‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 85 sur 457 · BF.R DICTI · texte numérisé non relu

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souverain ;el c'ost lui en particulier qui désiTrma le duc de Nevers, et lo fit revenir à la cour.

La reine mère, Marie de Médicis, ayant été exilée, vers le même temps, à Blois, et s'étant ensuite retirée è Angoulême, où elfe était soutenue par un parti puissant, qui pouvait amener dans le royaume des divisions funestes, c'est encore entre les mains de Béni Ile que Louis XIII remit ses intérêts et ceux de sa n-.ôre, et qu'il chargea de les réconcilier. Ceux qui connaissent cette partie de l'histoire du règne de Louis XIII, sa* vent quels soins, quels mouvements ce zélé serviteur de son roi, en même temps que vrai patriote, fut obligé de se donner pour parvenir a cette réconciliation; combien de courses il lui fallut faire à Blois, à Angoulême et ailleurs pour porter à la reine des paroles de paix, pour dissiper ses frayeurs, pour lever tous les obstacles qu'elle et ses confidents apportaient a la réunion ; combien il fut contraint d'écrire de Mémoires, .de lettres, de répondre à des difficultés sans fin, et lie se retourner en tous les sens, pour terminer heureusement une négociation de cette importance. C'est avec la même ardeur, et avec le même succès qu'il servit le prince de Condé, qu'on avait emprisonné, et lo duc d'Epernon qui avait suivi le parti de la reine.

Il était à peine sorti de co labyrinthe d'affaires, qu'en 162fc Louis XIII jeta encore les yeux sur lui pour l'envoyer a Rome, afin d'y solliciter la dispense pour le mariago d'Henriette, sa sœur, avec le prince de Galles, qui fut .ensuite l'infortuné Charles 1", roi d'Angleterre, et afin d'y négocier en même temps avec le Pape la paix de la Valtoline. De Bérulle réussit dans la première «le ces deux missions. Après beaucoup de conférences, de soins, de sollicitudes et de temps, il obtint la dispense demandée. Revenu en France, et nommé confesseur de la princesse, il la suivit en Angleterre, y soutint les droits qui avaient été stipulés pour elle dans son contrat de mariage, la défendit courageusement contre ceux qui lui étaient opposés, et contre le roi même, son mari, qut était la victime des préventions qu'on lui inspirait, dans un pays, où bien des gens regardaient un papiste comme une bête fauve; il la soutint au milieu de ses disgrâces, par ses exhortations et par ses conseils. Sa fermeté lui attira des persécutions; mais celles-ci no purent jamais l'ébranler. L'Anglelerro put bien lo forcer enfin à se retirer; mais elle ne put s'empêcher d'admirer ses vertus, ses talents et son courage.

A l'égard de la paix de la Vulleline, qui lut coûta aussi beaucoup de peines, et qui le mit souvent aux prises avec le cardinal de Richelieu, s'il ne put la terminer luimême, au moins prépara-t-il les voies qui menèrent à une heureuse conclusion.

. Louis XIII avait pour de Bérulle une confiance sans bornes; il le consultait dans toutes les affaires, soit ecclésiastiques, soit civiles. C'est par lesconseils de de Bérulle, et • -

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