NEUB
CONFECTIONNEUR. Celui qui confectionne des objets d'habillements.
CONFÉRER (impr.). Du latin ctim, avec, et ferot jo porte. Angl. to collate; allem. koltationtren. Véritler si une correction a été faite.
CONFÉREUR (impr.}. Mot qui a été proposé pour désigner le correcteur qui confère ou vérifie les dernières épreuves , soit avec celles qui ont précédé, soit avec le manuscrit.
CONFIRE. Du latin con/lrere, formé de emn, avec, et de lacère ^ taire. Mettre des fruits dans un suc ou dans une liqueur por.r les pénétrer de cette substance et leur
rocurer ainsi , soit une Saveur plus agréale, soit une conserration plus prolongée, — Tremper dans l'eau sûre , qu'on appelle confit. les peaux qui doivent être chamoisées. CONFIT. Eau sûre dans laquelle le chamoiseur plonge les peaux noires. —Cuve dont le pelletier fait usage pour conGre les
1)eaux. — Mélange d'eau et de son qui sert 1 la nourriture des porcs.
CONFITURE. Fruits et racines conflls au sucre ou de toute autre manière. On attribue l'origine de ces préparations aui Ioniens, et on la fatt remonter jusqu'èi Tan 1077 avant Jésus-Christ.
CONFITURERIE. Art du confiseur.
CONFITURIER. Celui.qui venJ des coTifl.
tures.
CONFF.E (comm.). Balle do poivre lourd.
CONFORMATEUR (chapelier.). InSiinment dont on fait usage pour dODner aui chapeaux la forme de là tête.
V CONFRÉRIE. Autrefois, sous ce litre, la plupart des professions se plaçaient sois l'inTocation d'un saint particulier, et avaient une église ou une chapelle dans laquelle elles déposaient leurs bannières et les ornements qui servaient à leurs réunions eo cortèges. La plus ancienne des confréries était celle des marchande par eau, dont les règlements furent autorisées par lettres patentes du roi Louis VII, en 1170. Elle se forma sous la protection de sainte Madeleine, à l'église de ce nom , dans la Cité, rue de la Juiverie. La confrérie des dropteri, instituée en 1188, avait saint Pierrcf^pour patron et pour chapelle, d'abord Sainte- Marie-Egyplienne, au coin de la rue Montmartre, puis Saint-Pierre-(tes-Arcis; celle dis notaires^ établie en 1300 • arait la chapelle du Châlelet, et pour patronne Notre- Dame-Renofte; celle des cfttrtirj^ifns , fondée en 1278, par lettres patentes de Philippe le Hardi, était placée sous l'invocation de saint Côme et saint Damien, à l'église de ce nom; les jon^/furs parvinrent au rang de confrérie en 1331 , et firent construire une chapelle rue Saint-Martin , sous la dédicace de saint Julien et saint Genès; les avocfit$f procureure et officiera dejuetice s'érigèrent en confrérie, en l'an 1348, et prirent pour patron saint Yves Héiori, h la chapelle de ce nom, rue des Noyers , près la place Htfobert ; la confrérie'des eecrétairet du roi fat instituée par lettres patentes de Charles V, en date du 9 mai 1365 , et se plaça sous le patronage des quatre évangelisles » en Téglise du couvent des Célestins; les mar^ chands de vin se cuuslituèrerit en confrén>. par autorisation royale du mois d*août 1365, dans la chapelle de Saint-fiutrope en l'église Saint-Gcrvais ; celle des eordomniiri fut fondée |^r Charles V, en 1379, à la cathédrale de Notre-Dame, dans la chaf)elie de Saiut-Crépin et Saint-CtépinieH; celle des bouchers s'établit en 1416, sous le règne de Charles VI, dans la chapL'lie Saint-Lo)s qu'elle fit bâtir; puis, enfin, Uu iv* au xvr siècle, se créèrent ainsi, successiveroeiit , d'autres confréries qui firent prendre oour
CON
DE TEClimLOGlE.
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patrons aux difers métiers : les peintre$ décora(eur$ » saint Jean rEvanKélisto ; les ckap$lieri et aumuiêien » saint Michel ; les bonneiierê^ saint Fiacre; les armurien ^ kéaumitrit etc.» saint George ; les éerivainê et les copiitest saint Thomas ; les peintreê » saint Luc ; les graveurt^ les ieulpleun et les inilleun de pierre^ saint Léonard ; les orfi* tre$, saint Eloi ; les ierrurien et les mare' <hauxt aaint George; les cotimerf» saint Laurent; les eochtn^ saint Luce; lesvptfu* riirs et les tnenagin , saint Anasiase ; les ekarrrtierit saint Vincent ; les palefireniert , sainte Anne ; les vaehen^ les iànneun et les corroyeun^ saint Barthélémy ; les aubergit-^ tfSf saint Eustacbe; les eabaretierê^ saint Sylvestre; les marehandt de laines saint Laurent ; les merciert^ saint Sébastien ; les iroguistei et les apolhieaireif saint Laurent ie la Mirande ; les bombardien » sainte Ma* ie Transponline; les /burrirtirs , saint PanaléoD ; les iellien^ saint Sauveur*des Colelles; les iailleun d*habits^ saint Boniomme; les menuieien et les charpentien^ (aint Joseph, les maçone^ saint Grégoire et «iot Louis; les boulangerie Nolre*Dame do ^retle et saint Honoré; les ionnelien^ aiute Marie de la Chapelle ; les cardeun^ >aini Biaise ; les ouwrien de» tnanufacturetf aime Marie des Gardios « saint Sauveur, le Irucifix, la Trinité, saint Ange, saint Berlard, saint Jérôme, sainte Luce, saint Roch, aînt Julien, saint Thomas, sainte Marie les Larmes et les quatre Martyrs ; les lein« urierif saint Maurice; les libraires ^ saint fcioaias d*Aquin et saint Jean de Dieu ; les ^oiisonnieri^ saint André; les tapiaieri f aint Venant et saint François d'Assises; les tiMicJeiw, sainte Cécile ; les /ardînieri, saint ^tacre elc
CONFRICATION. Du latin cum , avec , et ricare^ frotter. Action de réduire en pour<s par le frottement. — D'exprimer avec ;s doigts le suc des plantes ou des fruits.
CONGE. Angl. ^rebaskeî; allem. erxkorb.
ased*une capacité déterminée, dont on fait sage à Terre-Neuve pour mettre de Thuile B morue —Vaisseau de bois ou de métal jî sert è mesurer le minerai.
CONGÉ. Du latin barb. eongeare^ renvoyer, mil de menuisier qui sert h former la oulare de mAme nom. — Moulure creuse
forme de quart de cercle.
CONGELABLE. Angl. eomgealabU; allem.
rinnbar. Qui est susceptible de se cou*
CONGÉLATEUR. Appareil inventé |jar M.
Ileneuve, et qui figura à Texposition de %^%. Il est propre à faire de la glace et à ficeler des fruits, des liqueurs, des si-
[X. etc.
CONGÉLATION (phvs. cbim.}. Du latin Bv, avec, et gelo^ geler. On nomme ainsi lai de fiiité que I action du froid im()0se un fluide, ou le passage d'un corps de lat liquide k l'état solide, lorsqu'il perd Cl calorique. La congélation est naiurelU I ariificielle. Dans le premier cas, elle est résultat des phénomènes almosphéri-
3ues; dans le second, on la produit k l'aide e quelques combinaisons indiquées par la science. Lorsque, des vapeurs se sont élevées jusqu'aux régions où la température est au-dessous de zéro, les molécules aaueuses se congèlent et donnent lieu soit à la neige, soit à la grêle. Celle-ci , d'une congélation filus solide que la première, précède ou accompagne fréquemment les pluies d'orage; elle ne se précipite jamais sur le sol que pendant le jour, et, durant sa chute, les couches de l'air font entendre un bruit tout particulier. A la surface do la terre et lorsque la température est aussi audessous de zéro, la glace se forme dans les eaux stagnantes sous l'influence simultanée du refroidissement et du rayonnement; et quant aux cours d'eau, leur congélation devient plus ou moins complète, plus ou moins profonde , selon que leur rapidité est plus ou moins grande, ou qu'elle a lieu è des températures plus ou moins basses. L'intensité de la congélation augmente en effet en raison de la. persistance du froid, et l'on sait quelles sont les vastes dimensions et la dureté, non-seulement des glaces polaires, mais même de celles qui se forment en Russie durant les hivers , puisque des canons construits en 171^0 avec cette eau solidifiée, purent recevoir un demi-Iiilogramme de poudre et envoyer un boulet à une certaine dislance, sans que la décharge les ht éclater. L'eau à l'état de congélation offre un autre phénomène curieux : c'est la puissance d'extension qu'elle acquiert, puis* sance telle qu'elle fait éclater les vases ou les tuyaux qui la contiennent et les corps quelconque où elle se trouve introduite. Un tube de fer, épais de 27 millimètres et rempli d'eau , ayant été crevé par la glace, on calcula que cet effet n*avait pu avoir lieu qu'à l'aide d'une force égale h 13,669 kilo* grammes. Les liquides alcooliques cxigeor, pour leur congélation , un abaissement de température plus considérable qu'il ne le faut è Peau, et le mercure ne se congèle qu'k 39* ijff du thermomètre centigrade. De* lisie et Gmelin furent les premiers à obser* ver, en Sibérie, cette congélation du mercure ; mais Ton n'ajouta foi k ce fait , que l'on supposait impossible, qu'après que Braun, de l'Académie de Saint-Pétersbourg, «ut obtenu , en 1759 , cette même congélation au moyen d'un mélange de substances réfrigérantes. En 1783, Cavendish obtint un résultat semblable.
Pour congeler artificiellement l'eau dans le vide, ou place sous le récipient d'une machine pneumatique deux vases, dont l'un contient une petite quantité d'eau, et l'autre de l'acide sulfurique concentré , par exem-
le. Alors, en faisant le vide, on supprime a pression atmosphérique qui s'opposait en partie k l'évaporation de l'eau; le récipient se remplit de vapeur qui se trouve absorbée, k mesure qu^elle se dégage, par l'acide sulfurique; et celui-ci enlevant k Teau le calorique de yaporisation néeessaireksapro* ductton, cette eau ne tarde point k se con-
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geler. La chimie fournit de nombreux pro* cédés qui amènent le refroidissement des liquides jusqu'au point de la congélationi et Ton trouvera l'indication de quelques-uns d*entre eux è Tarticle RÉFRiGÉRAifTS. — En architecture 9 on donne le nom de congélation è des ornements qui imitent les formes des stalactites,
CONGELER. Angl. to congeal; allem.
anschiessm. Amener h Tétat de glace.
CONGÉ \?INATION. Du latin eum, avee, et geminare^ doubler. Angl. eoputaiion; allem. paarung. Formation double et séparée.
CONGLACIATION. Action de convertir en pince.
CONGLOMÉRAT (géoK). Agrégation do substances minérales diverses.
CONGLOMÉRATION. Action de réunir des substances diverses.
CONGLOMÉRER. Réunir un certain nombre de parties ensemble.
CONGLUTINATION. Du latin eum, avec, et giuteHj glu. Action par suite de laquelle une liqueur devient plus ou moins visqueuse et peut même se solidifier en partie.
CONGLUTINER. Rendre une liqueur gluante et visqueuse. — Cimenter à l'aide d'une matière visqueuse.
eONGRIER. Endroit d'une rivière que les pêcheurs environnent de pieux pour renfermer le poisson.
CONICATE (chim. ). Angl. id.; allem.
ichierlingsaures talz. Sel produit par la combinaison de l'acide conicique avec une base.
C0N1CINE (chim.). Du latin eonitim» ciguë. Alcali qui existe dans la ci^uë et auquel on attribue les propriétés éminemment véné« neuses de cette plante. Cet alcali est huileux et renferme du carbone, de l'hydrogène et de l'azote, dans les rapports de C**li''N. Découvert parGiesckeen 1836, il fut obtenu è rétat de pureté par Geiger en 1831, et M. Ortigosa en donna la première analyse exacte en \%h%.
CONICIQUE (Agidb). On l'obtient de la cignë.
CONIQUE (Pendxjlb), Sorte de modérateur dont on fait usage , dans les machines à vapeur, pour régler l'ouverture du tuyau qui envoie la vapeur dans les cylindres. Il consiste en deux doubles tiges articulées entre elles, avec deux douilles qui embrassent un axe fixe ; ces tiges portent à leur extrémité des boules pesantes en métal ; et la douille inférieure peut monter et descendre le long de l'axe fixe. Cette douille porte une roue horizontale qui reçoit de la machine un mouvement de rotation, soit par un engrennge, soit par une corde de renvoi, et plus le mouvement de la machine est rapide « plus le pendule tourne avec vitesse. Les boules, cédant alors à la force centrifuge que produit ce mouvement, tendent à s'écarter horizontalement et soulèvent la douille inférieure le long de l'axe fixe; une tige de renvoi est fixée d'une part h cette douille et de l'autre à une espèce de soupape ou registre qui lègle l'ouverture du tuyau de va-
peur; et à mesure que la douille do pendule s'élève , elle tend è diminuer et même h fermer tout à fait celte ouverture, d'où il résulte que la machine ne peut prendre une accélération qui serait ou inutile ou dange* reuse.
CONODIS (monn.). Petite monnaie de bil- Ion qui a cours dans le royaume deCochin. Elle vaut environ 3 centimes.
CONQUE (métro1og.)..Du grec«oyx«»onda latin coneha^ coquille. Mesure pour le sel et les grains, dont on fait usage k BayoDoe- Elle vaut 83 kilogrammes |. — Mesure grecque pour les liquides, qui équivaut à 8 centilitres {.
CONSCIENCE. Angl.&renflp/a/f; allem.
nu$iei$m. Plaque de fer ou de bois oui s'applique sur la jioitrîne, et contre laquelle s'appuie la tète du foret pour percer à l'archet. Cette plaque porte aussi le nom depohîîe.
CONSCIENCE (impr.). On nomme ainsi/ dans un établissement typographique, li réunion et le lieu où se tiennent les personnes qui reçoivent un traitement fixe.
CONSEIGLE (agricult.). Mélange Je sei-
51e et de froment, ou de seigle et d'avoine ont on fait un semis.
CONSÉMINÊB (agricult.). Se dit d'une terre ensemencée de plusieurs sortes de grains.
CONSÉQUENT (phys.). On nomme poînff conséqutnlM ceux où se réunissent deux pôles opposés qui se forment quelquefois dans le barreau qu'on aimante et donnent naissance aux irrégularités qu'on remarque dans sa manière d'agir.
CONSERVATOIRE DES ARTS ST MÉ- TIERS. Descartes est le premier qui ait conçu la pensée de fonder des cours pu* biles en faveur des ouvriers. Il voulait aue Ton construisit de grandes salles pour cliaque corps de métier, et qu'on annexât à chacune de ces salles un cabinet dans lequel se trouveraient rassemblés les instni* menta ou les macninea nécessaires à Tart qu'on devait y enseigner. Ce plaa resta à l'état de projet; mais il existait néanmoins, au Louvre", une collection de machine^ qu'avait formée l'Académie des sciences. Ce fut Vaucanson qui, en 1T75, donna un commencement d'exécution au projet de Descaries, en réunissant à rh6tel de Mortagne , rue de Charonne, des machines, des instrumr'nls et des outils destinés à l'iustrucMon de ta classe ouvrière. A la mort de ce célèbre mé* canicien, en 1782, le gouvernement, qui héritait sa collection, institua un conserva* teur à qui il fut alloué une somme annuelle de 10,000 francs pour entretenir etaugmeoter ce musée, lequel subsista de la sorte jusqu'à la révolution de 89. Sous le régiaoe républicain, un décret de la Convention, eu date du 19 vendémiaire an III, déi^ida qu'd serait formé à Paris, sous le nom de Con* tervaioire dti arts et métiers , un dépdt (>ublic de machines, modèles » outils, dessins, descriptions et livres dans tous les genres d'états, dont la construction et l'emploi se-
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DE TEGIINOLOGII;:.
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raient expliques par irois oenionsirateurs ; ei Je 29 fructidor an IV, le Directoire tou* lan( mettre en œuvre ce décret» proposa au conseil des Cinq-Cents d*affecter è ce conservaloire les bfllîments de l'ancienne abbAje*Saint-Martin-des-Charops« proposition qui, après plusieurs renvois, fut enfin mise A exëculion.par décret du 12germinal an VU. De 1812 k ISt*^, le Conservatoire des arts et métiers éprouva des Yicissitudes qui devinn*nt pour lui comœe une espèce de décadence; mais, dans cette année 1817, on s'occupa de lui donner une nouvelle organisation; on adjoignit un sous-directeur au direUeur; on créa un conseil d'administration composé de savants et d'industriels; un ca- Iniogue de ses richesses fut commencé en 1818; et enfin, depuis lors, cet établisse* mrnl a continué à jouir d*un état prospère. D*après le programme de 1852, on y fait aujourd'hui, pour les ouvriers, des cours de géométrie, de mécaniaue, do physique et de ffhimie appliquées, a*ar(s céramiques, et d'économie et de législation industrielles.
CONSERVES. Sorte de lunettes qui grossissent un peu les objets et qui conservent en mAme temps la vue.
CONSERVES. On nomibe ainsi, en termes d*art culinaire, des préparations qui permettent de garder en bon état, durant plusieurs années, un grand nombre de mets , comme viandes, volailles, poissons, légumes, fruits, laiiage, etc. L*aUération des substances, dans les conditions ordinaires, doit dire principalement attribuée aux trois causes suivantes : la chaleur dans une certaine proportion, la présence de l'eau, et celle de l'air ou de roxjrgène. Les procédés qui combattent ces effets consistent donc surtout k soustraire les produits organiques k Taction deTair, k expulser Teau qui entre dansleur constitution, et k les maintenir k une basse température. Parmi les méthodes employées à fepoque actuelle pour la conservation des substances alim'^ntaires, on distingue surtout celles de MM. Appert, Fastier, Cellier, Biumentha), Lamv, Gail, Rordeu. de Signac, Mabru, Masson, Chollet, Morel-Falio, etc. ^ous parlerons seulement ici des méthodes \ppert et Masson.
^ D*après la première, tous les végétant que 'an veut conserver doivent être recueillis ians leur pleine saison, c*e5t-k-dire k Tépopie où ils ne sont ni trop verts, ni trop tqueux, ni trop secs. On les emploie imméliatement. dans toute leur fraîcheur, et si a saison est pluvieuse, la cuisson doit être m peu moins longue, attendu que les subsances sont plus tendres. Ces substances se enferment dans des bocaux ou des booteiN es à larges goulots et épaisses; on ne les emplit qu'à distance d*environ 80 millimères de l'anneau, et on les bouche avec des oochons de liège bien On , sans défaut et u'on a trempés dans Peau avant de s*en srvir. Pour que le bouchage soit plus parut, on • som aussi de frapper fortement is bouchons avec une palette de bois, et de is faire entrer jusqu'aux trois quarts. Lo
quart qui dépasse devient nécessaire pour soutenir le fil de fer avec lequel on arrête solidement le bouchon. Ces premières dispositions faites, on place les bouteilles dans un chaudron, de manière k ce que Teau qui doit le remplir atteigne l'anneau du soûlot de chaque Douteille, et on garnit de foin le fond et les intervalles. On remplit alors le chaudron d'eau froide, on le met sur le feu, et on le couvre avec soin pour éviter l'évaporation; mais si l'on ne pouvait le couvrir, on aurait le plus grand soin de remplir d'eau bonillaole k mesure qu'elle se tarirait, afin qu'elle demeurAt coustaminenl k la même hauteur tout le temps de Tébullitioo. La durée de celle-ci est relative k la nature de la substance renfermée dans les bouteilles et sera indiquée ci-après. Quand cette durée est expirée, on cesse le feu, on laisse refroidir avant de retirer les bouteilles, et après cela on goudronne celles-ci et on les couche k la cave. Les bocaui o£t l'on ron* ferme des objets d'une certaine grosseur, doivent avoir deux bouchons placés l'un sur l'autre, celui de dessus recevant le Al de fer. On les revêt dans ce cas, avant le bain-marie, d'un mastic recouvert lui-même d'une toile ficelée, mastic que l'on compose de chaux éteinte k l'air, et de fromage blanc, mêlés k consistance de pAte. Voici quelle est la durée d'ébullition pour un certain nombre de substances :
LÉGCMBS. Les pe/t(apot> s'emploient d'une movenne grosseur, de l'espèce dite C'amari, et le bain-roarie est de deux heures par un temps sec et de une heure | seulement si le temps est humide. Les/eeeaso choisissent petites et on les jette dans la bouteille k mesure qu'on les sort de leur gousse, afin de leur conserver leur blancheur. On leur donne une heure de bouitlou. Les haricois verii reçoivent une heurei de bouillon et on prend de préférence l'espèce appelée Bagnolei. Les meilleurs haricots blancs sont ceux de SotMOfif et de F/ayeo/el, qu'on laisse deuxheures dans le bain-marie.Lesar/icAauU se conservent entiers ou nar quartiers. Dans le premier cas on les cnoisil de moyenne grosseur, on les fait blanchir, on les débarrasse de leurs mauvaises feuilles et on fait bouillir les bocaux pendant une heure.
Lorsqu'ils sont par quartiers, on les prend gros pour les couper en huit, on ôie le foin et une portion de feuilles, et on les blanchit ; puis, après les avoir fait égoutter, ou les passe au feu dans une casserole avec du neurre, des Anes herbes et du sel ; on les fait cuire k moitié; et lorsqu'ils ontété placés dans les bocaux, le bouillon qu'ils reçoivent ne doit être que de demi-heure. Lus choux'fieurtt lorsqu'ils ont été épluchés, sont blanchis, égouttés, et leur passage au bain-marie n est aussi que d une detui-heure. Les asperges se font blanchir, ou les place dans les bocaus la iête en bas, et on ne leur fait prendre qu'un l>ouillon. Les épinards^ VoseiUe, la chieorés^ les ethoules^ le eerfeuit^ etc., se cuisent préalablement comme pour fliire uu plat, mais
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sans assaisonnement, et après avoir été mis en bouteilles» on leur donne nn quart d'heure de bouillon. Les îrufj[ei se lavent, se pèlent; se mettent en bouteilles» entières ou par morceaux» avec leurs pelures» et ne reçoivent qu'une heure de bouillon. Ainsi préparées» elles peuvent se couser?er pendant deui ou trois années.
Lorsqu'on veut Taire usage de tous ces légumes» on r^^'t remplir d*abord d*eau tiède les bouteilles» ce qui sert h laverie contenu ; puis on lave une seconde fois dans un autre vase, on fait égoulter» et on achève la cuisson lorsqu'elle n*a pas été complète par le mode de conservation.
Fruits. Tous ceux qu'on emploie pour être conservés doifent être choisis d une maturité peu avancée et on ne leur fait prendre qu'un seul bouillon au bain-marie. On ^'grène les groieiile$ et on les tasse dans les bouteilles; les framboiiti se pressent moins; on coupo la moitié de la queue aux ceriiei ; les prunei^ les abricoU et les péchei se coupent en deux et on en ôte les noyaux ; les poirn se coupent en quatre et on en enlève les répins ; et si l'on conserve des marrom par ce procédé» il faut leur couper un peu de peau comme pour les fairo rôtir.
D*après la méthode Appert les fruits se conservent sans sucre ; mais quelanes personnes trouvent cependant plus d avantage è en employer un peu. Elles en mettent alors en poudre dans la bouteille, soit nn quart» soit une demi-livre» suivant la nature plus ou moins acide du fruit.
Les viÂiiDBS et les poissons peuvent être soumis aussi au même moyen de conservation, pour les voyages maritimes.
Le procédé Masson» pour la conservation des légumes» consiste en une dessiccation k hanse température» dans des étuves chauffées k 35 degrés environ, et une compression très - énergique donnée au moyen de la presse hydraulique. La première de ces opérations prive les substances de Teau surabondante qui n'est pas indispensable à leur constitution et qui» pour certains vexétoux» tels que les choux et les racines, s élève k plus de 81 k 85 pour 100 de leur poids k l'état frais; la seconde réduit leur volume , augmente leur densité , la rend é^ale k celle du t>ois de sapin, en facilite ainsi leur conservation et leur transport. Pour employer les légumes préparés do in aorte, il sumt de les faire tremper de 30 k 45 minutes dans un bain d'eau tiède; ils re* prennent alors presque toute l'eau qui leur avait été enlevée; on les cuit et on les assaisonne ensuite k la manière ordinaire.
Les légumes destinés k être conservés par ce procédé, sont habituellement mis en^tabletles qui pèsent chacune 500 grammes, et peuvent fournir vingt rations de 25 grammes qui, par la cuisson, prennent le poids de 150 k 180 grammes. On en met 10 dans one caisse de fer-blanc de 2 décimètres do côté sur 15 centimètres de hauteur ; et, sous ce petit volume de 8 millièmes de mètre
cube, on a 5 kilogrammes secs fomuiM rations. 1 mètre cube donnerait (teociS,M rations.
CONSIGNATAIRE (comm.). Celai qui r^ çoit en dépôt des marchandises,
CONSIGNATECR (comm.). Celai qnilni un dépôt de marchandises entre lesioitu d'un consignataire.
CONSIGNATION (comm.). DéptKTm somme ou d'une marchandise entra la mains d'une personne exerçant unefoociion publique.
CONSIGNE. Du latin cum, avec^etn'iiv, signe. Petite armoire grillée qui, dus h postes militaires, sert k enfermer les oriim du jour. — Crochet en fer qni, danslei corps de garde, est emplojé pouraltiserk feu.
CONSIGNER (comm.). Dénoter des iriichandises entre les mains d*uo liers,Nit pour s*en réserver l'emploi, soit cooai nantissement d'une somme prêtée.
CONSISTANCE. Du latin ciim,avK,H fij/e retenir. Etat d*un fluide qui est fir* venu k un certain degré de solidité.-^ dit, en physique, de la résistance qo'tc vertu de la liaison de leurs molécoles, «i corps op(>oseot k ceux qui font elArt poc les désunir ou les briser.
CONSOLE. Du latin c(miolU»î,tm lider. Se dit, en architecture, d'une ptfc» saillante et ornée, qui sert k sonleniroK corniche, un balcon, etc. La co«io<(«Mrff> Toulementi est celle qui a des Tolotesf* haut et en bas ; la eon$ole arrathy celle dtei les enroulements affleurent les cMés; 'i comoh gravée^ celle qui a des gljpbei;ii comole avec eneorbelUmenlf celle qui lai k supporter les balcons, et offre des ea*»lemenls, des nervures et autres ornentrl' qui la font différer du corbeau; la £«»••' coudée^ celle dont le contour se troate i'^ terrompu par un angle ou une partie dro ». la console plate^ celte qui est en furrue < corbeau avec des gljphes et ^lesUrmes; console rampanie^ celle qui suit li pes** d'un fronton pointu ou circulaire, puùri* soutenir les corniches; et là comoh rth verséCf celle dont le plus grand earuoIeD^» est en bas, et sert d'adoucisseioeot iqs '^ nemenis. — Partie de roche qu'on laissa ?' saillie dans l'un des angles d'une ardo^.e**-.
— Partie d*une pièce de bois qu'on a coupe* en pointe ou en dîminuaot parieiNNii. - Espèce de meuble qui sert à orner unx;partement. — Le serrurier oommecoLkf (angl. id. ; allem. hertorspringmda ^txeisen) un enroulement de ferme, eo «^^-< de console qu'il placo eu haut sien.»
d'un escalier, afin d'affermir la balustnec
— Chez le charron, la console consiste a deux morceaux de bois csrrésqui aeeif»chAssés dans des mortaises faites a« >i^de défaut, et qui serteol i aupporler U c^ quille.
CONSOMPTION. Fotf. Biclivut.
CONSONNANCE (luih.). Du lâiio cm.
avec, et sono^ je sonne, ou de l'ilaiiea (^ sonanxa, lnter?allo qui , ûêus Tooroi '<*
CON
DE TECHNOLOGIE
GOM
déni sonSf predttit à Toreille une tmpreslion netle et agréable. Les interYalles de \a gamicadialonico-cromatîco-enharmonique, se divisenl en intervalles agréables que l'on appeHe contonnaneet et en intervalles plus ou moins durs k rouïe« qui reçoivent le nom de diêsonnaneeM. Plus un intervalle est fOMsonnant et se rapproche de l*unité, c'est* è-(iire du son fondamental dans la génération naturelle des sons, plus il devient fneiie à comprendre. L'oclave, par exorople, dont le rapport S: 1 est plus pràsde l'unité que le rapport do la quinte 3 : 2, a un plus grand degré de consonnance que la auinte. Comme résultat du même principe, plus les rapports des intervalles s^éloignenl de Tutiité, moins on parvient k distinguer leurs qualités consonuantes. Ainsi, l'on comprend moins le rapport de la quarte, i: 3, que celui de la quinte 3:2; ue môme, le rapport delà tierce majeure ou mineure, 5:i, ou 6:5, est moins sensible que celui de la quarte ; et enfin, dans le système tempéré la tierce peut s'éloigner plus que la quinte. Parmi les consonnances on distingue : l'ocf«re, à laquelle appartient l^unisson; la quinte naturelle; la quarte naturelle; là tincf mixture et mineure; et la ti^^ie majeure et mineure. L'octave, la quinte naturelle et la quarte naturelle sont des comonnaneet p<ir/ati€a ; les tierces et sixtes mqeures et iiiineiires constituent les comonnancti tmporfaitee. Les pr^roière^ sont celles qui se approchent le plusdeTunité; les secondes, celles qui s'en éloignent dav^inlage.
CONSPIRANT (mécan.). Angl. compiring forcée: allem. nusammenviirkende kràfte. On entend par forées eonêpirantet^ celles qui Agissent sous uno même direction et concourent k produire le même eflTet.
CONTACTS (physj, Du latin eum, avec, et /ac(tfs, toucher. On nomme ainsi deux pa« rallélipipèdes de fer doux, par le moyen desquels on réunit deux barreaux magnétiques pour conserver plus longtemps leur Vfrtu.
CONTAILLES (comm.). AokI. flwetta; alli'm. wîrreeide. Esfièce particuTière de soie. C0NT£R1K (comm.). Grosse verroterie de V»»nise.
CONTHDY (manuf.). Sorte d'étoffe qu'on Tâbrique k Constanlinople et k Brousse.
C0NT1GNATION (charp.). Assemblage de pièces de bois qu'on destine k supporter un
CONTINUATION (phys.). On appelle eotilinuotion du mouvement la loi par laquelle un corps qui est en mouvement continue k ^e mouvoir dans une même direction et avec a même vitesse qui lui a été imprimée, 'isqu'i ce au'uoe cause nouvelle l'oblige h changer d'état.
CONTO. Se dit en Portugal d'nne somme le 1,000 reis, qui équivaut k 601 francs 71 ^Lfiiimes.
CONTORSION. En termes de peinture et Iv sculpture, ce mot signifie une attitude orcée des membres ou des traits du vi- 4ge.
CONTOURNER. Dans les arts, ce mot est synonyme d'arrondir.
COI^TRACTKUR*. Sorte d'ustensile de fer qui sert au chenet pour soutenir une brQche.
CONTRACTION (phys. mécan.). Du lalio contraeliOf môme signification. Angl. shrinkage; allem. xuiammenxiehen. Resserrement des molécules d'un corps, dont le résultat est de donner k ce corps moins de volume et plus de densité. C'est ce qui se produit lorsque la température d'un corps s'abaisse: alors ses molécules se rapprochent de plus en plus les uns des autres, et plus il se refroidit, moins il occupe d'espace. On appello conlracfion de la veine fluide^ le resserrement qu'éprouve une colonne de fluide qui s'échappe d'un vase par un orifice. Plus la
f>aroi du vase est mince en cet endroit, plus a contraction est considérable; elle diminue, au contraire, si la paroi dans laquelle on a pratiqué l'oriOce est d'une certaine épais* seur, ou bien si l'on y place un ajoutage conique ou cylindrique. La contraction de la veine fluide opposant k sa sortie une certaine résistance, il en résulte qu'elle diminiio la dépense théorique ; et si l'on calcule cette dépense d'après les lois de la dynamique, on trouve que dans le cas d*un orifice garni d'un ajutage, la dépense réelle n'est que les trois quarts de celle que présente ce calcul. Dans I antre cas, elle est des trois cinquièmes. Ce qu'on nomme forée de contraction est la propriété dont jouissent certains corps de revenir k leur premier état après qu'on les a étendus par un efl'ort : telles sont les cordes de boyaux et la gomme élastique.
CONTRACTURE (archit.). Rétrécissement qui se fait dans la partie supérieure d'une colonne.
CONTRACTURER (archit.). Opérer un resserrement dans la partie supérieure d'une colonne.
CONTRE- AUBE (hydraul ). Petite planche placée contre les aubes d'une roue.
CONTRE-BAS, En termes de ponts et chaussées on dit qu'un point est en contre^ bas d*un autre, pour exprimer qu'il se trouve k un niveau inférieur. — fin architecture, ce mot signifie une position de haut eu bas.
CONTRE-BASSON (inst. de mus.). Instrument k vent qui donne l'octave basse du basson.
CONTRE-BIAIS. Se dit, en termes de tailleur et de couturière, d'une étoffe coupée à contre-sens.
CONTRE-BISEAU. Morceau de bois garni de métal qui est placé au bas d'un tuyau pour le fermer hermétiquement.
CONTRE-BOUQUE. Voy. Bouqub.
CONTRE-BOUTANT (archit.). Pièce de bois ou pilier de pierre qui arc-boute.
CONTRE-BOUTER (archit.). Soutenir oa mur par un autre mur posé k angle droit.
CONTRE-BRODÉ (comm.). Sorte d'étoffe blanche et noire. ^ Grains de verre.
CONTRE-CXLQUER (grav.). Faire la contre-épreuve d'un calque, ou calquer un
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cAlqiie en le retournant, afin d*obtenir le des»in dans le raème sens que roriginal.
CONTKE-CANIVEAU. Payé placé k côté d'un caniveau et sur la même ligne.
CONTRE-CHAMBRANLE rmenuis.). Moulures rapportées qui rappellent celles du chambranle.
CONTRE-CHARGE (ruban.). Poids que le rubanler ajoute è son métier, au bout de la corde dos contre-poids.
CONTRE-CHASSIS. Chflssis de Terre ou de papier qu*on place devant un autre chflssiSt afin de rendre la lumière plus douce.
CONTRE-CLAVETTE. Voy. Clavettb.
CONTRE-CLÉ (arcbii.). Voussoirposé imniédiatemenl à gauche ou k droite de la clef d'une Toûte.
CONTRE-COEUR. Plaque de fer qu'on fixe sur le fond de la cheminée pour le conserver et pour renvoyer la chaleur.
CONTRE-DAME (agricult.). Oreille, mobile qu'on adapte quelquefois è la charrue.
CONTRE-DIGUE. Se dit, en termes de ponts et chaussées, d*une digue qui en renforce une autre.
CONTRE-ÉC AILLE Envers ou dessous des écailles.
CONTRE-ÉMAIL. Email placé sur le cAlé concave d'un cadran.
CONTRE ÉMAILLER. Ëmaîller le cdlé concave d'un cadran.
CONTRE-ÉPREUVE (dess. grov. imp.l.
Angl. eounter-proof; allem. gegenabdruck.
On nomme ainsi une estampe ou un dessin qu'on tire sur une estampe fraîchement imprimée ou un dessin qui vient d*élre fait au cra;ron. Cette épreuve reproduit les mêmes traits, mais è rebours, le côté droit se montrant à ccauche
CONTRE-ÉPRJÎUVER. Faire une contreéoreu vo
CONTRE-ESTAMPE. Toy. Contbb-moclb.
CONTREFENDIS. L'une des divisions d'un bloc d'ardoise.
CONTRE-FEU (écon. rur.). Opération par laquelle ou limite l'incendie d'un bois ou d'un champ couvert de matières combustibles, en brûlant soi-même, en avant de la direction de cet incendie, une large bande qui l'empêche de passer outre.
CONTRE-FICHE (cbarp.). Pièce de bois placée obliquement contre une autre, ou contre 190 pan de bois ou contre uu mur, pour le soutenir.— Pièce de bois assemblée obliquement dans Tarétier d*un comble.
CONTRE-FORT. Se dit, en architecture, d'un mur contre-boulaotqui sert d'appui à un autre mur chargé d'une voAte, d*une terrasse, etc., et qui menace ruine. — Pièce de cuir dont on fortifie le derrière d'une botte, au-dessus du talon.
CONTRE-FORT (impr.). Morceau de buis qui sert è contenir le contre-sommier d'une presse et porte sur le plancher.
CONTRE-FOULEMENT (hydraul.). Mouvement des eaux qui remontent dans un tujau
CONTRE FRASAGE (bouiang.;. action de eoniref'raser.
CONTKE-FRASE (boulang.). Troisième façon donné è la i^âte du pain.
CONTRE-FRASER (boulang.). Donner le dernier tour h la pftte du pain.
CONTRE-FRUIT (maçonn.). Addition la* térale faite à un mur pour qu'il puisse poN 1er plus décharge.
CONTRE- GARDE (archit.). Espèce de croche faite de grands quartiers de pierre dure, et posés à sec au pourtour d*unepile de pont.
CONTRE HACHER (dess. grav.). Croiser, par de nouvelles hachures celles qui eiisteut déjà sur un dessin, et de manière k ce que le croisemnt forme plutôt des losanges que des carrés
CONTRE-HACHURE (dess. grav.). Hachures nouvelles qui croisent celles qu'on a déjà faites.
CONTRE -HEURTOIR. Fer sur lequel frappe le heurtoir.
CONTRE -JAMRAGB (magonn.). PelKs murs élevés contre les jambages des fourneaux ou cheminées de cuisine pour leur donner plus de résistance.
CONTRE'JET. Endroit d*une pièce d'étain qui a été recouvert par les tenailles i paillander.
CONTRE-JUMELLES. Se dit , en lermef de ponts et chaussées, des pavés qui se joignent deux à deux dans le milieu d*un ruisseau.
CONTRE-LAINES. Pièces du mélierlt faire la gaze. — Tringles de bois destinées à faire mouvoir les lisses.
CONTRE -LATTE (couvr.). Latle qu'on pose perpendiculairement entre deux che* vrons, et qui est plus longue et plus épaisse
!|ue les lattes ordinaires. On appelle con/r^ a^/es de ^en/e, celles qui sont fendues par éclats minces et qu'on emploie pour les tuiles ; et conire^latieê de sciage^ celles qui sont refendues à la scie et dont on fait usage pour les ardoises.
CONTRE . LATTOIR (couvr.). Oulil qui sert au couvreur pour soutenir les laties dans lesquelles il enfonce des clous.
CONTRE-MAILLES. Mailles d*uo iramail opposées è d'autres mailles.
CONTRE-MAILLER. Doubler les ojailles d'un filet de poche.
CONTRE -MAITRE. Celui qui, daDS uo atelier, dirige le travail des ouvriers.
CONTRE -MARC (charp.). Trait que le charpentier donne sur un bois achevé, afin J« le reconnaître
CONTRE-MARCHE (charp.). Hauteur de chaque marche d*uu escalier. — Levier in* terposé entre les marches d'un métier i lisser
CONTRE - MARQUE rcomm.). Seconde marque apposée à un ballot de morciiaodiscs ou à des ouvrages d'or, d'argent, etc.
CONTRE -MOULAGE. Contrefaçon d'un ouvrage de sculpture.
CONTRE-MOULE. Moule qui enveloppe un autre moule e' qtfou emoloie i détiut
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DE TECHNOLOGIE
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dP ce dernier. — Curions épais sur lesquels on dispose 9 en relier ou en creux » les tiessins qu'on YenI représenter.
CONTRK-MDR (archil.). AngKoonnter-mure; n]\em. ofenfuUer. Mur qu*on construit le Ion? d'un autre qu'on veut fortifier.
CONTRE-PANNETON (serrur.). Plalino é?idée qui sert è recevoir les pannetons d*one espagnolette.
CONTRE-PARTIE. Ce qui reste d'un dessin de; marqueterie après qu'on Ta évidé sur les baquets de cuivre ou d'élain pour en faire des ouvrages de rapport et de placage.
CONTRE-PENTE. Se dit, en termes do ponls et chaussées, de Tinégalilé de terrain qni met obstacle h ce que les eaux a'écoulenl, soit dans un acqueduc, soit dans un canal.
CONTRE -PERCEiy. Percer dans un sens contrAîre.
CONTRE -PILASTRE (archit.). Pilastre placé vis-à-vis d'un autre pilastre, au dedans d'une galerie, d'un portiquei etc., pour porter Ips arcs-doubleaux de la voâte.
CONTRE -PLANCHE, (grav.). Deuiième planche qui» étant gravée sur le mémo des- M'n que la première,porIe le mordant coloré sur les endroîisque celle-ci n'a pas touchés.
CONTRE-PLATINE (arqueb,). Pièce de nélal sur laquelle porte la tète des vis qui )erTent è fixer la platine d'un fusil, <1'uo )tslnh*i, etc. On la nomme aussi parle-vif.
CONTRE-POIDS. Poids servant k contre- Miancer une force opposée ou k en modeer ractîon. — Morceau de pierre qui, avec m b.ilancier, sert k régler le tourne-broche. - Gros poids dont on fait usage pour con« enir les rouleaux sur lesquels sont les châties dans les métiers k lisser. — Poids qui élève les merches du métier pour elfectuer i levée en haut des fils de la chaîne des tolTes.
CONTRE -POIL. Sens contraire k celui ans lequel le poil d'une étoffe doit être atiireltffment couché.
CONTRE -POINÇON. Poinçon qui sert k onlre-percer des trous et k river des pièes. ^ Tige d'acier qui présente le creux UDG lettre dans le sens naturel, telle qu'elle st produite sur le papier.
CONTRE -POINTER. Piquer certains ourages d'étoffe des deux côtés, avec du fil u de la soie.
CONTRE-POINTIER. Celui qui fait des >nr(es-poinies.
CONTRB-PORTEOR, Corroyeurqui porte i offre sa marchandise chez les cordonniers. CONTRE * POSEUR (maçonn.!). Ouvrier n reçoit les pierres de la grue pour les lettre en place d'alignement.
CONTRE-POTENCE (horlog.). Angl. eounr-potanee: allem. gtngtnklëbehen. Petit fier qui serlk porterie bouchon sur lequel »o!e le pivol de la roue de rencontre. CONTRE- PODCE. Es|ièee de levier du éiier k bas.
CONTUE^PROFILER. Entailler une pièce * bois de telle manière que les moulures lise trouveolen relief sur une autre pièce»
entrent evactement dans loscreui decellj9-CK
CONTRE- RETABLE (archit.). Fond de l'autel contre lequel le tabernacle est adossé, et sur lequel se trouve communément un tableau ou un bas -relief.
CONTRE - RiVDRE. Petite plaque de fer que l'on place entre le bois et une rivure.
CONTRE- SANGLON (seller.). Courroie clouée sur l'arçon de la selle du cheval, et dans laquelle on passe la boucle de la sangle pour l'arrêter.
CONTRB-SEMPLER. Transporter un dessin d*un serople dans un autre.
CONTRE-SOL (hortic). Sorte de vase dont on fait usage pour la culture de cer* taines plantes qui redoutent d*ôtre exposées au soleil ou k certains vents.
CONTRE-SOMMIER. Peau dont le parcheminier couvre le sommier sur lequel 11 rature les peaux.
CONTRE-SOxM MIER (impr.). Pièce de bois carrée qui soutient le sommier.
CONTRE-TABLB. Yoy. Gontrb-retablb.
CONTRE -TAILLE (grav.). T.iilles qui croîseni les preujières tailles d*une gravure, afin de leur donner un ton plus vigoureux
CONTRE-TASSEAU (archit.). Rois qui supporte le chevalet.
CONTRE-TERRASSE (archit.). Terrasse appuyée contre une autre plus élevée.
CONTRETIRER (grav.). Faire la contreépreuve d*une estampe.
CONTRE-TOUR. Se dit en termes de pécheur, d'une chambre de la bourdigue qui sert de décharge k la dernière tour lorsque la pêche est abondante.
CONTREVENT. Volet de bois qui s'ouvre et se ferme d'un côté extérieur d'une fe^nôtre, et sert k garantir celle-ci du vent et de la pluie. — Partie du comble d'un bîtiment qui a la forme d*une croix de saint André. — Se dit aussi, en termes de ponts et chaussées, d'une pièce de bois placée obli(^uement entre deux fermes d'un pont ou d une charpente pour l'empêcher de se déformer dans le sens transversal.
CONTREVENTËR. C'est, dans les ponts e| chaussées, placer des contrevents. — Garnir un comble de contrevents , afin qu'ik puisse résister au vent et k la pluie.
CONTROLAGE. Action de contrôler. -*>.
Incision annulaire de la vigne.
CONTROLE. Marque qu'on imprime sur les ouvrages d'or et d'argent, pour faire foi qu'ils sont au titre fixé par la loi, et qu'ils, ont acquitté les droits.
CONTROLER. Mettre le contrôle sur les ouvrages d'or et d'argent, pour en coosta-
t^r le titro
CONVERSEAU. Pièce d'un moulin, composée de quatre planches posées au-des.sua des archures, deux devant et deux derrière..
CONVERSION (mér-an.). On nomme cen* îrt de concert ton, le point autour duquel un corps, inégalement sollicité au mouvement, tourne ou tend k fournir.
CONVERTOR (mécan.). instrument in« veuté en Angleterre vers 1817, et qui est