BON
me éloquence douce, gracieuse et étante. Il avait prononcé en 1765 l'oraison funèbre Ju Dauplin, père de Louis XVI ; en 1766, celle de Stanislas Leczin?ki, ancien roi de Pologne, et beau-père de Louis XV ; en 17G9, celle de la Daupbine. Mais c'est surtout à la cérémonie du sacre de Louis XVI, à Reims, queM.de Boisgelin se surpassa en prononçant le discours d'usage. On a de ce cardinal, entre autres ouvrages, I. Ex. position des principe» sur la constitution du clergé par les évéques , députés à l'Assemblée nationale, Paris , 1791, in 8*; II. Héroides d'Ovide, traduction en vers français, avec le teste, Paris, 1786, in-8; III. Mémoires pour le clergé de France, au sujet de In prestation de foi, etc., 1783 ; IV. Le Psalmiste , traduction des Psaumes en vers français, précédée d'un discours sur la poésie sacrée, Londres, 1799 ; V. Discours à la cérémonie de la prestation du serment des archevêques et évéques, 1802, in-4\ — L'oraison funèbre du cardinal de Roisgelin fut prononcée, le 12 septembre 1804, par Mgr Charrier de la Rnnhe, premier évêque de Versailles.
BOLOGNETTI (Albert), Bobinais, évôque de Massa, créé en 1583 , par le Pape Grégoire XIII, prôtre -cardinal , mourut en
BOLOGNETTI (Mamo) , Romain , trésorier, fut créé cardinal-diacre par le Pape Benoit XIV, en 1743.
BON A (Jean), religieux réformé de l'ordre doCiieaux, naquit à Momlovi go Piémont, le 10 octobre 1609. — Sa famille était une branche de celle de Bonne de Lesdiguières en Dauphiné. Dès son enfance, il manifesta le goût de !a retraite et de la piété. Il se consacra à Dieu dans un monastère de l'ordre des Feuillants, près de Pignerol, à peine figé de dix-sept ans. On l'envoya étudier à Rome où il fit de rapides progrès dans les diverses branches des connaissances humaines et où il enseigna la philosophie et la théologie. Revenu dans son pays, il fut prieur, puis abbé de sa maison et élu général de sa congrégation en 1651. Le cardinal Faliio Chigi , ami particulier du P. Bona, témoigna une joie extrême «le cotte élection; il voulut faire tenir à Rome le chapitre général suivant pour travailler à le maintenir : mais le modeste abbé qui s'en douta le ût tenir à Gènes et se fit nommer un successeur. Trois ans après on l'élut de nouveau, et le cardinal Chigi qui, dès 1655, était Pape sous le nom d'Alexandre VII, lui défendit de quitter ce poste. Mais Bona en sollicita la permission avec tant d'instance que le Pontife la lui accorda à condition qu'il ne sortirait point de Rome. Pour l'y attacher plus étroitement, il lui donna divers emplois. Clément IX les lui continua, lui en confia de nouveaux, et le créa cardinal le 29 novembre 1669. Clément IX étant mort bientôt après, tous les geus de bien faisaient des vœux pour que Bona fût élu en sa place. C'est ce qui donna lieu à celte pasquinado : Papa Bona sarebbe solœcismo, et a cette épigramme du P. Daugières, Jésuite)
lesquelles en français perdraient tout leur sel :
Gnmmattca* leges plernmque Erclpsia spernlt:
Porte eril ut Itreat dicere Pipa Bona.
Vana aolcpclsmi ne te cooturbei imago;
s, si Bona Papa foret.
L'Eglise dédaigne tourent le* lois de la grammaire : U sera peut être permit de dire te Pape Bona. Ne «ou <f-
fratft'i pat de l'ombre d'un il terutt un bon Pape.
:Si
Ce n'est pourtant pas lui qui fut élu, mais Altiéri, qui prit le nom de Clément X. L'éclat de la pourpre romaine n'avait po nt endé le cœur du cardinal Bona, et les affaires dont il était chargé ne l'empêchaient point de vaquer è l'étude et à la prière. Il entretenait un commerce de lettres avec presque tous les savants de l'Europe. 11 revoyait ses ouvrages lorsqu'il mourut tranquillement et saioiemeni comme il avait vécu, à Rome, le 27 octobre 1674, et il fut inhumé dans l'église de Saint-Bernard. Il avait fait un testament digne de sa piété, qui a été traduit en français et publié à Paris, 1738, in-14. Les ouvrages qui nous restent de lui sont : 1. De divina psalmodia, iu-4*; II. Manuductio ad rrWum ; III. Via compendii ad Oeum. Lambert a donné, en 1681, une traduction du Guide du ciel. En 1738, on en a publié une nouvelle plus littérale à laquelle on a joint celle du Plus court chemin pour aller a Dieu. Ce dernier ouvrage n'avait pas encore paru eu français; il est à proprement parler la continuation de l'autre. IV. De rébus liturgicis. Paris, 1772, in 4*; V. De discretione spirituum, Paris, 1673, in-12. L'abbé Leroy et a donné une traduction française en 1675. VI. Tractât us ascelicus de sacrificio Mitut, souvent imprimé, traduit aussi eu français. M. l'abbé Lobry, ancien professeur au séminaire de Troves, yient de publier une nouvelle traduction de ce dernier ouvrage, 1856, 2 vol. in-8*. VII. Horoloaium ascrticum; VIII. De principiis vitœ t.hristiaiut. Ce dernier ouvrage, un des plus solides qu'on ait faits sur la morale, a été traduit en français d'abord par Cousin, président en la cour des monnaies , et en 1728 par l'abbé Goujei dans le Traité de la psalmodie divine. L'auteur aborde et approfondit tout ce qui regarde l'Office divin. Le De rébus liturgicis est un traité complet sur les rites, les prières et les cérémonies de la Messe. Les autres ouvrages sont des livres de piété, précieux pour ceux qui aspirent à la perfection de la vie chrétienne. (Voy. DueiJt , Biblioth. des auteurs ecclésiastiques du xvn* siècle.)
BONACOKSI(Bonacursio), né à Macérais, trésorier général de la chambre apostolique, fut nommé cardinal par Clément IX le 29 novembre 1669. Il mourut légat à Bologne, le 19 avril 1678, en la cinquante-huitième année de son âge, et de son cardinalat la huitième.
BONAD1S de Bon adie, Romain, fut créé en 1155, par le Pape Adrieu IV, diacre-cardi-
su
, puis ut être du scignement