CIT
DIGTIONNATRB
CiSELET. Angl. tmall chisel; nllom. khinennuissei Petit ciseau do fer, délié et aU longé, dont on fait usage pour ciseler.
C1SELE0P%. En latin cœldior^ du verbe eœdere^ couper, tailler. On nomme ainsi Touvrierqui sculpte des métaui. Chez les anciens, les ciseleurs étaient des artistes qui obtenaient souvent une grande renommée, et Pline cite entre autres Zopiro, Praxilèle, Acragas, Pjtliias, Varron, Mentor, Mys, Antipator, Ariston, Boethus, Calâmes* Hécate, Ledus, Posidonius et Eunice, dont los onyrages étaient Tobjet de l'admiration générale. Les bacchantes et les centaures qu'Acragas avait ciselés sur des coupes, étaient conservés à Rhodes» dans* le temple de Baechus» et on y gardait également un Silène et un Gupldon de Mys. Pjthîas grava, sur une espèce de fiole, Diomède et Ulysse enlevant le palladium de Troie, et représenta, .sur deux petites aiguières, toute une batterie de cuisine. Zopiro grava les aréopages et le jugement d'Oroste sur deux counes estimées douze grands sesterces. Enfin, I on peut considérer comme des ciselures sur ivoire, le Jupiter Olympien et la Minerve du Partbénon, tous deux Tœuvre de Phidias.
Parmi les modernes, Benvenuto Cellini se distingua sous François 1*% et après lui Balio, Germain et Jean Goujon. De nos jours, les ciseleurs parisiens sont les seuls dont les produits aient du retentissement: on leur doit ces bronzes élégants qui supportent des pendules; ces candélabres qui ornent si magnifiquement un salon ; et ces guirlandes , ces arabesques, ces rinceaux qui décorent les meubles. 11 y a aussi des ciseleurs qui Iravaillenlsurlecuivrecreuxet lui donnent des formes en relief, en le repoussant par derrière & l'aide d'oulîls nommés bnltoin^ matioirSf repoustoin^ etc.
CISELURE. Angl. chating; allem. felrtebent arbeil. L*art de ciseler.
CISOIRES. Gros ciseaux dont le manche est attaché et monté sur un pied.
CiSTRE (inst. de mus.). De Titalien «e^ra, corruption du grec «lO^ct, harpe. Instru-ment à cordes, usité en Italie, et dont on attribue rinvenlion à Amphion. Il a quelque ressemblance avec le luth, mais son manche est plus long et divisé en 18 touches.
CITADINE (carross.). Sorte de voiture omnibus.
CITERNE (architect.). Lieu souterrain et voûté, construit pour recevoir et conserver les eaux pluviales. Les citernes sont trèscommunes dans rOrient, il en est de trèsvastes, et ]*0B en cite une à ConstantinopJe dont les voûtes portent sur deux rangées de 212 piliers.
CITERNEAD (archit.). Petite pièce qui précède une citerne, et dans laquelle les eaux arrivent et s*épurent avant d'entrer dans le réservoir principal.
CITOLE (instr. de mus.). Instrument dont on faisait usage autrefois.
CITRATE (chim.). En latin cr^as, de et- /ruj, citron. Angl. citrate ; allem. citronen^ saurts gal'z. Sels formés par la combinaison
de Tacide citrique avec une base. Les principaux de ces sels sont le citrate de rkaux, d*où l'on extrait Tacidc citrique, et le citrate de magnésie^ qu*a fait connaître, en 18^7, M. Rogé Delabarre, pharmacien d'Anizy.le. Château, dans le département de l'Ai^sne. On prépare avec ce dernier citrate une eau purgative qui a la saveur de la limonade, et produit le même effet que Teaa de Sedlitz.
CITRÈNE (chim.). Matière cristalline que l'on isole de Thuile volatile de citron, et qui est i<;omère avec le camphre.
CIDUIDIQUB. Yoy. Aconitiqob.
CITRIQUE (Acira). Acide or^niqae qui se trouve contenu dans les citrons, les oranges, les groseilles, les baies d*airelle, les framboises et autres sucs végétaux acides. Il fut longtemps confondu avec Tacide tartrique, et ce fut Scheele qui Tisola le premier en ilSk» L'acide citrique renferme du carbone, de l'hydrogène et de Toxygëoe dans les rapports de C ' H* 0* «3H0 +2aq. H se rencontre daoslecommerce sous forme de prismes obliques à quatre pans, terminés par des sommets dièdres, et contenant 9 pour 100 d'eau de cristallisation, qui dispa* ralt par la dessiccation au bain-marie. La saveur de ce produit est fortement acide lorsqu'il est concentré, mais elle devient agréable lorsqu'il est étend» ; combiné avee lesl)a>es, il donne des citrates; et quand ou le chaulfe à 120°» il finit par se convertir en acide aconitigue ou eitridigue. On 6X« trait communément l'acide citrique du jus de citron, et, pour l'obtenir, on sature ce jus avec dt) la craie. Il se forme alors du citrate de chaut insoluble qu'on déeoin* pose ensuite par de l'acide sulfurique, et 100 kilogrammes de jus de citron, fournis* sent i peu près 5 kilogrammes et demi d*flcide cristallisé. Le jus de citron se prépare en grand dans certaines contrées, comme, par exemple, dans les environs de Messine, en Sicile. L'acide citrique est d*un usaga assez répandu : on l'emploie, dans la teinture, pour se procurer le rouge de car^ thaine, et pour préparer une dissolution d'étain qui, avec la cochenille, proiuii de plus beaux écarlales que le sel d'étain ordi* naire;les fabricants d'indiennes s'en servent comme rongeant; il est utile pour cih lever les taches de rouille et celles de fer sur Técarlate*, les relieurs donnent avec lui à la peau une apparence marbrée; mélangé dans la proportion do 16 grammes avec 500 grammes de sucre, on obtient une limonade sèche qu'on aromatise avec qucl- 3ues gouttes de citron ; enfin, on le prescrit ans fa pratique médicale, sous forme de boisson rafralchissaute , et 3 grammes do cet acide cristallisé suffisent pour aciduler convenablement un litre d*eau.
CITRONNAT (écon. dom.)* Conserve de citron.
CITRONYLE ou CITRYLE (cbim.). Radical suppf^sé de fessence de citron.
CITRYLE, Voy. Citromtle.
CIVAUlERou ClVAYERfmétrologO*I<^<°
CLA
DE TECHNOLOGIE
CLA
que Ton donnait autrefois k une mesure agraire variable qui représentait depuis un are jusqu*k deui et demi.
CIVES (verrer.)* Angl. round glaa^pane:
allem. rviida^/asseAtfifr en. Verres ronds doot on garnissait autrefois les croisées.
CIVETTE (comm.)« Sorte de parfum ou de matière onctueuse que portent» dans une pocbe naturelle, trois espèces de quadrupèdes de la famille do cnat, la civette» le zibetb et la genette. Cette matière était fréquemment employée par les parfuroeurs»
avant qu'ils fissent un usage aussi général du musc que cela a lieu aujourd'hui* et ils la faisaient particulièrement entrer dans la composition de la poudre do Chypro. On aromatise aussi le tabac k priser avec la ci* vetlo.
CIVIÈRE. Du latin ccpntim, boue» limon»
et reAttm,««At«tt/i«m»cbariot» charrette. D'autres font venir ce root du celte ctfr» enveloppe. Angl. ilxainer : allem. ieihkasten. Sorte de brancard dont on fait usage pour le transport des fardeaux k bras.
CLAIE. Du grec kX^Soc, clôture» dérivé de xifM*» je ferm<^. Espèce de chAssis ou de lissu formé d'un nombre plus ou moins considérable de liges de bois» maintenues parallèlement k des distances plus ou moins rapprochées et âtéesau moyen d'une chaîne d'osier et de bAtons flexibles. — En termes d'art mililaire» les claies sont des ouvrages établis avec des branches d*arbres étroitement entrelacées les unes avec les autres» dont on se sert, soit pour couvrir un logement» soit pour franchir un fossé nouvellenieni saigné» en jetant plusieurs deces claies sur le fond et en les couvrant d'une couche de terre. — C'est au moyen de claies de même nature » que l'on opère le soutènement des terres meubles et le cloyonnage ou les enceintes qui servent au parcage des troupeaux sur les pièces de terre en jachère. — Le mot claie désigne aussi une espèce d'échelle que l'on place k la remorque d une c/rarrelte. • - On appelle encore de ce nom art cadre k compartiments (angl. board for chipi; allem. Uistenboden) dont les orfèvres» les bijoutiers et autres artisans couvrent le sol de leurs ateliers» pour recueillir les par« celles d'or et d'argent qui s'échappent des pièces qui sont en œuvre. On lève do temps k autre ce cadre» on rassemble tout ce que ses compartiments contenaient» et» après avoir passé au crible» on procède au l^fsge, on jette les parcelles dans un creuset pour en obtenir un lingot. — Passer à /tf cioîe» c'est Jeter avec une pelle» k travers u ne claie, de la terre pierreuse» pour faire (^4sser la terre ou le sable d'un cAlé» tandis q ue les pierres tombent de l'autre.
CLAIN (tonnel.). Sorte de biseau ou de chanfrein que le tonnelier forme sur TépaisseuV de chaque douve» de manière qu'a« près avoir été rangées circulairemeut dans la rainure du jable de la futaille» elles puissent se joindre aisément dans toute leur épaisseur.
CLAIRAN. Voy. Ci^aime.
CLAIRÇAGE. Du latin elarum^ clair» et agere^ faire. Se dit de Tépuration du sucre brut de betterave.
CLAIRCE. Opération qui consiste k traiter le si^rop de sucre brut par le charbon aaimal ou tout autre agent propre k décolorer» pour le clarifier eosuite avec du sang et des œufs.
CLAIRCER. Epurer le sirop de sucre.
CLAIRE. Chaudière du raflineur de sucre. — Cendres lavées ou os calcinés dont on fait emploi dans Taflinage pour faire des coupelles.
CLAIRÉE. Sucre clarifié et prêt k être cuit. — Réservoir d'un marais salant.
CLAIRE*SOUDURE,-- Alliage de plomb et d'étain.
CLAIRET. Vin léser et clair. -* Nom sous lequel les Anglais désignent le vin de Bordeaux.— Maille de la partie supérieure d'un Glet. ^ Se dit» en termes de joaillier» d'une pierre dont la couleur est trop faible.
CLAIRETTE (boiss.). On donne le nom d'eati clairette k une liqueur faite d'eau-de- , vie et de sucre.
'^' CLAIRE-VOIE. Du latin clara^ claire et eîa, voie. Ouverture pratiquée dans le bas du mur d'un parc» d'un jardin» etc.» et qui n'est fermée que par une grille» ou un fossé appelé saut^de^loup, — Barreaux do fer ou de bois que l'on met aux ouvertures des murailles d un parc ou d'un jardin. — leur qui reste quelquefois entre les Gis de la chaîne» afirès qu'une étoffe de laine a été tissée en toile. — Semer h c/atre-eoie» c'est» en termes d'agriculture» jeter la graine en la dispersant le plus possible sur la terre préparée pour la recevoir.
. CLAIRIER. Levain couvert de mousse.
' CLAIRIÈRE (fabr. de tiss.). Angl. thin place: allem. dunnestelle. Se dit de l'endroit d'une toile plus clair que les autres parties, ou de défauts dans des draps mal tissés.
CLAIR-OBSCUR. Du latin clarus, clair, et obscurus^ obscur. Angl. clnre^obscure ; allem. helldunkel. Se dit d'une imitation quelconque de l'effet que produit la lumière en éclairant les surfaces qu'elle frappe et en laissant dans l'ombre celles qu'elle n'atteint pas. - Tableau qui n'est que de deux couleurs» comme les camaïeux. — Dessin lavé d'une seule couleur brune» et dont les lumières sont rehaussées de blanc. — Planche gravée k la manière noire.
CLAIRON (inst. de mus.). Du latin claruSf clair» parce que le son de l'instrument est clair» perçant. Instrument de cuivre, k vent» dont il est fait particulièrement usage dans les troupes légères.
CLAIRURE (fabr. de tiss.). Endroit d'uno étoffe «le liiine où les Ois sont mal joint.^.
CLAIR VOIR. Nom que l'on donnait autrefois k la sculpture k jour d'un buffet d'orgues.
CLAMRSI (comm.). Sorte d'acier qu'on lire du Limousin.
CLAMP (charp.). Angl. td.; allem. eiserne klammer. Morceaq de bois qui' sert k jumeler un iiiAt.
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Ct.APET. Angl. cloek-talve; allem. ptitnpenklappe. Espèce de soupape oude rondelle de cuir employée dans les pompestetqaî, en s'éleTant et s abaissant alternatirement* facîlile ou met obstacle au passage dç Teau dans le diaphragme qui, à cet effet, est percé d*un Irou ae part en part. Le clapet, en cuir très-fort et bien suiffé, est garni, sur ses faces opposées, de platines de métal qui lui servent de doublure. L'assemblage est. serré à ris, il est Gié au piston de la pompe au moyen d'une queue qu*il porte à ]*un de ses cAlés, et la flexibilité de cette queue fait roffice de charnière. La pTaiine supérieure est plus grande que rouverlure du diaphragme que couvre le clapet, et la platine inférieure plus petite que celte ouverture dans laquelle elle se loge, en sorte que quand le clapet est fermé, la première Je'garanlit du poids de la colonne d'eau, et la seconde contribue à maintenir le cuir régulièrement étendu, à l'empêcher de passer par l'ouverture du diaphragme et k mettre obstacle k ce que Teau s'insinue entre lui et .a platine supérieure. — Dans les instruments à vent, le elapet est une petite soupape garnie de cuir qui se lève et se baisse au moyen d*une charnière. — Dans les machines à vapeur, c'est aussi un clapet (angl. damper; allem. dampftr) qui ferme l'orifice de la cheminée.
CLAQUB, Du celt. claq^ çrand bruit. Sorte de double soulier imparfait dans lequel on fhit entrer le véritable soulier. -^Cnapeau à trois cornes et d'une grande dimension dont les officiers faisaient usage sous le règne de Napoléon I*\ — Chapeau qui peut aisément s'aplatir et qui se porte sous le bras dans les soirées.
CLAQUE*OREILLE. Chapeau à bords pendants.
CLAQUET (mécan.). Angl. milUlapper; allem. anschlageholz. Petite latte qui se trouve sur la trémie d*un moulin, et qui bat ou claque sans discontinuer.
CLAQUETTE. Sorle d'instrument de musique dont le bruit imite le claquement d'un fouet de poste. -^ Petite machine en bois dont les facteurs font usage, et dont le bruit annonce au public la levée d'une botte aux lettres. — Espèce de livre, formé de deux
J planchettes, qui sert, dans quelques écoles, I donner le signal de divers exeroices. — Petit carnet dans lequel les femmes renferment leurs cartes de visite.
CLAllEQDET (écon. dom.). Sorte de conserve do fruits
CLABEÏTE* (comm.). Petit vin blanc mousseux.
CLARIFICATION. Du latin c/arum, clair, ei fncertf larre. Angl. elnrificaiion; allem. abklàrung. Procédé (]ui consiste à séparer d*un liquide les matières hétérogènes qui s'y trouvent suspendues et qui en troublent la transparence. Divers moyens sont employés pour obtenir ce résultat. Le repos suffit quelquefois pour opérer la précipitarion. Souvent aussi il n'est besoin que d'aiouier de Teau ou de l'alcool pour clariûcr
la liqueur ; et lorsque celle-ci n est pas d'une consistance trop épaisse on a recours au filtre. Plus fréquemment encore, la clarification a lieu par le collage et la coagulation, c'est-à-dire en combinant avec le liquide un autre corps, comme l'albumen, la gélatine, le sang, fa chaux, et certains sels et acides. On fait usage principalement de la çélatine animale pour les liqueurs qui contiennent un principe astringent, telles que le vin, le cidre et la bière; et l'on emploie de préférence l'albumen pour les sirops. Dans le premier cas il se forme une espèce de réseau qui enveloppe les molécules en suspension et les précipite avec lui ; dans le second, si la coagulation s'opère par la chaleur, elle s'élève en écume avec les impuretés qu'elle a saisies. On supplée è Talbu- * men, soit par remploi simultané de la gélatine et d^n peu de tanin, soit par celui du cachou. Deux poignées de marne, jetées dans le pressoir ou se fait le cidre suffisent aussi pour le clarifier. — Foy. Filtbâtioii
CLARIFIER. Rendre claire une liqueur trouble.
CLAKINE. Clochette à son clair et ai^, qu'on suspend au cou des animaux qui paissent dans les forêts, pour aider à les retrouver s'ils viennent à s'égarer.
CLARINETTE (inst. de mus.). Instrument h vent, en buis, qui fut inventé en 1690 par J. Chrislophi)i Deuner.
CLARINETTISTE. Celui qui joue de la clarinette.
CLASSEUR. On nomme ainsi un portefeuille à compartiments qui sert à classer les papiers.
CLADDIEN. Espèce de papier d'Eg}[pte qui . fut fabriqué pour la première fois sous l'empereur Claude.
CLAUS01R(archit.).Du latin c/oudere, fermer. Dernière pierre qui terme l'assise d*ua ouvrage en pierres de taille, et qui ne se ter* mine qu'après que toutes les autres sont en place, afin He lui donner les dimensions exactes propres h remplir le vide qu'elle doit occuper. Dans les voûtes en berceau, il faut deux clausoirs pour .chaque rang de voussoirs ; un seul pour les voûtes sphériques, et deux pour les sphéroïdes k cause du changement de courbure. Pour les voûtes d'arête et celles en arc de cloître, la précision exige autant de clausoirs qu'il y a de panaches ou pans de voûte.
CLAVA. Perche que l'on ajoute au bout du Glet de la tartane pour le tenir tendu. - CLAVEAU (archit.}. Du latin e/anis , clou. Pierre taillée en forme de coin qui entre dsos la construction des voûtes plates ou carrées, telles que celles des portes, des fenêtres, etc. Il y a des claveaux simples et des claveaui à crossettes : les premiers sont ceux dont les joints sont formés par une surface^ droite; les seconds ont leurs joints formés^ par des surfaces brisées qui forment un redan qu'on nomme crossette, lequel a pour objet de donner plus d'appui aux claveaux et de se raccorder avec les assises horizontales des pieds droits. — Pièce du milieu d*uiie arcada
GLÀ
DE TECHNOLOGIE
CLA
IM
qof fnii saillie sur la hce de celle dernière. — Pièce de bois disposée en biais poar tendre Ters le rentre d'une arcade.
CLAVECIN (instr. de mus.). Du latin elavicymbalum^ même siguiacation. Instrument composé d*une caisse de bois qui contient un ou plusieurs claviers et dont les cordes sont de métal et doubles. Le piano est un clavecin perfectionné. On nomme clavecin à ravalemenif celui qui a plus de touches que tes autres; clavecin organisé^ celui dont le clavier fait jouer un petit orçue; et clavecin électrique^ celui dont on fait mouvoir les louches au moyen de réiectricilé.
CLAVECIN DES SAVEURS. Sorle d'utopie musicale inventée par Tabbé Poncclel. C'est un clavecin semblable à un buffet d*orgue portatif dont le clavier est disposé comme d*ordinaire sur le devant» etdoniraction de deux soufflets forme un courant d*air continu qu'un conducteur porte dans une rangée <ie tuyaux acoustiques. Vis-à-vis de ces luyoux se trouvent disposées des Qoles en
Jiareit nombre, lesquelles sont remplies de iqueurs qui représentent les saveurs primi" Mivti e't répondent aux tons de la musique. Celte gammé singulière est ainsi formulée : Tacide répond à l'uf « le fade au ri^ le doux au mi, Tamer au /[a, Taigre doux au so/, l'austère au la^ le piquant au st.
CLAVECIN OCULAIRE. Autre drôlerie semblable au clavecin des saveurs. Elle fut imaginée par le P. Castel, Jésuite. Ce claveciij est composé d'auta.nt d 'octaves de couleur, par tons et demi-tons, que le clavecin ordinaire a d*oclaves de sons. Cet instru- Rittota pour objet, selon les prétentions de rB.u(eur»de procurer è l'Ame, par le concours de s Teux, les mêmes sensations de mélodie et d'harmonie de couleurs que celles de mélodie et d'harmonie de sons communiquées k l'oreille par le clavecin commun. Voici quelle est la gamme de cette machine menreilleuse : Y%U répond au bleu, Vui diise au céladon» le ri au vert gai» le ré diise au vert olive, le mi au jaune» le fa h l'aurore , le fiM diiie k l'orangé, le sol au rouge» le sol dièse au cramoisi, le la au violet, le la dièse au violet bleu, le si au bleu d'iris. L'octave recommence ainsi de la môme manière, à l'exception que les couleurs sont plus claires.
CLAVECINISTB.Celuiquijoae du clavecin.
CLAVEL (chim.). Soude de qualité inférieure.
CLAVET. Du latin c/aca» massue. Sorte d*outil de fer dont fait usage le calfat dans la marine.
CLAVETTE. Du latin clavm^ clou. Angl.
tey; ellem. torstecknageL Pièce de fer qui est plate, plus étroite à l'un de ses bouts qu*à l'autre*, et dont on fait usage dans un grand nombre de machines et de constructions de menuiserie, pour arrêter un boulon. On l'enfonce le plus souvent, à coups de marleaij»dans une mortaise que l'on pratique vers le bout du boulon opposé k la tète. Les ciaveii^s sont souvent employées pour réunir dc9 pièces qui, quoique soumises à cer-
tains mouvements» doivent conserver leur rigidité et leur position respective, comme sont les tringles de fer mises bout à bout pour former la tige d'un piston de pompe. Quand les pièces qu'il s'agit de réunir ainsi bout à bout son très-fortes, on renforce alors l'assemblage par une contre<lavette^ espèce de clavette k double tête que Ton place dans le trou que la clavette ordinaire doit occuper, et dont la dimension est telle qu'elle laisse encore autantde vide k remi)lir par la clavette qu'elle en remplit elle-même. Enfin, dans les pièces soumises k des efforts de tension et k des chocs, la contre-clavette est pourvue d'une queue qui se retourne d'équerre et porte un œil dnns lequel vient passer le petit bout de la clavette^ petit bout oui est taraudé en forme de vis et reçoit des écrous au moyen desquels on règle la pression des deux pièces l'une contre l'autre , ainsi que réncrgie de leur serrage. Plusieurs constructeurs ont emplojré ce moyen avec avantage dans les locomotives , pour réunir la tête de la bielle avec la manivelle de l'essieu coudé, et l'on ajoute k la Gxité du système, en pressant les clavettes latéralement au moyen de vis de serrage. On se serf aussi de clavettes dans la pose des rails.
CLAVICORDE {}u%{. de mus.). Espèce de clavecin, de forme carrée, dont la touche est armée d'une baguette de cuivre qui fait résonner les cordes. Cet instrument» qui fut en usage en France jusque dans le xvu* siècle» a reçu des perfectionnements en Allemagne, ou il continue k flgurerk côté du piano.
CLAVICYLINDRB (inst. de mus.}. Instrument inventé en 1793 par le physicien Chiadni. Il consiste en une sorte ae clavecin qui renferme dans l'intérieur de sa caisse un cylindre en verre qu'on fait tourner au moyen d*une manivelle k pédales et contre la surface duquel on fait frotter, lorsqu'on abaisse les touches, des tiges de fer qui produisent le son. Le timbre de cet instrument lui donne quelque analogie avec celui qu'on nomme harmonica^ mais il en diffère par la propriété qu'il possède de donner aes sons filés qu'bn peut yarier à volonté parla pression de hi touche.
CLAVIER. Du grec Oitlc» clef. Rangée des touches d'un clavecin» d'un piano où d'un jeu d'orgues. Portée générale, c'est-k-dire somme des sons du svstème qui résulte de la. position des trois clefs musicales ou trois octaves et une quarte. — Les épingliers nomment clavier un morceau de fil do fer ou de laiton plié en anneau vers le milieu. — En termes de bijoutier, le clavier est une petite cliatne d'argent ou d'acier qui sert k réunir plusieurs clefs» ou bien une chatne que les femmes suspendent k leur ceinture pour y retenir attachée une paire de ciseaux. Autrefois on appelait ainsi une plaaue d'or ou d'argent, quelquefois enrichie Je pierreries, qui tenait réunies plusieurs chaînes que les femmes portaient au cou.
CLAVI-HARPB (iiist. de mus.). Instrument k cordes et . k clavier» qui fut ih-^
CLE
CLE
Tenté en 1812, par H. Diefz, h Paris.
CLAVi-LYRB (inst. de mus.). Instrument jnyentô en 1820» è Londres» par un artiste du nom de Batteman. Il consiste en une espèce de harpes k cordes verticales, qui résonne au moyen d*un clavier.
CLAYER. Grosse claie gue fabriquent les ▼anniers.
CLAYMORE (arm.). Epée écossaise à lame longue et large.
CLAYON (écon. rur.). Petite claie sur la-
3ueIIe on fait sécher des fruits ou égouller es fromages. — Couvercle de paille nattée dont on couvre les cuviers de lessive el les bassines où Ton fait cristalliser le salpêtre. — Carré d'osier dont Farçonneur fait usage pour ramasser au milieu de la claie rétoffe qui s'y trouve éparse.
CLAYONNAGE (écon. rur.). On appelle ainsi toute disposition formée avecdes claies, soit pour établir des clôtures destinées à en« fermer des troupeaux, soit pour palisser des arbustes, soit enQn pour faire des bannes propres au transport du charbon, etc.
CLÉ ou CLEF. Du grec lîkiiç, même signification. Angl. Aey; allem. ichlusset. Ce mot est appliqué, dans les arts, à plusieurs instruments qui n*ont souvent entre eux aucun point de ressemblance. Celui qui sertit ouvrir el fermer les serrures est le plus commun et par conséquent celui dont la stru( ture est connue de tout le monde. 11 est parlé de clés dans la Genèse et on en faisait usage chez les Grecs, dit-on, avant la guerre de Troie. Quelques auteurs en attribuent même Tinvention aux Lacédémouiens, etauparavant, ajoute-t-on, les portes se fermaient au moyen de nœuds si compliqués que celui seul qui les avait enlacés pouvait les défaire. La clé des Romains était en bronze et le mari en conDait un trousseau à sa femme lorsqu'elle prenait possession de la maison. En cas de divorce, elle restituait oiSciellement ce trousseau. Depuis lors la forme de la clé a souvent varié, et, sous les règnes de Henri IV, de Louis Xlll et de Louis XIV, elle avait une richesse d'ornements à laquelle n'atteignent aucune de ' celles que nous confectionnons aujourd'hui. Les nôtres se composent d'ifn anneau^ d'une tige et d'un panneton qui est percé de diverses manières suivant sa fabrication ei le nombre des gardes qui y sont pjacées. L'anneau est le levier qui sert à faire tourner la clé. Il y a doux sortes de clés : la forée et la bénarde ; l'une a sa tige creuse, l'autre est terminée par un bouton. De nos jours les perfectionnements apportés aux clés de sûreté sont particulièrement dus aux mécaniciens Ficln^t, Lepaul, etc.
La clé qui sert à faire tourner les chevilles de la harpe, du piano et les vis de certains- meubles, ainsi que celle dont on fait usage pour les robinets, est une espèce de croix de fer, percée par l'un de ses bouts d'un trou carré. — Les clés de montre, de pendule, de tourne-broche, de lampe et d'une foule d'autres machines, agissent par un mouvement giratoire et font tourner sur
leur axe, dos arbres ou des noix qui sup. portent des cylindres ou autres agents mécaniques. Ces clés sont aussi forées ou non forées : les premières sont carrées, triangulaires, méplates ou rondes, et poorvoes d'une échancrure qui reçoit on étoquloa posé sur l'arbre; les secondes sont carrées, triangulaires ou méplates, et s'introduisent dansdes trous de forme appropriée, qui sont pratiqués sur le,bout des arbres.-*On se sert encore de clés particulières pour serrer et desserrer lesécrous et les grosses vis; mais la clé anglaise {screto-key; en allem. «cAran/etuck/) est venue satisfaire à toutes les exigences delà mécanique et se trouve actuellement d'un usage à peu près général. Il y en a de diverses dimensions : les petites ont leur corps en acier, les grandes l'ont en fer. Ces clés sont pourvues de deux mtchoires qui se ferment et s'ouvrent rapidement, embrassent avec une extrême facilil4 les
!)ièces qui sont soumises à leur action, et a vis qui met en mouvement les noichoires ne peut s'encrasser, attendu qu'elle est située extérieurement.
On nomme clé, en charpenterie, une pièce de bois qui est arc^boulée par deux décharges pour fortiQer une poutre. — Eu chirurgie, la clé de forceps est un peiit instrument de fer destiné è Qxer le boutou qui unit les branches du forceps; la cU de j^aren^eo^ est un instrument dont on fait usaçe pour l'extraction des dents, el l'on en distingue de plusieurs espèces, qui sont la clé à pompe, la cU à pivot et la clé à noix ; enfin la clé de trépan est un petit inslru* ment d'acier dont on se sert pour monter el démonter la pyramide du trépan. — En hydraulique, on désigne par le nom de clé, une grosse barre de fer dont on place la botte dans le fer d'un regard pour tourner les robinets. — En menuiserie, la clé estune espèce de tenon qui entre dans doux mortaises, pour l'assemblage des panneaux et autres pièces. — La clé des pêcheurs estune sorte de nœud qu'on euiploie pour attacher les hameçons aux empiles, les poids aux cordes et les cordes aux piquets. — La clé de robinêt est un tourniquet mobile qui retient ou laisse échapper selon la position qu'on lui donne, le liquide renfermé dfins' le vaisseau auquel il se trouve adapté.— La clé de poêle est la bascule placée dans le tuyau , à une certaine hauteur, et que l'on ouvre ou ferme à volonté pour laisser passer la fumée ou maintenir la chaleur dans le poêle. — La clé de pressoir est une vis qui sert h serrer et à desserrer cette machine. — La clé de lit est un outil avec lequel on tourne les \is pour monter ou démonter un lit. — La clé d^embouchoir est un morceau de bois que le cor* donnier enfonce dans une forme brisée, afin d'élargir un soulier. — La cléd^étau est un morceau de fer avec lt*quel on serre l'étau. — La clé à vis est un outil de fer propre à serrer et desserrer les vis. — La clé du carrossier est une sorte de manivelle employée pour démonter les écrous des essieux à vis, ou pour tourner les roues ^i
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jnons i crémaillère, sur lesquels on bande (Soupentes qui portent le corps des foires. — Celle du tourneur est un coin de il que Ton place sous les jumelles el dans morlaise pratiquée à la queue des pou- M| afin de les tenir fermes et solides, — Ile des orfèvres et des bijoutiers est un (rceau de bois plat qui sert h arrêter les jpées sur le banc en passant dans leurs ions.— Celle du relieur est un outil de fer ic leqael on serre et desserre le couteau. 3n archiloeture, on appelle clé, la dernière rre que Ton place au sommet d*une voûte jui soutient pour ainsi dire toutes les au- 5. Lorsqu'on lui donne de la saillie.
i)me cela a lieu dnns les ordres toscan et rîque, on dit qu'elle est en bossage ou en ince de diamant: dans Tordre ionique, t) est souvent chargée de nervures avec roulement: et dans Tordre corinthien, e est ornée de rosaces et de feuillases. rs<|U*en s*appuyan( sur les deux derniers u5ioirs, elle prend la forme d*un T, on la nime clé à erosseite, La clé pendante est le dont Tornement descend plus bas que voussoirs qui forment le sommet de la %\0t ainsi qu'on )e remarque dansTarchiture moresaue. Dans plusieurs monunuautiques les clés sont ornées de figures. :LËAVELAND1TB (céram). Angl. kindof dspar; allem. art feldspath. Sorte de Jspath dont les noiiers font usage.
ILÉMEKTINB (cost.). Bonnet de soie re, très-léger, dont les voyageurs font i^e et qui est particulièrement recherché is le midi de la France et en Espagne. :LENCBE. Yoy. Cu:«chb.
ILEPSYDRE. Du grec saiirru, je carhp, et p, eau. Angl. clepsydra; allem. ii:o/6en. rioge d'eau dont les anciens se servaient. ir mesurer le temps. Elle consistait en un e transparent, percé d'un petit trou b sa lie inférieure et plein d'eau. Le liquide, &*écoulan(, indiquait la mesure du temps, les |)arois du vase, au moyen d'une trilede division. Dans la suite, on substiun cadran à cette échelle, et Tenu, en S5ant, faisait descendre un flotteur qui, i>niour, entraînait un fil enroulé sur Taxe l'aiguille du cadran ; enfin, on fit des 'Sjfdres dans lesquelles Tcau tombait itte à goutte, d'un réservoir supérieur, une roue h palettes qui mettait en moujeni d'autres roues dentées établissant t communication avec les aiguilles. Les •âvdres furent inventées en Egypte, i . qu'on croit, sous les Ptolémées, et Ton jbae celles è roue à Ctésibius, qui vivait ^ iron 120 ans avant l'ère chrétienne. On lé de ce Ctésibius la clepsvdre suivante: r jeune femme, qui semblait regretter la le du temps, répandait des larmes qui ' uassaient dans un bassin et soulevaient liaient une petite ligure dont le doigt îquait Theure écrite sur une colonne, la« M le colonne elle-même, mue par l'eau, rnait sur on axe dans l'espace d'un an, titrait ainsi le moyen d'estimer k la fois 9Cis, lejour et Theure. Au commence- .
ment de notre ài^e les etepaydi'es étaient répandues dans toutes les contrées où la civilisation avait pu pénétrer, el César en trouva dans les Gaules el dans la Grande- Bretagne. On rapporte aussi que Charlema* gne en reçut une magnifique en présent du célèbre calife Haroun-al-Raschid.
CLIBANE (chim.). Petit four portatif, 'de fer, de cuivre ou de terre.
CLiCHAGE fimpr.). Angl. êtereoiyping ; allem. gu$$druckerêy. Opération de stéréotypie par laquelle on prend l'empreinte des pages composées pour l'impression d*un ouvrage. Ce procédé a pour objet de s'assurer, pour un temps assez considérable, un tirage presque infini d'exemplaires, et on y a recours particulièrement, soit pour les livres classiques, soit pour ceux qui se trourentdans des conditions de telle nature, qu'on peut se promettre, avec quelque probabilité, que leur vente se prolongera. Le clichage augmente d'une manière assez notable les frais de Timpression ; mais le nombre d'exemplaires qu'on obtient par ce moyen , couvre bienlAt, du moins le plus souvent, l'excédant de dépense. Foy. Sri*
RÊOTTPIB.
CLICHÉ (impr.).Angl. block; allem. gus$* abdruck. Planche matrice d'impression typographique, obtenue par le clichage. -^ Se dit aussi de l'empreinte d'un coin de médaille dans une masse d'étotfe.
CLICHERfimpr.). Angl. dabbing; allem.
abklalschen. Opérer le clichage* c'est-à-dire se procurer la matrice de la forme qu'on a d'abord composée d'après les rè^^les ordinaires de la typographie.
CLICHEUR (impr.}. Celui qui cliché.
CLINCHE rserrur.). Angl. thumb-lath: aU lem. klinke. Loquet d'une porte, ou partie extérieure du loquet sur laquelle on appuie pour Télever.
. CLIiNOMÈTRE. Do grec xSilvù, j'incline, et [lirpita, je mesure. Angl. indicalor of the inclination; aWem. ntigungsmesser. Nom sous lQ(]uel ou désigne divers appareils dont on fait usage pour mesurer Tinclinaison d'une ligne ou d'un plan par rapport i un plan horizontal.
CLINOSCOPE. Du grecxlîv», j'incline» el ffxoiri», je considère. Instrument qui indique Tinclinaison d'un plan sur un autre, mais sans donner tes moyens de le mesurer
CLlNOTECHNIClEiN. Celui qui construit des lits.
CLINbTECHNIE.Dugrecx]l^i>,lil,Otrlxy», art. Art de construire des lits.
CLINQUANT. An^l. dutchtjold: allem.
rauschgold. Lame d or ou d'argent trèsmince, ou de cuivre doré on argenté, qu'on ajoute à certaines broderies, ou qu'on met dans les galons et les rubans, pour en augmenter le brillant. Ces feuilles, qu*on obtient irès-mincesau moyen du laminoir, ont Quelquefois une de leurs surfaces couferto a*une couleur rouge, bleue, verte, etc., que conserve un vernis qu'on passe aussi sur la surface dorée ou.argontéo. Lorsque ce vernis est sec, souvent on repasse les feuilles entre
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tes cylindres du laminoir, ce qui réduit encore leur épaisseur et ajoute à leur éclat.
CLIQUET. Angl. ratchei tDA€e/;allero. sperr^ kegeL Petit le?ier dont on lait surtout un grand usage en horlogerie. CVstune espèce du languette qui a pour objet d*em pécher la roue à dents obliques, appelée roue à ro^ehetf de tourner dans un certain sens. Lors-
3ue le cliquet s'engage dans une des dents 6 cette roue, il s*oppose à son moufement de rotation ; tandis que, dans le sens contraire, les dents le soulèvent, le dégagent et permettent à la rotation de s'accomplir. La forme de ce levier varie suivant les machines où il est employé. — Les bijoutiers et les orfèvres donnent le nom de cliquet è la partie supérieure de la brésure qui entre dans la charnière et en sort.
CLIQUETTE. Pierre trouée que les pécheurs attachent à leurs filets pour qu'ils ail'ent au fond de Teau.
CLISÉOMÈTRE (instr. de chirurç.). Du grec xXiacç, pente* et iiivpw mesure. Instrument qui sert k mesurer le degré d'inclinaison du bassin, ou le rapport de Taie du bassin avec celui du coCps.
CLISSK. Petite claie d'osier ou de jonc qui sert i faire égoutter des fromages. — Petite planche de bois ou de carton dont les chirurgiens font usage pour maintenir les os fracturés.
CLISSON (manuf.)* Angl. $prina; allem.
schnellcr. Toile de lin qui se fabrique en Bretagne.
CLISTER (salines.). Luter une poêle sur son fourneau. Ctister un fourneau^ c'est fermer les joints des platines avec des étoupes et enduire le fond de chaux détrempée.
CLIVAGE (lapid.). Ang\.cltaving; allem.
spaUen. Opération par laquelle on divise certains minéraux, comme le diamant par exemple, dans des directions planes. Bergmonn et Haûy furent les premiers qui, en 1781, reconnurent le clivage. Celui-ci est touiours le même pour chaque substance, d*ou il résulte que dans un minéral le polyèdre produit par la cassure offre constamment les mêmes angles. Lorsqu'on frappe du marteau le spath dislande, tous les fragments sont des rhomboèdres ; la pierre à plAtro ou chaux sulfatée se clive si facilement que, sans le moindre choc et avec la seule lame . d'un couteau on peut diviser des lames.
CLIVER. Fondre un diamant selon ses joints naturels, au lieu de le scier.
CLOCHE. Angl. dock: allem. glocke. Instrument de métal creux, semi-spbérique, qui va en s'élargissant par le bas, qui résonne par percussion , au moyen d'un battant, et qui est composé d'un alliage métal** lique appelé bronze. La charpente qui supporte cet instrument et dans laquelle les anses sont engagées, se nomme mouton: la partie supérieure de la cloche, cerveau; celle où elle s'évase constitue les faussures : et les bords où frappe le battant sont les pinces. Les savants sont peu d'accord sur Tétymologio du mot cloche. Ménage lo fait dé-
river de cloca ou gloeea^ terme qui était employé dans la basse latinité et qui Tient du verbe teutonique ktocken. Les cloches ont été aussi appelées nolœ et compaïKr, parce que quelques auteurs prétendent
Su'elles furent inventées à Noie, dans la ampanie. Plusieurs font venir ce nom du latin clangor^ son éclatant; d'autres, de eochlea^ par rapport à la figure de lliostrument; puis du ^recyffXxo?, airain; et enGnde claudicaret boiter. Cloche se dit, en galii* que, clochi eu anglo-saxon, elugga.ln France, les Picards disent encore dogue, pour clocho ; et ou la désignait aussi, au moyen Age, par sing^ de $ignum. Après la controverse sur l'étymologie du mot cloche, est venue celle relative k Tépoquo de Tinvention de cet instrument. &*il faut s'en rapporter à Kircher, l'origine des cloches remonterait jusqu'aux temps tes plus reculés de l'eiistence des Egyptiens; selon d'autres, elles auraient été inventées l'an i60t avant Jésus -Christ, par l'emperenr de la Chine Hoang-ti. On lit dans l'Exode, que le grand prêtre Aaron avait douze clochettes d'or attachées au bas de sa robe de pourpre. Les prêtres de Proserpine» à Athènes, appelaient, dit-on, le peuple aux sacrifices lu moyen d'une cloche ; et ceux de Cybèle im servaient également dans leurs mystères.
Les Romains faisaient usagede cloches pour avertir de l'heure des bains, des repas el des marchés. Quelle que soit au surplus l'antiquité de rorigine des cloches, leur introduction dans TEglise est due, selon les uns, à saint Paulin, évoque do Nole,eoCao* panie, qui occupait soti siège vers l'an 400 de notre ère ; selon les autres, cette introduction daterait seulement de l'an 606, et appartiendrait au Pape Sabinien qui soccéda à saint Grégoire. Enfin, plusieurs historiens prétendent que Tusagc des cloches fut introduit en Bolgiqaedès l'an 550; mais seulement vers le milieu du ii* siècle en Orient. Les premières furent envoyées p«r les Vénitiens, en 865, à Tempereur MicLei» et placées dans l'église de Sainte-SopUeà Coustantinople. Les cloches ne furent en usage en Suisse que vers l'an 1020, etaraiU leur emploi, on appelait les QUèles aa service divin, en frappant sur des plancbesqot étaient nommées planches sacrées. Elles no furent adoptées en Angleterre qu'en 960; mais elles étaient connues en France dès l'an 550. Toutefois, on raconte qu'en 610, l'armée de Clotaire, qui assiégeait Sens, fat si effrayée du bruit des cloches de Téglis^ de Saint-Etienne, qu'elle leva le siège et prit la fuite.
Le métal des cloches , dont l'alliage est variable, est composé communément, sur 100 parties, de 78 de cuivre et H d*élain. Le tracé de cloches, pour la fonte, repose sur une base déterminée qu'on nomm^ échelle campanaire, bâton de Jacohf et plus habituellement brochette. Cette base est ca* culée sur certaines proportions qui , ^^ même que les modules en architecture* servent a régler la construction de la cloche.
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l'est le bord de celle-ci qu! constitue le irincipe de toutes les autres dimensions, iinsî, par exemple, si la cloche est du poids 0 500 kilogrammes y Tépaisseur du bord erfl de 0*065, et son grand diamètre de -375 ; si le poids est porté à 12,000 kiloratnmes, le bord aura une épaisseur de ^190, et le grand diamètre sera de 2*850. A brochette est une échelle composée de {^nes horizontales appuyées sur un trait rrtical, et qui» au moyen de points espacé^ ndîque l'épaisseur que doit aroir le bord 'une cloche suivant le poids qui lui est as* \'^ni. La méthode la plus généralement ilofitée pour le tracé des cloches est celle Qî affecte 15 bords au grand diamètre , 1/2 au diamètre du cerreau, 12 h la ligne ui joint l'arête inférieure de la cloche à la iMSsance du couronnement du cerveau , et
0 à 32 an grand rayon qui sert à tracer le irofii de la partie supérieure de la cloche
opreroent dite. Pour ce qui est des dilensioos des différentes cloches d'un même :trillon ou d*nne même volée» on se con* trinc aux lois do Tacoustique, c'est-à-dire ne le nombre des vibrations de ces cloches oit être en raison inverse de leur diamètre ti de la racine cubique de leur poids » de anière que pour une série de cloches qui arment une octave complète» les diamètres ugmeotent avec la gravité des sons et soient nire eux :
wr af ré, mi, fa. toi. h, il. ui,
i^ JL i- 1- 1-. i. î— ■"•'•g 5*4'5'5J5 S
Le nooulage des cloches s'opère dans la ise oà 00 les coule et sur une base qui éprouve pas de déplacemenL On établit » lire on nOyau en briques et une chape terre • une autre portion de terre qu'on ^mme la fanâse-elochêf et qui se trouve sé« rée des autres parties du moule* par de cendre ou du noir qui empêchent radhénce et facilitent le démoulage. On dispose r cetie fausse cloche» qui occupe d'abord t'iace du métal» les cordons» les orne- Miis et les inscriptions dont la cloche véibie doit être recouverte » et ce travail se liise à Taide de cire fusible et tenace que n confectionne avec un mélange de 0,80 cire» 0.13 de poix blanche, 0,0^ de graisse» 0,03 'J'huile de pavot , mélange que l'on
1 luudre à un feu très-doux et que l'on ^se ensuite sur un tissu de laine. La peruou de la cloche tenant surtout è la qua* ^ de la potée ^ c'est-à-dire de la terre dont fait usage » on donne de l'attention au fit (Je celle-ci , qui doit être très-Que» et iquclle on ajoute i/k de Qeote de vache. le potée se prépare k l'avance » afin de ir une sorte de fermenlatiou. Au lieu de ise de vache » on ajoute à la terre desti^* I è la chape» du crotîn de cheval ou de la rrre hachée. Lorsque la fausse cloche a euiie et enlevée» on ragrée la chape et la lr:e du noyau , on les recouvre d'une jb^c de cendres délayées dans du lait»
(lace sur la première le moule des anses
et le bassin do coulée qui fait corps avec lui'» on garnit le fond du noyau d'un boui^ cbon de terre dans lequel est scellé l'anneau qui doit supporter le battant» et enlin» après que Ton s'est assuré que la dessiccation est convenable » on rcmoule et on enterre le moule » pour effectuer le coulage comme dans les autres opérations de fondée rie. Les modèles des anses dont il vient d'êlre parlé» se font en bois ou en terre * cuite, avec des divisions pour faciliter le démoulage. On enduit ces modèles d'une couche de cire et de suif mélangés » on les recouvre de plusieurs épaisseurs de terre fine ; puis» avant do les retirer » on fait sécher le moule » on le ragrée , on place les coulées sur le point le plus élevé » on le re* couvre d'une couche de cendres délayées dans du lait ou de l'urine, et ou le fait recuire. Quant au poids du battant» il est d'à peu près 1/20» mais proportionnellement un peu plus faible pour les grosses cloches.
On cite une cloche du Pégu qui aurait le diamètre incroyable de 30 mètres. La ville de Moscou en possédait autrefois 1706; et sa tour d'Ivan-velek en renferme encore 33 énormes» dont la plus grande pèse 60,000 kilogrammes. Près de cette tour se trouve aussi placée la cloche la plus immense qui soit en Europe : sa hauteur est de 6*72» sa drcouférence de 21*52» l'épaisseur du métal de 46 centimètres » et le poids d'environ 180,000 kilogrammes. Il faut cinquante hommes pour la mettre en branle. Il y a aussi à Pékin » une cloche du poids de 60.000 'kilo-
frammes. La cloche de Georqe d'Amboise^ Notre-Dame de Rouen, pesait 18,000 kilogrammes; et la même ville en avait une autre nommée la Rigauli qui exigeait un tel travail pour la mettre en branle» que ceux oui y étaient employés jouissaient ;du privilège de boire • dans le clocher même » un galloii de vki pris dans les celliers de l'archevêque. Le bourdon de Notre-Dame de Paris» qui avait reçu de Louis XIV le nom d'Emma-' nuil^ pesé 13,000 kilogrammes. On mentionne encore les cloches de Saint- Etienne de Vienne » en Autriche ; de Saint-Jacques de Composielle» en Espagne ; etc.
£n physique » on donne le nom de cloche i un vase de cristal de forme cylindrique » dont on fait usage » comme récipient » dans les expériences qui ont lieu avec la machine pneumatique. Le iiiên\e vase sert, aussi» en chimie» pour des expériences sur les diverses sortes d'air.* — La cloche du jardinier est de verre et employée pour protéger les plantes délicates contre les influences atmosphériques. — La cloche de l'orfèvre est un ornement de monture de chandelier. - En termes d'art culinaire » la cloche est un ustensile*de fer» de cuivre ou de terre » qui sert à faire cuire des fruits.
CLOCHE A PLONGEUK. Augl. divingbell; allem. taueherglocke. D'après ce que rapporte Aristote « un appareil analogue à celui qui porte aujourd'hui la nom de cloche è plongeur , était connu de son temps : « Ou procure aoi ulongeurs, » dit-if» « la It*
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cn!té de ^pspirer » en les faisrànl descendre dans nue chaudière eu cuve d'airain ; eJle ne se rempli! pas d*eaU| et conserve Tair, si on Toblige à s'enfoncer perpendiculaire* ment; mais si on IMnctine» l'eau entre des« sous. » Quelques écrivains ont même avancé
au'Alexandre avait navigué dans une espèce e bateau sOus-marin; et il paraît démontré que, rers la On du vu* siècle» les habitants de rUlcraine se servaient d'une pirogue plongeante pour se soustraire à la poursuite des galères du Grand Seigneur. On trouve enGn, dans un ouvrage du P. Marsenne»
imprimé en 134&,1a description de plusieurs appareils destinés à cet usage. On sait d'ail* leurs que certaines industries, telles que la pèche des perles , du corail et des éponges » ne sont exercées que par des plongeurs , et il est encore nécessaire de recourir à ceux* ci pour visiter des fondations de construc* lions hydrauliques, de même que dans un grand nombre de circonstances de naufrages, Ji a donc fallu rechercher des moyens pour rendre l'acte de plonger aussi facile que
fiossible et en diminuer le danger. Le point mportant était surtout de procurer au plongeur une quantité d'air suffisante pour qu'il pût prolonger son séiour sous. I eau. Les pécheurs d'épongés de la Méditerranée pion* gent en tenant à la bouche une éponge en« Suite d'huile, mais cette ressource est bien insuffisante. Le premier appareil qui fut imaginé consistait en un double tuyau flexible faisant circuler l'air dans une armure ou enveloppe creuse qui entourait ie corps du plongeur; mais dès que /a machine était parvenue h 6 mètres de profondeur, elle se trouvait déjà impropre à rendre le service qu'on attendait d'elle; car Teau, comprimant alors les membres restés è dé-* couvert, y arrêtait la circulation , et s'il se trouvait le plus léger défaut à la réunion des
f>ièces qui composaient cette machine , ie iauide s'y introduisait aussitôt au grand Seril de l'homme qui s^y trouvait renfermé. >n dut donc se livrer i d'autres essais qui amenèrent enfln è la cloche h plongeur qu on dit avoir été inventée par l'américain Will Philipps.
Telle que cette cloche a été perfectionnée par Rennie, c'est un appareil de forme à peu près parallélipipède, dont la hauteur, extérieurement, est de l'^SSS, et intérieurement, de 1"*72. Sa largeur est de i'^88. Les dimensions inférieures sont un peu plus grandes que les supérieures. Cette cloche est coulée d'un seul jet, en fonte de fer; elle est assez épaisse pour se trouver à Tabri des fissures; et son poids est suffisant aussi pour la submerger, alors même qu'elle est remplie d'air. On pratique, k son sommet, une ouverture qui communique à l'intérieur au moyen de plusieurs trous circulaires ^ fermés par des soupapes en cuir , qui s'outrent de haut en bas; et un fort tuyau» éga« lement de cuir, que l'on visse sur l'ouverture extérieure, s'élève jusqu'à la pompe foulante placée sur le bétimeut destiné à manœuvrer la cloche Celle-ci est suspendus
h des chaînes qui sont engagées dstrs des anneaux fondus avec le corps de la cloche et une douzaine d'ouvertures circulaires*
Sarnies de lentilles de verre «fixées par des crous et mastiquées, sont disposées autour de la surface supérieure pour distribuer une lumière convenable dans l'intérieur de la cloche. Cette lumière, au surplus, est toujours trèS'grande lorsque l'eau est limpide , puisque l'expérience a prouvé que même Taction calorifique des rayons solaires n'est point détruite par leur passage è travers l'eau. Le poids total de l'appareil est d'environ ik,000 kilogrammes. Le cabestan qui porte la cloche se meut sur deux chemins de fer qui sont superposés et placés à angle droit, de manière a ce que celle cloche puisse se mouvoir aussi dans tous les sens. Les signaux sont communiqués par les plongeurs aux gens de manœuvre, au moyen de coups de marteaux frappés sur les parois de la cloche. Deux personnes peuvent être aisément placées, assises sur des sièges, dans la cloche è plongeur, et l'air leur est fourni par la pompa foulante qui ordinairement est manœuvrée par quatre hommes.
L'air consommé par un seul individu» sous la pression atmosphérique , est de 800 lilrcs d*oxygène,ou 3,800 litres d*air; mais dans la cloche à plongeur, où l'air est plus condensé , la pompe foulante doit renouveler de & à 5 mètres cubes d'air par heure et par homm?. L'air vicié , en effet, est plus considérable, dans un temps donné, sousU cloche , que dans le milieu fttmoscbérique; et pour que la santé des plongeurs n'd-
firoove aucune influence dangereuse, il eut que la cloche ne renferme pas au delà de 4 à 5 pour 100 d'air vicié. Celui-ci ém
[dus chaud et par conséquent pliis léger que 'air frais,' se maintient au sommet delà cloché, d'oil on l'expulse au moyen d*un robinet. A mesure que la cloche pénètre dans l'eau et que la pression de l'air devient plus considérable » les plongeurs ressentent dans les oreilles une douleur (rèr vive qu'ils font disparaître en fermant la bouche, se bouchant les narines et avalanl leur salive. Dans la marine, on faiteoiplûi d'une cloche h plongeur dite cloche à carinty dont l'invention est due à M. Touboulic.
CLOCHË-PIED (manuf.). Sorte d'or^aosin qui n'a que trois brins de soie, doul deux sont moulinés ensemble, séparémeot»
puis moulinés une seconde fois avec le troisième.
CLOCHëTIER. Se disait autrefois d'uD fondeur de cloches.
CLOCHETTE. Petite cloche. — Sonoette qu'on attache au cou des bestiaux. -On nomme sonneitêt en architecture, de petits ornements de forme conique taillés audessous des triglyphes dans l'architrave de l'ordre dorique. Ces orneoienis s'appelleoi aussi gouttes.
CLOISON. Angl. partition-board; allem verschlag. Nom donné à des compartimenis établis dans l'intérieur d*un corps. Bu architecture les cloisons sont des cspècesdf
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DE TECHNOLOGIE
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pelits mnrs que Top élère cnfro des gros, pour former des chambres et des cabinets. On les construit rommnn^œcnt en moellons, en plAlre et en briques» ou bien en charpente revêtue de plâtre. On appelle aussi cloisons, les parois qui séparent les carités ou espaces creux. — La cloison do menuiserie est composée de planches as»
semblées i rainures et languettes posées à cauKsse et entretenues par des enlretoises.— En serrurerie, on nomme cloison la surface eilérieuredes cAtés de la serrure. Inquelle cloison est fixée sur le palastre au mojen rrélochios. — La eleison du fonlainier est la séparation de cuivre, de fer-blanc ou de plomb qui se place dans la cuvette des fon« tsines. Il y a encore la cloison de calme ou langueiitt qui se place près de Tendroit où tombe Peau et qui en rompt le flot sans interrompre sa communication ; et la c(oiion dufrord, où s'arrêtent les bassinets pour la distribution de Teau.
CLOISONNAGE (archit.). Ouvrage de cloisen.
CLOISONNER (arcbit.). Séparer par uno cloison.
CLOItRE (arcfait.). Du latin r/uMrum,fait de ciauderct fermer. Partie d*un monastère, ronstruile en forme de galerie autour de laquelle s'ouvrent des cellules, et dont le miit<*u est occupé, soit par une cour, soit par un jardin. On appelle voûle en are de c/olirf« celle qui est formée de plusieurs l<ortioosde voûte qui s'appuient sur des murs et se coupent entre elles par des an- ;lc5 rentrants*
CLOPEUX (raflin.). Petit battoir dont le 'alBueur de sucre fait usage pour frapper iur lo cercle appelé cacheux.
CLOQUE (cir.). Les blanchisseurs de cire (nnnent ce nom è une sorte de ruban de ire qui se forme en bouton lorsque le cy- Kidre D*est pas également chargé a eau paria L
CLOQDETlER(briqnet.).Morcean de bois uqupi le mouleur de briques attache Tar* Uei de Qi de fer avec lequel il coupe la
CLORE. Do latin claudere, fermer, dé- ▼é do grec«3i«tw, je clos. En termes de annier clore une corbeille^ c'est serrer To* er avec le fer à clore.
CLOSEAD (agricull.). Petit jardin de pay* kn, clos de haiesi ou de fagotage, dans le- 3el i>n cultive desiégume&ou du chanvre.
CLOSERIE (agricult.). Petite exploitation irate entourée d'une baie. —Sorte d'ou- *age do vannerie.
CLOSET. Sorte de netit parc formé par ^s (llels tendus sur des perches dans une Mîtion rerticale.
CLOSETTE. Se disait autrefois d'un petit ibinet servant d'oratoire.
CLOSOIR. Outil dont le vannier fait usage ^m confedionner des vannettes. ^ Nom r une des planches dont se eompose le ift \e qoi sert k construire en pisé.
klVOsTRE (arcbil.). Du latin elauetirum^ t^\\ire. Tuile formant un demi-cjlinJre
creux, et tenant lieu de balustre et d'ornement h certaines galeries.
CLOTOIR. Voy. Closoir.
CLOTLRIBR. Nom que l'on donne au vannier qui ne fait que de la besogne battue.
CLOU. Du latin clavus^ même signitica* tion. Angl. nat/; allem. nagel, Aforceau de fer ou de cuivre dont l'un des bouts porte une tète et l'autre est façonné en pointe. On distingue quatre espèces de clous : ceux qui sont forgés à la main ou à la mécanique; ceux qui sont fabriqués à froid et ont la forme d'épingles; ceux qui sont découpés ou emportés au laminoir; et ceux qui sont fondus etjolés dans un moule. Les clous forgés avec une verge ou feuton qu'on laisse chauffera blaoc. Les clous d'épingles ou pointu de Parie^ se fabriquent avec du fil de for ou bien avec du cuivre s'ils sont destinés pour le doublage des vaisseaux. Les clous découpés se taillent dans la tôle, k l'aide d'un emporte-pièce dû k l'ingénieur Brunel. On découpe d'abord cette tAle» au moyen de la cisaille circulaire, par bandes parallèles et d'une largeur égale à la Ioagueur que l'on veut donner aux clous; on divise ensuite ces bandes en petites languettes cunéiformes; lorsque le premier travail est achevé, on jette les clous dans des tonneaux k polir, avec du gravier et di^grès écrasé ; et Ton soumet ces tonneaux, enfilés par un axe, k un mouvement rapide de rotation, pour émousser un peu les aspérités qui proviennent du découpage. Les clous fondus, qui se fabriquent en Angleterre, se préparent avec une fonte tellement douce, qu'on peut les ployer en divers seus sans les rompre. Les nrincipales villes de France qui exploitent la clouterie, sont Valenciennes, Charleville, l'Aigle et Rugles. Les deux premières fournissent k presque tout le commerce du royaume. L'Aigle et Rugles sont surtout en possession de la fabrication des pointes de Paris. Vatenciennes et Charleville fabriquent,k la mécanique,les clous k vis ou béqueit dont font usage les cordonniers. Les gonds, les pitons, les clous k crochets, les boulons et les pattes sortent principalement des ateliers de Charleville, où l'on fabrique aussi des rivets k la mécanique.
CLOn DE BALLE ^impr.). Clous trempés qui servent k fixer lus cuirs et les coublures aux bois déballes.
CLOUÈRE. Voy. CLOCTiiu.
CLOUET (tonoel.). Petit ciseau de fer dont le tonnelier fait usage pour enfoncer la neille dans le jable d'un pièce de vin, à l'endroit où elle suinte.
CLODIÈRË. Voy. CLOirrikas.
CLOUTER (carross.). Clouter un carroeee^ c'est garnir l'impériale de plusieurs rangs de çros clous broQzés, pour signifier uu deuil de cour.
CLODTÈRE (clout.). Petite enclume qui sert au cloutîer. Pièce de fer au moyeu de laquelle on forme la tète des clous.
CLOUTERIE. Comni(*rce des clous.