettres apostoliques, commandeur perpétuel de Sainl-Lorenzo in Damaso, protecteur et visiteur apostolique de rÉglise et du collège des Marches a Rome, roembredes sacrées congrégations du Saint-Office, du consistoire, des évéques et réguliers, du concile, de l'immunité, de la Propagande, dé l'Index, des rites, du cérémonial, de la fabrique, de la Consulte, de Lorclte, de cens, do l'économie, des affaires ecclésiastiques extraordinaires, des éludes et de celle de la réédification do la basilique de Saint-Paul, il mourut pauvre au milieu delant de charges dont quelques-unes étaient lucratives,
(>arce qu'if versait dans le sein des pauvres es revenus que l'Église lui faisait, se préparant ainsi le trésor qui ne s'épuise jamais dans les cieux.
« Le cardinal Bernetli était de taille haute et robuste : il avait le visage noble , ouvert et serein, le regard tranquille et bienveillant, la démarche franche et décidée comme son carnclèro. Homme de principes el de foi antique ; il était simple, libre et loyal, modeste dans le succès et digne dans l'adversité. Il fut constant dans ses amitiés, et nous l'avons vu è Rome, conserver la plus vive et la plus tendre reconnaissance pour les familles dont l'accueil avait adouci son exil en France vingl-cino ans auparavant. Ennemi déclaré des révolutions, il cherchait surtout à les combattre dans leurs causes et plus d'une fois il s'est montré pleiu de bonté pour ceux que son devoir el ses convictions l'obligeaient è poursuivre. Enfin il a jusqu'au dernier soupir témoigné par ses œuvres et par ses paroles de son inaltérable dévouement au Saint-Siège. >
BERNIER, Français, abbé de Saiut-Crespin de Soissons, fut nommé cardinal eu 116V par le Pape Alexandre III.
BERNIER (Jérôme), Lombard, théologien de l'ordre des Frères-Prêcheurs, évêque d'Ascoli, fait, en 1586, par le Pape Sixte V, prêtre-cardinal du titre de Saint-Thomas, puis de Sainte-Marie sur la Minerve, et de Saint-Laurent m Lucina, évôuuc de Porto, mourut en 1611.
BERNIER. — Foy. Pibbrb.
BERNIS (Frakçois-Joachim xm Pibrbss de), naquit, en 1715, à Saint-Marcel (Ardéche), d'une famille noble, mais sans fertune. — Grâce à sa naissance , il entra d'abord dans le chapitre noble de Brioude, nuis il passa dans celui de Lyon. L'abbé de Demis, qui avait de l'esprit, des manières gracieuses el insinuantes, se rendit à Paris pour tenter la fortune, qu'il trouva au delà ««« ses espérances. Aorès queluues aonées