COK
DE TECIIiNOLOGIE
COL
COKE» Aogl. coke ou eoak ; allem. koke. Produit qu'on obtient par la carbonisation tJe grandes parties de nouille. Il se présente en masses poreuses semblables à la pierre ponce; il est d'autant plus dur que les cavités des pores sont moins larges: et la plus importante de ses qualités est d avoir une grande densité. Sou éclat est demi-métalnqne,et sa couleur gris de fer. Préparé en grand, il ne relient pas une Quantité notable de matières volatiles combustibles, aussi son pouvoir calorifique ne diffère de celui du carbone que par la proitortion de ses cendres qui est ae 10 à 15 pour lOOi La ftyritede fer contenue dans les houilles se trouve dans le coke à Tétat de proto-sulfuret et on en reconnaît la présenee par Tacide bydrochlorique qui produit, dans ce cas, un dégagement d'hydrogène sulfuré.
Les bouilles grasses et dures sont les plus * stiioées pour la fabrication du coke : elles rendentcommunémentde l^5è 50 pour 100 en poids de coke; mais celles du bassin de la Loire donnent de 60 à 62. Le coke qu*on f»btient comme résidu dans les cornues de fonte hermétiqjuement fermées, qui servent de vases distillatoires dans la fabrication du gaz d*éclairage, est trop épuisé pour être de bonne qualité, quoiqu'on en fasse égaleaieni usage pour le cnaufTage.
Le coke est d*une combustibilité difiicile; mais il produit dans les fourneaux une teml»ér8ture très-supérieure Scelle du charbon, •'I vec Tavantage de Téconomie, aussi le prérr' re-t-on pour les grands travaux de métalla^rgie. Dans les fours à réverbèrOf alimentés (>^r des générateurs de gaz, on peut le subs- (« tuer avec avantage au charbon de bois, }• -njisqu*on obtient des gaz dont la composih on est analogue. Ils renferment en effet» arviis iOO parties t 0,7 d*acide carboniaue, 33,5 d'oxjde de carbone» 1,5 d'hydrogène, O.a d'hydrogène sulfuré, et 64,1 d'azote. Il faut seulement, pour que la marche du générateur soit aussi régulière avec l'alimenratîondu coke qu^avec celle du charbon,que Ion ajoute au premier, comme fondants, un peu de calcaire et de scories de forge. Le charbon de bois transformant l'acide carbonique en oxyde de carbone avec plus de rapidité que le coke, il v a avantage à s'en servir lorsqu'on veut opérer en plus grande juaolité cette transformation; mais si, au routraire, on désire qu'elle soit moins considérable, il fautalorsavoir recours au coke. Le cbarlion lui est préférable dans les proéJés chimiques, parce que sa porosité offre m gaz une surface plus étendue dans un Uf/indre volume. C'est cette différence de >orosité qui fait que le charbon de bois alumé continuée l)rûler à l'air libre, tandis \utt \« coke s'y éteint promptemenL Ce der- \)er Attira aussi l'humidité de i*air, mais noins cependant que le premier. On disingue trois espèces de cokes: les eokei oursoufléêf les plus poreux et les plus léers, qui occupent un volume près d*une »f5 et demie aussi considérable que celui r /j '^ouille qui les a produits; les coka
frittes^ moins poreux, et conservant è peu près la forme ue la matière première ; et les cokes pulvérulente^ qui occupent moins d'espace que la bouille dont ils proviennent. Le foids d*un mètre cube de coke varie de 380 450 kilogrammes, et son pouvoir calorifique est de 6,500. Il y a trois manières de faoriquer le coke : par la distillation de la bonillo dans des vases clos, ainsi que cela a lieu dans les usines è gaz; par la combustion dans des fours fermés analogues aux fours à briques , et par la combustion en meules, soit h Pair libre, doit dans des fours découverts.
COLACHON Hnst. de mus.). Instrument qui a la forme d un luth.
COLCHICINE (chim.). Alcaloïde découvert dans les semences du colchique.
COLCOTAR ou COLCOTHaR (chim.).
Angl. colcoihar; allem. kolkothar. Nom donné par Basile Valentin au peroxyde do fer rouge qu'on obtient par la calcinalion du vilriol vert ou sulfate de fer; qu'on appelle aussi rouge d^ Angleterre ou de Prutte^ et qu'on emploie dans la peinture et pour le polissage des glaces. Le colcothar, porphyrisé avec de l'émeri et incorporé dans le suif, produit la pAte dont on fhit usage pour affiler les rasoirs.
COLERET. Espèce de filet dont les mailles ont peu d'ouverture, et que l'on traîne dans les eaux peu profondes.
COLIFICHET (roonn.). Machine dont se servaient autrefois les ajusteurs pour réduire les espèces au poids légal.
COLIFICHET. Voy. Fanfrblcchb.
COLIMAÇON. Ang. scroll: allem. tchnecke.
Pièce du métier Jacquart ren videur.
COLINETTE (cost.). Espèce de bonnet que les femmes portaient autrefois en déshabillé.
COLIS (comm.). Se dit d'une caisse, d'une balle ou d'un ballot de marchandises.
CÔLISSE (fabr. de tiss.}. Angl. meiA; allem. kolisse. Nom que portent les pailles entre lesqiielles passent les fils de la chaîne d'une étoffe.
COLLAGE. Se dit, en termes de peintre en bfttiments» de l'action de coller le papier de tenture dans les appartements.— Dernière opération que Ton fait subir au papier, en l'imprégnant de colle de peaux. — Opération que l'on fait subir au vin et à certaines liqueurs pour les clarifier ou augmenter leur limpidité.
COLLATIONNER (imp.). Vérifier sur unç épreuve si les fautes indiquées sur Tépreuve précédente ont été corrigées avec exactitude.
COLLE. Du grec x^Ua ou Min , même signification. Matière factice dont la composition est très-variée» mais oui a toujours pour objet de joindre, lorsqu elle est plus ou moins liquide, plusieurs choses qu'on ne puisse eusuite séparer lorsqu'elle est sèche. Les principales colles sont les suivantes : ^
La COLLB DB PATB. Aug.. posÊe ; allem. pappe. Elle se fait avec de l'eau et de la farine, celle du seigle préféremment. Ou
ni
COL
COL
délaye d^sbord la farine arec un peu d^eau, bBd qu'il n*j ait point de grumeaux , pui» on en ajoute assez de bouillante pour former une espèce de bouillie qu'on continue à chauffer, en l'agitant sans discontinuer avec une spatule y jusqu'à la température de 70 à 75*, terme où l'épaississement de la pâte a lieu. Cette préparation ne sert en général que pour le collage du papier.
La COLLB DE POISSON OU ICHTHTOCOLLB. Angl.
iiinglait; allem. fiickUim. On la prépare avec les vessies natatoires de quelques espèces d'esturgeons et particulièrement de lacet-
f cerner hu$o que l'on pèche sur les côtes de a mer Caspienne. En Moldavie, on emploie, outre les vessies natatoires, la peau, l'estomac et les intestins de l'esturgeon, que Ton coupe en petits morceaui. On fait aussi une mauvaise colle do poisson avec les ressies naiatoires de la morue et de quelques autres poissons. L'ichthyocollede bonne qualité est tout à fait inaltérable à Tair sec, et ses pro* priétés sont les mêmes que celles de la gélatine pure. Cette colle sert h la confection du taffetas d'Angleterre; elle entre aussi dans la fabrication des vitres de navires, dans celle des perles artiflcielles; les Turcs fixent les pierres précieuses et raccommodent la porcelaine et les verres cassés, avec un mélange de colle de poisson et de gomme am« moniaque dissoutes dans de l'alcool; mêlée avec une dissolution de gomme, elle sert k l'apprêt des rubans et auires soieries; et on l'emploie pour le collage de la bière, lorsque celle-ci ne contient pas de tanin pour précipiter la gélatine.
La COLLB FORTE OU COLLB d'AnGLBTERBB.
Angl. glue; allem. tiichterleim. Elle se prépare généralement avec des rognures et des débris de peaux non tannées, et les tendons, les intestins et les muscles de tous les animaux; mais on l'obtient encore des os traités par l'acide hydrochlorique très-éteudu. La colle forte bien fabriquée est peu ou point colorée, claire, k cassure conchotde, et ondulée sur le bord de ses feuillets. Voici, d'après M. Dumas, ce qui compo9e les diverses colles-matières :
Rognores de parchemfDerie. C,es
Rognnres de coin d'Amérique dv Sed. e,96 k 0,00
Peaoi de lièvre et de lapin épilêet. 0,94
Téies de veaai des Uonertes. 0,U à 0»48
Pejui de mégisserie dépooUlées de graisses
et de parUes cbaraoes. 0,44 k 0,46
Rognures de tanneries. 0,S8 k 0,41
Gros lendons et muscles des bœnik. 0,59
Epiderme des peaoi provenant des prépan-
Uons de bufleteries. 0,50
Les meilleures colles fortes traitées par les acides sont la grmeiine de Rouen , et la colle de Bouxviliers; celles d'animaux sauvages viennent de la Hollande, de la Flandre, de l'Angleterre et de Givet; celles d'animaux domestiques, de l'Alsace» de l'Allemagne et de Paris.
La COLLE A BOUCHE. Asgl. Up^lut ; allem. mund/et'm. C'est l'une des meilleures qualités de la colle forte, dont on dissimule l'odeur et la saveur, au moyen d'un mélange d'es-
sence de citron ou autre parfum et on peu de sucre.
COLLECTEUR (phys.}. Angl. electridil coUeetor; allem. hlUxiiolftammler. Inslroment propre k découvrir des qaantitét pfo sensibles d'électricité, en les accumolaot et en les condensant.
COLLERETTE (cost.). Sorte de Bcho dort les femmes font usage.—Courtines volinie^ qui servent à former une enceinte de pèrb»
COLLET. Du latin collum , col. On doar« ce nom à la partie du vêtement qui eni«iur# le cou, et dont la forme, comme tout le re<'( de l'ajustement, est soumise aux caprices d' la mode. Le petit collet est la pièce pme de toile que les ecclésiastiques portent n cou.— Autrefois, on appelait collet, dans Ia manèges, une espèce de iuste-au-corps sut manches et en peau de buffle, dont se stih valent les écujers.— En termes de cfaatsMr ou peut-être mieux de braconnier, on doc collets des engins propres k s'emparer gibier ou des animaux nuisible». Les composés d'un petit filet de corde on dij de laiion, se tendent dans les passagesi des haies, et sont destinent au mojeo nœud coulant, h prendre et étraDgier lièvres et des lapins; les autres, prép aussi en nœud coulant, avec trois crii cheval, sont disposés sur des iMiisson^ les oiseaux s'engagent alors à la ptf enfin, il en est une troisième sorte, é fait avec une ([rosse corde ou du grosi fer et qui saisit à la passée, les cerfl sangliers, les loups et autres sDionP grande taille. Dans ce dernier piège, W qui doit serrer le nœud coulant est ai à l'extrémité d'un arbuste vigooreud l'on courbe de force, afin que cette tim puisse être retenue, mais légèreme^ une encoche que Ton pratique sur nv arbuste; lorsque la bête cherche k mI un passage, elle heurte un corps qsi respond a l'encoche, et ce choc rea^ liberté k l'arbuste courbé, celui<t,i relevant, serre le nœud dans lequel lH se trouve pris. — On désigne par lef collet, dans les métiers à la Jaeqal petites Scelles doubles qui passe^ chacun des crochets de la roacbineul terminées par un anneau oui rew bouches des branches ou arcades auii le dessin. — En mécaniquot le cotUir saillie cylindrique pratiqnée k Texf ' tourillon d'un arbre de transi mouTement, et destiné à Temi^ rier dans le support. Le toonlloe l'extrémité d'un arbre peut qt n'être pourvu que d'un seul colleM l'arbre tourne dans plusieurs sam tribués sur sa longueur, alors àm tourillons qui portent sur ces termédiaires reçoit un collet k — En architecture, le collet est la plus étroite par laquelle une nante tient au noyau d'on es termes d'artillerie, le eollel tftiy du canon comprise entre l*MiigB bourrelet. — Dans la marioe, ai A
cet
COL
in.
eolUt SitaU 1^ tour qoe Tétai fait sur le ton (lu mât, au-dessus des haubans» et qui passe enire les deux barres des hunes d'avant. — Le boUier nomme collet, la partie de la botte
3ui correspond au talon. — Le chandellier onne ce nom au bout de coton qui dépasse le moule. — Le charretier l'applique k la partie antérieure du tombereau qui s'élève au-dessus des gisants. — Le vannier, k la partie supérieure du dos de la hotte. — L'orfèvre appelle collet une partie ronde el concave qui est au-dessus et au*dessous du nœud d'une aiguière ou de toute autre pièce d'orfèvrerie, et il donne le même ndm au cercle qui orne un chandelier dans son bassinet, sa monture ou son pied. — En serrurerie, le collet est l'endroit de la penture qui est le plus voisin du repli où le gond est reçu. Le serrurier désigne aussi par ce nom, des morceaux de fer en forme de viroles ou d'anneaux, destinés h embrasser d'autres pièces pour les fortifier. — Les collets du tourneur sont deux pièces de cuivre ou d'étain entre lesouelles tournent les tourillons d*un axe. — Dans les verreries, le collet est la portion de cuivre qui, »près le travailt reste attachée aux caunes. C est aussi le nom que porte l'anneau qui termine le goulot d une bouteille. — Pour l'éperoonier, le collet c'est la tige qui porte la rosette de l'éperon et qui fait corps avec le collier. — Pour le tonnelier, c'est le troiaidme des quatre cercles qui garnissent le
^*able d'un tonneau. — Le collet est encore a partie du clou voisine de la tète. — Le rebord de la chaudière du distillateur. — l«'exlrémité d'un tuyau ^ui est rabattu sur jo trou d'une pierre d'évier.
COLLETER. Ce mot désigne l'action de
•descendre une chandelle dans le suif jus-
9<i'au collet. — De tendre des collets pour
j>rendre du gibier.*- D'attacher le bourgeon
de la vigue par le bas avec l'échalas» pour
rempécber d'être décollé par le vent.
COLLBTEDR. Celui qui tend des collets pour prendre du gibier.
COLLETIER. Celui qui fait des collets ou qui les ?end.
COLLETIN(cosl.}. Pourpoint sans manche dc^nc on faisait usage autrefois.
COLLEUR (fab. de pap.). Angl.posleboardmcàer; a Hem. pappendeckitmaeker» Celui qui isi chargé du collage.
COLLIER. Du latin, co/Ziim, ou ùecoUare» Zo termes de bijoutier et de joaillier, le colier est un ornement qui se porte au cou et lui varie beaucoup de forme et surtout de aaiîère. Il y en a en or, en argent, en per* ^5, en pierres précieuses, en corail, en ^jol* en Terroterie, en graines, etc., et quelues peuplades en portent même qui se ^ohposeui des dents et des os des ennemis i'^lles ont vaincus.Cette parure appartient lum généralement aux femmes qu'aux hom- ^«s; néanmoins, elle était commune aux duz sexea chez les anciens, et elle Test en- »ra dans plusieurs contrées de l'Afrique et ' ''Amérique. Le collier est aussi une mar- '« «iieiinctive que porleui les chevaliers
de certains ordres, ei il consiste alors en une chatne d'or émaillée» avec plusieurs chiffres, au bout de laquelFe.pend la croix ou la médaille de l'ordre. Il y avait h Venise un ordre du Collier ou de Saint-Marc, qui était conféré par le doge , et dont les membres portaient au cou une chatne à laquelle était suspendue une médaille représentant le lion Yolant de la république. Naguère existaient également lecollierduSaînt- Esprit, le collier de Saint-Michel et le collier de Saint-Lazare;etil y a encore aujourd'hui le collier de là Toison d'or et celui de Tordre de la Jarretière. L'empereur Maximilien fut le premier ^ entourer ses armes d'un collier, et. Louis XI en encadra les siennes lorsqu'il eut fondé l'ordre de Saint-Michel. On raconte au sujet de cet ordre, prodigué avec impudeur sous le règne de Henri III, que le public d'alors en appelait le collier un licou à ioutti biles. Les Mèdea, les BabylonienSf les Hébreux, les Grecs et les Romains portaient des colliers de métaux et de pierreries, et l'on en mettait au cou des dieux dans les temples. En Grèce, il y avait trois genres de colliers : les triques ou colliers a trois pendeloquei; les tantenrisies qui, garnis de pierreries , produisaient un bruit léger causé par l'entrechoauement de ces pierres ; et les murineSf dont les anneaux entrelacés imitaient la peau du poisson de ce nom. A Rome, on décernait des colliers aux soldats pour les récompenser du courage qu'ils avaient montré. Ceux que l'on distribuait aux cavaliers étaient de deux sortes : le phalera et le tordues. Le premier pendait jusque sur la poitrine, le second entourait seulement le cou. Les soldats qui avaient obtenu celui-ci • recevaient le nom de milites torquati; et Ton sait aussi que Manliusfut surnommé Torçualta, pour avoir enlevé le collier d'or d'un Gaulois qu'il avait ▼aincu en combat singulier. Au lieu de colliers, les fantassins recevaient des frracf/e/t . On cite un certain Sicinius Dentatus qui se vantait de posséder quatre-vingts colliers et soixante bracelets qu il avait reçus pour prix de sa valeur. Les anciens Bretons portaient des colliers d'ivoire, et ils en mettaient de métal k leurs esclaves avec une inscription, arm qu'on pût les arrêter s'ils s'enfuyaient, li'usage du collier pour les esclaves existe encore dans quelques pays.
Autrefois, en France, les marchandes de modes donnaient le nom de collier k un ornement qu'elles composaient de rubans, de blonde ou d'un autre tissu, et il y avait le collier à la dauphins et le collier en esclavage. Les hommes portaient à leur, tour un large ruban noir qui recevait, suivant la maniéfre dont il étail noué, la dénomination de co(lier aux amours et de collier à béquille: puis on confectionnait pour les enfants un collier de fer, recouvert de velours, qui les obligeait k tenir la tète droite et que l'on appelait collier à la reine. — En mécanique, le collier est une espèce d'anneau ou de frette circulaire qui entoure une pièce cyliodriquei telle qu*uo arbre de machine;
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et le leyier de rexcentrique» qui sert à donner le mourement aux tiroirs à Tapeur, est terminé par un collier dans lequel tourne, h frottement doux, l'excentrique callé sur Tarbre.—Daus la marine, on nomme collier (Féiai^ un bout de grosse corde semblable h rétai, et dont la destination est d'embrasser le haut de Tétave-et d'aller se joindre au grand étal où il se trouve retenu par une ride. Les marins appellent aussi eotliers de défente, les cordes torlillées en rond qu'ils placent & l'avant et sur le côté des chaloupes, pour les préserver du choc des autres embarcations et des navires; et collier du iorit le lieq de fer disposé en demi-cercle qui, conjointement avec le ton e( ie choquet, sert h maintenir les mflts de perroquet et de hune. —En hjdrauliaue, les colliers sont des cercles de fer ou ae cuivre qui retiennent, vers le haut, les montants des vantaux qui ferment les portes des écluses.— En architecture, on appelle colliers de perles on patenôtres^ de petits ornements qui se placent au-dessus aes oves. — Les pêcheurs désignent par le mot collier, la corde qui, partant du bout du filet appelé verveux et attachée à rexlrémité d*unpteu enfoncé dans la vase, retient cette partie du filet au fond de reau.-r-Le collier du bourrelier est un harnais de bois» couvert de cuir et rembourré, que Ton met au cou des chevaux de tirage, afin Que les traits qu'on y attache ne puissent leur faire aucune blessure. — Celui de J*éperonnjer, est le demi-cercle de l'éperou qui embrasse le talon du cavalier.
COLLIER (impr.). Angl. coUar; allem.
hahband. Pièce de fer qui maintient, audessus de la tablette, l'arbre de la presse ainsi que les branches.
COLLIËRE. Perche qui sert de fondement h un train de bois.
COLLIÈRE. Foy. Crinière.
COLLISION (chem. de fer). Du latin coHiffo, choc; Ansl. railway accident; allem. eisenbahnunfalî. Se dit de la rencontre de deux convois sur une même voie, et desaccidents qui en résultent.
COLLODION, Mélange agglutinant que Ton se procure au moyen du coton-poudre, macéré dans l'éther. Pour l'obtenir on môle une partie de salpêtre en poudreavec trois parties d*acide sulTurique concentré, et Ton abandonne ce mélange à lui-même durant une ou deux heures. On lave ensuite le produit; après l'avoir fait sécher on le dissout dans l'éther; puis, exposé à l'air, ce mélange se prend rapidement en une masse solide d'une grande ténacité. M. Magnard, de Boston, indiqua -le premier ce composé, en ^847, comme propre à être employé en guise de bandage, et l'on s'en sert eflfectivement aujourd'hui ()ans les cas de fracture. On en fait usage également pour rendre les tissus iniperméables; et c'est enfin l'un des moyens mis en pratique pour préparer les planches
COLLOIR. Angl. dressing machine : allem. schlichtmaschine. Métier à encoller ou à parer destinées à la photographie.
COLLYRE (rel.). Se dit de l'action de col-
ler les gardes, les olanches, les marbrées, etc., d'un livre qu'on relie.
• COLLYRITE (céram.). Du grec t^Xk^piç, petit gâteau. Angl. collyrite; allem. fxrti Âao/fn. Alumine hydratée et silicifèr^^qui i^e diffère de l'allophane que parce qu'elle ren** ferme une quantité moindre de silice. Les potiers font usage de cette substance.
COLMATAGE (agricul t.). De l'italien cofifiare, combler. Opération qui consiste k exhausser un bas-fond habituellement immergé, au moyen de terres enlevées è des lieux plus élevés et oue Ton fait charrier et déposer par les eaux elles -mêmes. On donne le nom de colmates aux terres ainsi dépcK sées. Le colmatage, qui se compIMe en deux ou trois années, a donc le double avantage d'assainir le sol et de rendre à la culture des terres qui étaient infertiles.
COLMATER. Ig^xhausser un bas-fond an moyen de terres rapportées.
COLOCIRIUM. Genre de peinture en bâtiments, inventée par M. Erard, et qui remplace, même avec économie, la peinture à l'essence de térébenthine dont Témanation est nuisible èia santé. La peinture exécutée avec le colocirium est aussi solide et sèche beaucoup plus vite que celle qu'on prépare à l'essence de térébenthine. De plus, il ne s'en exhale aucune odeur ; elle est assez sicca* tive pour que trois couches puissent être appliquées en vingt-qualre heures ; elle est aussi brillante enfin que la peinture è l'huile ordinaire, et se prête à Temotoi des mêmes vernis.
COLOMBAGE (charp.). Angl. scantlingwork; allem. stdnderwerk. Rang de solives posées à plomb dans une cloison de charpente ou dans un pan de bois.
COLOMBE (charp.}. Angl. long plane:
allem. bankhobel. Solive ç>Oéée debout dans une cloison." Se dit aussi d*un instrument percé à jour comme le rabot et garni d'un ter tranchant, dont lelayelierfait usage pour dresser le bois. — Sorte de grande varlope renversée dont le tonnelier se sert pour pratiquer des joints au bois,
COLOMBELLE (impr.). An^l. whiteline:
allem. 5pa/(en/tnt>. Filet (|ue l'on place entre deux colonnes pour mieux les distinguer» COLOMBIENNE (impr.). Presse d'imprimerie en fonte.
COLOMBIER (archit.). Bâtimeal destiné i recevoir les pigeons domestiques. Le plus communément il se trouve isolé des autres dépendances d'une ferme, parce qu'on attribue au pigeon un grand amour de se»
aises, de la tranquillité, de la liberté, de la propreté, et l'on prétend que, lorsqu'il oe rencontre pas ces conditions réunies dans le logement qu'on lui consacre» il ne tarde point è aller s'installer au milieu de cjuclque autre famille qui lui offre ce dont il ne peut se passer. Un terrain sec^ élevé, est relui qui convient le mieux au colombier. On donne à celui-ci la forme ronde, carrée, heiagone ou octogone, mais la première semble la préférable. Au-dedans, on pratiqt:te, tout autour, plusieurs rangs de trot^s