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supérieur en puissance au levier, au coin, è la poulie» à la vis» etc. Son eSet est de changer en mouvement de rotation le mouvement de deux lignes parallèles.
CONVOI (chem. de fer.). Du latin convehere^ porter, voiturer. Suite de voitures ou wagons reliées les unes aui autres par des chaînes ou au Ires attaches et marchant ensemble en vertu de la même impulsion, celle qui proyient d'une ou plusieurs locomotives. Le nombre des voitures qui composent un convoi est plus ou moins grande mais il peut é^tre ronsîdérable.
COOL-TUNKARDS (boiss.). Buisson qu'on prépare en Angleterre et qui a du rapport avec re qu'on appelle à Paris du coco»
COORDONOGRAPHE. Instrument propre i dessiner la perspective.
COPAHD (comm.). Baume ou sorte de térébenthine qu'on oblient par incision du copaïer, arbre qui croit au Brésil. Cette substance est employée en médecine.
COPAL(comm.). Angl. gum copal; allem.
copalgvmmi. Suc résineux « d*une odt^ur agréable, qu'on tire par incision de plusieurs espèces d'arbres de la Nouvelle-Kspaene et parliculièrement du sumac copal, rhu8 copnllinum. Cette substance est peu so- Inble dans l'alcool, Pétber et )es huiles essentielle^, et on la fait entrer dans la composition de' plusieurs vernis auxquels elle asf^ure une grande solidité.
COPALINE (chim.). Substance incolore, dure, friable, insoluble dans l'eau et l'aicod, et qui forme aret l'éther une sorte de masse géiaiineuse.
COPALLINE. Voy. Copalmg.
^ COPALMB(chim.). Matière (te consistance semi-liquide c|ni porte aussi le nom de co« palline^ et qui tend è i ristalliser.
COPANG (monn.). Monnaie d'or du Japon.
Le copang vieux équivaol à52 francs, et le nouveau ^ 30 francs.
COPEAU. Du grec Môtrnov, morceau. Angl.
shaving: allem. span. Eclat.de bois qu'enlèvent avec leurs instruments, les menuisiers, les charpentiers, tes tourneurs , etc. -^ Déchet des pierres dont on extrait les ardoises.-* Morceaux de bois plats débités ft Ift scie, et que las tablatiers et les peigniers disposent ainsi pour ies refendre en peignes»
COPEC (monn.}. Monnaie de cuivre de Rus<;ie qui vaut è peu près 6 centimes.
COPIE (impr.). Du lalin copia, abondance. Angl. copy: allem. manuserivi. Manuscrit ou livre imprimé d'après lequel le compositeur fait son travail.
COPOD (roanuf.). Espèce de toile qu'on fabrique à la Chine et qui est faite d'une herbe appelée eo.
COPTOGRAPHE. Du grec x^icr» , je coupe, ety^f»», j'écris. Celui qui s'occupe de coptographie. .
COPTOGRAPHIE. Art de découper des morceaux de carte ou de car ion de manière è ce que leur ombre, projetée sur la muraille, y dessine des Qgures.
COQ. On donne ce nom» en horlogerie, è
la pièce d une montre qui couvre et maintient le balancier. — En serrurerie, le coq est une espèce de crampon qui sert k assarer diverses pièces fixes ou mobiles.
COQUE. Du grec myx^» coquille Dans la bijouterie, on nomme eoque$ de pcrlei, des demi-perles que l'on réunit deux à deui, do manière qu'elles imitent des perles entières. — Garniture de rol>e formée de gros nœuds semblables è une coque. — Se dit aussi d'un arrans^ement des cheveux.
COQDE-D*OEUF (céram.). Défaut de glacure dans les poteries qui provient surloui, soit du peu de fusibilité de l'enduit, soit du peu d'affînité du vernis pour le biscuit.
COQUELUCHE. Sorte de capucboo que les femmes portaient autrefois»
COQUEMAR. Du celt. cata;, bassin, etaiar, grand. Pot de terre on de .métal, ayant ono anse, et dont on fait usage pour chauffer des liquides.
COQUERET (horlog.)- Angl. balancé<ock.
Pièce à laquelle tient le contre-pivot du cylindre.
COQUES. Partie d'une serrure.
COQUETIER. Petit vase de bois, oe porcelaine ou de métal» oui sert è manger les œufs h la coque.
COQUETTE. Boite à herborisation.
COQUILLE. (fond.).Du grec xoyx^^iw* co* que. Angl. cAi7/; aiiem. tehale. Dans le moulage qui porte ce nom, la fonte, au lieu d'être coulée dans des moules en sable oo en terre, l'est dans des moules en fosli?, etert« s'y refroidit beaucoup plus nromptement à cause de la conductibilité du moule. On i remarqué aussi que lorqu'on coule de U fonte grise en coquille, ce refroidissement rapide la transforme en fonte blanche sur une épaisseur d'autant plus grande que le moule est lui-même plus épais; mais eo (a remettant au feu et en la laissant refroidir lentement, elle revient k l'état de fonte grise.*- L'orfèvre, le serrurier, le ferblantier, le chaudronnier et autres ouvriers en métaux donnent le nom de coquille à deui morceaux de métal pareils, qui sont forgis et emboutés en relief, pour être soudés ensemble, comme, par exemple» les deux moitiés d'une boule ou d'autres orneonenis à deux parements et isolés. -- Le serrurier appelle aussi coquille, un petit morceau deler en forme de coquille, sur lequel on met le doigt pour ouvrir la porte. — La coquille du fourbisseur est la partie de la poignée d'une épée qui a la forme d'une double coquille, et qui sert à préserver le poignet des coups d'un adversaire. — Celle du lapidaire est un outil de cuivre, de la forme d'un dé l coudre, dont on fait usage pour mettre les dia* mants en soudure. —Celle du poélier esliA partie d'un tuyau sur laquelle |)orte une soupape.— Celle dû boutonuierealuneiame de métal avec laquelle on couvre le naoula de bois d'un bouton. — En arcbiteclure, on appelle cofiit7/ea d'escalier , le diessous de l'assemblage des marches, ou l'iôtredos de la voûte rompante formée par cet asseni* blage.— La coquille du sculpteur est un
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DE TECI1^0L0G1E•
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fidit ornemeni laillé sur le contour d un nii»rtde rond.— On donne le même nom k \a plnachelie sur laquelle le cocher d*une Toilore appuie lea pieda» laquelle phinchetle 56 5colptail autrefois en forme de coquille. —Le boulanger désigne par ce mot, la cmûie qui s*élàye dans plusieurs parties du {MÎn.
COOniLU (impr.}. Placement d'une lettre dans un cassetin qui ne doit pas la recevoir, DU bien substitution, dans le Irayail, d'une lellre a une autre.
COQUILLE (fabr. de pap.). Sorte dp papier solié, qui a pour marque une coquille.
COQDILLON (chim.) Arsent qui s'attache, ^n forme de cocjuille, au bout de la canne, or^qu'on la retire de la coupelle.
COQDILLON (monn.). Angl. liule ihelt; Hem. rûkrhaken. Petite coquille.
COR. (inst. de mus.). Du latin comu^ orne. Instrument & yent» dont le corps est ommunëment de cui?re et tourné en spisic, et Tembouc bore conique. Le cor analaiê^ ui est à anche, donne la quinte du nautois ; le eor de ha$$tt est k bec et è anche, et escend d*une tierce plus bas que la clarir'tie ; le cor riif se est une esf^èce de trompe ni n'a qu'un son ; le cor k phlom^ inventé n i820« est une sorte de trompette.
CORAIL (bijoot.). Du grec ko/»«»iov, formé exo^iw, j'nrne, etâ>c, mer. Substance railirr et rameuse, qui sert de support et d'haiution k une espèce de polypes marins du roupedes zoopbjrtaires. Cette substance ne {recueille que dans la Méditerranée, près eUarseille, sur la cAte de la Loose, oe la iriiaigne, des ties Baléares, et auprès de (•nis et de La Galle. Ce polype se tient (eaux rochers par un épatement de sa »se. et ressemble è un arbrisseau sans uiiles. Il y a du corail rouge, du rose, du ancetdu noir. On en fait des chapelets, ^s colliers, des brasselets et autres bijoui. n fabrique du corail artiflciel avec une pÂte H a pour base de là poudre de marbre istnllin, cimentée avec de Ticblhyocolleou I i*buile très-siccative, et que l'on teint au nyen du vermillon de la Chine, mêlé à le pelile quantité de minium.
CORAILLEUR. Celui qui va à la poche du
rail.
CORALLACHATES (lapid.). Du grec «o^ah corail, et àx^^rnc^ pierre précieuse. Nom iHié aux agates qui sont couleur de corail {wirsemées de points d'or.
CORBB (métroioK.). Mesure de capacilé ur les matières sèches et liQuides* qui est itée en Italie. La corbe de nié de Bologne ut 78 litres 61 ceniilitres; la corbe devin, litres 59 centilitres.
CORBEAU (serrur.). Du latin corvui. Angl. ^M ; allem horvonvringcnder irdger.
irceau de fer qui sert a porter les sabliè- ( d'un plaocber. — Machine pour soulever brdcaux. — Sorte de grue dont on Tait ige d»ns la marine.
CORBEILLE. Du latin corbicula, mémo njlicatioD. Espèce de grand panier d'osier i varie pour la forme. — On appelle cor«
beille de mariaçe, celle qui renferme les parures et les bijoux que l*époux fotur envoie è la personne qu*il doit épouser.— En architecture, les corbeilles sont des ornements qui ont la forme de ce genre de panier.
COBBILLARD. Chardans lequel on Irans-
Eorte les morts au lieu de leur sépulture, e ffenre de char ne date que de 1789.
CORBILLON. Pelile corbeille.
CORCERON. Petit morceau de liège qu'on attache aux empiles pour empêcher que les hameçons ne touchent au fond.
CORDAGE. Dans la marine, on donne ce nom à toutes les cordes (lui servent augréement et h la manœuvre d un bAiiment.— Les maçons, les charpentiers, etc., appellent également cordage les cordes dont ils font emploi pour élever des fardeaux à Taide do machines.
CORDE. Du grec x^^^t même sîRniflcalion. Tortis fait le plus ordinairement de chanvre, mais quelquefois de coton, de laine, de soie, de crin , etc. Le couvreur appelle corde notice, la grosse corde h nœuds dont on fait usage pour arrêter les crochets de sesétriers et de sa sellette. — La corde à puUt du pas* semenlier et du bonnetier est une torsade d^épauletle et un enjolivement que portent certains boutons. — Les cordes du relieur sont des ficelles de diverses grosseurs qui servent k faire les nervures des livres. — La corde de montre est une corde de boyau qu*on employait autrefois pour tendre le grand ressort. — La corde de Tartificier est une mèche de corde qui sert à conserver longtemps une petite quantité de feu. C*esl aussi une espèce d*étoupille qui garde le feu. — Pécher aux cordée^ c*est pêcher avec une longue corde, k laquelle on attache, dedislani^e en distance, des lignes ou empiles garnies d*bameçons. La maUreue corde est la plus forte de celles dont on fait usage pour pêcher à la corde.
CORDE (fabr. de tiss.). Les manufacturiers appellent ainsi les fils dont le drap est tissu. Dans les fabriques de' soie, la corde de <empie est une corde de fil k trots bouts ; la corde de rame est une corde plus grosse qm; celle de semple, et où rarcade est attachée; la corde de voleté est celle qui tend la chaîne; la i:orde encordée^ est une grosse corde qui roule double sur Tensuble de derrière» et qui sert k tenir un bois garni de crochets qui arrêtent le composteur. Mettre encorde^ c'est passer une corde dans les mokeaux de soie pendant la cuite. Le8ltreti#es de cordes^ sont l«s ouvrières qui font mouvoir les petits cordages du métier, ft Tavertissement de l'ouvrier qui forme les dessins deTéloffe.
CORDE (imp.). On nomme corde de rou^ leau celle qui sert k faire mouvoir le train de la presse.
CORDE (métroloK.). Mesure de bois k brû- 1er qui équivaut k k stères. On appelle bois de corde^iti bois neuf.
CORDE DE BOYAU. Ce genre de cordes n*est pas d'invention moderne : les anciens en faisaient un grand ilsage dans leurs ma*
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DICT10N!IAIRK
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chines de guerre, et les appelaienl eprdei de nêrfi. ils les oblensieat des tendons et ligaments des Atitmaoty et prenaient ceux do con chez les bœiib et ceux de la jambe chez le cerf. Les outils de cette espèce de cordprie se réduisent è un bloc de pierre è siiface polie, un peigne et un marteau de fer. Les eordes d^horlogers et de mécaniques se préparent a?ec les intestins les plus pe* titsou avec des boyaux coupés en deux bngitudinalement. On les fabrique comme les cordes h instruments. On emploie pour les cordée à raqueUee, des boyaux de qualité inférieure, lavés ou dégorgés, que Ton coupe en biais et que Ton coud tout mouillés arec de la filandre : on appelle filandre les membranes séparées des intestins. Lescorfies de cette espèce se teignent avec du sang de bœuf. Les cordes à fouet se fabriquent avec des boyaux de mouton préparés h la potasse, et dont les bonts sont coupés en biais et cousus avec de la filandre. On apporte alors la plus grande attention à ce que les coutures ne laissent point d'épaisseurs inégales. Les cordes de rémouleurs et autres cordes pour les tours, se préparent avec les intestins de chevaux. Les cordes de chapelierSf dites d^arçons^ sont faites avec les boyaux de moutons les plus longs et les plus gros, que Ton passe préalablement è la potasse. On les ourdit par k, 6, 8, 10 et IS à la fois, selon la grosseur que Ton se propose de donner h In conle.
CORDE D'INSTRUMENT. C'est à Naples principalement qne ces cordes furent le plus anciennement fabriquées et vers le commencement du xviii* siècle, Dominico Antonio Angelucci était le fabricant le plus renommé de cette ville. Ce ne fut qu'en 1766 qu'un autre Napolitain, Nicolas Savaresse, introduisit cette industrie en France, en fondant un établissement à Lyon. Les procédés de cette fabrication furent longtemps conservés comme un secret ; mais aujourd'hui l'industrie des cordes d'instruments appartient au domaine public dont elle a reçu d'importantes améliorations, de sorte qu'il n'y a guère que les chanterelles que l'on fasse encore venir d'Halle. Les meilleures de ces dernières cordes s'obtiennent des intestins d'agneaux que l'on tue du mois de juin au mois île septembre, parce que ces intestins ont plus de force; mais I intestin qui n'a pas la force convenable pour faire une bonne chanterelle, peut donner d'excellentes secondes et troisièmes de violon, attendu que les cordes ne subissent nullement une tension en raison de leur grosseur. Ainsi, lorsque la deuiième corde est au la de l'opéra, elle éprouve une tension de 8 kilos; la chanterelle mise à l'accord de ce la porte 7 kilos 900; la troisième, 7 kilos 700; et la quatrième, 7 kilos 750. Cependant, si la chanterelle ne pouvait résister que tout juste à la tension de 7 kilos 900, les variations hydrométriques l'exposeraient è se casser promptement, et pour qu'elle soit réellement de bonne qualité, il faut qu'elle . puisse résister à une tension do 13 kilos.
L'expérience a oémontré en effet qu'il était indispensable qu'une corde pût loulenir une tension double de l'ordinaire p<iiir qu'elle se maintint plusieurs jours sur un instrument dont on faisait usage.
Les qualités qu'une corde d'instrument doit avoir ponr être parfaite, sont la résistance, la qualité de son, Ja justesse dos quintes ponr les instruments doigtés, la transparence et la blancheur , et ces sTantages dépendent des soins qu'on apporte dans la préparation des intestins. Dès que ceux-ci ont été extraits de l'animalr il faut les vider, les mettre en paquets et les lais* ser tremper pendant 12 heures datis de l'eau courante, ou dans des cuves remplies il*ean de puits. Dans ce dernier cas, toutefois, il faut ajouter du carbonate de soude dans la proportion de 3 grammes par litre d'eau. On racle ensuite un è un les boyaux sur une
filanche, ce qui les réduit a 1/20 de leur Tourne, et on les place, par 10, dans des terrines oit l'on verse 2 litres d'eau de potasse marquant 2* du pèse-sel. Pris de noureau un è un, on les passe sous le dé pour eu eitratre le reste de la membrane cellulaire; on répète cette opération trois fuis de S heures en 2 heures le même jour, puis on passa les boyaux h sec, c'est-b-dire sans eau de potasse; on repasse une cinquième fois au dé dans de l'eau de potasse marquant 90; le lendemain, enfin , et les jours suirants, on tire è sec, puis è l'eau matin et soir, augmentant d'un degré è chaque passage, jusqu'à ce qu'on ait atteint 16* du pèse-seKou à peu près 1* 1/2 de l'aréomètre de Baume. Arrivés è cet état, les boyaux peuvent être niés en cordes. Lorsque le filage est terminé, on expose les cordes dans une chambre où l'on allume du soufre : celui-ci, eo se brûlant, se combine avec l'oxygène et donne lieu à la formation d'acide sulfureux qui a la propriété de blanchir les matières soimales. Les cordes de violon, excepté hs chanterelles, sont polies avant d'être coupées^ la longueur convenable. Pour les cordes de harpe, rouges et bleues,on teint les premiè* res avec du marc de cochenille qu on fai( bouillir dans de l'eau de potasse, et les secondes avec du tournesol de Hollande trempé aussi dans de l'eau de^ potasse.
Les bonnes chanterelles sont transparentes, unies et régulières en grosseur; mî pas trop blanches, parce que cela indiquerait qn'elles ont été faites avec des intestins liV gneaux trop jeunes. Les autres cordes, ai contraire, doivent être blanches et molle«.
Les cordes recouvertes de caniine ou 'i« fil de cuivre argenté, sont de soie k l'inl^ rieur et se fabriquent avec un tour h «ieu^ poupées qui tord les deux bouts de m corde à la fois, et fait aue la cantine s'y |>ia<^ d'elle -néme par reOTet de la double lorsion.
CORDE SANS FIN. On appebe ainsi, dans les arts mécaniques, la corde qui entoure U roue des tours, des rouets à bler, etc. Bis sert à communiquer , à une roue que loo
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DE TECHNOLOGIE
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ffiil faire tourner, le mouvement de rotation Jéiii imprimé à une nuire roue.
CORDEAU. Anjjl. Une: allem. schnur. Petite corde, ordinairement retenue à chaque hont par un piquet, dont on fait usage pour «ligner ou pour tracer des lignes droites.— Kn lerme.ode manufactures, on donne le nom lie cordeau aux lisières do certaines étoffes (]e Ifline. — Le pêcheur désigne par ce mot une petite corde qu'on attache à la corde principale d'une ligne de fond.
CORDÉE. (comm.}« Se dit d*une corde da bois.— Les pêcheurs appellent aussi cordée» une corde mince de 8 k 10 mètres de-Ion- 7aeur, à laquelle on attache, de distance en distance, de petits hameçons garnis d*amor- 'es pour prendre des anguilles.
CORDELAT (msnuf.). Etoffe en laine gros- (ière qa'on fabrique particulièrement dans 0 département du Tarn.
CORDELETTE. Petite corde. — C'est au Doven de coritUiitê et des nœuds qu'ils y aisaient, que les Chinois, aTant de faire m%e de récriture, marquaient les choses lont ifs foulaient conserYer le souvenir. hns le même but, les Péruviens se sernirnt aussi de petites cordes qu*ils appa* iiiont quipoi.
CORDELIÈRE. Se dit, on architecture,d'un élit ornemenl taillé en forme de corde sur ^sbitgueltes, et d'un petit liteau qui se m^t (MiS \e% patenôtraSi — La cordelière du bnu- )nnier est une es|[ière de pilier fait de pluieurs rangs de bouillons coupés de la même mgiieur, et qui soutient des amarres ou uires ornamenls de boutons.— On donnait DSsi ce nom, autrefois, k une petite tresse, D plusieurs nœuds, que les femmes porieol au cou, et à une torsade de soie, 'argent ou d'or» dont elles se serraient la ill^ CORDELIÈRE (impr.).Angl. tarder, allem.
Uteneinfauung . Pelil rang de vignettes de iite dont les typographes forment un cadra mr entourer une page.
CORDELIÈRE (manuf.). Espèce de serge fe qu'on fabrique en Champagne et priupaiement h Reims.
CORDELINB (manuf.). Angl. border^ read:a\\em.kani€nfadin.V'\\ do soie ou de •iirft, servant de lisière aux éloffesdesoie. CORDELJNR (verre.). Petite tringle de fer ec laquelle rouvrîer verrier prend dans la ur la verre qui lui est nécessaire pour forpr la cordon du goulot d'une bouteille. CORDKLLB. Corde de moyenne grosseur ni on se sert pour le balage des bateaux. CORDER. Mesurer du bois à la corde. — luter des feuilles de taUic pour en former le corda. — Lier des ballots, des caisi, etc. — En termes de brossier, c'est lier ( soies ïir>ur les contenir dans les trous mniiiarit d'une brosse, d'une vergelte,elc. CORDERIB. Atelier où l'on fabriaue des rdes. Celte ioduslrie, qui fournit des ma- ♦aux k lanl d^outres, consomme uon-seuuenl les chanvres que produisent lescules de l'Alsace, de la Bretagne, de la Pidia, de la Champagne, da l'Artois et do
l'Anjou ; mais elle* doit encore demander annuellement environ 10,000,000 de kilogrammes de celte matière première h la Russie, à la Toscane, et à plusieurs autres pays. La corderie livre au commerce des ficelles, des cordes, des cordages et df^s c« bles, dont la grosseur varie depuis 2 millimètres ju:(qu'a S2 centimètres. Les cAbles qui aUeignent cette dernière dimension sont communément . employés aux manœuvres dormantes des vaisseaux, dans quelques ar^-
{Pareils pour les constructions, et pour le orage des puits artésiens*
Les corderies sont ordinairement établies è découvert le long d'un mur ou d*un fossé; mais dans les arsenaux, les ateliers sont toujours abrités. La corderie du port de Toulon, entre autres, est renommée pour son développement grandiose. Les instruments du cordier consistent en un rouet h plusieurs broches , et un touret ou dévi-^ doir. La première de ces deux machines se compose d'un madrier sur l'un des bouts duquel s'élèvent deux montants qui soutiennent une grande roue à manivelle, tandis qu'à l'autre extrémité est un truisièmo montant qui supporte, ainsi que les. deux premiers* un banc horizontal parallèle au madrier. One poupée, portant des broches À crochet, est fixée sur ce banc au moyen d'un coin ; mais ou a la faculté de l'éloigner ou de la rapprocher de la roue , selon qu'il faut tendre plus ou moins la courroie qui transmet le mouvement de la roue aux broches. Celles-ci sont garnies de poulies ou df> molettes d*un petit diamètre relativement à la roui^, afin que cette dernière puisse, quoique tournant avec lenteur, imprimer une grande vitesse aux broches. Dans las peti:a ateliers, le rouet n'est pourvu que de cinq ou sept broches ; mais dans les corderies d'une certaine importance, il en a presque toujours onze. Letouret est un genre particulier de dévidoir sur leriuel on enveloppe le fil et qui le conserve jusqu'au moment de l'ourdissage et du commettage. Tl^st formé de deux croisillons en bois, tenus è une certaine distanceet parallèlement entre eux, par quatre bâtons qui en composent le noyau. On le fait tourner sur une broche de fer qui traverse les deux croisillons par leur centre et qui est fixée horizontalement contre un mur ou contre un poteau. Le cordier se sert aussi de râteliers espacés le long de la corderie, lesquels ont pour destination de supporter le fil afin de l'emoêcherde traîner sur le soi.
La fabrication des cordes se divise en deux parties : le filage et le commettage. La preniière a pour objet de réunir les fibres du chanvre aussi également que possible, en les faisant adhérer par une torsion suffisaute pourque ces libres rompent plutôt mia de glisser les unes sur les autres, et le fil de caret ain^i préparé, ofiTre autant de résistance
au'a si les fibres étaient de toute la longueur u fil. Lorsque le cordiers'est mis autour de la ceinture une quantité do chanvre bien peigné, il en fixe rextrémilé & Tun des cro«
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DICIIONMAIRB
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chefs que le rouel met en mouvement» et marchant alors à reculons, il cède de la main droite une portion de chanvre pour la tordre par Inaction du rouet, tandis que de la main gauche, il serre ce RI tant soit peu eti avant, au moyen d'une lisière de drap que l*on appelle paumelU. Lorsque Ih tortillement est arrdlé parcette pression, il étend la filasse entre ses deui mains et ne Taii glisser la main gauche qu'au fur et à mesure qu'ils disposé cette filasse nonvenableraeut. L*tirt du cordior consiste surtout à répartir également et snns interruption les brins de la matière textile; car un tilde caret n*est trouvé de bonne qualité qu'autant qu'il est uni, serré, que les brius ne sont point re-
1>liés, quMIs ne présentent point de mèches I la surrace. Plus les tils-de caret sont fins et plus les cordages ont de Torce. Un bon Hleur peut faire dans sa journée de 30 à 35 kilogrammes de fil de caret.
Le.commellaoe est la réunion de plusieurs fils par le tortillement, pour fabriquer des biiords^ des merlim^ des êoronif des auMsières et des grelint. Le bitord a deux fils, le roerlin trois» les aussières sont à trois ou quatre torons, et les plus petites aiissièresi
3u*on appelle carefilenters, sunt composées e six, neuf, douze et dix-huit fils. Kn commettant d*abord les fils de caret on a le bitorti ; puis du commettage du bitord provient le toron ; celui du toron donne le grelin ; le commettage decedernier fournit le cébleau ; et enfin, en commettant le cftbieau on a le c/ble. Pour procéder au commettage, tecordier dévide le fil des tourets, le place sur les chevalets et va l'attacher à un poteau situé è une distance égale à la longueur qu'il se propose de donner à la ficelle. Il en dispose un second parallèlement au premier, ou bien c'est le même fil (ju'il fait passer sur un crochet ou une poulie que porte le poteau» en sorte que ce second fil n'est en réalité que le prolungemcnt du premier, ce oui offre la facilité de donner une longueur égale h ces deux fils. Cette première disposition prise» le cordier saisit les fils à leur point de réunion au poteau, et il les accroche à un émé* rillonqui se composed'un crochet dont Taxe tourne librement dans une douille qui porte un anneau qu'on attache à un chariot, et celui-ci pouvant avancer et reculer è volonté, on le charge plus ou moins de pierres sut* vaut la dureté que l'on veut donner au commettage. Pour la fabrication des forts cordages, on établit en avant des tourets ce que Ton nomme le chantier à commettre. C'est an appareil composé de pièces de bois solidement fixées dans le sol et destinées è porter des manivelles, è l'extrémité desquelles ou adnpte le bout des fils k cummellre. Afin que reuroulement soit régulier, on fait usage d'un morceau de bois en forme de cône tronqué que l'on appelle toupin^ cabre^mai^ êout cochoir.iobot 9i gabieut lequel morceau de bois est d'une grosseur proportionnée à la corde qu'on veut fabriauer, et sillonné de rainures en nombre égal à celui des fils que Ton doit soumettre au commettage. Le tou-
pin étant placé près de rémérillon, on iirprime au rouet son mouvement de roi^iiwa, et quand la torsion est suffisante, le e(K. dier » éloignant le toupro de rémérillon. '• fait glisser entrn les fils jusqu'auprès ^i rouet. Ces fils se réunissent eu roolaot Tan <:•• l'autre, et forment une corde dont la l>ni • est persistante. Il y a aussi, dans rapp4r? du commettage, un cordage que Ton oorr.palombe ou hétiuge^ lequel est pourvu, Inv cun de ses bouts, d'une porte par où Wir i^ troduit le crochet du rouet après qoectlr* ci a été passé h travers les fils du ton>o,-« un levier appelé «fianneHe, au centre du:«f on fixe un bout de corde tortillé sur ta e.t. dage, dans le sens du mouvement, afin :• virer dessus pour aider k la torsion.
Le cordier fait choix des chanvres de t(' ? ou telle contrée, suivant la nature do rodage qu'il se propose de fabriquer. C«se^*'vrea luisent livrés rouif, peignés et iirettn Ces chanvres sont d'abora convertis e3 1> ret et conservés pendant un certain t«n-* dans un magasin sec et convenableo»- .
aéré, ce qui le dispose plus favorfibVof-. pour le commettage. On a calculé ou'i !• doit pas résulter de la filature un dédiei ; s'élève au delè de 3 k % pour 100 poo' • chanvres de première qualité» el de IOi«i ceux qui sont inférieurs. Selon Dutu^*- Dumonceau, auteur d'un traité fort et::
sur la corderie, le raccourcissement f-^^ torsion ne devrait être que de S et nej*s: • excéder i, mais il atteint presque toa)«. • |. On a remarqué aussi que plus les tor" sont nombreux dans la composilioit J grelin, sans augmentation de gro$sfu\ • plus ce grelin a de force. Les $epîin$, q servent pour enlever les pierres de tai U 9 le moyen de mouffles, se fabrlqoc^nt it une première qualité de chanvre deCi^pagne. Dans les cordages de 3f Dillimè-^ de diamètre, les torons s'enroulent sur.* mèche de chanvre à laquelle on a donoi nom d'dme. Cette mèche rend le con!cplus uni et remplit le vide due laisse, ât • l'axe, la position (polygonale des toro*^ mais elle n'ajoute rien a sa force, et <i retrouve onlinairement en poussière • ' qu'on défait le cordage. On appelle rard£,-« blancs ceux qui conservent lacouleor»!
chanvre, et cordages noirs^ ceux qui Ofitt • préfmrés au goudron, soit en fils, soit £>-« une étuve. Les cordes goudronoées olrc * un peu moins de résistance ouo les cerî^ blanches, mais elles durent plus longfteaiM Le goudronnage par fils est préférable 1 8^lui du cAble entier* ^misque l'eiu (iMt^ promptement ce dernier lorsqu'il n*est g--dronné qu'à sa surface. On a recosiou «m y avait avantage k débarrasser le goo^* de tout principe soluble, en lafainot cfctw^^ fer avec de l'eau avant de remployer, tt*' tout principe acide, en le chaultml jus>|^ > ce qu'il prenne la consistance de ta p>i On lui rend ensuite sa fusibilité, per l'a^-^ lion de substances grasjies, tailas fue le su ou des huiles animales.
Chaque port de mer oossèda ordinist-
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DE TECHNOLOGIE
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menltfes corderies pour subvenir aux besoins des navires marchands, et ce sont les BrfennuT qui fournissent aux vaisseaux de l'ElM. Quant aux cordes ordinaires, toutes )e.<< filles en fabriquent plus ou moins» et Parts, oatre des envois considérables de firellcrie qu'il bit en Amérique, débite un gr/ind nombre de variétés de ficelles ei de rordes, aux diverses industries exercées ihns son enceinte. Ainsi il y a des ficelles à la grecque, à nerf, h gord, è matelas, è rame, i maille, à paillasson, etc. ; les cordes h em- Mlier» è tour, à jalousie, è blanchisseuse ou (nsone; les chablots de maçons, les sangles, les câbles de halage, les longes, les proonges, etc. La ficellerie d'Abbeville est re- )Ommée par la qualité supérieure unie au )8S prix de ses produits : celte ville fabrique les ficelles blanches et grises, du fil à voile •t du fil ih chandeliers. Strasbourg, Tonneins t Montar^s ont aussi des ficelleries en ré« Hitalion. Lyon fabrique le fil à chMe dont 1 est fait un emploi très-considérdble pour es inétiprs k la JacquarU Lille fournit aussi la /!/ d U$i€ pour les mêmes métiers.
Ou a bit des essais nombreux pour rem- ^licer le chanvre par d'autres matières le.xiles, et quelques résultats ont été heureux. Unsi, |X>ur les métiers è filer, on fait usage II* cordes de colon ; les horlogers, les faceurs d'instruments, les tourneurs et d'au* res professions encore, se servent de cor* les de boyaux ; on fait aussi des cordes de rins,d*écorcede tilleul, de bouleau, de jonc TEspagne, d'agave, de phormium tennx; et ntin, on a cherché à combiner le chanvre fec le caoutchouc, pour obtenir des corda* fs; mais ces essais n'ont donné aocun ré* uitat sa;isfaisant, parce que le produit de Aevragttiymeiisij s altère facilement à Pair I i\nt* le frottement l'use avec rapidité. CORDlIvR. Celui qui fabrique les corde.s. CORDILLAS (mauuf.). Etoffe grossière de line qu'on fabrique dans le Languedoc et bNpftlçiie.
CORDON. Petite corde ou petite tresse , r^iide ou plate, de fil, de colon, de soie, de Ios«lle, etc., quelquefois mêlé de fils d'or u d'arsent. — Cor«ie au moyen de laquelle n portier ouvre, sans sortir de sa loge, la arte de la maison. —Lacet de soie dont on 3 sert en Turquie pour étrangler certains ^rsonna\;es• — Se dit, en architecture, 'une grosse moulure qui règne tout autour, uua muraille, d'un biiimenl, d'une corni- Ketc— Sorte de lien de fer qui se trouve chaque moyeu d'une voiture ou nrès des m de la roue.— Tuj^au que l'on fait tour* e-r autour d'une fontaiue pour fournir une iiiQ de jets continus.—- Petit bord fagonné i\ entoure une pièce de monnaie. — Le ^rdom à la ratière est une ganse qui a été availlée sur un métier avec la navette. — e cardon da dkanore est le chanvre prêt & refilé et qu'on a cordé en paquets de di- ?rses dimensions.
CORDONNERIK. Atelier ou commerce de )r(JiiKnier.
CORDONNET. Angl. twisl ; allem. gtdnhle
(^9ld$ehnur. Petit cordon ou tresse faite par e passementier et propre à attacher ou enfiler quelque chose. — C'est aussi le nom do la marque empreinte sur la tranche des pièces d'or et d'argent. — En termes d'épinglier, le cordonnet est une ganse de soie ou de fil ferrée par un bout.
CORDONNIER. Celui qui fait des souliers. Un soulier se compose 1* d'une empeigne qui couvre le pied et se fait avec de la peau do vi^au forte pour les gros souliers, et plus mince pour les souliers légers; 2* des otiar- Itera, qui se font du même cuir que rempeigne et emboîtent le talon ; 3* de deux iemetUs^ appliquées l'une contre l'aulre, et sur lesquelles pose la plante du pied ; (* du fo/en, qui élève un peu le derrière du pied. Les semelles se font avec du gros cuir de IxBuf OU de vache pour les souliers forts, et que Ton choisit plus mince pour les escarl>ins. Après avoir cousu l'empeigne avec les quartiers pour en former le dessus du soulier, selon la mesure du pied auquel on doit l'adapter, on rattache sur la forme et Ton coud l'empeigne avec la trépointe. Celle-ci est une lanière de cuir de vache, de 15 millimètres environ de largeur, et assez longue pour faire le tour du soulier lé long de la première semelle, et finir de chaque cAlé Ik où le talon commence. Ou coud ensuite la première semelle avec la trépointe et Tempeigne. Cette première semelle est toujours en cuir de vache, et, avec cette semelle, on coud la seconde qui est toujours en fort cuir de bœuf. On coud le talon, on pare les deux semelles ensemble pour qu'elles aient l'apparenoe d'une seule pièce, on colore les bords en noir, on polit le dessous de la semelle, ou bien on enlève la fleur du cuir avec une petite rApe, et l'on borde le soulier. Toutes ces manipulations se font sur la forme, excepté le bordage; Cette forme est tantôt dans le soulier, tantôt ne fait ,que le supporter, selon la partie que Tou doit coudre. Le cordonnier appuie son ouvrage, c'est*à*dire la forme et le soulier, sur son genou, et le tient fixe avec le tire-pied^ qui est une courroie de cuir fort, laquelle embrasse la forme et sa jambe, et est tendue par son pied. Les coulures sont faites un point près l'autre, avec du bon til de Bretagne ciré, à chaque bout duquel est<fixée une soie de sanglier oui sert d'aiguille. *Le trou est fait par une afène.
CORDODàN (comm.). Ce nom se donnait autrefois à une espèce de cuir que l*on pré- |iarail k Cordouc, en Espagne. Il désigne aujourd'hui un cuir que l'on tire deLarisse et de Salonique.
CORDOUANIBR. Celui qui prépare le cuir appelé cordouan. — Ce mot était autrefois synonyme de cordonnier.
CORÊONCION (inst. de cbirurg.). Instrument dont on fait usage pour i*opération de la cataracte.
CORESSB (comm.}. Nom que Ton donne»
è Dunkerque et à Calais, aux établisseuients dans lesquels on fait aaarer les harengs.
CORGE ou COURGE (comm.). Paquet dt
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(oile de coton, de provenance des Indes.
CORIARINE (chîm.). Alcaloïde trouvé dans la corlaiie royriifoliëe, eoriara myrtifolia.
CORINDON (Inpid.). De l'indien korufid.
Spath adamantin, vitreux, très-dur, crjslallîsant en rhomboïdes et composé d'alumine presque pur. On remarque quelquefois, sur le plan perpendiculaire à l'axe du cristal, une étoile blanchâtre à six rayons qui tombent sur le milieu de chacun des côtés du prisme hexagone, et que les lapidaires appellent astérie. Le corindon e^t disséminé surtout dans les granités, el on le rencontre particulièrement dans le Malabar, le Tibet et la Chine, d'où on l'expédie en pierres toutes taillées. On le trouve aussi dans les dolomîes du Saiut-Golhnrd el dans le ruisseau d"Expailly, près du Puy-en-Velay, où il est le produit des dépôts volcaniques. On distingue plusieurs sortes de corindons ! la variété jaune est la iopaxe orientale; la bleue, le eaphir; la rouge, le rubis oriental; la violette, Vaméthyste orientale ; la verle, qui est la plus rare, est Vimeraade orientale. Les variétés grossières de celte pierre s'emploient, réduites en poudre, el sous le nom à^émeri^ pour tailler et polir les corps
durs.
CORINTHIEN. Le qualrîème des ordres d'architecture, el que caractérise des feuilles d*acar.lhe. Vilruve, qui a parlé fort au long de cet ordre, lui donne l'origine suivante : Une jeune Glle étant morte chez sa mère nourrice, et cette femme voulant consacrer è ses man«s plusieurs bijoux qu'elle avait aimés pendant sa vie, les porta sur son tombeau. AQn qu*ils se conservassent plus Ionstemps, elle couvrit d'une tuile la corbeille qui les renfermait, et qui se trouvait posée, par hasard, sur une racine d'acanthe. Au
Crintcmps suivant, la plante poussa des ranches qui, se trouvant arrêtées dans leur accroissement, se divisèrent en plusienrs rameaux; arrivés au haut de la corbeille, ces rameaux trouvèrent la tuile qui la couvrait en la débordant, et ils furent contraints alors de se replier sur eux-mêmes. Callimacbus ayant aperçu cet heureux effet, imagina sur son modèle le chapiteau corinthien, tel qu'on le pratique encore aujourd'hui ; et la tuile posée sur la coriieille, lui donna l'idée du tailloir.
CORIOCLAVE (cordonn.J. Du latin co-rium^ cuir, el c/arui, clou. Ptocédé inventé en Amérique, et importé en France en 1810, par M. Barcet. Il a pour ol)jet de remplacer la couture des souliers par de petites pointes de fer. On place, à la manière ordinaire, l'empeigne cousue aux quartiers et la première semelle, sur une forme en fer fondu, ou en bois recouvert d'une tôle épais* se ; on faufile, ou on attache d'une manière quelconque, l'empeigne avec la première semelle: puis on rabat au marteau, les bords de I empeigne, et on assujettit la seconde semelle sur le soulier ; on perce tous ces cuirs de trous pratiqués très-près les uns des autres, mais è des distances égales; et enOn on enfonce dans ces trous les poin-
tes de fer. Ce travail présente une grande solidité, erévite les inconvénients qal résultent de la couture au fil. Lorsque celte invention fut connue en Angleterre, Tiniçénleur français Brunel, le célèbre conslnicteur du tunnel de la Tamise, forma snesitM un établissement dans lequel il Ot fabriquer mécaniquement, les souliers^ cloués. L'aielier ne se composait quo d*une trentaine d'invalides de la marine, qui fabriquaient néanmoins chaque jour environ cent paires de souliers. Voici comment on procédait : la semelle et le talon se coupaient^ d'abord au moyen d'un emporte-pièce, el l'on obtenait ainsi une semelle en deux coups de massue, celte semelle était placée ensuite dans une machine qu'un ouvrier faisait al« 1er avec le pied, ot qui en perçait les bords de trois rangées régulières de Irons desti* nés h. recevoir les pointes de fer. Un antre ouvrier fabriquait ces poinles è l'aide ii*Qne seconde machine, el pouvait en produire quotidiennement 60,000; et une troisième machine, manœuvrée aussi par un seul oo^ vrier, exécutait, simultanément, la double opération de placer la pointe dans le troo de la semelle et de l'y fixer en l'y enfonçant fortement de manière à la falr« ressortir de deux ou trois lignes de l'autre côté de la semelle. Enfin, cette semelle, passant en* tre les mains d'un quatrième ouvrier, était fixée par lui è l'empeigne, déjà préparé^ en plaçant celle-ci sur une forme où elle était serrée au moyen de cinq on six étauf qui Tenvironnaient; sur les bords de Tempeigne se trouvaient en outre des bandes d'un cuir épais dans lesquelles on enfonçait les clous de la semelld ; et après que quelques coups de marteau avaient altacbe celle-ci è Tempeigne, on dévissait les étant d'où le soulier sortait parfaitement confectionné.
CORIS (monn.). Petite coquille du genre porcelaine, qui sert de monnaie aux Indes orientales, dans les Etats du grand Mogolet sur la côte de Guinée. Que)ques*oos écrivent courts.
CORME (boiss.). Espèce de cidre préparé avec des cormes.
CORNAILLE (agricult.). Nom que lofl donne, dans quelques localités, aux râpurei de cornes employées comme engrais.
CORNAILLER (cliarp. menuis.). Ne pas entrer carrément dans une mortaise.
CORNALINE (lapid.). Du latin eameolt^, rouge de chair, A ngl. carnrftanf^one; ail. cameoL Variété d'agate calcédoine dont la couleur varie du rouge de sang foncé ao rouge de chair tendre nuancé de jaune, et qui est d'ordinaire demi diaphane. Cette pierre reçoit un très-beau poli el on Uw ploie de préférence pour les cachets et pour les intailles ou gravures en creux. Les anciens la destinaient au même usage. Oi^ tire un nombre assez considérable dnBré* sil, du Jafion, etc. ,
CORNARD (verrer.). Instrument dont les verriers et les fondeurs de glaces font usage pour ouvrir leur four.
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DE tECHNOLOGIfi.
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CORNE. Ou ItUtt Cf^rttii, môme significa'^ ioo.En «rcbileolure, ce mol esi quelquefois rnoo/ne (i*Angle. On appelle corne de béicr rornemeol qui sert de volule au cbapi* MU ionique composé i corne 4» fntehe^ une or(e dH foàie è surrace développJlble aui ne *éttnd que d*an côlé ; el corne d'alionaancét cucoigBore du lailloir «fes chapUeaut co*
de peigoeSt elc. Les principates opérations de rouvrier cornetier consistent h amollir la cornOt à la couper, et h la souder lorsqu'on veut en obtenir de grandes plaquas. «En Chine» » dit H. Lenormaiid,coù Ponfait beaucoup de lanternes de corne» on laisse macérer cette substance dans Tenn, afin d>n séparer le noyau qui la remplit. Cette opéra-
intbieos.^ Moitié de corne coupée dan^ sa . tfoTi se fait en quinze jours en été, el on un . j — * -.-. r.sâ 1 - gjQj^ çjj hiver. Lorsqu elle est achevée, on
prend la corne par la' pointe, et on la ée^coue fortement afln d*en faire tomber le noyau. Ensuite on la scie dans le sens do sa longueur, sur le côté aplati, après Tavoir laissée préalablement bouillir dans de Teau pétillant trente minutes. Les morceaux sciés sont jetés de nouveau dans de Teau bouillante qui les ramollit; on les meth la presse pour les étendre, mais sans les comprimer plus qu'il ne faut pour leur faire prendre une surface plane. » C'est par des procédés analogues qu'on prépare la corne en Europe, aQn do la rendre propre aux divers emplois qu^on en fait dans les arts. Parmi ces procédés Pqn des plus intéressants est celui de in soudure, et c'est encore en nous renseignant auprès de M. Lenormand que nous donnerons les détails qui suivent
Lorsqu'on veut obtenir des feuilles de corne a*une grande dimension, il faut recourir à la soudure. On commence par faire bouillir la corne, maintenue entre des tasseaux de boiSt afln qu'elle ne se courbe point ; puis on la laisse refroidir avant de desserrer les tasseaux. On s'assure après cela do
[ingucor el dont on fait usage pour relever I Quartier d'un soulier. — Le corroyeurapellacornei une raie blanche qui se montre la traticbe du cuir lanné lorsqu'on le fend, iqui est uo déCiuu <— Le maréchal vélénairo doane lo môme nom à un bout de )rnedeoerf ou de chevreuil qui lui sert h ligner les animaux. -^ Le tonnelier el le urroo ont aussi des outils qui s'appelleot ^rne« *- Ce mol désigne encore Témi- (i)ce qui dépasse le rebord d'un réchaud.
W. COENSTltUU
CORNÉE (pyrolccb.). Cuillerée de matière •mbustible qu'on verse à la fois dans une riouche d'artifice»
CORNBMBNT(mach. àvapO-Bruit que fait \ tuyau dont la soupape est ouverte.
COHNRMDSE (Inst. de mus.), pu latin mu, corne, et mma, muse» cbaot. Instru» m( k anche et è vepi» composé de deux raui et d'une peau de mouton qu'on enfle 4i(la du premier tuyau appelé poru-veni^ cprnerouse est populaire en Ecusse et ni quelques parties de l'Italie, parliculià-i cent te rovaume des Deux-Sioiles.
!I0RNEUu8EDR. Joueur de cornemu.«e« lORiNET. Petit cor. Se dit aussi de celui i joue de I instrument. — On appelle cor* àbouquiHt une sorte de trompe laite avec 9€ûrDe el qui sert à appeler les vaches. Le comei a piMions est un instrument de vra dans lequel la justesse des sons est •*i)ue su moyen de pistous, -^ Les chi* gieos dooneot le nom de cornet k un insuieot duni ils font usage pour appliquer ventouses. — Sorte de gobelet qui sert giter des dés.
ORNET (fsbr. do pap.}. Sorte de papier ice qu'on dispose en cahiers pour lettres. ^K selon le tbrmst, yranJ tipetU eornei. OHNET (orfév.), An^^. eesaying plate:
m. probirptUilehen, Plaque de métal dese a Tessai» el que 1 orfèvre» k Taide je bigorne, a rendue mince el roulée en im il» cornai»avant de laieterdaos l'acide. ORNBT ACOUSTIQUE, luslrument en ue de conque dont se s^^rveut les periie« qui oui l'ouïe dure. La plus petite eriure de cet ioslrument étant |>lacéa iroreiîla, les rajrons sonores qui ont ^iré par l'ouveriure oi^ioséa» lot^ours icuup plus graode» vont frapi^er les padu ioruet Ils y sont «iors, réfléchis i et,* « une ou plusieurs riéAexious, ils par-' aeut à l'autre iM^verture avec d'aulapl > d'iuieiisilé f|M*il| supt plut nombreux li liboiit sutii ttioiiisde ré0#xions.
iRNETlEÎl* Calui «{ui préfMir^ la corné animaux |»Our être mise eu œuvre par.
abiuliers, les tourneurs, les fabricants
r!CTI08l!l. OB tsCHSIOLOGIB. 1^
la hauteur du contour de l'assemblage, qui doit être apprêté en bec de flûte ou en biseau et nettoyé avec un grattoir & tranchant vif; el Ton assemble enfin la soudure, en la maintenant, soit avec des fils serrés les uns contre les autres, soit aveo des bandes do papier qu'on colle en les croisant et qui doivent recouvrir entièrement la soudure. ' Le dernier moyen est même le préférable, parce que^ lorsque la soudure est achevée, il ne reste aucune empreinte. On a le soin d'indiquer sur ces bandes la place des sou«dures. Quelle que soit, d'après leurs formes, la ipaQière d'apprêter les pièces, on doit apporter la plus scrupuleuse attention è bien nettoyer la soudure qui, d'ordinaire, se fait h plat. On emploie è cet usage des fers k palettes garnis en cuivre, que l'on fait chauffer au degré convenable, c'est-i*dire à uno chaleur qui doit être en général lente ei modérée; toutefois, c'est l^xpérienee surtout qui fait connattre le point le plus con«* venable pour produire une soudure parfaite. La pince s palettes étant chauffée, on passe la pièce entre les palettes; on serve ceIl^s•ci dans un étau ou sous uno presse} puis on laisse refroidir la pince, on la retire et on la trempe dons' l'eau froide. La piàra. éiaut sortie d'irntre la nince, on ragrée la soudure avec un grattoir bien tranchant, en ayant soin de ne pas prendrc^b rebouri la soudure tant qu'elle ne sera pas nfQeurée ;* maisdès qu'on atteint la surftice de lacorno» on peut parcourir la feuille en tous sens. Oa
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aJoucU la pièceavec de la pierre ponce bien finp, et on la polit ensuite avec du tripol! de Venise, broyé et lavé. Il est bon de faire remarquer que le mot soudure ne veut pas dire ici qu'il Taille ajouter au€ui;>e substance aux deux feuilles de corne qu'on se propose de souder: ce mot exprime simplement la place où les deux feuilles doivent être jointes. Lorsque la jonction des pièces est exacte, fH) humectu le bord qu'on veut sovder avec »te l*eau très propre et l'on fait alors agir les ninces. II ne faut point toucher les bords en bizeau» ni avec les doigts, ni avec un corps gras, car il en résulterait que la soudure ne prendrait pas. Celte soudure s'opère comme celle de Pecaillei mais il faut plus de chaleur pour la corne.
On moule la corne pour en faire des poires h poudre, des bonbonnières, etc. Sa rApure se réunit, par une chaleur suffisante, en corps solide et se prêle facilement à fa moulure; mais il faut avoir soin de ne la toudier ni avec les doigts, ni avec aucun c:erps gras, si Ton veut que la réunion soit convenable. En conséquence ^ 3n faisant éprouver diverses lotions è cette substance, soit dans l'eau chaude pour la séparer dos parties étrangères qui pourraient l'altérer ou la salir, soit dans la lessive caustique h un degré, pour la dégraisser et la di^l)arrasser des parties huileuses ou graisseuses (}ui mettraient obstacle à sa réunion, on iloit remuer avec dis fourchettes de bois. La température pour agglomérer la corne lApée dans des moules, doit être |)lus élevée que pour la fusion de l'écailie, et Ton doit faire cette. opération dans des appareils construits exprès, afin de ne pas calciner la râpure. C'est en suivant ce procédé qu'on fabrique des boutons de corne qui se vendent a très-bas prix.
On teint la corne de différentes couleurs qui lui donnent l*apparunce de l'écaillé, et voici quels sont les moyens qu'on empfoie : Une dissolution d'or dans l'eau régale (acide nitro-murtatique) répandue sur la surface do la corne , lui communique une couleur rou^je; une dissolution d'argont dans l'acide nitrique, produit une couleur noire; et si l'on teint la corne avec une dissolution faite h chaud dans l'acide nitrique, elle prend une ctouleur brune« Ces diverses solutions, employées par places et avec goût sur la surface de la corne, lui donnent une apparence si parfaite de Técaille, qu'il devient souvent diflicile de distinguer ces deux substances untre elles.
Le défaut de corne pour en faire des fanaux de navires avait fait imaginer à M. Rochon le moyen suivant qui donne une substance su|)érieure à la première par la grandeur des pièces que l'on veut obtenir, et par leur imcombustibilité. On plonge des pièces plus ou moins grandes et bien étendues de gazes métalliques, formées de fli de laiton, dans une décoction de colle de poisson, qui en remplit toutes les mailles et s'y coagule parie refroidissement. On les replonge autaut de fois qu'il est nécessaire pour donner
è la lame do colle Tépaisseur convenable; [)\x\s on la vernit afin d'empêcher l'action de Thn* midité. La transparence des laroesque Ton se procure par ce procédé égale cello de I5 plus belle corne.
CORNETTE. Sorte de cofffe de nnil que les femmes portaient autrefois. On désignait aussi par ce nom une large bande (te Kiffi'tas que les conseillers au parlement el le^ professeurs du collège royal de Paris portaient au rou, puis une sorte de chflferou qui était une marque distinctive pour les docteurs, les avocats, les consuls, ieséchevins, etr. Enfin, on appelait cornette le bonnet pointu qui décorait la tête du doga de Venise. — En architecture, la cornette est un ferrement qui protège un coin de mur.— Sorte de fer en barrés.
CORNICHE (arcbil.)- Du grecitopwvic, sonv met. Partie de Tarchitecture qui est composée do plusieurs moulures en saillie et placées les unes au-dessus des autres dv manière que les supérieures sont loujour*^ les plus avancées. La corniche sert de cou^ ronnement et on la place sur la frise del'en' tabtement, où eHe porte alors le nom à\\ corniche de eouronnemeni ; la corniche mu' tiiée est celle dont fa saillie est relranctiéfl et coupée au droit du larmier on réduiio en plate-bande avec une cymaise; la comche en chanfrein^ celle qui n'a point de moulures; la corniche continue^ celle qui nV^t interrompue par aucun corps et rentre dans elle-même; la corniche coupée, celle qui SB trouve interrompue dans son cours p?r un corps quelconque ; la corniche circulaxu, celle du dehors ou du dedans de la louj d'un dcVme; la cornidie cintrée cetle qui. dans son élévation, est tournée en arcades; la cornicfie rampante^ celle d*uc fronton pointu ; la corniche de placard , celle qin couronne ta décoration d'une porte on d'uo(^ croisée de menuiserie, ou de marbre; et la corniche volante^ toute corniche de menui;' série clianfreinée par-derrière, qui sert à couronner un lambris, ou à soutenir im plafond. —Ou appelle également eornicbp« tout ornement saillant qui règne au-dessus d'une armoire, d*un buffet, etc.
CORNIER. En termes dVaui el for^l^ on nomme piedê eomier$ de gros arbres dont on fait choix pour marquer les bornés des ventes et des coupes de bois.
CORNIÈRE. Angl. gutter of iiiee ; ailes. kthlgerinne . Canal de tuiles ou de plomb
3 ui se trouve à la jointure dedeisx pentv^ e toit pour en recevoir les eaux,— Sorte d équerres en fer que l'on rive sur pUc^fà deux feuilles de tôle qu*on a besoin d'à»* sembler solidement. On fait usage au^si^e ces équerres pour renforcer des asseoibts»
(;es;mais alors elles sont simplement boooniiées. — Ornement des coins de l'i^ périale d*une , voiture.
CORNIÈRE (imnr.). On appelle ainsi d^^ bandes de fer fixées aux quatre angles éa la presse pour maintenir la forme. Ces l>ait* des reçoivent aussi le nom de tantonnii' ret.
COR
DE TFCIINULOGIB.
COR
CORNINR (chimO* Princioe alcalin de
I rorniie flondéOi analogue a la quinine. CORNION.Nom que donnent les pèchetifc-s la partie «le la bire ou nasse qu'on ajuste rextrémité des diffrtiaut.
CORNISTE. Celui qui joue du con
CORNDCUET. Petit corHel.
CORNUDou CORNDDE (sA?onn.)* Seau ebois dont le savonnier fait usage.
CORNDDET. Petit seau de bois.
CORNUE (cliim). Du latin eomuius, léroe ^igiiîficatinn. Angl. retort ; allem. hiehkolben. Vase ècol allongé et recourbé. »nl on fait usage, comme I alambic, dans si/iboratoîrps de chimie» pour faire les Islillations. On dUtingue» dans la cornue, ponir, la voûte et le co/. Ces vases sont iielqnefois tubulés, o*e5l*èdlre qu*ils norntèla îoûte une ouverture destinée à «cevoir un bouchon de liège, de verre ou 5 métal. Il y a des cornues en verre» en rre, en porcelaine, en fonte, en plomb et adne. Lorsqu*on en fait emploi pour la itillation, on j joint le plus souvent un tipient, propre t recevoir le produit; et » récipient y est quelquefois Qxé par Tinrroédiaire d^uneal/oit^e qui sert à Téloi- }rr du feu. C*est 5 Taide de cornues de ntequ*on distille la bouille pour obtenir iraziréclairastf.
COhONBLLE. Tringle de métal qui re- 'nt les dents d'^un peigne d^acier.
COROtJRE. Monnaie de compta dont on
II usa^e dans plusieurs contrées de l'O* ent,pourcalculer les sommes considérables. CORPON ou CORPOU. Les pêcheurs noment ainsi la cinduiàme chambre, k la tête t la madrague où se prennent les thons. CORPORATION. Réunion en un même fps d'individus exerçant la même profcsm. Les corporations d*arts et métiers exisieiil chez les Romains. Elles formulent le ^>y<*n âge; et elles avaient surtout une ^nde importance eu Italie, où celle des iseurs de laine de Florence, par exemple, élever le célèbre dôme de cette ville. Les rporations avaient des règlements, des iributs et quelquefois un uniforme h part. les présentaient, comme toutes choses, jrs avantages et leurs inlonvénienls ; elles rmaienl une assistance fraternelle et donienl souvent le spectacle de la division ; eiquefois elles devenaient utiles k TEtal, ns d'autres circonstances elles grossisienl les bandes de factieux; parce que ns toute masse |)Opulaire où il y a k dé- >^rer, des chefs k élire, où une tribune est verte è la présomption, on voit toujours ^irtgue et la discorde s*agiter, non-seule- -bt au sein du groupe, mais encore se ré* i^re au dehors pour y donner cours ^ mauvaises cassions. Les corpora- Q> se plaçaient chacune sous le patronage tn saiiit (voy. ConfrAiiiks), et elles avaient irs chapelles et leurs bannières. Les artiu du même métier formaient une compa* '^Jûrsqu'iU prenaient les armes ; toutes
^ oaDoières iiortaient une grande croix tnche; mais la couleur du fond et les or-
nements distinguaient la corporation, et chaque compagnie avait un principal et un., sous-principal, élus chaque annéf*» le tendemain de laSaint-Jean« par les notables de la Saint-Jean. Tout homme incorporé devait avoir une armure .composée d*une brignndine ou jaquette, d'une salade, d*un6 ronge ou longue lance, ou d*une oouleuvrine k main , c*est-k-dire d'une arquebuse* Les corporations ne se fondèrent d*abord que
Car groupes volontaires et pnrtiels, dans un ut spéculatif; mais elles s'augmentèrent k mesure que les industries se fractionnèrent en travaux spéciaux, et leur nombre devint enfin si considérable, que TElal dut intervenir dansTexamen et la surveillance de leurs statuts et de leurs actes. De là les ordonnances de saint Louis, de Charles V, de Louis XI, de Henri II, de Henri IV, et de Louis XIV. Les corporations donnèrent naissance aux maîtrises, aux jurandes, etc., toutes institutions qui disparurent k la révolution de 1789.
GORPORIFICATION (chim.). Action do condenser des vapeurs en un corps solide.
-CORPORIFIER (chim.)* Fixer en corps les parties éparses .d^une substance.
CORPORISATION. Voy. Corporific4Tiof.
CORPS. Du latin corpus^ même signification. En physique, on entend par ce mot une portion de la matière qui forme un tout complet et réunit les Irois dimensions longueur, largeur et profondeur. On distingue li*s corps en corps tolideg^ corpg liquides et corps gazeuXf selon que, dans la nature, ils ' affectent un de ces Irois états; mais la plupart peuvent passer par chacune de ces conditions. — En chimie, la principale classification des corps repose sur leur composition intime, d*où Ton admet des corps simples et des corps composais. Les j)remier*« sont encore divisés en corps pondérables et en corps impondérables ; et Ivrs pondérables offrent h leur luur des corps métalliques et des corps non métalliques, 0\ compile actuellementsoixaiUe-deuxcorpssimples, ou substances qui, jusqu^k ce jour, n*ont pu être décomposées. Les corps pondérables non métalliques ou métalloïdes sont roxvgène, rhjdrogène, razote,le soufre, le sélénium, le tellure, le chlore, le brome, l'iode, le fluor, le phosphore, Tarsenic, le bore, le silicium ei le carbone. Les corps simples métalliques sont le potassium, le sodium, le lithium, le barium, le strontium, le calcium, le magnésium, Taluminium, le glucinium, le zirconium, le thorium , IVUrium, Terbium, le terbiutii, le cerium, le lanthane, le didyiue, le manganèse, le fer, le chrome, le cobalt, le nickel, le zinc, le cadmium, Tétain, le titane, le coiombium, le niobium, le pelopium, Tilménium, le plomb, le bismuth, Tantimoino, Turanium, le tungstène, le mo* lybdène,le vanadium, le cuivre, le mercure, Targent, Tor, le platine, l'osmium, l'iridium, le palladium, le rhodium et le ruthénium. Les corps simples impondérables sont le calorique, la lumière et le fluide électrique. La combinaison deux k deux, (rois k trois.
vm
DtcnoiiNAmE
et<*..,.de8 corps siinrile», cooslUuè lotis les corps côrtlposés qiii se tpoaveftt dans l« nftlare. — En mécanique, on désigne par le mol corj^éé la partie principale d'une marhiue ôn d'Une pièce de machine. Ainsî^ on appelle crtrps de ponïpe, le cylindre d»n« lequel s6 tBièul le pislort d'une pompe qui sert è éleVè^ reau; corps de la chaudière^ le réciptfenl où s'engendre el se recueille la tapeur elc. *-Eft lertnes de consiracleur, la déhômtnoUon dô eBtps moVtê esl donnée aux poutrelles qu'on enterre sur »b bord d'une rifiére où l'on codslriiil Un porU Le
COfR
— Blanc h jeter.
) Bboc à diminuer.
(^our espacer»
A rapprocb^i*.
Alinéa.
jUano è supprimer.
Espace & baisser^ Ligne k redresser.
d une riîicre ou i on uuhj»wui» um pv. ». «^ ..^-..--.*^^'^^ — ^
€orpi à bateint, e$i Uûe sorte de eorscl de ^33^3^ Lettres à n^ltoyer.
femme garni de baleines.
CORPS (iropr.). On appelle (Mrpà ium èeiire, la dimension de la piWe qui supporie l'œil de celle lettre, et qui se mesure par points lypogrtipbiclues du côlé dû orén. Le eorps Ût^alée est la partie de la galée qui «si couverte pai* la coulisse. On donnait au;* Irefois le nom de torpé ini^ompu ou xrrémuHer^ aux caractères au'on nomme aujourd'hui phUosophir., ^amrée et mignêntéè.
œRPBSCULAlRK (phj8.).^Se dit de la pbliosdphiô (Jùî préiend rendre raisoti de toui par le mouvement de certains oorpus- «utes; Chez les anciens, Lucrèce, DémodrUe et Epicure ont irattô de celte |>hj|osopttiê. Cbex les râoderneSf elle repose sur l hypo-» thèse de l'état élëtlro^chtoi^ue qui reçoit »e nom d0 théorie atomistiqne.
CORPDSCIÎLE(phys.). Bu lalln, cofpuitU' inm^ dltoinnlif de eorpuê, corps. Nom sous lequel on désigne les parties de la matière qiii ne sont point Visibles à l'œil nu.
CORRE ou CORRET. Espèce de lilet k
CORRECTEUR (Impr.), Du la lin cerf w<or, lbr(héde corrigére, corriger^Celui qui corrige tesépreutesdans une;impriffierie. Cet emploi exige non*seuiemeBt de PiDStruction» mais encore beaucoup de soin, de I»od vouloir» de zèle, disons même d'obligeance pour lés autours. Un bon correcteur est cliose aussi précieuse pour ce» derniers ^ue pour la maison qui utilise se» qualités. « Ceux qyî connaissent Thlsloire Ijrpograpliiaue, >dil M. Bescberelle^a savent <}U0 dans les itv* el XVI* siècles, l'emploi de eéirreeteur d'impri^ merie n'était pas dédaigné de» plus grands hommes. » tes correcteurs lisent les épreu-4 vos et sigttalem les faoïes du eompositeur et de l'auteur, è l'aide de signes de convention qu'ils marquetit è la iharge des pages* Le* principaux dé OeS signes sont les suivants i
0 LeMre à changer.
tVa/. A hieltrè en italiques.
vj/^ 8upérte»l?0 à rehausser.
Lettres ou mots è supprimer.
Lettre l relourneï-.
UlLeliM ou mol k Ira
Petite» ftt 9»»ndes ea|>Ha)«s.
Bourdon.
Transposer yerticatéfflenl.
AtigtiAr horisontaleinèDU
Porter dne ligne b gauche»
9ut)t>riinerl'tH(léd.
Aligner verlicatetaMt- KemenifliBènt.
CORRECTION imp.>. Da la»f «»J^«*^ même signification. Travail qui * powcb- Jet de faire dbperaitfô les fautes qm eiis-
'^CÔBÎaBOR'' tnS). I»e lltallen earrirShalirie Miroite qUl tottfné autow d'aa
œêroe signiûcafion^ ^^f<^^^^tl)^'î'}^l roarae dune épreuve. Corrtger twrlt plomi, ?e8l remplace par les caractères oéces- Safres ce^î qui Avaiônl «té mis pat crreor
•^"cŒSiôre préparation donné. « cuirnarle corroyeur. - Etendôit sur le- Sïel Fîpprêteur (ftplissô et étend les « off«. - Tei-rS gUise dont on enduit le bassin àa fonuiiieaf afin d'empfitber l'iBBItraitoB *»
eaux
CoRKOmm. Atelier flû torroyéor.
CORROMPRE. Du laliù eorrumpere, W«ae sigDificatioD. Se dit. dans wriaWes protesiSns» pour rompre & force de jjlcf. C^ rompre un cuir du quatrt «"«*/'f îk^,^H» plie^de patte en P«»«.. ?""!„ ',"l.H^ J fcrain : eofrompr» ta cire, o'esl »«» ««^^ 3ucililét en termes de caftjer, eorrcT' Kupeiu* ou «if»on«,c*esl lèS rfecOtirberde
e&lé de 1» peinture des iartés} nm»p" !./>.%»» ?n ^pétrir toutes «es p.rjjes ç le ïeu et par le marteau. — On d» *« '
ï,ur SiLr plus ou mo M d« Ws dans !•
fremiè?e n>aille du côrpâ <>" i«», « «Ig. mière dent du peigne, adn d*ettpwlief i f
lolle (ie raver. ^ r.tiiUi
CO&ROÏAGE. Art du corfojreur. CcluH»
iSI
COR
DE TECfl^OLOGVE.
cos
fait usage, dans son ateiror, de fortes Mbies ^ hauhmr d'appui ^t posées aifr de soliiies irélesui, de ciaiea oui serTQni à fouMr las uirs pour les ramollir ei les adoucir; el le dirers outils dont voici les principam : a dragoire ou c^iteap è reir^^s* aiosî iioaiaié le la forme sh^ yofi Iraocbant qui est trèsahallu; la paumelle ou pomfilh, qui goniit a liauoie de la oieiii et eo 1/iit les fot^oiioQa, 'éiire^ plaque de fer ou de cuivre, q^i Opil >ar uoe espèçfe da Irancbânt rqoiisse et iïopi 'ûuvriertait ufage pour ratisser les eotfriOMe rop épais de la peaa ; la lunettet couteau :îrculaire avec un^ pj^veilure roQde po^r )as8er les inaîDS ej'faire mouvoir Fln^iru'nen(;le butoir^ couteau droit et h d^'Ut uanches» qm serjt è bulçr ou k oettojcr les ^nJroils.faiblps d'une peau; la bigomef sorte le niasse po Jbois ^i)nt la tête çst p^^Ski|u9 ubique, et qM>n emploie potir xl4foncjer es p«dux,c*est-à-dJre les Touler; Iç ichûvale$p Mss\$ ei) Jboîs 3ur lequjBl on Iraviaiile les »eaiu; le paroir^ bâton isoplenu par les tient )Outs i des salives fixées dans lie mur, et lulour duquel on enroule en partie iine leau ; le 9ipi9i(» a.or|e de gros pinceau fait ivec des oiprcpaux d'étoiies grossières ei |u*on emploie p^ur appliquer le suif sur les ieaux; la tenaille^ <]iie l'ouvrier atlaebe au i)rdoD de sa .ceinture» ^t dans les mAcboires le laquelle il engag;e le bout d*une peau» lour tenir jcelfe->ci tendue pendant qu*il la rafailte.Le vafet Qst un^ espèce de pince k assort doKît po (ait usage pour fixer le cuir m les peaux siir ja tablq ou )e paroir; Ja ûieest un oipreeaq dQ bols dur Qt uni propre à polir 4cs ovirs; \ê fusit est un iostru- Deul en acier ,tr^mj[\é> logèreiçent conique, ur lequel 03 donne je RI è la liraj^oire et lulres outris trandiants.
CORROYER. Bu latin çprtum, cuir» et 'Qdertf ronger. Travailler un cuir tanné, our le rendre propre i divers usages» en li donnant du lustre» d^ la couleur et de la souplesse. — Çorrover un canal ou bn bas^ iiiu i*est l'endpire de l^rre glaise bien battue M péirie. — Çorrover du mortier, c'est poêler rnsenibie de la chaux et.du ^ble. — Cor* ;ojror du fer» c*est le battre k chaud prêt è londre. — Corrojer du bois» c'est en 6ter 9 soperficie grossière. — En termes de fo^H lerie, corroyer du sable, c'est le passer plu- Heurs fols spus te bàtop et le couteau» pour d débarrasser <le ses pioltes et Je rendre ?lus propre ^ recevoir exactement les eiu- •refntes des modèles qu'on veut couler en îuivre. — Pour exprimer qu'un métal est '^aeile è souder» 09 djl qu'il se corroie aîséï>e«t.
<'*0RROYEIt (Impr.). Corroyer un cuir de 'a le, c'est radoucir avec de IMmtJe, adti le le rendre plus propre % prendre Tencre.
rORHOYECR. Celui qui corroie les cuirs.
CORSAGB {cost.}. Partie é^ vêtement qui .'mi)rasse la faille.
CORSEROK. Petit morce/tu de liégc qu'on iHiidie à une ligne pour Ja £ptire flotter sur
ivMU. . '
CORSET (cosl,^. Vêtement de femme qui
lui enveloppe et serru exactement la lajHe, et dont l'usage iimè^e pour elle un certain nombre dd malatdies et d*infirmilés. C^etle mode altêFe les formes qui son( bejles» et ne dissimule celles qui ne le sont pas qi^'aux dépens 4o ^a santé» (.es i^orsets è baleine furent ijafroduits .^n Wr^pce par Catherine de Médicis.
CORSETltlRlSl. Ouvrière jyt} cpnf^cliorine des corsets
CÔSITICÏ^E (cbimA* 9a Wn fifirle:/:^ écori^e, Ej^actjf oxjdoduif^injn qvi'019 r^tl* contre principaleqnent dar^s lies ^corce^^
CÔHUaÇATIOM (phjrs. ohim.). Du latin cçruscaSio^ formé de coruecare^ reluire. Eclat de lumiirç. On dit la coru^cation fm niétéore. — Eclair (iQ la cpt^peltotion. -^ Fulguration que donue TArçenl en bain, lorsqu'il perd son éliat de fluidité.
CORYDAUNB (chlm.), Alcaloïde /lécpuvert (/ans la racine du corydole» C9rjfdali$ tubero^a, plante (}e la famine des ft^niariéei, qui croit en Europe.
CORYOAUQCE (cl)im.). 80 dit de9 sel^ h base de corydaline*
COS (métrolog.Ji- Mesure itinéraire de rinde. Elle epl iTçnviron $^7 au degré et vaut 3003-409.
COSMÉTIQUE. Pp grec xo?fiii%>» j'emhollis. Composé qui sert à embellir et h conserver Téclat de la peau, — Partie de l'hygiène qui enseigne à faire usage des préparations dostinéi^s à la beauté du visage,
COSMOQRAPHE. pu grec xi^ftoc, tnonde^ et y/>êcf^» }^ décris. lostrument de précisioa proprç % démontrer les mouyements ties astres^ et îpventépar M. Bouzi^yes» de jTaulouse. 11 fut adi;Qis à l'exposition untversol le en ^855.
COSMORAIf A. Du grec tfvpaÇf monde^ et o«iaj, je voi^. Tableaii d'optique ou eso^ce de diorama qpi fut établi a rari^s ep fSOB»
Sar rabbé Gazzera» et fermé en USi. Clet labtissement comptait alor^ 9B0 tableaux représentant los sites ejt les monupients les plus remarquables des diverses parties 4u Çlobe,
COSHOSE (boiss.). Breuvage que <e? Tartares préparent avec du lait de jument.
COsS (métrolog.). Mesure itinéraire de l'Inde, qui équivaut à environ if ktloipètre^.
CQ9SÀRT (ma.nuf.)p Toile de coton» écruo et de couleur bruue» que l'on fabrique dans los (ndes.
COSSAS (manuf.). liousseUne uiiie (fui nous vient Je l'Inde.
GOSSE. Du bas latin coeea. Première cou* che «l'une ardoisière. — Anneau de fer creusé pour recevoir uoe corvie. — On appe44e pmr^ chemin en cosee, une peau de mout^M teMe qu'elle sort de la uiéi^ie et dont en e foil seulement tomber la laine.
COSSON (agricutt ). Nouveau sarment ^ue porte la vigne après qu'elle a été taillée. Comme il jr & toujours deux de ces sarmciite à la mèpe hauteur» le piiis gros se noniioe. maître eonon^ et le plus petit contre «osseii.
COSTIÈRE (forg.). Bloc de pienre placé (Il chaque cèté d uu four ëe forge.
ces
ACTIONNAIRE
COSTUME, Mo4 italien dériyé de costuma^ coutume, Uantère de se vêtir. Le costume e$i un aliment pour un très-grand nombre d'industries, et cette considération doit ren« dre indulgent pour la bizarreriei le ridicuks Textravaganee même qui Raccompagnent le ' plus ordinairement. Toutefois, cette indulgence no saurait être une amnistie complète; et lorsqu'on voit» h notre époque, la tète d*une femme surgir d*uoe sorte d*immenso aérostat qu*on nomme jupe en crinoline, il devient impossible d*estimer cette femme qui manque h la fois de pudeur et de bon sens, parce que la femme dépourvue de ces deux qualilés, est incapable de jamais pratiquer convenablement les devoirs d*épouse et de mère, et de se montrer digne de çou* verner honorablement au fojer de la famille, L*hi$toire du costume, à le suirre seulement chçz notre nation, est susceptible de grands développements; maisceux-ct seraient de la superfluité pour notre sujet, et nous nous bornerons è une simple esquisse dont nous ne pouvons non plus nous dispenser, L*babillemcnt des Gaulois se composait d*un large pantalon appelé braies, (racccpoo bragœ^ qui se liait au-dessus de la cheville et au-dessous du genou ; d'une blaude ou blouse, nommée sayon, saguin virgatum; et, dans 1 occasion, d'une sorte de manteau à capuchon^ barda cuculluit qui avait quelque ressemi)lanoe avec la limousine actuelle des rouliers. La coiffure était un bonnet cylindrique en poils ou en étoffe foulée. Ils adoptèrent aussi, plus tard, les anaxyride$ des Scythes, des Partbes, des Sarmates et autres peuples barbares, G*est-à*dire des espèces de bas ou de guêtres en étoffe ou en cuir, ^'appliquant è chaque jambe séparément.
De l'ensemble des braies et des anaxyridos provint, petit à petit, le pantalon. Pu temps de Gbilpéric I", c'est-à-dire vers I9 milieu du vi* siècle, les personnes de distinction portaient è la ville des habits longs en forme de robe, et, k la campagne et 5 l'armée des vêlements courts. Les robes, des femmes étaient armoriées : à droite, de l'écu de leur mari, è gauche de celui de leur propre famille. Toutefois, ce n'était eucore qu'une marque de noblesse, car les armoiries véritables ne datent que du xiv* siècle. Ghariemagne ne portait habituellement, en hiver, qu'un pourpoint fait de peau de loutre, sur une tunique de laine bordée de soie. Il mettait sur ses épaules un sayon de couleur bleue; et, pour chaussure, il se servait de bandes de diverses couieursi croisées les unes sur les autres.
Au xii* siècle, on faisait usage d*étofl[es plissées et chargées de figures grotesques, de monstres, de diables, etc. Les femmes avaient des robes d'une longueur démesurée
Iiii traînaient derrière en queue de serpent, u xiii* siècle, on n'avait encore apporté jusque-là que peu de changement au costume gaulois; mais alors on imita la mode orientale : les tuniques furent amples, char-t gées de plis et à larges manches; on les tsarnit do fourrures; on adopta les chaussures
polonaises dites à la ponlatna; Hlecbf^ ron et le mortier furent aussi noe taiibi,^ du turban. Sous Philippe le Bel.iesimaef bourgeoises ne devaient être babHiNs «( chaussées que d'étoffe grise; ee qtri in* avait fait donner le nom àtfrisHin.^ Philippe de Valois, les hommes pciriiKit des habits mt-par/iet ou k deoi couirtn des pourpoints rembourrés et des sarcui armoriés; les femmes, des robes pnh d*hermine, au corsage arrondi lar In bii. ches et la jupe blasonnée. Ces ^Hmr\i de femmes étaient confectionnés, pour ^ riches, avec la soie de Syrie, le eendi ^ taffetas de Lncques, l'écarlate de G^nif. • vers de Provins, etc.; pour les |>auTf3j,tf-. do la serge de Bonneval, ducamelntdeû> bray, de la panne d'Andrezy, et du buMi de Barny. Sous Charles Vl» lescheffli«(i • tpile étaient fort rares, on ne portiK y des chemises <Je serge, et l'on btlmi l**. coup Isabeau de Bavière qui en amtiJM de toile. La même Isabeau se coilb<i .
bonnets à dçux cornes très-éicvées, dtf-
?|uelles descendaient de longs créft< 1 ranges, b mnets que l'on nommait Aaia Sous Louis XI, les femmes n'avaient qj\ chaperon ou capuchon orné de perl«s.i:
xvi« siècle , Eléonore d'A«jtricbe iotit^. chez nous la mode des cheveux frisés rc** qareetait coiffures k l'espagnol; puiser . usage des étoffes d'or et d'argent , ainsi : des dentelles de Venise, des soirrifs > Florence, des velours de Gênes, desi"-deries do Milan et des pierreries de Lochardie; au lieu de chaussures pointoii. « se servir de chaussures carrées dites*.* guimbarde: et l'on porta des |)OorpoiD:> •< des hauts-de-chausses tailladés. L*es; des talons hauts nous vint aussi dH^pir^ sous François l".
Pendant longtemps, les bas 00 tci-^ ehauises furent réunis par des •iguii't.'*-^ aux cu'ottes ou Aattif-de-^kiniiiii. ^* Charles |X, les bas couvraient lesdeui i^ de la cuisse , et sous Henri III, au conln:^ la culotte descendait jusno'au-dessMs :•* genou. 9oos Henri H, la fraise fut u!k ?* rure pour les hommes et |iour les fesar puis* sous Henri III, se moatrèreoties^--'* relets appelés veriugadim^ et les baub^'^ chausses bouffants nommés (rpiuscs* ^ collets montés s'introduisirent à U b^^ époque. ]^Bn, les habits, les gilets rti* les bas de soie, les souliers! Maries m noeuds, les perruques, les ebapeiut Ur^ de plumes, la bourse, ré|)ée, etc., tlrcot < apparition sous Louis XIV. Soos ce tipr les femmes de la cour portèreot des ro^ ' jupes étroites, au](queltes desmorctfst-'
KIomb donnaient une roida pesicieur.«<^ as verts ayec des coins cooleor de <^* Sous la régence, l'ample vètemeut dis f^ tisans disparut pour faire plieaèdas"^* plus lentes et plus légers. La poedrt, tf**^ tée sous Henri IV et dédaignée soas Ut:* XIII et sous Louis XIV, rfl|>rittowrf* tempérer la couleur ardente do cfrt««»^^ veux et dissimuler les âges. Cefaii*^^