‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 90 sur 457 · BIR DES CARDINAUX. * BIS · texte numérisé non relu

BIR DES CARDINAUX. * BIS

pereur Ferdinand, el Maxirailien son fils; préféra néanmoins le repos d'une ne privée repassa a Turin pour mettre ordre à quel- à l'éclat de cette première dignité, priant le ques accidents survenus; érenla et dissipa roi de Ini permettre qu'après avoir donné quelques conjurations ennemies, el porta partout comme un astre de la première grandeur, l'éclat du nom, de la puissance, du courage héroïque et de la majesté de son maître.

• Mais comme les emplois qu'il avait eus jusqu'ici lui avaient donné de beaux el d'é

permettre qu'après au public toute sa vie, il pût réserver pour lui seul ce qui lui en restait pour se préparer avec plus de tranquillité à la mort. Se voyant donc libre de toutes sortes d'empêchements, il prit la résolution de se faire d'égliss pour s'attacher à Dieu plus étroitement el pour achever sur les autels, dans le

datants sujets d'exercer les plus éminenles sein de la piété, une vie qu'il avait usée en

vertus qui forment un parfait ministre d'Etat, le gouvernement de Lvon, qui lui fut donné après son retour du Turin, l'obligea de montrer au monde ces belles vertus chrétiennes qui ne se produisent pas volontiers avec tant de parade et qui sont d'autant meilleures qu'elles ont souvent plus de réalité que d'apparence, et plus de solidité que d'éclat. L'hérésie qui soulevait •lors les peuples contre le roi après les avoir révoltés contre Dieu, lui présenta des occasions où il fui nécessaire de découvrir la piété et le zèle ardent qu'il avait pour ta conservation de la foi. Cette sainte passion le tenait toujours éveillé pour éclairer les pratiques sombres et les intrigues secrètes des esprits factieux, tellement que les plus avisés d'entre eux n'osèrenl rien entreprendre en son gouvernement, et ceux qui furent téméraires jusqu'à pratiquer des menées ouvertes , trouvèrent qu'il avait autant de courage et de résolution pour réprimer leur insolence par, les armes,

la manutention de la foi et au service de la justice.

• Néanmoins comme les hommes d'une telle vertu ne sont nés que pour la fécilité des Etals el qu'il ne faut pas laisser écouler la moindre partie de leur vie sans qu'elle profite au public; le roi Henri III, lors régnant, le nomma incontinent à l'évêché de Lavaur, et obtint du Saint-Père qu'en reconnaissance du zèle qu'il avait eu pour la religion et des soins qu'il avait apportés pour conserver la foi dedans la France, il fût honoré du chapeau de cardinal. On le lui envoya pour servir de couronnement è sa vie, car il mourut bientôt après, plus riche de gloire et de vertus que de biens, n'ayant jamais eu de passion pour amasser autre chose que de< mérites, dont il alla recevoir la récompense au ciel en l'année 1583, et la soixantième année de son âge ; et fut enterré en la chapelle qu'il avait fait bâtir è Sainle-Calherine-du-Val, fort regretté des pauvres qu'il soulageait libéralement de

que de prudence accorle à ne se point laisser ses bienfaits; du peuple qui l'avait partout

surprendre par leurs artifices. Il les malmena, le» écarta et les défit en tant de rencontres, qu'il en acquit le glorieux titre de marteau des hérétiques et de défenseur de la foi, qui a été autrefois le précieux ornement oui a doré les lauriers des martyrs et a exauce les couronnes des rois.

« Le roi Charles IX, è qui la division de son royaume au sujet de la religion donnait d'extrêmes déplaisirs, étant informé du succès avec lequel René avait combattu l'hérésie dans le Lyonnais, voulut, l'avoir auprès de lui pour rendre son service d'autant plus utile, que sa conduite dans les affaires serait plus universelle. Il le mena au voyage qu'il fit en Guvenne, où ses conseils furent trouvés si nécessaires et les services qu'il rendit contre l'amiral de Châtillon si considérables, que le roi lui donna les sceaux de France en récompense, c'est-à-dire les caractères les plus augustes de Sa Majesté, el, tout incontinent après la mort du chancelier de l'Hôpital, le pourvut de sa charge, n'ayant rien de plus éminent en la magistrature à lui donner, comme il n'y avait alors en France homme plus habile que lui autant en la justice qu'en la politique.

« Mais dans la grandeur de celte charge et parmi les honneurs qu'il y recevait, sa modestie et son âge lui firent désirer la retraite ; et bien que l'amour de la gloire soit une passion que la vieillesse n'affaiblit pas toujours, cet âge étant souvent assez sen

expérimenté comme son tuteur et son père; de ses domestiques desquels il était plutôt adoré que servi, ne s'etant jamais fâché contre eux el n'en ayant congédié que deur de son service; et de toute la France, à qui tant que la religion et la justice y fleuriront, la mémoire de Birague sera louiours chère el le nom précieux. »

TOMBEAU do cardinal de biraguk.

Renalo Rirago, pairilio Mediolanen»! mukis el su mm i s diguiiaiitms fundo, cuin fnneiaecancellario, ac ilemiim S. R. E. canl. Francisca filia anica, el Ozsar Biragus agnaUis mœslissimi, non memorhe, se d detmlerii perpetai monuincnlum hoc P. C.

Vixit aiinos it. die* xt.

Obiil vu. Kal. Decemb. MDLXXXIH.

Jean de Maumont et Thevet ont écrit la Vie de ce cardinal, Petramellarius son Eloge.

B1SCIA (Lelio), né à Rome, le 15 juin 1575, était fils de Bernardin Biscia, un des plus savants jurisconsultes de son temps. — Lelio était aussi très-instruit dans la jurisprudence civile et canonique; il était estimé des Papes Clément VIII, Paul V el Urbain VIII, qui l'employèrent en diverses circonstances, el le dernier lui donna le chapeau de cardinal en 1626. Ce prélat aimait les lettres; encourageait ceux qui les cultivaient ; il avait une riche bibliothèque. Il mourut le 19 novembre 1638, et fut inhumé dans la chapelle de sa famille, qu'il avait fait

sibfe aux chatouillements de l'honneur, il réparer el qui esl dans l'église de Saint-

Si BtA

François, snr le nord du Tibre. On y voit 9on tombeau t-l son épitaphe. (Voy. Janus Nicius ErytoroeuS", Pinac. III, imag. ïilustr.^c. 33;— Jacobns Taon asinus, llluslr. viror. Vit. et elog., etc.)

BLA1N (Pierre), né au diocèse de Mende, était parent du Pape Urbain Vet savant dans la jurisprudence civile et canonique. — Il vint à Avignon peu de temps avant la mort de Clément VU, et s'attacha & l'antipape Pierre do Lune, qui avait prit (e nom de Benoît XIII. Ce dernier, qui était bien aise d'avoir auprès do lui un nomme du mérite de Pierre Blain, le Ht référendaire, puis cordiual le 24 décembre 1396. Mais Blain reconnaissant peu de bonne foi et de droiture dans la conduite de Pantipapo, se retira en 1408, au concile de Pise, où il fut mis au nombre des cardinaux légitimes. Peu après, étant revenu à Avignon, il y mourut le 12 décembre 1V09, et fut enseveli dans l'église de Saint-André, où l'on ▼oit son épilaj*he en trente vers, et où il est nommé Blati. iVoy. Frizon, Galt. purp ; — Albert, Hist. des cardinaux ; — la RochbrozAY, Nomencl. card.; — Victorel ; — Ciacoml's. etc.)

BLANC (Hugues le), né à Trente, était savant en philosopbie et en jurisprudence. — Le Pape Léon IX le fît cardinal vers 1049. Hugues, d'un esprit inquiet et remuant, soutint toujours le parti des seliismatiques , et mourut snus le pontifical d'Urbain II, vers 1096. Il avait publié une apologie, dans laquelle il tâchait de se justifier d'avoir suivi le parti de Clément III. Précédemment ii s'était soumis au Pape Aiexan Jre II , qui l'envoya légat en Espagno, où, suivant Mariana , il abrogea les lois gothiques. Il lut encore employé en d'autres occasions. Ou )c surnomma le Blanc, a cause de la blancheur de son visage. Voici en quels ternies parle de lui le cardinal Barouius, dans le XI* vol. des Annales de l Eglise , sous l'an 1080 : Unus guidem affuit, Hugo nomine, candidus facie, nigerrimus mente, cardinalis olim, etc. (Voy. Onupure; — Ciacomils; — Aubery, etc.)

BLANC ( Eu dbs le), né à Casai, sortait do l'illustre maison des marquis de Montferrat; il était savant dans les lettres et dans les mathématiques, et il fut fait cardinal par le Pape Grégoire IX, en septembre 1227. — L'année suivante, le même Pontife l'envoya, comme légat, en Allemagne; mais comme l'objet en était d'y former un parti contre l'empereur Frédéric II, ce voyage n'eut pas le Sucrés qu'on en espérait. Quand Kudes fut arrivé à Liège, le peuple s'ameuta contre lui ; il fut obligé de prendre la fuite» et de se retirer à la campagne, dans un cliâleau, pour s'y mettre à couvert de celte populace mutinée. Il passa ensuite en Danemark ; et, à son retour en Allemagne, il convoqua un coicile provincial à Wurlzbourg. Les princes ayant empêché les éYÔques de s'y trouver, il partit aussi de celle dernière ville sans avoir pu lei miner aucune dos affaires «lui l'avaient amené. En 1237, il alla

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