S BON
• Il arrivait aussi, par intervalle, quoiqu'à t de grandes distances, des lettres particuliè- « res du cardinal à quelques ecclésiastiques « de ses amis. Nous pourrions citer entre au*
• IrescellesaMgrdeBonald, évêquedu Puy, « aujourd'hui son successeur sur le siège de m Lyon. Son Emineuce mettait toujours beou-
• coup do discrétion dans ses correspondan-
• ces, afin de ne compromettre personne
• de ceux auxquels elle répondait, ni avec lo
• gouvernement qui surveillait toujours ses
• rapports, ni avec l'administration apostoli- « que qui gouvernait à sa place le diocèse;
• oia i s parfois, oubliant ses résolutions, elle
• ouvrait un peu plus son cœur, et, dans ces
■ moments fugitifs d'èpancliemtnl, elleexpri- « mail ses regrets et ses désirs; un de ses « désirs les mieux sentis et les plus expri-
• niés était de voir le pieux éveque de Puy,
• dont elle avait connu le glorieux père « et aprécié le mérite personnel, lui succé- « der sur le siège primalial des Gaules. Si
• un parfit bonheur était réservé à mon dïo-
• (ht% ajoutait-elle, je m" en réjouirais jus-
• que dans le ciel. »
• Il yravail déjà plus d'un an que le car-
• dinil était mort, et, chose singulière, l'E-
• glisa de Lyou , qui lui devait tant, ne
• lui avait pas encore fait un service funô- « bre... One lettre ministérielle, attribuée
• nu maréchal Soull, imposait silence à la
• reconnaissance du diocèse. Mgr du Bonald « passant du siège de Puy à celui do Lyon « comprit tout ce qu'il y avait d'insolite et € d'inconvenant dans ce refus. Il ordonna « aussitôt qu'd y aurait dans toutes les
• églises de son diocèse, le premier jour li-
• Dre qui suivrait sa prise de possession, « un service solennel pour lo repos de
• J'Ime de sou illustre prédécesseur. Tel « fut le premier acte de l'administration de < ce nouveau prélat sur la terre des Polhin c et des Irénée : et cet acte de justice et du
■ reconnaissance qui lui fait honneur, nous « n'en doutons pat, lui portera bonheur, « pour la prospérité et la continuité de
• son pontificat parmi nous. »
BON AVENTURE (Saint), dont le nom était Jtan Fiduasa, uaquit, en 1221, a Balnea- Kegia, vulgairement Bagnarea, petite ville de Toscane. — Il prit en 1243, l'habit religieux daus l'ordre de Saint François, étudia sous Alexandre de Halès, fut reçu, en 1255, dateur, è Paris, avec saint Thomas, et enseigna la philosophie et la théologie en celte ville, et ailleurs, avec un grand succès. Depuis n'étant âgé que do 34 ans, il fut élu géu^ral de son ordre, en 1256, et gouverna arec tant de lèlo et de prudence, qu'il établit dans son institut une discipline exemplaire. En 1265, lu Pape Clément IV envoya au père Bonaventure les provisions de l'archevêché d'York, en Angleterre, que ce saint homme refusa. Après la mort de ce Pontife, le s'ége ayant vaqué près de trois ans, et les cardinaux ne pou vaut s'accorder sur l'élection d'un nouveau Pape, eu laissèrent le choix à saint Bouavenluie, l'engageant solennelle -
Dicuovi. des Cardixaix.