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encore, comme légat, en Angleterre et en Ecosse. A son retour, quand il était sur le point de s'embarquer à Gônes, il fut pris
Ear les impériaux, qui ne le mirent en lierté qu'en 1243.
Le Saint-Siège étant devenu vacant par la mort de Céleslin IV, il se trouva à l'élection d'Innocent IV, qui lui donna l'évêché de Porto, et qu'il suivit en France, pour assister au concile général de Lyon. Il mourut, en 1251, dans cette ville, et y fut inhumé dans l'église des Dominicains. Le cardinal le Blanc avait composé quelques traités d'astrologie. (Foy.CiACONios, Vita Pontif:;— Villaki, I. vi, c. 82; — la Bochepozay, JVomenclat. card.; — Aubery, Hist. des cordin. )
BLANC (Gérabd). — Voy. Bianchi.
KLANi HETTI ( Laurent), après avoir été reçu docteur en droit dans l'Université de Paris, se rendit à Borne, où le Pape Grégoire XIII le fit prélat de la sacrée consulte, et auditeur de Rote. — Pendant cinq ans qu'il exerça celte charge, il composa trois volumes sous le titre de Décisions de Rote, et qui sont conservés dais la bibliothèque de Rimini. Sous le pontificat de Sixte V, il fut euvoyé en Fiance avec le cardinal Cajelan, puis en Pologne avec le cardinal Hippo- Ivte Aldobrandiu qui, njantélé élu Pajw» sous le nom de Clément VIII , le uomma cardinal le 5 juin 1596, le plaça en n ême temps dans les congrégations de la signature, du conseil et du Saint-Office, et le fit prolecteur de l'Eglise de Lorelte. Après s'être vu deux ibis sur lu point d'être élevé au pontificat, il mourut, en 1612, âgé de 67 ans, et fut enseveli daus l'église de Jésus.
BLANDIAC (Jean), ou B!ausac(en latin Blandiacum), ainsi nommé d'un village, voisin de Nîmes, fut d'adord chanoine d'Ail, en Provence, puis chapelain du Pape, et auditeur du palais aposloliquo d'Aviguou. — C'était un homme de bien , uu excellent ecclésiastique, versé dans le droit canonique et civil. Eu 1348, il eut l'évêché de Niiuei, et le Pape Innocent VI le créa cardinal le 17 septembre 1361. En 1366, le Pape Urbain V l'envoya, avec le cardinal Gilles de Moulaigu, a Paris, pour y travailler à la réforme de l'Université. Depuis, Grégoire IX, ollanl è Borne, le laissa & Avignon, en qualité de son vicaire général dans leCointal. Il mourut lu 8 juillet 1379 à Avignon, où il lut iuliuipé dans l'église de Saiut-Didier.iKoy. Onlpbbk; -Victorel et Ciacojius. Vit. Puntif.;-^Ho*m qubt, Vit. Innoc. VI ; — Frizon , Gall. purp ; Uuhel., Italin sacra; — Sammarth. Gall.
christ.; — Aubery, iïi'*». des cardin.; — Ballze, Vit. Pap. Avenion. , t. I , p. 958; Htst. gin. de Languedoc , t. IV; — Menaru, Hist. ecclésiastique et civile de Nimes.)
BLANDP.ATE(François de Saint-George»
de), né à Casai, évéque d'Aqui, fait cardinal en 1596 par Clément VIII, mourut eu 1605*
BOBBA (Marc-Antoine), né a Casai, d'une bonue famille, après a voir, fait d'ex-
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cellentes éludes, devint sénateur à Turin. — Emmanuel Philibert, duc de Savoie, qui connaissait sa capacité, !ui donna Ion le sa confiance, li le consultait dans toules les a Maires im|>ortanli!S, et, en 1557, il obtint, pour lui, du Pape Paul IV, l'évôché d'Aosle. Eu 1562. Bobbn assista au < oncHe de Trente, en qualité d'évêque, el d'ambassadeur du duc de Savoie. E i 1565, a la recommandnlion du môme duc de Savoie, Pie IV le créa cardinal-prêtre du litre de Suint-Sylvestre. Ce prélat a laissé quelques ouvrages, el, enlre autres, des poésies. Il mourut « Rome le 17 mars 1575, el fut inhumé dans I église de Sainte-Mario des Anges. — ( Voy. de i.a Cbieza, tlhior. chron. episc. pedem ; — Ughkl., t. IV, liai, sacr.;— Saumartb., Ca/lia Chritliana ; — Petramellarius; — de Thou ; — LBMinE.elc.)
DOBON, Romain, créé, en 1188, parle Pape Clément 111, diacre-cardinal, du tilre de Saint-Georges in Velabro , mourut en
BOBON (Hugues), était d'une noble famille de Rome, et l'un des plus fameux jurisconsultes de son temps, comme on peu! le voir par les savantes dérisions qu'il a données sur les matières les plus épineuses du droit canonique. — Le Pape Célestin III le créa cardinal en 1191, ot Innocent III le chargea d'entendre en confession les meurtriers de Conrad, évôque de Wurlzbourg, lesquels étaient venus a Rome, pour y recevoir l'absolution tt la pénitence de leur crime. Il leur ordonna de taire amende honorable dans une place publique de Rome, el leur défendit ensuite Je se servir jamais de leurs armes, de porter des habits de couleur, d'assisler aux jeux publics, et de passer en secondes noces. Il les obligea ensuitea leur retour, lorsqu'ils seraient arrivés dans la première ville d'Allemagne, d'aller à l'église cathédrale, la corde au cou, nu-pieds et en chemise, portant des verges, pour y être battus par les chanoines en présence du peuple. Co prélat mourut en 1210. (Voy. Ciaconius, Chron. Uirsang.; — Aueeht, Ui$t. de» cardinaux.)
BOBON, Romain, fut créé, en 1192. diacrecardinal du titre de Saint-Théodore, par Célestin III, Pape du 1191 à 1198, et qui créa douze cardinaux.
BOBON (Nicolas), Romain, neveu du Pape, fut créé dans la même promotion, par Célestin 111, diacre-cardinal du tilre de Sainte- Marie in Cosmedin.
i BOFONDI (Joseph), né è Forli en 1795, fut fait cardinal par Pie IX en 18iG. Son Emioence vit encore.
BOHIER (Antoine), né a Issoire, en Auvergne, était (ils d'Aslremoine Bohier, baron de Saint-Ciergue, eld AnneduPral, tante du cardinal du Prat, chancelier de France. Le jeune Bohier prit l'habit de religieux dans l'abbaye de Fécamp, en Normandie, dont il fut depuis abbé , aussi bien que de Sainl-Ouen do Rouen. Il lut nommé président au parlement de Normandie, archevêque de Bourges, vers 1515, et. le 1" avril
1517, créé cardinal-prêtre par Léon X , a la recommandation du roi François I", et par le crédit du chancelier du Pral. Le cardinal Bohier , qui était âgé, ne jouit pas longtemps de celle dignité, et mourut a Blojs, où était alors la cour, le 27 novembre 1519. Son corps fut porté à Bourges, et enterré dans son église. Ce cardinal fit divers présents è son église métropolitaine, ou Ion voyait encore il y a peu de temps une tapisserie, sur laquelle étaient ses armes et sa devi«»' : Virtuli omnia purent.
BOISGELIN DE C1CÉ ( Jean-de-Dibo- Baimond de), naquit h Rennes, le 27 février 1732, d'une famille noble. — Destiné a l'étal ecclésiastique par le désir de ses parents et par sa propre inclination , il Ht d'excellentes études. La mort d'un frère aîné l'ayant rendu, jeune encore, le cln-f de sa famille, il renonça a son droit d'aînesse en faveur d'un frère puîné, et persévéra dans la carrière qu'il avait embrassée. De grand vicaire de Pontoise , il devint, en 17C5, évéque de Lavaur, et, en 1770, archevêque d'Aix. Pour ne point parler d'autres établissements pieux, la Provence lui doit la construction d'un pont qu'il avait fait bâtir a Lavaur, el celle d'un canal qui porte son nom. Le cardinal de Bausset, qui avait élé son grand vicaire, parle en ces termes do cet estimable prélat, dans une notice historique qu'il nous a laissée : « C'est par la sagesse, unie à- la générosité, que M. de Boisgeiin sauva, au commencement do la révolution, la ville d'Aix des plus grands malheurs. Dans un moment de disette , les greniers publics avaient élé pillés ; les excès auxquels le peuple s'était livré allaient arrêter les approvisionnements, lorsque l'archevêque se présenta pour calmer lu désordre, et mit cent mille francs è la disposition des aulorilés locales pour l'achat des grains. » En même temps il adressait une Instruction pastorale aux curés de son diocèse, pour les engager è rappeler la poupie à ses devoirs , et a restituer les grains qui avaient élé pillés. Sa voix fui entendue, et les troubles conjurés, au moins pour un temps. M. de Boisgeiin avait fait partie, en 1787, de l'assemblée des notables; en 1789, il fut aussi un des représentants du clergé aux états généraux, où il se (it remarquer par son esprit conciliant et sa modération. A la dissolution de l'assemblée nationale, les excès de la révolution lui lirenl chercher un asile en Angleterre. Il ne rentra en France qu'après le concordai. Il fut nommé, en 1802, archevêque de Tours, el obtint, puu après, en 1803, le chapeau de cardinal, dont il ne devait pas jouir longtemps, puisqu'il mourut le 22 août 1804 , dans sa 73* année. M. de Boisgeiin n'était pas seulement un homme de bien, et un vénérable prélat; c'était aussi un homme d'esprit el un littérateur distingué. Dès 1770, il avait été appelé à l'Académie française, pour remplacer l'abbé de Voisenon. Il no manquait pas non 'plus d'éloquence, commo l'attestent ceux qui l'ont euleiidu. C'était
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