‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 87 sur 457 · BES · texte numérisé non relu

BES

la différence des langues qui partageait les peuples d'Orient et d'Occident, en conformité de doctrine et do senlimenls. Kn laquelle entreprise, quelque vaste qu'elle parût au dessein et difficile en l'exécution, il rapporta tant de soins et de diligence pour préparer les instruments qui devaient la faire réussir, qu'il eut pu s'en promettre les succès aussi heureux, qu'elle- eut les commencements favorables, si un esprit déréglé et mal intentionné n'eût trahi en la suite l'espérance des bms, la fidélité de sa charge, avec tous les devoirs delà piété.

« Cependant sur le projet que l'archevêque Bessarion avait dressé de cette glorieuse entreprise avec le patriarche de Constanlinopld et l'archevêque de Russie son principal confident, la tenue d'un concile général ayant été conclue en Europe de l'aveu et sous le bon plaisir du Papo Eugène IV, et les empereurs d'Orient et d'Occident, avec tous les monarques , les prinr.es, les prélats et le clergé de l'univers de la chrétienté, ayant été sollicité et invité, la plupart par lettres expresses, de s'y transporter : on vit au temps destiné, aborder à Venise les raisseaux qui portaient l'empereur et les prélats d'Asie; qui delà passèrent en bel équipage à Ferrare, où ils étaient attendus du Pape eljdes prélats d'Europe, et où se fil l'heureux concours, et la conjontion des plus belles lumières d'Orient et d'Occident, pour produire l'union et la paix laul désirée et aUenduo dans l'Egliso.

« Ce fut bien l'une des plus belles compagnies, et l'un des plus augustes spectacles qui fut jamais vu en Europe; où l'on contemplait d'un côté le Pape Eugène en son siège pontifical posé à quatre pas du trône du Sauveur, relevé au milieu de l'autel, et orné d'un riche brocart d'or où reposaient les saints Evangiles, entre les chefs des apôtres saint Pierre et saint Paul; plus bas à quartier le siégo vide de l'empereur d'Aile* magne : et ensuite les cardinaux métropolitains elévêque* del'Eglise romaine.au nombre de cent cinquante. De l'autre côté l'empereur des Grecs, Jean Paléologue, assis eu une chaire revêtue d'un drap de pourpre broché d'or : et non loin de lui le patriarche de Constantinopie dans son siège plus bas de quatre palmes que celui du Pape, mais posé pareillement sur un marchepied , et orné d'un drap d'écarlale. Après les sièges vides des trois patriarches de Jérusalem, d'Alexandrie et d'Antioche : vingt archevêques, et un nombre de prélats, d'abbés et de calogères ; sans parler de la noblesse séculière, des ambassadeurs de l'empereur de Trébizonde, du roi deslbériens et des autres potentats d'Asie , qui composaient entre tous une belle couronne, non de perles ni de diamants, mais des plus excellents hommes de la terre.

« L'archevê.pie Bessarion fut choisi par honneur pour faire l'ouvorturo de ce grand concile, comme celui qui surpassait autant lus autres en doctrine et en éloquence qu'en bonne volonté et eu sincérité d'intention;

DtS CAKPINAl X.

Kl BES DICTIONNAIRE BES 55î

qui lui ont fait mériter aussi justement les louanges de la postérité que les applaudissements de cette illustre compagnie, devant laquelle il harangua. Ce fut aussi lui qui en toutes les disputes, où furent débattus les points de controverse qui avaient par un malheureux schisme divisé l'Eglise grecque d'avec la latine, se porta si ouvertement et avec tant de générosilé et de vigueur d'esprit pour la doctrine orthodoxe romaine, tant a Ferrare, comme à Florence, où le concile fut transféré, qu'il parut bien no combattre plus pour la victoire du parti qui l'avait choisi, mais pour la seule défense de la vérité. Voire ne se contentant pas d'avoir par la clarté de son raisonnement fait tomber les brouillards qui occupaient ces hautes matières, et devançant la lumière de la première vérité qui préside aux conciles, fait l'office de celle, étoile qui précède le soleil. H appuya encore les dogmes soutenus par l'Eglise latine de l'autorité et d'un bon nombre de passages recherchés des anciens Pères grecs, suggéra aux prélats latins par les secrètes intelligences qu'il ménageait avec eux, les voies et les moyens de preuve les pins puissants pour convaincre l'erreur opiniâirée des Orientaux, et mêla avec tant de fidélité et d'adresse ses soins avec ceux du Souverain Pontife, pour terminer les grands différends qui avaient durant plusieurs années tranché la liaison des membres avec lour chef; que l'on peut dire avec vérité que c'est a l'archevêque Bessarion, après Dieu, que l'Eglise est tenue des glorieux avantages qu'elle reçut en celle belle assemblée, et du succès de l'union qui en réussit, autant inespéré que désiré pour son repos.

« Tant de services et de signalées preuves de son zèle, jointes b la grande réputation qu'il acquit en cette occasion, de probité et de science, obligèrent le Pape è trouver le moyen de les récompenser Je l'honneur de h pourpre, voulant qu'après avoir servi si utilement de langue fi la vérité, et de nerf à l'union des membres de l'Eglise, il fût l'un des plus nobles organes de sa conservation. Honneur que non-seulement il méritait, mais qu'il n'obtint que par son mérite, et avec le prix de sa suffisance et de sa vertu. Et ce furent aussi les deux pièces qui le firent depuis régner si absolument dans les conseils, et si avantageusement réussir dans les emplois, qu'il semblait être lui seul tout le conseil du Pape et la seule intelligence qui donnait le mouvement aux affaires de la chrétienté. Certes, il a été dit de lui, que depuis qu'il eut appris en quelque perfection la langue latine, ce qu'il fll en fort peu de temps, il prit un si merveilleux ascendant d'autorité et d'éloquence dans les consistoires, que discourant premier de l'exécution d'une affaire, il épuisai! tous les moyens do la mènera ohef et ne laissait rien à dire aux suivants; et qu'étanl a opiner après les autres, sur la délibération d'un fait douteux et indécis, il rappelait toutes les opinions à la sienne; et ce avec tant de douceur et de

modestie, qu'il paraissait bien è un chaeun que sos paroles étaient d'un oracle, et sa vie d'un ange.

« Et il eût cru d'offenser le destin de s» vie, qui n'était tissue que pour l'honneur dè l'Eglise et le bien du public, s'il n'eût employé b l'instruction et è l'ornement du monde les richesses de son esprit et les rares connaissances qu'il avait, tant du la théologie et de la philosophie que des langues grecque et latine, en laquelle il égala les plus éloquents hommes de son temps. Coqui le fit résoudre è habiller à la romaine la doctrine qu'il avait puisée des Grecs, et à faire parler latin Socrale, Platon, Xénophon, Aristote et les autres maîtres du genre humain, transportant Athènes dans Rome, et augmentant les triomphes de celte monarque des villes par les dépouilles les plus superbes de la Grèce et de l'Orient.

a 11 signala de plus son zèle et l'éminente capacité de son esprit aux combats qu'il livra contre tous les ennemis de la religion el de l'Eglise romaine, qu'il attaqua de juste guerre, en défense de l'unité de l'Eglise et des très-augustes mystères de la sainte Trinité, de la procession du Saint-Esprit, de l'Eucharistie et d'autres : dans lesquels combats il acéra particulièrement sa plume contre Alexis Lascaris, George Palame el Marc, métropolitain d'Ephèse, qui fut celui des évôques d'Orient qui, après avoir obstinément contesté pour ses sentiments erronés dans le concile de Florence, répandit après son venin, depuis son retour en Grèce, dans l'esprit de l'empereur el d'un bon nombre d'évêques, qu'il révolta de la soumission a la Chaire de Rome, et du consentement qu'ils avaient prêté a l'union catholique, portant sa main sacrilège à rompre le voile du sanctuaire de Dieu, el b dissoudre l'union que le zèle et la piété de tant de prélats avail heureusement cimentée.

« Durant ce temps qu'il exerça sa plume et son esprit en celte lice d'honneur pour combattre l'impiété et les erreurs du siècle, il ne manqua jamais en la cour de Rome d'emplois, ni domestiques ni pubircs, oui tiraient ses verlus secrètes au jour, et les rendaient aussi communes que celles du ciel et des astres. Son palais était devenu le domicile des muses, la retraite et l'académie de tous les bons esprits qui venaient s'instruire aux conférences d'un homme, par I» bouche de qui parlaient toutes les lettres et les plus belles maximes de la religion' C'était aussi un spectacle incomparable devoir tous les jours b sa suite les plus savants hommes du siècle, George de Trébizonde, Philelpbe, Argyropylus, Blonde, Léonius, Aretin, Pogge, Valla Catnpanus, Plaints, Gaza, Plélhon, Andronio, Calderin, Pérot, Valère de Vilerbe, et d'autres qui faisaient le train de la cour quand il allait du Vatican, et le couronnaient comme un soleil «Je rayons.

t II fut depuis employé hors de Rome en toutes sortes de grandes et importantes négociations qui partagèrent ses travaux et les

TA

fondions de sa vie, qu'il avait loule consacrée a l'honneur du Saint-Siège et à l'utilité publique. Il fut envoyé légat en Allemagne devers l'empereur Frédéric III et Sigismond, son frère, en une triste et périlleuse conjoncture, qunnd toutes les forces de l'empire, partagées en deux factions, se disposaient à terminer un différend d'Etal par une sanglante bataille, et. è contenter une passion inoins honnête, par la perte de plusieurs vies : auquel temps le cardinal Bessarioo étant survenu à propos dedans les armées, adoucit l'aigreur des esprits par les douceurs de son éloquence; réconcilia par ses soins et par sa sage conduite les chefs des deux partit, é ouffa le bruit des armes par les applaudissements des soldais, et changea en feux de joie les flamme* déjà fumantes de la guerre.

« Sa prudence et sa généreuse conduite no parurent pas moins en sa légation de Bologne, où il fut envoyé par le Pape Nicolas 11, pour y réprimer les violences du tyran Bentivoglio, et y conserver les droits du Saint-Siège; où il 6l voir, dans le temps de son administration, que la justice ne pouvait être plus puissamment armée que lorsqu'elle l'était de son courage, ni la splendeur du Saint-Siège plus hautement soutenue que de son autorité, ni !a fidélité vers les souverains plus vivement persuadée que par sa bouche.

• Son mérite était alors si plein et si universellement reconnu partout, qu'après la mort du Pape Nicolas II, qui avait succédé à Eugène, il fut destiné au souverain pontifical par l'inclination de ceux a qui appartenait l'élection, qui eût eu infailliblement l'effet, qui tenait tous les gens de bien en attente et les plus vicieux eu alarme, si le cardinal Alain, par quelque secrète émulation desayerlu n'eût traversé ouvertement le dessein de sa promotion, et représenté à l'assemblée des cardinaux, avec plus d'ardeur que de raison, le blâme qu'ils accueilliraionl a l'Eglise latine, de lui donner un chef qui ne sortait que de raser le poil qu'il avait apporté de la Grèce. Cependant il ne lui arriva pas, comme il fait ordinairement h ceux qui sont déchus de grandes espérances, qui tombent aussitôt dans quelque mépris de leur crédit, par la faiblesse de l'opinion du vulgaire qui le soutenait. Il n'eu parut pas moindre dans l'estime du monde, et il eut cet avantage d'avoir pour arbitre de son mérite trois grands Papes qui, jugeant sa vertu être plus haute que leurs récompenses, le souhaitèrent successeur de leur dignité.

« Jl fut surtout fort cher au Pape Calliste III qu'il anima, et aida grandement en la guerre qu'il entreprit contre le Turc : sur lequel sujet il écrivit de belles et pathétiques oraisons, à dessein de toucher les princes chrétiens par la représentation du pileux étal de la chrétienté et des pertes toutes fraîches des empires deTrébizonde et de Constaulinople : et les porter a une ju>le vengeance contre ce cruel et insolent ennemi, qui grossissait son

fiel du sang des Chrétiens, et enflait l'orgueil de son croissant de leurs pertes.

« Il servit encore merveilleusement au Pape Pic II pour le mémo dessein, auquel il contribua de cœur, sa voix, sa plume, ses moyens, ses fatigues, ses voyages, ses soins et ses sollicitations pour le faire réussir avec avantage pour le bonheur de la chrétienté.

Pour cela il s'en alla légal devers la république de Venise, qui le reçut, en reconnaissance de son niérilo particulier, sur le grand vaisseau nommé Bucentaure , avec des honneurs fort extraordinaires, et accorda de nolables secours pour la guerre autant aux ardentes poursuites du légat, comme au zèle qu'elle avait à la ruine du formidable adversaire qu'on voul.iil attaquer. Il ne se dédaigna pas de prêcher la croisade aux places publiques, pour attirer des aventuriers et des soldats volontaires a une si sainte entreprise. Et en l'assemblée générale de tous les princes de l'Europo convoquée a Ferrare pour conclure la ligne catholique, où le Pape Pie II harangua trois heures et prononça des paroles dignes de la haute réputation de son éloquence, de la majesté du la charge qu'il soutenait alors, et de la grandeur du sujet pour* lequel il parlait, le cardinal Bessariou parla aussi longuement pour le collège des cardinaux, et augmenta la splendeur de cet ordre et l'éclat de la pour-

fire, autant par l'ardeur de son zèle que par 'éloquence de son discours.

« Ensuite un chacun s'élant préparé pour la guerre, et l'assemblée des troupes liguées, et la flotte chrétienne se dressant 3i Ancône, où le Pape, malgré sou extrême vieillesse et ses grandes incommodités, s'était transporté pour en voir et béuir l'appareil : le cardinal Bessarion s'y rendit aussi avec la galère qu'il avait armée pour la guerre et qu'il voulait enlretenir h ses frais; résolu d'y contribuer, non-seulement ses moyens, mais encore son sang, s'il pouvait servir de baume aux plaies de la chrétienté. Et il ne fui alors personne à qui de si saintes ardeurs n'inspirassent le courage, et ne fussent comme cautions d'une glorieuse victoire, si la mort du Pape, peu après survenue par quelque secrète disposition du Ciel, qui voulait plus amplement sa lis fa ire a la justice divine, n'oût corrompu de si belles espérances et frustré l'attente du monde.

« La continuation de l'entreprise de la ligue ayant ainsi manqué .avec la vie de ce grand Pape, notre cardinal en eut d'aussi vifs resseulimeuls qu'il - avait de veritablu passion de la voir heureusement réussir, dont il se lira depuis pour quelque temps à l'écart de la foule des grandes affaires, faisant sa plus chère occupation du loisir de sa solitude. Cependant il accrut ses titres de celui de patriarche de Conslantinople, par le décès du cardinal Isidore de Russie, son cher collègue, et ensemble le trésor de ses vertus par Je bon et religieux emploi de ses revenus qu'il consuma aux bonnes œuvres dans de irès-saiutes libéralités. Il orna

III MU cil « >•» ■ » • I

honneurs qu'il avait roçusde la république, évô«,ue de Ceano, fut créé calmai, i„

il fit présent d'une belle bibliothèque do livres grecs; faisant partout paraître ses intentions élevées et portées au bien public, *on esprit pieux , son cœur généreux et sa inoin magnitique

1570, rar Pie V. et mourut en 1580.

HIANCH1 (Ambroisk). né à Crémone en 1771, Camaldule, fut fait cardinal par Grégnire XVI en 1835 11 est mort en 1856. BICH1 (Metelxus), Siennois, évêque de

o.n magn.uque. &o ^ en 16tl, par |e Pape Paul V,

i Les derniers travaux de sa glorieuse v e ôire.car(linjl| du Ulre do Saint Alexi-s arourent pour champ noire France, ou le jhPTaque de Sienne, mourut un 1619. Pape Sixte IV l'envoya à son légat . comme nif H| #Al>„AllD„)f ,,é à Brème, évêque logent de la paix et du repos public, pour de Carnentras, nonce apostolique en France, accommoder les violantes querelles qui m J63^ nomrne cardinal par le Pape

étaient entre le roi et le duc de Bourgogne, fj, t*>nin vm • il fut, depuis, protecteur d*s

« ....... ... t? -i.i./ je Montmajnur,

Home le 25 mai

BICHI (Antoike), né à Sienne, le 30 mari

étaient entre le roi et le duc de Bourgogne, U(l*nin vill ; il fut, depuis, p

et comme une pierre de jaspe pour étanclur E ïisM de France, abbé de

le sang des peuples que la passion des prm- a A . el mourul a Ilon

ces y faisait verser. Dans laquelle négo- J657

cialion il se comporta avec tant d'adresse et de soin, qu'il ploya les volontés les plus revéches à un bon accord, et inspira I esprit «l'union dans tous les membres de celle auguste monarchie.

« Depuis, étant de retour en Italie, travaillé do grandes indispositions, et consommé des pénibles travaux qu'il avait pris toute sa vie, il s'arrêta è Ravenne, où sentant approcher sa fin, il se disposa è sortir du inonde avec les marques de la singulière

16H, fut nommé inlernonce en Flandre, *vêque do Montalcino, d'Osiino et de Carpenlras, puis cardinal par lo Pape Alexandre VII le 9 avril 1657, publié le 19 uovembre 1659. du litre de Saint-Augustin, protectftiir des Chartreux. Il mourut dans son évèchô dOsimo en février 1691, âgé de soixante el dix-sept ans.

BICHI (Cdarles), abbé de M'»nlm«jour, né à Sienne, le 6 mai 1638. — Après avoir

uu inonuu aveu ica mari^ut:» uc 10 oihjuiiwv nu a oimiue, iw « mai .

pieté donl il avait toujours fait profession, été auditeur général de la ehamlne aposlo-

... ..V > il lli »- l.iA.il.an.anca 1 : :l t..t 1.-. 49 fAoriai- 1 1ÎQA «Tl'A CHm\'

et où , finalement , il rendit sa bienheureuse âme par un ravissement quasi-insensible, .suivant de gré In main qui la déliait. Ce qui arriva en l'année 1V73, le 15 de novembre. Son corps fut de là transporté à Rome eu l'église des Douze-Apôtres, ut mis en la chapelle qu'il y avait fait bâtir et dans le

lique, il fut, le 13 février 1690, créé cardinal par le Pape Alexandre VIII ; il mourut, a Rome, le 7 novembre 1718, en sa quatrevingt-unième année, et de son cardinalat la vingi-neuvième.

BICHI (Vincent), naquit è Sienne, le 2 lévrier 1GG8. —Il était archevêque in porMwde

tombeau qu'il s'était dressé lui vivant, qui Laodicée, et nonce apostolique auprès des

Inrenii'en sei>-

cantons suisses catholiques, lorsqu'eo septembre 1709,sur lessollicilalionsdu card'nai Charles Bie.hi, son oncle, il fut traosférf a la nonciature du Portugal. Le prélat Lucim était nommé en môme lemps pouralloro Barcelone, auprès de Charles, archiduc d'Autriche, compétiteur de Philippe V nu trône d'Espagne. Ils partirent ensemble pour se rendre aux cours respectives, pour usquelles ils étaient destinés. Lucini, qui n'était revelu que du caractère d'internonce, ne put, en celle qualité, obtenir audiencede - la cour de Barcelone; et Vincent Biclti,

BIANCUI ou LE BLANC (Gérard), était sans s'arrêter en celte ville, et sans présenter fils d'un laboureur du duché de Parme. Ses ses hommages à cette cour, continua son parenté prièrent le curé du village de lui voyage vers Lisbonne. Ce procédé déplut si apprendre la grammaire, qu'il fut bientôt fort à l'archiduc, qu'il en fil porter plainte,» en étal d'enseigner lui-même aux enfants Rome, par le prince d'Avelhno, et qu ' d'un gentilhomme.— Etant allé avec ceux-ci écrivit en même temp? au roi de Portugal, è Bologne, il y étudia le droit avec tant de pour l'engager è ne point accorder d ausiicès que bientôt il exerça la profession dlence au nonce Bichi. On répondit a Rome d'avocat devant la cour de Rome, où il ac- au prince d'Avellino que c était sans ordre, quil une si grande réputation, que le Pnpe et è l'insu de Sa Sainteté, que ce prélat avait Nicolas 111 le fil cardinal le 12 mars 1278. manqué a son devoir envers la cour de Bar- Quotre ans après. Mai lin 11 Penvoya, comme celone : ou lui dit même qu on allait ie

n'est auguste que des cendres qu'il en ferme. •

tombeau du cardinal bRssariou.

fcsssariun feci hune tiimntom qui conderet , Vénérai unde oliiu spiriius agira peicl.

(Voy. Paul Cortrs; — Philesphb; — le card. dePavib; — Bellariiin , — Platina.)

BEV1LAQUA (Bomfacr). Ferrerais , fait cardinal en 1598 par Clément Vlll , mourut en 1627.

Page 1