‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 105 sur 281 · COA · texte numérisé non relu

COA

MCnOMNAlIlE

CLODTIER* Celui qui fabrique ou rend

des clous. ^ ^ ^

CLOUTIÈRE, CLODÈRE, CLOUIÈRE ou CLOUVIÈRE (clout.). Angl.Aeading/oo/.'Allero. nageltiien. Pièce de fer percée de lious de différentes dimensions et qui sert de moule pour former les léles des clous « des tis et des chevilles. — On donne aussi ce nom è- une botte à compartiments, dans laquelle on classe les clous suivant leur grosseur.

CLOYÈRE. Panier de forme oblongue dans lequel on transporte des huttres.*- Panier dans lequel on place uu assortiment de poissons pour approvisionner une maison.

CLDDIFORME. Angt. MaiUhaped: allem.

naqelfàrmig. Qui a la forme d'un clou.

CLYSOIR, Du grccxHvC», je lave. Instrument dont il est fait usaçe, comme de la seringue, pour faire des injections dans les gros intestins. Il consiste en un tube ou tuyau flpxible et imperméable, d*uoe longueur de 1 mètre environ, évasé en entonnoir par le bout supérieur et terminé de Tautre par une canule. Lorsqu'on verse un liquide dans Tentonnoir, ce liquide, poussé par son pro-

£re poids, s'insinue aussitôt dans l'intestin, lais M. Charrière a perfectionné d*une manière notable ce petit appareil : dans son clyiùir irrigaltur^ le liquide se trouve poussé par un ressoit à boudin analogue à celui de la lampe modérateur, et lorsque le clysoir est monté, il sulTil d'ouvrir un robinet pour qu'il fonctionne seul.

CLYSOPOMPB. Du grec xXvCi,» , je lave, et iTOfftirv, pompe. Appareil qu'on emploie, comme la seringue et le clysoir, pour injecter les intestins. Le clysopompe se compose d'un petit corps de pompe en étain qu'on plonge dans le vase qui contient le liquide , et d'un tube en caoutchouc qui sert de conduit et se termine par une canule. On fait manœuvrer le petit corps de pompe de la même manière que toute autre pompe, ce qui permet d'obtenir un jet continu, ou de modérer ou suspendre Técoulemeut du liquide.

CLYSSE (cliim.). Du grec x)ii&<;v, je lave. On donnait co nom , autrefois , au mélange de divers produits tirés de la même substance,( comme , par exemple, celui qui résultait de l'eau aistilléo d'absinthe, et de l'esprit etde l'huile de celte plante. On désignait encore, par ce mot, certains remèdes que l'on regardait comme héroïques et que I on obtenait en faisant détoner le nitre avec certaines substaocat^ puis en cMiceiitnint les vapeoni qui s'en exhalaient.

CNlCELÉE(chim.). Huile extraite des semences (lu carthame.

CNIDÉLÉB (cbim.). Huile extraite des baies du mézéréon , daphne mexereum^

COACHIS (comm.). Nom que porte, dans le Levant, te facteur chargé des commissions des négociants étrangers.

COAGULATION (chim.). Du l.itin eum et

Sera, rassembler. Angl. td. ; allem. «erdt* ttti^. Se dit de répaississement d'un liquiile qui teud h se solidifler, mais qui dt^meure

néanmoins è l'état mou. La C0igah\i<tni>fqi avoir lieu instantanément ou d'une miniftf lente; elle peut être totale ou partir lie. (^ chaleur amène la coagulation de diten/^ substances animales ou végétales, et leivi sont la lymphe, le sang, le blanc d^oot n tous les produits qui contiennent Ha iVbv. mine; mais il en est qui ne seco«gai«^\

?u*à Taide d'un acide ou d'un autre crr^ tranger, et c'est ce qui se présente aico lait.

COAGULUH (chim.). Masse qui résoiif <<« la coagulation. Moyen propre è birc cciguler.

COAILLE (comm.). Laine de maatii^ qualité, celle de la queue.

COBALT (min. chim.). Angl. id.; allft kobalt. Corps simple métallique, d'un &m MugoAtre et d'une pesanteur spécifiqur ^ 8,6. Il est plus fusible que le fer, mo^iu que l'or, peu ductile et magnétique. (> le rencontre dans la nature presque ioo;aDr> combiné avec le soufre on avec rir$*ii ^ particulièrement dans le cobalt srseoaioi tmaltinef et le cobah grisou eobatlm,^, le cobalt n'est d'aucun usage; mai$;!usieurs de ses combinaisons, comoe ;v exemple l'oxyde et l'arséniate, sod& nployées pour colorer en bleu les portrli/n et le verre, et pour fairo le bleu d'iitir'* le bleu de thénard. Avec Toxygènê, le rbalt forme un proioxyde^ CoO, qui se c r bine avec les acides )K)ur produire des «et. et un peroxyde Co*0*, qui ne $*j oosm* pas. Les sels produits sont remanpi/* par leur couleur rouge, bleue oo fio.r'i* et les plus importants sont le nitrate. ■ phosphate et l'arséniate. L'oxyde de ^c*. était, selon toute probabilité, cooou de -* ternps les plus reculés, puisque les n-^ et les émaux des anciens Egyptiens etvtifnent de cette substance. Chez lesmoiUr^ c'est dans le xv* siècle qu'on a conffl^ -'i faire usage de la mine de cot>alt griltef « colorer le verre en bleu et pour peitj&i • porcelaine. Brandt opéra le pretsirr -i 1733, l'extraction du cobalt métallinci. ": Ton doit à MM. Bergmann, Vaojir- Proust, Berthier, Liebig et Winkelltlec., :i travaux importants sur les diverses c r naisons de ce métal. Les deux formet '• cipales sous lesquelles se préseair i substance, sont le cobalt arsenical co^a tine et le cobalt gris ou cobaltine. Ut%^ arsenical^ que. les Alleaiands o'^cr'^ speisskobalit et qui est le plus at»;:^ offre une cooleer grise oaa i*mm WaK ^ tain ; son éclat est métallique, sa dei^-*' 6,4, il cristallise communément eo m ^ • renferme de l'arsenic ei du cobalt, ti** On le rencontre en Qloos dans les w^^^ anciens et de trausitioa, k AJI«a*c' " Dauphiné, k Sainte-llarie-aux-litik*' * Alsace, et à Juset, près de Bagnèrt*- -^*' chon ;et on Texpioite k Scbiieeber$«o> "" k Joacbimsthal en Bobéme. k B»ri-^ dans la Hesse, etc. Le co6ai/l grù est •: s^ nerai blanc, le plus souTeot rougieètr: -^ grand éclat, et cristallisMUt eu cus<' -'

COG

DE TECHNOLOGIE

COG

r^sse au dodécaèdre penlagonaL 11 se composedesoafre«d*arseiiic et de cobalt» SAsCo, et 00 le trouve particulièrement en Suède el en Norwége.

COBALTATE (cliim.)- Sel qui résulte de ^4 combinaison de Toxyde coballique avec une base.

COBALTICO-AMMONIQUE (chîm.). Sel Provenant de la combinaisou d*un sel cobaU iqi)6 ayec un set ammonique.

COBALTICO- POTASSIQUE (chim.). Sel |ui résulte de l'union d*un sel coballique ivoc un sel potassique.

COBALTIQUE (cbim.). Qui a rapport au oball.

COBALTISAGE, COBALTISER. Action de ecoaffir en cobalt des instruments de uîvre. »

COBAN. 7oy. Copaeig.

COBIT (métrolog.). Mesure de longueur sitée aux Indes orientales. Elle équivaut

80 rentt mètres.

COBRB (métrolog.). Mesure indienne qui >rre5pond è SO centimètres.

COBRE (fabr. de pap.). PAte que les papef?rs conservent après qu'elle a éié eOilo-

COCAGNE (comm.). Nom que donnent les >ricaols de pastel aux pains qu'ils forment ec la feuille de pastel ou coque^ après elle a été brojéo par la meule.

COCALON. Angl. too$e cocoon; allem.

otirr iockerer kokon. Sorte de soie grosre.

lOCCOGNlDIQUE (cbim.). Acide qui sie dans le coccognide, nom sous lequel Jésigne les baies vénéneuses du daphne

;rreum.

OCHE. De ritallen coecioj char. Sorte rliariot couvert qui servait autrefois de iure publique pour le transport des yoyars. -^ Oq donnait le même nom à un »a ponté qui avait la même destina-

OCHE. Du celt. eocA, entaille* Se dit «e entaille faite dans un corps solide, ictiHèreaient le bois. — Cran qui sert, 7u*on bande un arc, k maintenir la corde rréf. — Morceau de bois qui fait mou- Tarçoo du chapelier. — Entaille que 'que le tonnelier sur les cercles qui •^nl recevoir l'osier.

)CHEN1LLAGE (teint.). Décoction faite de 1a cochenille pour teindre en crai oa en écarlate.

^CHENILLE (coram.). Du celt. cochf

(*, ou du grec «ôxxcvdc, écarlate. An^l.

inro/, allem. cochmiUe. Insecte hémip-

da genre eoccus et de la famille des

isecleSy qui fournit h la teinture une

couleur rouge. On distingue dans le

uerce quatre sortes de cochenilles : la

ïnille proprement diteja cochenille du

i? ou kermès, le kermès de Pologne et

chenille laque. La cochenille propre-

iiiiep coecui cacti^ Tit sur diverses es-

de coctiers, mai.s Darliculièrement sur

f>a) el la raquette. Originaire du Meii-

lle ne fut connue en Europe que vers

15S3. Pour élever cet Insecte et s*assnrer un produit avantageux, les Mexicains font autour de leurs demeures des plantations de cactiers qu'ils appellent nopaleries^ et y déposent les femelles de la cochenille dans de petits nids préparés d'avance. Elles y pondent leurs œufs, et il natt de ceux-ci des milliers de larves qu'on répand ensuite sur toutes les parties, soit du même pied, soit d'autres pieds cjui ne portent pas de nids ; puis lorsque Tinsecte parfait s*est Qxé sur un point nuelconque de la plante, pour ne plus se détacher, et que la ponte recommence, on récolte les cochenilles en les raclant è l'aide d'un couteau émoussé ; et, après avoir mis de cAté les œufs qu'on destine à la propagation de l'espèce, on fait promptement périr les autres, au moyen dTe la cha« leur, afln de les empêcher de rien perdre de leîir poids. On termine l'opération en les faisant sécher au soleil ou dans un four, et ils prennent alors l'apparence de petits grains noirs. La cochenille domestique ou cochenille âne, qu'on appelle aussi meslique^ est préférée è la cochenille sauvage ou fy/vetire, parce qu'elle est beaucoup plus riche en principe colorant. Ce genre d'exploitation est introduit aujourd'hui en Espagne, aux Canaries, en Algérie, etc. Dans le commerce, la cochenille se vend sous forme de grains irréguliers, noirâtres ou brunâtres Lorsqu'on fa'it macérer ces grains dans de l'eau tiède pendant quelques heures, ils lui communiquent une teinte rouge ; puis ils se gonflent et laissent apercevoir alors distinctement la structure de l'insecte qui est couvert d'anneaux et muni de pâlies et d'un suçoir. La cochenille est employée pour colorer la laine et la soie en cramoisi et en écarlate; mais elle donne des couleurs plus belles que solides; car l'eau les tache el les alcalis les rendent violettes. On prépare en outre, au mojen d'une dissolution ammoniacale de cette matière, des violets, des mauves et d'autres teintes analogues pour Pimpression des laines ; enfin, on fait usage de la cochenille pour colorer les liqueurs, les opiats, les poudres dentifrices, el préparer de l'encre rouge. Selon MM. Pelletier et Caventou, la cochenille contient une matière colorante rouge, la carminé^ une matière azotée particulière, une matière grasse, des sels de potasse et des sels de chaux.

Le ktrmèn ou cocc\a$ iticis^ plus gros que la cochenille des cactiers, se trouve sur le chêne vert dans le midi de la France et de l'Europe. Il donne une couleur moins belle, mais plus solide, et les orientaux, qui l'emploient pour teindre leurs calottes, lui attribuent aussi des propriétés médicales. C'est avec le suc récent du kermès qu'on prépare, en Italie, une espèce d'élixir très*réputé, qii*on nomme alkermit. — Le kermie de Pologne ou eoccus polonicus^ vit sur les racines des scléranthes de la Pologne et de TUkraine; il possède les mêmes propriétés tinctoriales que l'espèce précédente, et comme elle il est inférieur par sa qualité à l'insecte des cactiers. E:i Pologne ou fait

KS

COG

COF

SU

bouHlir cette cochenille ayec de la bière aigrie* et l*oo teint dans cotte décoction la laine alanée. Les Turcs, les Arméniens, les Cosaques teignent aussi avec ce kermès» le maroquin, le drap, la soie, la crinière et la queue de leurs chevaux ; et les femmes turques s'en colorent les ongles. — La coeheniUe laque ou coccus lacca^ se nourrit sur les figuiers, les iujubiers et quelques autres arbres des Indes orientales, et c'est des piaûresqu*elle fait aux jeunes branches, que découle la résine ou gomme laque du commerce.

La cochenille étant toujours d*un prix assez élevé, il est utile pour celui qui en hii une consommation un peu considé* rablo de s*assorer de la bonne qualité de.Gelle qu'on lui vend. Pour arriver k ce résultati quelques*uns se contentent de rnA* cher quelques grains de cette matière, et d'examiner h ^uel degré elle colore la salive en rouge; mais il est un mojen plus sûr, c'est de prendre deux quantités égales do cochenille, dont l'une a déjh été reconnue sopérieuroy et de faire usage de celle-ci» comme terme de comparaison, pour apprécier Tautre qu'on veut acheter* On les traite toutes les deux par une même mesure d*eau bouillante; puis on verse de chacune, séparément, dans une éprouvotte graduée, et l'on y ajoute peu à peu une solution de chlore, jusqu'à ce que la liqueur soit devenue jaune. On voit alors, par la différence de quantité de chlore exigée pour la décoloration de l'une et de l'autre, quelle est Tinlensité du principe colorant contenu dans celle qu'on soumet principalement à Tépreuve.

COCHENILLER (teint.). Plonger dans un bain fait avec de la cochenille.

COCHEK. Faire une entaille. — Placer une flèche dans l'entaillure d*un arc.

COCBOIR (tonnel.}« Sorte de hache dont le tonnelier fait usage pour entailler leS cercles qui doivent recevoir l'osier.

COCHOIS. Outil de cirier.

COCHON. Du celt. cawch^ impur. Se dit de la quantité de scories qui obstrue le fourneau d'une forge.

COCHONNET ou TOTON. sorte de dé en forme de boule, qui a douze faces marquées chacune d'un chiffre, depuis 1 jusqu'à 12. On le fait tourner sur une table comme une toupie, et l'on attache un avantage ou une perte quelconaue au numéro que sa face supérieure présente lorsqu'il se renverse après avoir terminé son évolution.

COCO. Boisson faite avec de l'eau et du Dois de réglisse.

COCON (fil. de soie). Du grec s^x"* ' ^" latin conekà» conque, coquille. Angl.cocoon; alleni. eeideney. Tissu sojreux que se filent un grand nombre de cbenilits pour s'y transformer. Tel est entre autres le ver a soie. C'est en dévidant le cocon de celui-ci, par l'opération du tirage, qu'on obtient la soie que l'industrie applique ensuite k des usages SI multipliés.

COCONILLE (écon. rur.J. Soie que les

cocons fournissent après avoir été bottai et bouillis.

COCONNIÈRE. Foy. HAcnANihit.

COCOTTE. Dstensite de cuisine ou t^t^ de huguenote en fonte.

COClTON(mélallurg.). En laliu rocAV^ coquerej cuire. Angl. cocrton; allem. rn/u^. Fermentntion des métaux.

CODÉATE(chim.).Sel produit parTun-r do Tacide codéique avec une i>ase.

CODÉINE (chim.). Du grec «&a«, rap^.t du pavot. Principe particulier dccoutcn dans l'opium.

CODÉIQUE (Acide). C'est le oémeq.:

l'acide hydrochlorique.

COERCIBlLITÉ(phvs.). Angl. cofrM lily ; al lem. xuruckhaltbarieit.CoiÈiiiim ««'•. . corps susceptible dVtre resserré d«us •. certain espace. La vapeur d'eaa est a<fcible.

COËTE (fabr. de glaces). Angl. pktt allem. plaite. Chantier sur lequel on U^fw,^ une glace après l'avoir sortie du foar . cuisson.

COFFINER. Terme des eaux elMuqi signifie courber. On dît que le boiseffli^Wj? avant d'être sec $e coffine,

COFFINET. Petit coffre. — Petit r«tttf — Portefeuille.

COFFRE. Du celt. co/fr, caisse, oa -.

latin eopAtnuf, espèce de panier dans Irc on renfermait le pain. Dans la liasse j.nilé, on disait cofferum. Le coffre twi meuble on forme do caisse, ajaul uo^c.

vercle à charnières et une semire. i moyen flge on en faisait d'utie sorte rr rulière, à couvercle voûté t^u'oo aj-r-j bahulf dont les sculptures étaient que.,. fois d*une grande magnificence, et qoi, • « avoirété dédaignés pendant plusieorss- -'. ont été acquis dans le nôtre à des prii . v par les amateurs de meubles aociecs. -i* coffre d'une voiture est la partie qui k*: banquette et sur laquelle oo place on r -• sin. — Le luthier nomme coffre, t')f<-. blage des parties d'un piano. — En :c .de cirier« le coffre est un iostmmcs cuivre , qui sert à contenir la maisér* duc. — Dans les fortifications, re m*** gne un logement que Ion pratique t^ d*un fossé sec , et d'où l'on fati feu t * < assiégeants qui tentent de franchir U i-*et les sapeurs appellent aussi coCt • chambre ou fourneau de la mine* — La • '^ à feUf dans la fmarine, est un« csi>«< . * l'on remplit de pièces d'artifice poor rv. *' ser Tennemi; et le coffre à gory^iu»*- i retranchement disposé» dans le souv £i poudres, pour recevoir des gargouMi*

COFFRE { impr. ). Angl. coffm . :

preakarren. Châssis do bois dan> tc^^ trouve encaissé le marbre.

COFFRE -FORT. Coffre de fer »

bois épais revêtu de bandes de fer H munément garni de serrures i secnc •*!

lequel on dépose de Targenl, drs t industrielles, quelquefois de 1 argus., des bijoux, etc.

COFl RET, Petit coffre. Oa le tait o •

COI

DE TECH7I0L0GIE

COI

remeoten bois de prii» romme Tacajou, rébèoe, le palissandre» le citronnier, la cèdre» le bois de rose, etc.» ou bien en nacre» en ivoire» etc. ; et ses garnitures sont alDrs en or, en argent ou en acier.

COFFRETIER. Celui qui fait ou Tend des coffres.

COGNÉE. Du celt. cognai^ battre» fait de €ogn^ coin. Angi. axe; allem. aœt. Sorte de hacbe i long manche dont les bûcherons font usage pour abattre les arbres, et dont quelques auleurs font remonter Tinveution jusqu'à Dédale, vers i*an 1301 avant Jésus- Chnst.

COGNEUX (fond.). Angl. ranmer: allem.

ichfdgei. Outil du fondeur en sable.

COGNOIR. Yoy. Décognoir.

COHSL (chim.). Préparation d*élain brûlé avec de la noix de galle» et dont les femmes iurques font usage pour se noircir les sourcits.

COHÉSION (pbys.). Du latin eohœrere^ élre attaché è. Force qui unit entre elles Its molécules matérielles et les tient comme enchaînées les unes aux autres. La dureté» la ténacité, la ductilité» la malléabilité sont autant de propriétés qui se rattachent à rétat de cohésion des corps. Cellensi s'exerce entre molécules de même nature, simples ou composées» en quoi elle dilTére de VoffiniU^qui a lieu» au contraire^ entre molécules de nature hétérogène.

COHI fmétrolog. ). Mesure de capacité |)Our les grains, dont on fait usage dans le royaume de Siam. Elle équivaut è 473 litres.

COHOBATION (chim.). De l'arabe eohob^

tfoAopA, distillation double. Angl. eohoba^

Mi^n : allem. medtraufgitêgen. Opération à

laquelle avatent souvent recours les alchi-

flDistes, et qui consiste à remettre plusieurs

Mois de suite le produit d'une distillation

^âns le vase distillatoire. Les pharmaciens

faot encore usage de la cohobation pour

charger les produits distillés d'une plus

grande quantité de principes Tolatils.

COHOBER (cbim.)} Remettre k plusieurs reprises le produit de la distillation dans le vase distillatoire.

Cdi (salines). Conduit par lequel on fait écouler Teau d'un marais salant , pour le uelCojer.

C01CllER(agricult.).Se dit» dans le département des Ardennes, du labour qu'on donne aux terres ayant l'hiver, pour les semer en orge aa printemps.

COÏER,C0ÏAnX (charp.). Angl. angle iie-piece; allem. winkelbatken. Bois de charpente.

COIFFE (cost.;. Du celt. coe/f, ou ue i espagnol cofhf même signification. Espèce de Uounel dont les femmes du peuple font us9g^ et dont la Corme rarie suivant les *>a/s.. «^ En termes de pêche» on appelle ^liTe une sorte de file! à grandes mailles et vias4, qae Ton place k l'embouchure d*nu WeV à manche.

COIFFETTB. (co^t.). Petite coiffe.

DlCT10?lll. Dl TiCBNOLOQII. I.

COIFFBDR. Celui qui fait méUer d*arranger les cheveux.

^ COIFFDRI2. (cost.). La coiffure comprend l'arrangement des cheveux et les ornements que l'on place sur la tête» et s*il fallait énumérer non -seulement les différences que ces deux choses présentent suivant les pays, mais encore suivant la- succession des temps» le travail serait immense. Dans l'antiquité» les Asiatiques» les Africains et les peuples de rOccident» à l'exception des Romains et des Grecs» portaient les cheveux longs. Ces derniers» è part les Lacédémonieos» les portaient courts. Les rois de Perse se chargeaient la tête de chevelures postiches. Les Asialicjues n'ont cessé de porter leurs cheveux longs» qu'à l'introduction de l'islamisme. Chez les Gaulois» une longue chevelure était un si^^ne d'honneur et de noblesse» et les serfs avaient la tête rase. Longtemps, en France» se raser la téln était une honte; mais François l*' s'étant fait couper les cheveux» à cause d'une plaie qu'il avait k la tête» les courtisans d*abord» et le peuple ensuite» adoptèrent les cheveux courts. Vinrent plus tard les nombreuses variétés de perruques qui» sous le règne de Louis X1V% acquirent des dimensions monstrueuses.

Les Babyloniens se coiffaient d'une sorte de toque ; les Mèdes, d'une espèce de tiare; les rois de Perse» d'un turban en forme de boisseau» nommé kankal : les Alhéaiens* d'un bonnet appelé pilon; les Lacédémoniens, de chapeaux de fentre qui s'attachaient sous le menton; et les Romains» pour voyager» portaient un chapeau qu'ils nommaient pelastts. Les bonnets et les chapeaux ne s'introduisirent en France qu'en 1449. Avant cette époque» on faisait usage de chaperon$ ou capticAoïif. Sous Charles V» on appelait les bonnets de velours morticr$f et ceux de laine bonmeiê ; sous Charles VI» on commença k porter des chapeaux k la campagne ; aous Charles VII on s'en servit k la ville; et sous Louis XI» ils devinrent communs dans toutes les classes.

Quant aux femmes» leurs coiffures» chez les anciens» étaient la calyptra et la Mo/ta, formant un réseau ou réunissant la cheve* lare ; la nembéf qui consistait en un croissant servant k diminuer la largeur du front; Vonadime^ qui était une espèce de ruban formant plusieurs spirales autour delà tê(ê; le sfriypAa» simple bandeau de laine; le^orymbia^ qui réunissait les cheveux en touffe sur le haut de la tête ; le fiammcum et le diadème. Les Lacédémoniennes portaient leur chevelure retenue par un simple nœud. Au moyen Age» les coiffures les plus connues étaient Vescofflont dont la forme a beaucoup varié» puis le Aenniti» inventé sur la Qu du XIV* siècle» et qui se perpétua jusque vers le milieu du siècle suivant. C'était une coiffure élevée en pointe» d'une hauteur prodi- Î pieuse» et du sommet de laquelle pendait un ong voile flottant. Au xvi* siècle» parut la firanniire; aK dAi^slexvii* vint la mode de se faire ouuper court les cheveux et de les ftiire friser. Les coiffures qui «ccompa*

tn

COI

COI

gnèrent • usage des panniers sont encore connues de la génération actuelle» puisqu'elles font partie du costume obligé pour les représentations du théAtre de Molière; mais nous ne saurions passer sous silence une coiffure étrange qui fut inventée ftpeu près k répoque de 1^ véuement de Louis XVI» etquî reçut le nom depou/feti/tmento/. C'était communément une réunion d'objets qui rappelaient les personnes qu'on affectionnait le plus. Ainsi la femme d*un marin por* tail sur sa tête une frégate rognant è pleines Toiles; celle d'un militaire courrait son chef d'une fortification» d'une épée et d'une croii de Saint-Louis ; une autre se chargeait le crAne de cinq poupées représentant ses marmots. La duchesse de Lauzun parut un jour chez la marquise du Deffant» arec un pouf qui offrait tout un paysage en relief; premièrement une mer agitée» des canards nageant sur ses bords» un moulin dont la meu« nièrc causait à la porte, et» tout au bas de roreille»on voyait le meunier conduisant un âne. A la mort de Louis XV» les dames

()orlèrent un pouf qui représentait un soleil evant éclairant un champ de blé oh moissonnait l'espérance ; d'autresy ajoutaient une corne d'abondance.

La coiffure militaire des temps reculés fut généralement un casque. Dans Torigine» ce casque était simplement de peau dfe béte. Celui des Ethiopiens se composait d'une portion de cuir de cheval, avec les oreilles et la crinière ; celui des Gaulois était armé de cornes de taureau ; et les peuples de la Colcbide avaient le leur en bois. Le casque Iroyen avait la forme du bonnet phrygien. Celui des Grecs et des Romains était trèsorné. Au moyen Age, les casques étaient de diverses formes» mais presque tous pourvus de visières. Varmet était un casque léger qui se portait hors du combat.De nos jours» les principales coiffures du soldai sont le casque, le shako» le colback.

COIGNAGB (fond.). Angl. eomer-wall; allcm. ecftmauer. Portion de la maçonnerie d*un fourneau de grosse forge.

COIN. Du grec xAvoc» cAne» ou du celtique €ogn. coin» en latin cunetiê. Prisme triangulaire de fer» de bois ou de toute autre ma* tièredure» qu'on insère» par sa partie amincie» dans une fente» au milieu d'un corps que l'on veut diviser» et que Ton frappe sur reitrémité opposée appelée tête. Le coin est la dernièredes cina puissances simples; mais ou a été partagé d opinion sur le principe de sa force. Aristolele considère comme deui leviers de la première espèce qui» inclinés l'un è l'autre» asisseni dans des directions opposées; Merseone et Guldo* Ubaldus le rangent dans la seconde espèce des leviers ; d autres ne veulent même pas que ce soit un levier; et quelques-uns» ne lui attribuant aucune force propre» disent qu'il n'agit que proportionnellement à celle âu'on applique sur le maillet qui le pousse. Il parait établi» uéanmoins»que ses propriélés sont identiques à celles du plan incliné» i»u» en d'autres termes» que le coin est iia

f)lan incliné piUS on moins récalier. Tooi es instruments à pointes et à traDchiDU, tels que les haches» les glaives, l«s m^ teaui. les ciseaux» les clous» les épiogleseï les aiguilles» agissent dans les mêmes coqditions que le coin.

On appelle coins de chaniieTt dans li nirine, ceux que l'on place entre tes tins et li quille» lorsqu'on la pose sur le.cKantier; »n coins de mâts sont ceux qui^ ehefillés ea fer» servent à resserrer le mAt lorsoa'il ]oq« trop dans Tétambraie du pont ; et les c«ni d'arrimage sont ceux que ron emploie po«r empêcher les futailles d'être dérangées pir le mouvement qu'imprime le roulis. -E& arrhitecture» on appelle coins les deux po^ lions du tympan renfoncé qui poneotlef corniches rampantes d'un fronton ;poîsrapèce de dé qui» dans un escalier, sert k soutenir des colonnes. — Le cotsiit« iurt ttl celui dont les artilleurs font usage pooré'ever la culasse du canon et le pointer.- Les serruriers» les boutonniers, les jardinim d autres artisans font usage aussi dsooios particuliers.

COIN(impr.}. Peti t morceau de bois es U'as dont on fait usage pour serrer les fomts.

COIN (monn.}. Du bas latin coinw.tth

de monnayage. An^i. cotn; allem. pri^

tempel. On nomme ainsi» dans la fabrieaUon

des monnaies»' une masse d'acier» depr^

mière qualité» sur laquelle oo grave t*

creux les figures qui doirent se reprodui-t

sur le flan que l'on exposée la pression. Lt

légende et le cordon ou j^renelû» s'imprimff

avec des coins particuliers. Le coin moa!^

taire reçoit aussi les noms de matritty 1'

poinçon et de carré. Quant aux roots lff^

rium^ tnarctilum» iconiwn ci fonna^ liv.

quelques écrivains modernes onl fait r>

ploi» ils ne se rencontrent point cbex lt*

anciens. Chez ceux*ci» les coins éuir.i

ronds» ovales ou carrés» et comme il se ir:c-

▼aient quelquefois plus grands que le flaâ.-

en résultait que tout le type ne pouvait.'

être reproduit. Le défaut de virole empi-

chait également que ce type fût placé av^

régularité. L'usage de contremarqoer icf

monnaies eut lieu dans tous les teo*

chez les Grecs» mais il n'existait pas soo» *

république romaine ; il ne commença à Bo' •

que sous le règ;ne d'Auguste, et fut ic^ -•

plusieurs fois interrompu. Les Grecs r^

ployaient» pourcontremarquerlestél«s«'» *

bustes de leurs dieux» des figures éqomi'^'

et des représentations danimaax et *

plantes; les Romains faisaient usage de &>

nogrammes formés de carartères toom «

ou de mots latins abrégés. Les arment «

servaient de coins de bronze rerMos C

mandrin de fer» ce qui rendait leooooav»^

plus prompt; cependant^ k partir do r*c -

de Constantin» on eut recours aiax c: •

d'acier. En France» et avant Ch«rl<tfaa2*-

les coins étaient gravés au tooreliel eec >*

3u'à dater de ce souverain que l'oa •*J**' u burin» comme on le pratiquait d<^ s Con$tantinople.

COISTB. Yoy. GRBHOuiLtt.

5tt

Page 1