‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 110 sur 281 · GON · texte numérisé non relu

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cillaliODS, on bien celai ae son produil, dans un temps donné. Le compteur fournit ordinairement ces indications, au moyen d*nu cadran, et quelquefois même d*iine sonnerie. Celui que fabriquent les horlogers et qui sert aux astronomes et aux physiciens pour Bxer de minimes durées , se compose d'un pendule k demi-seconde qui, à chacune de ses doubles oscillations, fait baisser un levier qui frappe sur un timbre. — Dans les usines de gi>z h éclairage, un compteur indique aussi la quantité de fluide que les cornues donnent au gazomètre, Pt le même instrument, placé chez le consommateur, précise le chiffre de la combustion qui a eu lieu pendant telle ou telle durée. Ce compteur est une espèce de roue à augets qui plonge jusau'à l'axe dans un cylindre fermé, en tôle. Un tuyau amène le gaz dans un auget; celui-ci s'élevant et sortant complètement de l'eau, le gaz qu'il contient se répand alors dans la partie supérieure du cylindre, pour s'échapper par un autre tube disposé k cet effet; puisa peine le premier auget a-t-il vidé son coutenu, qu un second auget, rempli de la même manière se vide a son tour, et ainsi de suite. Ces entrées et ces sorties alternatives du gaz impriment è la roue un mouvement de rotation ; un système de rouages note en même temps le nombre de tours

3ue cette roue accomplit dans un temps onné ; et il devient facile de reconnaître après cela» en raison de la capacité déter^ minée des augets, quel est le volume de gaz qui a traversé le compteur.

COMPTEUR CHRONOMÉTRIQUE. Fey.

CBRONOIlftTRE.

COMPTEUSE. (fabr. de pan.). An^l. <

ière qui dispose

ter; allem. zëhlèrin. Ouvrif les mains de papier.

CONADON (açricult.). On appelle ainsi, dans le midi delà France, la fosse dans laquelle on place un pied de chanvre-femelle pour y laisser achever à ce pied la maturité des graines.

CONCADE (mélrolog.). Mesure agraire qui était usitée autrefois dans la Guyenne et le haut Languedoc. Elle correspondait à peu près à Theclare actuel.

CONCAMÊRATION (arcbit.). Courbure d'une voûte.

CONCENTRATION (chim.j. Du latin coneentratio^ fait de cum^ avec, et de cenfnifti, centre. Angl . concentration ; allem. en/ioâf serung. Opération par laquelle on rapproche les molécules d'un corps, en diminuant, par Taction de la chaleur ou de toute autre manière, la proportion du liquide qui les tient dissoutes.

CONCENTRÉ (chim.). On appelle ccide concentré, celui qui, contenant très-peu d'eau, peut être étendu par une portion plus ou moins considérable de ce liquide; et di$$olution concentrée, celle qui, relativement au véhicule, contient une forte quantité du corps dissous.

CONCOURANT (mécan.). On nomme forcée concourantes (angl. concurrent pou>er$;

allem. xusammenlaufendt), celles oent les directions concourent vers un même point qui tendent k produire un même effet

CONCOURIR (phys.). Se dit de deux lignes ou de deux plans qui se coupent, ou sont susceptibles de se rencontrer lorsqu'on les prolonge suffisamment.

CONCOURINE (comm.). Substance qoi sert è teindre en jaune.

CONCRET (chim.]. Du latin eiim,afec, et crescere, croître. Se dit des substances épaissies et solidifiées.

CONCRÉTION (chim.). Action par laquelle des corps mous ou fluides sont amenés ï Tétat solide.

CONDENSABILITÉ (phys.). Propriété que possède un corps de se resserrer sur soimême, de manière h occuper moins d'espace

CONDENSABLB (phys.)- Se dit des molécules sasceptibles de se rapprocher les unes des autres, de manière k présenter un moindre volume.

CONDENSATEUR. Appareil qui sert à condenser de Tair dans un espace donné, on bien oblige un corps à occuper un moindre volume. En physique , on emploie le condensareiir étecirique (angIL. electric tondénier; o\\^m.blitx$toffêammler), inventé psr Yolta, poor condenser des quantités plus ou moins considérables d'électricité. Cettn machine secompose communément de deui plateaux métalliques séparés Tun de Feutre par un autre plateau de verre. Le supérieur est pourvu d un manche Uolami, et l'infé* rieur repose sur un pied eonductewr. Les physiciens font encore usage d'un condensateur à lame d*or, et d*uD condensateur k taffetas. — Le condentateur de fwtt, que Ton doit à M. de Prony, est un mécanisme qui a pour but de tirer le plus grand avantage possible d'un moteur dont l'énergie est sujette h augmentation ou k diminution. — Dans les laboratoiresp on donne le nom de conden$aieu/r à un vase intermédiai.-'e entre la chaudière et le réfrigérant, lequel vase est destiné à recevoir les vapeurs qui sortent de la chaudière, pour les transmettre ensuite au condenseiiroa réfrigéront, c'est dans ce dernier que les vapeurs se liquéfient. — Dans les machines mues par la vapeur, le condensa/etsr (angl. eoniensn; allem. verdichter) ou l'appareil de condensation, comprena le condenseur, la pompe à air, la bftche k eau froide, et la bâche à eau chaude. Le condenseur est un espace vide, plus ou moins grand, dans le^oel la vapeur qui sort d'un cylindre se précipite et se condense par suite de son contact aTocde l'eau froide qui est injectée en un grand nombre de gerbes très-mincea; la pompe à air, formée de trois compartiments de clapets, enlève du condenseur l'eau gui s'accumule à la partie inférieure, ainsi que lairqui se dégage de cette eau soumise à une faible pression; la bAcbe d'eau froide est le récipient de l'eau à injecter qui provient du puits ; enfin la bAche d*eau cbiude est un autre réservoir de ia pompe alimentaire, qui reçoit son eau de la pompe kair»

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DE TECHNOLOGIE

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el comme il n*y a qo*unA petite portion de cette eau qui toit absorbée par cette dernière pompe, la bflcho est munie d'un dé* fnrgeoir el d'une conduite è Textérieur de appareil,

CONDENSATION. Se dit du rapprochement des molécules d'un corps, puis de la diminution de rolume etde Taugmentation de densité qu'un cnr()S acquiert par Taccroissement ne la pression ou l'abaissement de la température. C'est h ces deui causes réunies qu'on ^doil d'afoir pu condenser tous les gaz, excepté cependant l'oxygènei l'hydrogène et l'azote.

CONDENSEUR. Récipient dans lequel se rend la vapeur, après avoir agi sur le piston d'une machine h condensation, et où elle est ramenée à l'état liquide par un jet d'eau froide. Quelques personnes pensent que cwidenseur et condensateur sont une même chose : roici en ouoi ils diffèrent. Le condenseur a pour destination de faire passer à l'état liquide toutes les vapeurs fju'il reçoit; lanois que le condensateur, au contraire, rend à l'état liqnide seulement les vapeurs les plus aqueuses, et laisse échapper les spiritueuses pour qu'elles aillent se mettre à l'état liquide dans le.condensenr.

CONDITIONNER. C*est en termes d*art donnera un objet les qualités, la forme, la couleur, la solidité et toutes les qualités enfin qu'il est appelé k recevoir.

CONDORTES. Faisceaux de cannes que

les pèebeurs disposent pour la construction

ilos bourdigues.

CONDUCIRILITÉ. Voy. Conductibilité.

CONDUCTEUR (phy s. J. Angl. conductor;

at«em« leiitr. So dit de ceux des corps de

la nature qui sont plus ou moins propres h

tra Dimettre le calorique, le fluide électrique,

le ^Ivanisme et le magnétisme. — Le pa-

rAConncrre se désigne aussi parle nom de

cofmdueieur de la fouare.

crONDDCTIBIUTÊ (phys.). Angl. condue^ tibwUiy; aWem. leilbarkeii. Pouvoir qu'ont reriains corps de transmettre le^ uuide «'^leclriquct le calorique, le magnétisme et le gnivanisme, soit de proche en proche tians leur propre masse, soit dans les autres corps qui se trouvent en contact avec eur. La conductibilité du calorique semble être le résultat d'une sorte de rayonnement de molécule à molécule. Longtemps on avait cru que les métaux étaient tout k fait impropres à acquérir la faculté électrique; mais on physicien, Etienne Gray, détruisit :ette erreur en 1727. II constata par une suited'expériences ingénieuses, que lors môme qu*on n'apercevait dans les métaux au« :un signe d'électriciié, ils n'en possédaient las moins la propriété attractive , el que seulement ils Ta perdaient au moment où 'lie jr était produite. Cet habile observateur témonité en outre que les corps qui ont cquis cette propriété, ne la communiquent iue Ir^s-toégalemenl aux autres corps ; que v!« uits ne s'en emparent qu'aux points mis o contact, tandis que les autres la pren-

DlCTlONlf, UK TBCHROLOniB. 1.

nent dans toute leur étendue ; et qu'enfln deux grandes divisions résultaient naturellement de ces faits : les corps non conduc" teurs et les corps conducteurs. Les premiers sont ceux où l'électricité se rencontre au point même où elle s^est développée ; les seconds jouissent de la faculté de transmettre le fluide dans toute leur étendue, quel que soit le point de leur surface où il ait été produit.

Les corps non conducteurs ou idio^ilee^ triques sont entre autres la cire d'Espagnn, l'ambre, le succin, les résines, la gomme laque, le soufre, le sucre, le verre, le diamant, l'émeraude, la topaze et toutes les Ï)ierres précieuses , la soie, les fourrures, e bois sec, les gaz secs, etc. Les corps eunducteurs ou anilectriques sont les métaux, les liquides et surtout les dissolutions salines, alcalines et acides, les substances animales, la paille, le charbon calciné, la terre cuite, etc. Les meilleurs conducteurs parmi les métaux sont l'or, l'argent, le platine et le cuivre. Un fil métallique, de plusieurs milliers de mètres de longueur, s'électrise à l'instant, sur toute son étendoe, lorsqu'on développe ou que l'on dépose un

Eeu d'électricité sur un seul de ses points, e mercure est de tous les liquides le meilleur conducteur du calorique. Les huiles sont de mauvais conducteurs ainsi que tous les corps gras. On a remarqué , toutefois, que les plus mauvais conducteurs peuT«^nt acquérir la faculté de transmission, môme k un très-haut degré, dans deux conditions bien opposées, c'est-à-dire lorsqu'on élève leur température, ou qu'ils sont couyerts d'humidité. Quant au corps humain, c'est un de ceux qui opèrent le mieux la transmission du fluide électrique ,< et si l'on place un homme sur un isoloir, tel par exemple qu^lne masse de résine, il s'électrise aussitôt dans toutes ses parties, en touchant de la main des corps électrisés, phénomène qui ne se produit point de la même manière lorsque l'individu repose sur le sol, parce qu'alors il transmet immédiatement a ce sol toute l'électricité qu'il reçoit, au lieu de la conserver comme il advient dans la première i^ondiiion. La conductibilité calorique est presque insensible dans les gaz. On désigne par le nom de corps isùlëf celui qui se trouve supporté par un autre corps non conducteur, appelé isoloir. La résine, le verre et la soie sont des matières, isolantes, mais comme Pair humide est un bon conducteur de l'électricité, on doit avoir soin d'éviter son contact avec les corps sur lesquels on veut la conserver.

CONDUCTIBLB (phys.). Qui peut transmettre le calorique et t*éiectriciie.

CONDUISEUR. Ouvrier qui conduit le bassicot dans une ardoisière.

CONDUISOIR (corder.). On nomme ainsi, dans tes corderies, on long bfttonquî, k l'un do ses bouts, est percé d'un trou par lequel passe un fil de caret que ce bAlon conduit.

CONDUIT. Canal ou tuyau qui a pour destination de conduire un fluide qucicou*

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que jusqu'au lieu où il doil en è(ro fait emploi. Les conduits ont quelquefois la forme cdrrrée et sont alors construits en maçonnerie; mais plus communément ils consistent en tuyaux de fer, de fonte , de plomb » de bois ou de terre cuite. — Dans la marinct on donne ce nom à des poulies» cosses ou margouillets dans lesquels on passe une manœuvre.— En archileclure, on appelle conduit àv^nt un soupirail ou souterrain» dans lequel le vent se conserve frais et est communiqué par des tuyaux dans les appartenienls où Ton veut entretenir la fratcheur.

— On nomme aussi conduit l'appuid^un oulil. CONOUIT-POUDRË. Instrument inventé

par M. Leroui, arquebusier de Paris« et aclmis h Texposition universelle de 1855.

CONDUITE. Se dit, en hydraulique, d*une suite de luyaui ou d'aqueducs qui conduisent d'un lieu à un autre les eaux d'une fontaine, d'un étang, d'une rivière, etc. On apiielle conduite forcée celle qui unit la penle du terrain , et qui , après avoir passé sous terre,. peut serv:r h distribuer l'eau aux divers étapes d'un édiQce.— Pignon de report d'une pièce d'horlogerie. — Partie du fût d'un oulil de menuisier, qui l'empêche de descendre plus qu'il ne faut.

CÔNE. Du grec 7ûyor ou du latin eonust même signification. En optique, on appelle cône de lumière un faisceau de riryons lumineux qui, partant d'un point quelconque en divergeant, viennent tomber sur la prunelle uu sur la surface d'un verre ou d'un miroir.

— Moule de fer fondu , de forme conique, dans lequel on verse les métaux en fusion, pour séparer la partie métallique des scories. — Vaisseau de Ter ajrant la forme d'un cône renversé, qui reçoit le sucre en liqueur.

CONFECTION. Du laiin cum^ avec, et /acio, ie fais. Ce mol s'emploie dans les laboratoires et les officines , pour exprimer la préparation d'une substance ou le mélange de plusieurs, selon une formule donnée. — Dans te commerce , il est synonyme de fabrication, et l'on dit confectionner des habillements, des chapeaux, des gants, etc. — En maçonnerie, ce terme remplace quelquefois celui de construction , et Ton dit confectionner un bâtiment , uu canal » un chemin, etc.

CONFECTiONNAlRE. Yoy. Confectior-

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