‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 86 sur 457 · VAIRE BER · texte numérisé non relu

VAIRE BER

malgré les oppositions de Richelicn, que ce nrinco entreprit le siège de la Rochelle, c'est h son zèle et à son activité, que le monarque dut en partie la réduction de celle ville, et la défaite des calvinistes qui la défendaient. C'est aussi de Bérulle qui travailla à réconcilier Monsieur, frère unique du roi, avec le roi lui-même. Enfin, on lui confiait ce qu'il y avait de plus difficile, de plus épineux, et on était presque toujours assuré du succès, parce qu'on connaissait sa probité, sa droiture, l'étendue de ses lumières, sa profonde intelligence des affaires, et son zèle aussi ardent qu'infatigable pour son souverain et pour l'Etat.

Son désintéressement n'était pas moins connu. Henri IV et Louis XIII voulurent souvent lui conférer de riches bénéfices, le nommer 6 des ôvêchés considérables : il les refusa constamment. Leurs prières les plus instantes, leurs ordres mêmes le trouvèrent toujours inflexible à cet égard. Urbain VIII l'ayant nommé au cardinalat en 1637, sans aucune sollicitation de sa part, sans qu'il y eût même jamais pensé, il en fut affligé, lit co qu'il put pour que sa nomination n'eût pas de suite, allégua qu'il avait fait voeu de ne jamais accepter aucune dignité de l'Eglise ; il fut contraint d'obéir. Cette nouvelle dignité ne changes rien dans sa manière de vivre. Le jeûne, la prière, la simplicité la plus grande dans ses habits, les mortifications de tout genre, furent toujours sa règle. Ses travaux augmentèrent même h proportion de ce qu'on l'élevail.el il y succomba le 2 octobre 1629. S'étant trouvé fort mal, en célébrant le saint sacrifice de nos autels, et avant repris peu après l'action du sacrifice à I endroit où il avait été forcé de l'interrompre, une seconde faiblesse, plus grande que la première, le surprit, après qu'il eut récité ces paroles : Hune igitur oblulionfm servituti* notlrce, sed et c une tôt familiœ tua, quetsumus, Domine, ut placalus accipias; on le plaça sur un lit de repos. Le P. Gibieuf, alors supérieur de la maison do Saint-Honoré , lui administra les derniers sacrements ; et après que ce grand homme, que ce saint homme eut donné sa bénédiction à ses confrères, il mourut le même jour, dans sa 55' année. C'est è ces circonstances de sa mort qu'on a voulu faire allusion dans ce distique :

Çtrpta sub extremis nequeo du m sacra sacerdos rerlicere, al m liera viclims perfldam.

Il avait été lié intimement avec presque tous les hommes de son temps les plus distingués par leur piété, leurs vertus et leur mérite, avec saint François de Sales, le vénérable César de Bus, le cardinal Benlivoglio, etc. Pendant sa vie, il avait trouvé le temps de composer un assez grand nombre d'ouvrages de spiritualité ot de théologie, et, en particulier, sur les points controversés entre les hérétiques et les Catholiques : il en avait publié lui-même une partie. Un « rassemblé ces écrits après sa mort. Les PP. Bourgoing et Gibieuf en ont donné une première édition en 1646, in-fol. 2 vol., et lo

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Cmer y a joint un abrégé delà Vie Je l'ilre auteur. L'empressement avec lequel on reçut celte collection, obligea d'en donner une deuxième édition en 1657, et celleci a été suivie d'une troisième, faite également a Paris, chez Léonard ; toutes les trois •ont in-folio. Outre cette Vu de Bérulle par le P. Bourgoing,qiii fut lui-même supérieur général de l'Oratoire, il en est une en latin de Doni d'Atticliy, évêque de Riez, et une troisième beaucoup plus longue , et dont celle de d'AUichy n'est même qu'un abrégé, par Haberl de Cerisv, de l'Académie française. Cette vie, in-4* sont trop le panégyrique, et est trop destituée do faits. Elle est écrite en français. Enûn une dernière a ôlé publiée par Caraccioli, Paris, 176%, in-12.

Aux vertus d'un saint prêtre, aux talents d'un homme d'Etat et d'un savant, le cardinal de Bérulle joignit le mérite d'élre le protecteur des lettres et de ceux qui les cultivaient. Il encouragea le P. Lejay dans l'entreprise de sa Bible polyglotte; il engagea le P. Morin a y faire entrer le Penlaleuquo samaritain , d'après l'exemplaire qui venait d'être rapporté de Constantinople , et leva tous les obstacles qui avaient été suscités a Lejay, du côté de Rome. Il Tut un des premiers appréciateurs de Descartes et de sa philosophie.

Mous ne saurions mieux finir, pour faire connaître ce grand homme et sa congrégation, qu'en citant ce passagede l'oraison funèbre du P. Bourgoing, prononcée par Bossue!, le 4 décembre 1662, dans l'église de I Oratoire de Paris : * En ce temps-là, P. de Bérulle, homme vraiment illustre et recommandable, à la dignité duquel j'ose dire que la pourpre romaine n'a rien ajouté, tant il était déjà relevé par le mérite de sa vertu et de sa science, commençait à faire luire à toute l'Eglise gallicane les lumières les plus pures du sacerdoce chrétien et de la vie ecclésiastique. Son amour immense pour l'Eglise lui inspira le dessein de former une compagnie, à laquelle il n'a point voulu donner d'autre esprit que l'esprit même de l'Eglise , ni d'autres règles que ses canons ; ni d'autres supérieurs que ses évêques; ni «"autres liens que sa charité ; ni d'autres vaux solennels que ceux du baptême et du sacerdoce. Là, une sainto liberté fait un saint engagement. On obéit, sans dépendre. Ou gouverne, sans commauder. Toute l'autorité est dans la douceur; et le respect s'entretient sans le secours de la crainte. La charité, qui banuit la crainte, opère un si grand miracle; et, sans autre joug qu'ellemême, elle sait, non-seulement captiver, mais encore anéantir la volonté propre. Lè, pour former de vrais prêtres, on les mène à la source de la vérité. Ils ont toujours en mains les saints Livres, pour en rechercher, sans relâche, la lettre par l'élu Je: l'esprit, par l'oraison ; la profondeur, par la retraite ; l'efficace, par la pratique ; la (In, par la charité, 1 laquelle tout se termine et qui est

l'unique trésor du Chrétien : Christiani nominis thésaurus, comme s'exprime 7>rtullien.>

M. Nourrisson, professeur de philosophie à la Facut té des lettres de Ciermont vient de publier une Monographie du cardinal de Bérulle.

BESOZZI (JoâCHiit) , Milanais , abbé de Sainte-Croix de Jérusalem, ordre de Cttraux, créé cardinal, en 1743, par le Pape Benotl XIV, mourut en 1755.

BESSARION (Jban), né à Trébizonde, en 1389, fut un des plus savants hommes de son siècle. — Il entra dans l'ordre do Saint- Basile, et passa vingt et un ans onfermédan.* un couvent du Pélôpcnèse , occupé de l'étude des lettres et de la théologie. Doué de grandes dispositions , il fil de rapides progrès sous Gémislé Pléthon , un de ses maîtres. Devenu archevêque de Nicée , il se concerta avec le patriarche de Constantinople et l'archevêque de Russie, et, ensemble, ils persuadèrent à l'empereur Jean Paléologun de travailler à la réunion do l'Eglise grecque avec la latine. L'empereur partit dom? en Italie avec Bessarion, Pléthon, Eugénius archevêque d'Ephèse, le patriarche de Constantinople, et d'autres Grecs, distingués patleurs talents. Dans les séances du concile, qui avait été convoqué à Ferrure, et qui fut transféré à Florence , Eugénius et Bessarion se firent principalement remarquer, le premier, par la vigueur de sa dialectique ; Bessarion , par les grâces de son élocution. Rivaux de talents, ils ne restèrent pas longtemps unis : Eugénius se déclara hostile à In réunion ; Bessarion se prononça pour la foi orthodoxe, vers laquelle penchait l'empereur. L'union fut donc prononcée ; et , en 1439, Eugène IV créa Bessarion cardinal. Fixé en Italie par sa nouvelle dignité, et par les troubles de la Grèce , où la réunion n'était pas accueillie , Bessarion conserva la vie simple et modeste qu'il avait toujours menée. Il écrivit contre Alexis Lascaris, et contre Marcus-Eugénius d'Ephèse , qui avaient engagé l'empereur à secouer le joug de l'obéissance qu'ils avaient jurée nu Saint- Siège. Bessarion reçut , en 1463, de Pie 11 . le litre de patriarche de Constantinople; il fut ensuite envoyé, comme légat, en Allemagne , auprès de l'empereur Frédéric III , et de Sigismond , son frère. Nicolas V lui donna aussi la légation de Bologne; et son mérite était si reconnu , qu'après la mort de ce Pontife, il eût été choisi pour lui succéder , sans les menées du cardinal d'Avignon (2), qui mit tout en œuvre pour traverser cette élection , sous le prétexte ridicule qu'elle serait injurieuse à l'Eglise latine. Calixte III et Pie H employèrent Bessarion , quand le Sainl*S:ége eut projeté du réunir les princes chrétiens dans une ligue contre les Turcs. En 1471 , envoyé en France par Sixte IV avec mission de réconcilier le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, avec Louis XI, et les engager è accéder à la ligue ; non-seulement il échoua , mais on dit que , piqué de ce que Bessarion

(i) Alain de Coetivi, ainsi appelé parce qu'il était évéque d'Avignon.

BF.S R»n 'amitié et (rie lia confiance dont

avait commencé par se rendre auprès du aussi de

duc de Bourgogne , Louis XI humilia le lé- l'honorèrent plusieurs Papes. Il avait une at, en pleine audience, et en lui tirant la très-helle bibliothèque, riche en manuscrits,

>arb»*. Oi ajoute que Bessarion ressentit tant de chagrin de cet affront que, peu après, retournant à Rome, il tomba malade è Turin , et mourut à Ravenne le 18 novembre 1472. Bessarion devant être Agé alors de 82 ans, on peut croire qu'il mourut de mort naturelle. Son corps fut porté a Rome, et le

qu'il avait Tait venir de toutes les parties de la Grèce, et qui lui coûtèrent, dit-on. (rente mille écus. C'est cette même bibliothèque qu'il légua au sénat de Venise; et celle ville la conserve encore aujourd'hui. Bessarion a laissé de nombreux écrits; on peut en voir l'énumération dans la Biblioth>'quf

Pape assista a ses funérailles, ce qui était grecque de Fahricius, t. XI, p. 424. Presque

5aiis exemple. 11 fut ensuite inhumé dans une chapelle do l'église de Saint-Pierre , où il avait préparé son tombeau , sur lequel on lit celte épitaphe , qu'il avait faite en deux parties ; l'une, en latin; l'autre, en un distique grec :

Bessarion, episcopus Tusculanus, S. R.

Erclestae cardinalis, pairiarcha Conalanllnopolilanus, nobili Gracia Or us, oriumlusqiie silti vivens Posuil anno salulis 4466.

Bett. érêque de Tusculum , Card. de la sainte Eglise romaine. Patriarche de Comtantinople , Grec de naissance et d'origine , $'t$t fait dresser ee tombeau de ton vivant , /'an du salut 4466.

Tout* !u Bsff Tapiwv £ûv 4vij«i mapavi atma. UveOpa 5k çeu&fcat irpfcç Oifcv 484votov (a).

Paul Jove dit qu'après la mort de Paul 11,

tous ses ouvrages théologiques sont restés manuscrits ; mais on trouve .dans la Bibliothèque des Pires un de ses traités, intitulé: Liber de sacramento Eucharistiœ , et quibus terbis corpus Chrisli confieiatur. Outre ses traités philosophiques , ses épitres et ses harangues, nous avons encore de lui la traduction latine dos M émotres do Xénophon, relie de la métaphysique d'Arislote e> le livre Contra calumnxatorem Plalonis. Voici a quelle occasion ce livre fut écrit. GémUtus Plélbon , admirateur enthousiaste de Platon, avait écrit un petit livre contre Arislolequo défendirent les trois savants grecs G«nnadius, George de Tréhizonde et Théolnre Gaza. La dispute s'étant envenimée, Bessarion écrivit son Calomniateur de Platon, où il expose que la doctrine de ce philosophe est conforme a la morale chrétienne; il prouve ensuite à George de Trébizondc qu'il s'e«t

les cardinaux avaient élu Pape Bessarion ; trompé sur le sens d'une foule de passages

ui et conclut qu'il n'a pas le droit d'avoir une

et que trois d'entre eux étant allés pour I annoncer cette nouvelle , Perotto , son conclaviste, refusa de leur ouvrir la porte de la chambre où ce cardinal étudiait. Les autres, s'étant retirés , élurent Sixte IV. Bessarion , ayant appris ce qui s'était passé , se contenta de dire à son cnnclaviste: « Perotto , Ion incivilité me coûte la tiare , et te fait perdre un chapeau de cardinal. » Rien n'est moins vraisemblable que cette anecdote de Paul Jove; uu autre historien prétend au contraire que Bessarion ne succéda pas à Paul 11 , parce qu'il eût fallu acheter par une injustice la voix du cardinal Ors i ni. Sur son refus, Orsini offrit, aux mêmes conditions, son suffrage au cardinal de la Rovère , qui , moins scrupuleux , accepta et fut nommé. Platine a fait en latin l'éloge de Bessarion , et Apostolius l'a fait en grec. Celui de Platine est bien connu ; il a été imprimé plusieurs fois ; celui d'Aposlolius n'a été publié qu'en 1793. Son éloge fut d'ailleurs dans toutes les bouches. Sa maison, è Rome, était le rendez* vous de tous les fa-

opinion sur les écrits d'un philosophe qu ne comprend pas. On connaît de cet ouvrage trois éditions qui sont devenues Irès-rsn s; la première parut è Rome en J4G9; lesdeoi autres furent imprimées par Aide Manucc, à Venise, en 1503 et 1516. C'est au cardinal Bessarion qu'on doit la découverte du manuscrit de Quintus de Smyrne, appelé au»si Quintus Calaber, parce que c'est dans un monastère de la Calabre que le savant cardinal trouva ce poëme grec, trop peu connu.

(Voy. Trithemius et Bellarmin, De *criptoribus ecclesiasticis ; — Paul Jove, Elog. doct., cap. 24; — le cardinal de Pahk, Epitt.; — Matthieu , Histoire de Louis XI, I. il ; — Aubert, Uist. des card.;— Saist Artopiin ; — Onupurr ; — Platikb ; — Sroana; — Rainaldi ; — Pusse vi n ; — Lemire; — Varillas, Anecd. de Florence, vie. — l>«pim , Bibliothèque des auteurs ecclés. dn xv* siècle.) Voici son éloge par le P Alby |1G4&) *. «La vertu peut bien être voyagère parmi les

▼aots grecs quo la prise de Constanlinople, hommes, mais elle n'y est jamais pèlerine par les Turcs , en 1453, y avait fait affluer, ou étrangère; non plus que les astres du

de tous ces savants qui venaient en Italie, ranimer le culte des lettres , en y apportant des manuscrits précieux. On y voyait Argyrophile, Théodore Gaza , Plélhoti , Philuiphe, Blondus, Poggio, Laurent Valla, Andronic. Platine, Domitius, George du Tréhizonde, Calderino , et d'autres dont il était

ciel le sont à la terre, qui ne se répaudeul sur les choses inférieures que pour les obliger de leurs influences. C'est une faible louange de certaines étoiles, qui ne luisent dans leur cours, que sur une partie du monde. La gloire du soleil s*en tient bini plus haut, en ce qu'il sert de flambeau a l'O-

l'ami ou le protecteur. Il se montra digne rient et h l'Occident, et fait de l'univers '<

(3) « J'ai élevé, de mon vivant, ce tombeau pour ma dépouille morielle; quant à mon amc, elle *Vo volera vers Dieu. »

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théâtre Je sa lumière. Le mérita aussi des fiersounes est d'autant plus recnmmandahle, qu'il est plus universel : quand ils ue renfermant pas leur action dans le rond d'un pays particulier , mais lui donnent une mémo étendue que le soleil fuit à ses rayons ; obligeant la gloire à les suivre partout, nuisqu'ifs suivent l'instinct delà vertu, qui, non d'un |»ays seul, mais de toute la terre, fait un seul fonds pour son honneur.

« Le cardinal Bessarion, Grec de nation, est bien l'un de ces grands exemples, qui se sont rendus autant publics que nécessaires au monde; qui pour avoir éclairé des rayons de sa vertu et de sa doctrine, l'Eglise et les peuples d'Orient et d'Occident, et l*)or avoir apporté un nouvel éclat à l'Europe, eprès avoir été un grand ornement de l'Asie, s'est rendu recommaudable è toutes les nations, et s'est éternisé «l'une glorieuse mémoire dans l'estime générale de la chrétienté.

c Le lieu de sa naissance fut Trébizonde, ville renommée sur les confins d'Arménie en Asie, de laquelle il a écrit élégamment les louanges, rendant par sa plume une vie plus durable à sa patrie, que celle qu'il avait reçue d'elle par sa naissance. Sa jeunesse fut élevée dans l'école, et sous l'institution du s*7ant George Gémisté Plélhon, qui lui ouvrit les socrets de toutes les sciences les plus reculées de l'intelligence du vulgaire, et le rendit digne disciple d'un maître si accompli. Aussi fut-il orné d'un esprit merreitleusemeut clair, et de qui toutes les pensées n'étaient que rayons, d'une mémoire fidèle, d'un jugement solide, d'une imagination agissante et vive, et d'une grâce si exquise à expliquer ses conceptions, qu'il Tait et captivait de chaînes insensiblus les cœurs et les esprits.

« Tant de belles et illuslresqualitésde Bessarion lui promettaient de grands avantages dans la distribution des faveurs et des honneurs du siècle; quand s'étant bien persuadé qu'il n'y avait rien Je grand au monde, qoe de fouler aux pieds les fausses grandeurs, il se résolut d'entrer dans la religion d« Saint-Basile, et d'offrir les talents de son esprit, qui étaient des présents du Ciel à l'honneur des autels ; mais ses vertus privées s'étant en peu de temps rendues publiques h la connaissance et à I estime du monde, furent jugées nécessaires pour servir de soutien a la maison de Dieu et d'ornement a sa gloire ; dont il fut pourvu de l'archevêché de Nicée, ville capitalede Bilhy nie, en un temps où il fallait remplircelle charge d'une personne de mérite extraordinaire, qui éclairât l'Eglise orientale des lumières de son esprit, et l'édifiât des exemples de sa probité.

« Ensuite donc que ce sage et savant prélat, après avoir rendu avec une fidélité et un courage incomparables, ses soins particuliers aux fonclious de sa nouvelle dignité, tourna ses grandes pensées au' bien géuéral de la chrétienté, et aux moyens d'unir l'Eglise grecque avec la latine, et d'accorder

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