COY
alemenl aojourdMiuf en fil et colon. On
tnpioie celte étoffe pour la confection des
ils de plumes, de» traversins, des oreillers,
es tentes, des guêlres, etc. On fait aussi,
mr pantalons d'été des coutils d'un tissu
Uï$ ou moins fin. Jadis, les coutils les
tiis estimés se fabriquaient h Bruxelles;
}àis actuellement on en obtient de convena-
hs des manufactures de Lille. Roubaix,
luJhouse, Troyes, Rouen, Coutances,
erncuil , Coodé - sur - Noireau , Nérac ,
g«'n, etc.
COOTISSÉES. Ensubles garnies d'une )niJ6 de grosse toile à laquelle on coud Hoiîe ^ broder.
CODTRE (agricull ). Du latin cuUer. même ga ificatioD. Pièce de la charrue qui cons*ie en une lame d'acier trempé, placée ^rtîcalement, et qui détache h gauche la »rtiot] de terre que la charrue doit renverr. Dans la charrue dite de Brie^ le coutre ( change point de position ; mais dans les larrues tourne-oreiller, dite de France, le utre change de direction en même temps le roreîlle, et se place tantôt à droite, iitôt è gauche.
COUTRE (man. du bois}. Angl. privingife; allem. epaliklinge. Outil qui porte issi le nom de mer/in, et dont on fait usa-t pour fendre les pièces de merrain. — Ce ot désigne aussi un fer tranchant dont on sert pour fendre le bois à écbalas.
COUTRIER ou COUTRY (agricult.). Esce de charrue qu'on eoiploie dans le midi la France» lorsqu'on a è labourer proidément la terre.
COUTURE. Assemblage de deux piècea tenu au moyen de l'aiguille ou de l'alêne, avec un fil de chanvre, de lin, de coton, soie, etc. — Se dit. en architecture, de la iclioo de deux cables de métal par le »yeD d'un pli fait sur le bord de chacune lies. — Marque des joints du moule sur c figure coulée en plâtre. *— Lien de fil fer avec lequel on arrête le treillage. — nière d'aiuster le plomb sur les toits is le souder. — Ornement fait sur une lie et qai imite une couture.
:OIJTURERIE. Atelier de couture.
.OCTURIER. Nom sous lequel un dési- I le tailleur jusqu'au xvii* siècle.
:()UTUR1ÈIŒ. Femme qui travaille en iture. Il y a des couturières en linge, en 'fs, etc.
lOtVAIN (écon. rur.). Rayon de cire des sUles qui ne contient que des œufs ou
COUVERCLE. Ce qui sert à couvrir un !f une marmite» un vase. — Ce qui ne l'ouverture ou la bouche d'un four.
*OCVERSBAU. Angl. coter of thedrum; 'fu. bohU. Planche mince qui sert de iverele à une meule de moulin.
OUVERT. Se dit de la réunion d'une rchetiD et d'une cuiller. Les couverts rgent commencèrent à être fabriqués en j^leterre vers 1S96, ainsi que les gobelets es r.outeaui à^manchede la même matière. iOUVERTE (céram.)* Angl, gloMe; allem.
giasur. Enduit composé de substances vitrescibles, comme le sable siliceux, le.* oxydes de plomb, de cuivre, etc., ilonl on fait usage pour recouvrir les poteries el les rendre imperméables. Ce vernis empêche aussi qu'elles ne soient pénétrées par les corps gras et chauds. — Châssis placé sur la forme du papetier. — Enveloppe exlérietire des toiles qui viennent du Levant. COUVERTURE. Pièce d'étoffe quelconque qui sert à couvrir, un meuble, un lit ou tout aulre obieL— - Assemblage de tuiles ou d'ardolses, de feuilles de plomb, de tôle ou de zinc, qui recouvre la charpente d'un comble. — Papier, carton, peau, etc., dont on couvre un livre. — Morceau de gros acier forgé que les ouvriers en fer refendent et recourbent, et dans lequel ils placent un morceau d'acier fin.
COUVERTURIER. Celui qui fabrique ou vend des couvertures en éloÉfe.
COUVET. Pot de terre ou de cuivre, avec une, anse dans lequel on met de la braise, et dont les femmes du peuple se font une chaufferette.
COUVEUSE. Four hydraulique dans lequel on fait éclore de la graine de ver à soie ou des œufs de poule.
COUVOIR. Appareil pour l'incubation Yirtificiellp des œufs.
COUVRE-CHEF (cost.). Sorte de coiffure de toile que portent les paysannes dans certaines localités.
COUVRE-PIED. Petite couverture d'étoffe qui ne s'étend que sur une partie du lit pour couvrir les pieds.
COUVRE-PLAT (écon. dom.). Sorte de couvercle qu'on place sur un plat, soit pour conserver chaud le mets que contient ce plat, soit pour le préserver de la poussière et des mouches.
COUVRE-POINT (maçonn.). Sorte d'ourlet qui cache le joint de deux dalles de pierre.
COUVREUR. Artisan dont le métier est de couvrir les maisons avec des tuiles ou des ardoises. Les outils dont il fait usagé sont une enclume sur laquelle il taille I ardoise; le marteau qui sert à tailler celte ardoise et h la clouer ; l'esie^e, petite hache avec laquelle on dresse les chevrons, on coupe et l'on cloue les lattes; le martelet pour taijler la tuile; le /tre-c/oti, etc.
COVADO (métrolog.). Mesure de longueur pour les étoffes, dont on fj^it usage en Portugal, et qui équivaut à 6S centimètres Dans les Etals barbaresques, le covado vaut 50 centimètres.
COVID (métrolog.). Mesure de longueur employée en Asie. Le covid de la Chine correspond à 35 centimètres; celui de Bom« bay h 46 ; celui de Madras à 47 , et celui de Poudichéry à 45.
CdYAU (charp.). Angl. rafier^-fooi : ail. ichaufeliiieU Morceau de bois qui porte sur la partie intérieure des chevrons et sur la saillie de l'entablement, pour former l'avance de l'égout d'un toit. — Pièce de bois entaillée sur la roue d'un moulin h eau.
CRA
CRA
COYEMBOUC. Nom que «es nègres donnent è une calebasse vidée dont ils font usage pour renfermer leurs aliments.
COYER (charp.). Pièce de bois placée horizontalement sous i'arèlirr d*un comble^ où elle remplit le même ofQce que rentrait sous rarbalétrier.
CRAB (inst. de mus.). Sorte de caslafi;nettes en usage è Siam. Ce sont deux bâtons courts dont les indigènes accompafnent la voix, en les frappant Tun contre autre
CRa'bOTAGE. Première foncée d'uue ardoisière.
CRACHER (fond.). Se dit d*un métal en fusion g-ui Jaillit hors du moule.
CRACHOIR. Petit vase de métal, do faïence ou d'autre matière» qui sert aux expectorations des malades. — Petite boite sans couvercle I en partie pleine de sable, de cendre ou de sciure» et dans laquelle on crache. Ces bottes sont d'un usage très-répandu en Hollande et en Belgique.
CRAFFE. Banc déterre ou de roche qui nuit à l'exploitation d*une ardoisière.
CRAIE. En latin creta, de Tlle de Crète o£i cette substance est très-abondante. Angl. chalk; allem. kreide. Pierre tendre et blanche, propre à bâtir. C'est de la chaux car^ bonatée ou du sous^carbonate de chaux » qui appartient aux terrains crétacés des couches inférieures. Concassée et délayée dans une certaine proportion d'eau, cette craie donne» après décantation » ce qu'on appelle le blanc â^Eipagnt. Les fabricants de soude s'en servent aussi pour extraire la soude du sulfate de soude à l'aide du charbon. La craie est commune en Champagne et sur les côtes de la Manche ; puis, dans les environs de Paris» à lleudon et à Bougival.
CRAIE DE BRIANÇON. Angl. talk; allem.
ialk. Sorte de stéatite ou talc écailleux dont les tailleurs font usage pour tracer les lignes nécessaires è la coupe des étoffes et i la conduite des aiguilles.
CRAMAILLlER(hort.). Angl.racft; allem.
repetirrechen. tlâteau denté qu'emploie Phorloger. — Pièce des montres à répétition.
CRAUINER (taun.). Etirer les peaux sur nn chevalet. — Fouler les peaux préparées» afin de les amollir avant de les tanner.
CRAMOISI. De l'italien cremesino^ oénvé lui-même de kermiM^ espèce de cochenille. Beau rouge violet» estimé des teinturiers» et qui est considéré par eux comme nuance principale. Suivant le genre de teinture» on obtient cette couleur de divers bois» de la cochenille» etc.
CRAMPE (serrur.). Angl. cramp; auem.
trampe. Espèce de crampon en forme de gâche» à deux pointes parallèles. — Se dit aussi d*ane pièce de cuir disposée en anneau sur le devant d'une selle de cheval » pour attacher les fourreaux des pistolets.
CRAMPllXER. se dit du Ql en écheveau qui se mêle et se tortille.
CRAMPON. Du verbe allemand krappen^ saisir avec un cioc. Angl. holdfast; allem.
klammerariiges band. Pièce de fer qui sert à attacher ou a fixer fortement une pièce daas nn ouvrage de charpenterie ou de maçonnerie. — Morceau de fer plat coudé è 1*6querre par ses deux bouts. On distingue en serrurerie quatre sortes de crampons : le crampon è pointes, le crampon è pattesj le crampon è plâtro ou à pointe refendue, et le crampon k plomb. — Gâche fixée au montant-milieu d une fenêtre» d'une porte, d'une armoire» etc. *-* Bout de fer recourbé qu'on adapte aux fers» quand on ferre des chevaux è glace. — Fii de fer qui» en orfèvrerie» sert h retenir ensemble deux pièces qu'on veut souder. — Dans les cberoins de fer» le crampon est un morceau de fer plat» coudé par les deux bouts en forme d^é* querre» et se terminant en pointe» comme un clou» k chaque extrémité. On en fait usage quelquefois, pour fixer un coussinet sur sa traverse» lorsque le boulon s'est cassé dans le trou» et qu'on ne veut pas pour cela renouveler tout k fait la pose.
CRAMPONNER. Attacher un crampon à un ouvrage quelconque. — Forger un mor« ceau de fer en le tournant et le renversant sur les coins de l'enclume» pour en faire le crampon k oreille du lièvre. — Ferrer un cheval avec des fers k crampon
CRAMPONNET. Petit crampon. — Pariie de la serrure dans laquelle se meut le pêne, et les coulants des verroux sur la targeUe.
CRAN. Angl. noteh; allem. kerbe. Se di(, en mécanique» de l'entaille qu'on fait dam un corps pour y faire entrer un autre corps. — Morceau d*étoffe carrée que le tailleur qoute au derrière d*un habit.
CRAMPONS (impr.). Angl. erampiron ; allem. klammtr. Pièces de cuivre en demicercle fixées au cofi'rede la presse» et glissant sur les bandes pour procéder au foulage.
CRAN (impr.). Petit vide» demt-oircolairc, pratiqué au pied de la lettre par le fondeur. pour indiquer au compositeur le sens dans lequel il doit la placer.
CRANAGE. Action de crâner une roue, c'est-k-dlre d'y faire dus dents et des eotailles.
CRANER. Faire une entaille au pied de cbaaue dent d'une roue.
CRANOIR. Sorte de lime qui sert i cra* ner.
CRAPAUD. AOÛt de mortier inventé eo 1760. Il est plat et sans roues» quelquefois de bois» mais plus souvent en fer coulé ou en bronze.
CRAPAUDIN (fabr. de iis^.). Angl. pon, allem. p/lsnne. Plaque creuse en fer» danl laquelle on tourne les fers è friser fétoile*
CRAPADDINB (impr.). Morceau de \^ sur lequel est placée la grenouille» et dool les extrémités se dirigent yers les qoal^ angles de la platine.
CRAPADDINE { lapid. ). Couronne d dent molaire pétrifiée du spare»que, p ignorance» on a rangée au nombre d pierre^ précieuses» et qu'on prétendait a trefois se trouverdans la tête d'uncranaul
CRA
DE TECHNOLOGIE-
GRE
Lesjoail.îersenfont des bagues, des colliers, ^et Dommenl miU de êergenl celles de ces deols qui présenlent des cercles conrenlriques de diverses nuances , comme l'agAle onyx.
CRAPAUDINE (mécan.l. Angl. (oot^ lUp : allem. pfanne. Boite de métal qui re- ;oU le pivot d'un arbre vertical et dont la liroension est relative à celle des arbres ournants. — Se dit aussi d'une sorte de ojle métallique, percée de trous, qui se liflce k rentrée d'uu tgvau de bassin ou de éservoir, pour empècner les crapauds d'y mirer. — Soupape de décharge au Tond Tun bassin, d*un réservoir, d'une baignoire. - Tuyau de décharge d'un étang. — Mor- 'esii de fer ou de cuivre creux dans lequel intrs le gond d'une porte.
CRAPONE (borlog). And. square flot ime; allem. vorfeile. Sorte de lime bAtarde I l'usage des horlogers.
GRAPPE. Graisse de la meule du mou- :n.
CRAQUELÉE. Ce root, qui signifie fenlillée, se dit de la porcelaine fissurée ou rultée, de celle qui a de petites gerçures ■u de petites fdlures.
CRAQUELOr (comm.). Hareng saur noueau.
CRAQUELOTIÈRB. Femme qui prépare es harengs boudis nommés craquelots.
CRAQUETTE (taill.). Angl. noleh: allem.
mopflochiehraube. Petit billot de fer k raiiijres dans lesquelles les tailleurs placent *s boutonnières de la partie qu'ils veulent asser au carreau, afin de ne point les filatir,
CRASSE. Du latin craaiî/ies, épaisseur.
«ngl. droê$: allem* hammenchlap. Sorte 'écailles, de scories, d*ordures qui s*amasent sur les métaux, et qui s'en séparent |rsqu'on les lime ou qu'on les fond. -- Se il aussi des matières terreuses contenues ans la houille et autres substances combus« •blés, lesquelles matières restent sur les ritiesdes foyers sous forme de crasse. Ellîs diminueraient bientôt le tirage de ces oyers, si on n*avait le soin de piquer le au et de le retourner, afin de les faire tom- <er dans le cendrier. Les crasses de la bouille onlieonent souvent, mélangées avec elles, ne assez forte proportion de combustible lui reçoit alors le nom tVescrabiUes. — Pe- Hes paillettes qui se forment sur le fer uu;^o lorsqu*OQ le forge.
CRASTB (agron.). On nomme ainsi dans (S Landes les fossés d'écoulement.
CRASTOUL (agricult.). Nom que l'ou i >'mp» dans le déparlement de la Hauteiironne, aui chaumes laissés sur pied.
CUATICULAIRE (dess.). Se dit des diviiuas en petits carreaux que Ton trace sur tn dessin dont on veut obtenir la réduc-
•on.
CRATICULATION. Opération qui consiste I ciaticuler un dessin ou un tableau pour •'* réduire.
CRATICULER. Du latin eraiicula, grille.
Réduire un tanleau car des carreaux pour le copier. On dit aussi graiieuler.
CRAUS. Nom que Ton donne à une fosse k grains, dans le midi de la France
CRAVACHE (sell.). Sorte de fouet k manche plombé, dont on fait usage pour monter h cheval.
CRAVATE (cost.). Morceau d'étoffe dont on entoure le cou. Selon les uns, cette pièce d'habillement aurait été introduite en France vers 1636, et son usage viendrait des Croates ; suivant Ménage, le mot cravate dériverait de earabais^ sorte de collet des carabins. — On donne aussi le nom de cravate, en boutonnerie, à une bouffette composée de plusieurs brins de milanaise plies au moule, serrés et liés par le milieu pour représenter un nœud.
CRAVATE (manuf.). Sorte de mousseline des Indes.
CRAYER. Cendre de charbon vitrifiée par un feu ardent.
CRAYEUX (Agidb). On désignait ainsi, dans l'ancienne chimie, un acide carbonique tiré de la craie ou carbonate de chaux.
CRAYON. Angl. blacklead; allem. blet.
Nom qui dérive du mot crate, narceque les premiers crayons furent faits de cette substance. Aujourd'hui on comprend sous celte dénomination un grand nombre de matières terreuses, pierreuses ou métalliques, de diverses couleurs, dont on fait usage pour dessiner. Parmi les. crayons employés, on distingue particulièrement le crayon de Contéf inventé par Conté en 1795, et dans lequel l'argile pure se trouve mélangée avec la plombagine ; le crayon d'ardoise^qu'x sert à écrire sur Tardoise, et n'est souvent luimême que de l'ardoise tendre et non foliacée; lecrayondamififco/or^e, dû aux frères Joël, dont la base est l'argile d'Arcueil, et les matières colorantes le bleu de Prusse, Torpin, le blanc de plomb, le vermillon, etc.; le crayon noir ou pierre de$ charpentierê , variété de schiste nommée ampélite^ qui contient une certaine quantité de carbone ; le crayon noir det deainateurs 9 sorte de pierre d'Italie, d'un noir bleuâtre et d'un grain très-fin, puis les crayons du Maine, de la Bretagne et de la Normandie; \e crayon rouge ou sanguinCf argile ocreuse, hématite, ou fer oxydé rouge; on se procure du crayon bieire en employant de la terre d'ombre calcinée mêlée avec de l'argile; du crayon aurore^ avec de l'oxyde de plomb rouge; et, en général, tous les oxydes métalliques colorés sont propres à faire des crayons. C'est avec de la craie purifiée par des lavages, broyée en pAte fine et débitée en baguettes, qu*on obtient les crayonê blancs.
CRAYONNEUX. Qui est de la nature du crayon.
CRAZIE (monn.). Monnaie de compte de Toscane, qui éuuivaut k 7 centimes. —C'est aussi le nom d'une monnaie de billon da même duché.
CRÉADIER. Sorte de filet de pêche analogue au Iramail.
CRE
DlGTIONNAlUé
GRE
GRÉATINE (cliim.). Du grec xpiaçf chair. Sabstance organique décourerie par H.
Chevreul dans le liquide dont la chair musculaire est imprégnée» et qu'on retrouve dans le sang et dans le bouillon. Celle substance, qu'on rencontre aussi dans l'urine, est incolore et nacrée, et renferme, d*après M. Liébigy du carbone, de rbjdrogène, de l'azote et de l'oxygène, dans les rapports
de C'H*N'0^ -f ^ ^4- ^^^ alcalis convertissent la créatine en urée.
CRËCELL£. Du grec xpixsW, bruit désagréable, ou du latin crepitaculum^ crécelle, grelot. Sorte de moulinet de bois qui rend un son aigre et bruyant, lorsqu'on le fait tourner fortement arec la main. Au moyen fige on obligeait les lépreui è faire connaître leur approche par le bruit de cet instrument qu*on appelait alors tariaveiU ou tartarelle. Aujourd'hui, les enfants font retentir la crécelle dans les églises, le jeudi et le vendredi de la semaine sainte.
CRÈCHE. De l'italien greppia, dérivé du celtique krippe^ râtelier, qui est sous le rft* telier. Mangeoire des animaux domestiques. — Se dit aussi, eu architecture, d'une maçonnerie comprise entre deux files de palplanches, et descendue plus profondément que le surplus de la fondation, afin de préserver un ouvrage hydraulique des filtrations de l'eau.
CRËCISE. Instrument employé pour la construction des pierres factices et des fourneaux.
CRËDENCE. De Titalien credexa, dérivé de l'allemand kredentz^ buffet. Support de marbre ou de métal fixé au mur, près de l'autel, et sur lequel on dépose les burettes qui servent pour la Messe ou autre cérémonie religieuse. — Se disait autrefois de l'endroit ou, dans certains établissements publics, on tenait les provisions débouche.
CRÉMAILLÈRE. Du grec xpcficu» , je suspends. Angl. rack: allem. zaksianj/e. Ustensile de ménage, en fer, qu'on scelle au fond d'une cheminée de cuisine, et qui, muni de crans obliques et recourbé en crochet à son extrémité inférieure, sert à pendre, abaisser, relever et accrocher au-dessus du feu, un chaudron, une marmite ou tout autre vase analogue. — Pièce de bois garnie de crans qui sert à baisser ou élever uu pupitre. — Montants on bois garnis de crans, recouverts de cuivre qui, servent de support à la table pupitre connue sous le nom de Table à la Tronchin. —Tringle de bois dentelée sur champ, pour recevoir des tabletlos. — Pièces d'une montre ou pendule h répétition que Ton pousse avec le poussoir ou que l'on lire avec un cordon, lorsqu'on veut qu'elle sonne ou répèle. — Jlâteau d'horloger. — Pièce à dents, en fer ou en cuivre, qui sert è élever ou baisser la mèche d'une lampe. — Ustensile de jardinage, propre à tenir soulevés les châssis et les cloches. — Petite pièce de bois taillée en gradins, que l'on place entre les meules d'un moulin , lorsqu'on rabat ou lève la meule courante. •— Barre déniée, ondée ou
crénelée âursa longueur, qui est destinée k se mouvQir par l'engrenage d'un pignon ou d'une roue dentée, et de manière à. transformer un mouvement de rotation donné en mouvement rectiligne ou de translation. — Pièces de bois ou de métal, pourvues de crans, qui servent d'arrêt pour appuyer le bout d'un étai ou l'écarter a volonté, et dont on fait emploi pour supporter le dossier d'un lit de repos, d'une chaise, d'un fauteuil, etc.
CRÉMAILLON. Petite crémaillère qui s'accroche h une plus grande.
CRÈME. Couche jaune et onctueuse qui se forme à la surface du lait, par le repos dans un lieu frais et tranquille, et qui augmente graduellement par le séjour du lait à Tair. La crème est d'autant plus abondante dans le lait qu'il est de meilleur qualité. ~ En chimie, on nomme crème de chaux^ la pellicule blanche de carbonate de chaux qui se forme sur l'eau de chaut au contact de l'air ; crime de tarirez le bitrai^ trate de potasse , etc.
CRÉMILLÉB. Nom que porte j'uoe des gardes de la serrure.
CREMNOMÈTRE (chim.}. Du grec «pcfié^ je tiens en suspens , et idvpw mesure. 1nstrument propre h peser les résidus des tiltre^. et en général à évaluer la quantité d'un précipité.
CRÊMN0MËTR1E. Art d'évaluer la quantité d'un précipité.
CRÉMNOMÉTRIQUE. Qui a rapport au cremnoneètre.
CRÉUOMËTRE. Du grec i^faâ», je liens en suspens, et ftir/Dov, mesure. Sorte d'éprouvette graduée, inventée par M. Quevenne, au moyen de laquelle on peut déterminer la quantité de crème que contient le lait.
CRÉMONE (serrur.). Espèce d'espagnolette qui sert à la fermeture des croisées.
CREMONE (cost.). Sorte de fichu croisé.
CRÉNAGE (fond.l. Angl. Jfcenitng; allem.
abschàrfen. Action ae créner.
CRÉNATE (chim.). Sel pro»luit par la combinaison de l'acide crénique avec one ba^'.
CRÉNEAU. Du latin crena, entaille. Maçonnerie dentelée qui couronnait autrefois les murailles des chftteauz forts. — Ouverture pratiquéedans les rauraillesdes places
fortes, dans le but de tirer sur l'ennemi sans se trouver eiposé à ses coups. — Ou^re^ tures qui sontfaitesaux fourneau xdes potiers.
CRÉNÉE (impr ). Une lettre est dite crénée lorsqu'elle otTre un point saillant qui eicède sa force de corps, comme on le remarqua da!)S les lettres accentuées ou certaines lel« très italiques.
CRÉNELAGE (monn.). Allem. ranft. Cordon fait sur l'épaisseur d'uue pièce de monnaio.
CRÉNELER. Faire des deats, des entaillures à une roue.
CRÉNELURE. Angl. teeih ; allem. gekerbit. Dentelure faite en forme de créneauXf ou découpures en dents arrondies*
CRENER (fond, de car.). Evider en àe%sms la partie de l'œil.d'une lettre qui débordt' it^
CRE
DE TECHNOLOGIE
CRE
orps. — Marquer d*un cran« d*uDe entaillei I fige (l'une lettre ou d*un QleL CllËNER (impr.). Tailler des Olets avec ne lame ou une lime» pour former des traits liilaots dans le corps d'un tableau ou .de ml autre ouvrage d'imprimerie.
CRÉNERIE (fond, de car.). AngLkerning:
ieai. grath. Action de créoer la tige d'une lire.
CRÉNEUR (fond, de car.}. Ouvrier cnargé ) cr«^ner
CRÉNIAT. Yoy. Crbniot.
CRÉNIOT (verr.). Angl. tub; allem. kubel. Kie d'auge en maçonnerie dont font aKe tes verriers.
CRÉNIQUE(Acidb). Acide organique nilroné, découvert dans les eaux minérales de irta.
CRÉNON. Première division d*un bloc tnJoise au fond de la carrière.
CRÉNURES (impr.]. Trous pratiqués dans ; barres d*un cbAssis de presse, pour receir Us ardillons des pointures.
CRÉOSOTE (chim.). Du grec xpéaç . chair, v«t>,je vivifie. Angl. créosote; allem. ib'eot. Huile très-caustique découverte par ichenbach» en 1833, dans la fumée et les oduits de la distillation sèche des matières gMtales, comme le vinaigre de bois et le u'Jron. Cette huile est incolore, transpa- Dleet consistante comme celle d'amandes uces. Elle joui t de la propriété de préserver la putréfaction la chair et d'autres mares animales, et c'est à sa présence que la née doit ses qualités antiseptiques. On Dploie contra les maux de dents et pour ôier les hémorrhagies ; et son usage d'un effet heureoi pour la guérison des ères.
IRÊPAGB. Angl. gloaing ofcrape; allem.
usmaehen. Apprêt qu'on donne au crêpe.
:R£PE(rabr. de tiss.). Angl. crape; allem. pp. Etoffe un peu frisée, très -claire, ère et non croisée, qui se fabrique, de (ue que la gaze el les autres étoffes non isées, sur le métier à deux marches. On (ingue des crêpes crêpés^ des crêpes lissés^ crêpes simpicê et des crêpes doubles. On i'O ce genre d'étoffe en trempant celle-ci s leau au sortir du métier, et en la froti avec un morceau de cire préparée; on la Qcbii ensuite ou on la teint sur le cric, à (1 ; puis ou lui donne l'eau gommée. La ii<ie partie des crêpes se fabriquent à m et a Avignon.
RËPl (archii.). Du latin crispuSf qui a des es, è cause' de Tînégalité du travail.
che de mortier ou de plâtre qu'on jette un mur à l'aide de la truelle.
RÉPIN (cordonn,). An^l. shoe-nail; aliem. ihnagel. Se dit d un soulier cloué, et, au rit'l» des fournitures de cordonnerie.
RÉPINE (passem.). Sorte de frange à jour, lie et ouvragée par le haut, et pendant ilct par en bas. 11 y a des crépines eu or, argent, en soie, etc.
RÊPIR. Enduire une muraille de mortier ie plâtre.
RÉNSSUHE. Le crépi d'une muraille.
CREPITATION (phys.). Du latin crepilare^ ' craquer, pétiller. Bruit que fait entendre un corps qui brûle en pétillant. Tel est le sel projeté sur le feu.
CRËPODAILLE. Voy. Crépouaillb.
CRËPON (manuf. ). Etoffe de laine ou d& soie , non croisée , à chaîne torse et trame simple, frisée comme le crêpe, se fabriquant de même/maisoffrantplus d'épaisseur. Cette étoffe se tisse en blanc, et on la teint ensuite. Le crépon de Zurich est le plus estimé.
CRÉPOCAILLE (manuf.). Sorte de crêpe irès-déliée.
CRÈS( manuf.). An^l. dotefai; 'allem. cre^ eos. Toile de lin que Ton fabrique à Horlaix et dans les environs.
CRÉSEAU (manuf.). Grosse serge de laine croisée, à deux envers,
CRÉSON. Bois refendu au contre. C'est la même chose que coursou
CRESSAL (agricult.). On nomme ainsi, dans le Midi , les terres qui sont trop peu profondes pour nourrir le froment.
CRÊTE. En latin cris(a , de crescere , croître. Se dit, en architecture, de l'ensemble des tuiles fatlières d'un toit, etdesarêtières
3ui les scellent. — Ardoises rangées par chantillons.
CRETONNE (manuf.). Angl. fine linen; allem. feine leinwand. Toile très-forte faite en entier de fil de lin sur unechatne de fil de chanvre, et qui se fabrique particulièrement dans les environs de Lisieux , en Normandie. Son nom lui vient de Creton, tisseur, qui l'inventa dans la première moitié du xvn* siècle, et qui acquit, par cette toile, fortune et réputation. La cretonne sert surtout h faire des chemises d'un très-bon usage.
CRETONS. Résidu des pellicules qui contenaient le suif avant qu'il fût fondu, et dont on fait des pains que les corroyeurs et les hongroyeurs emploient pour adoucir leurs cuirs.
CREUSAGE (grav.). Angl. deepenning; allem. aushoMung. C'est creuser le bois , avec la gouge, aux places nécessaires , pour le polir ensuite avec le grattoir à creuser. — Action de graver les lointains sur le bois.
CREUSER (grav.). Se dit, en termes de graveur, de l'action de revenir sur une taille, et de la rentrer pour qu'elle soit plus profonde.
CREUSET. En latin cructbii/um, dérivé de cruxt croix, parce qu'anciennement les creuset étaient marqués d'une croix. Angl. crucible: allem. schmelztiegel. Vase dont la forme, en général, est un c6ne tronqué, fermé à son sommet, arrondi ou triangulaire et ouvert è sa base. On le fabrique le plus communément en terre réfraclaire; mais on eu fait aussi avecdes substances métalliques.
Les creusets en terre ne peuvent servir pour la fusion de la potasse, delà soude, des oxydes de plomb et de bismuth, ni des au* très corps susceptibles de vitrifier les substances terreuses ; mais on en fait usage en grand nombre dans les laboratoires de chimie et chez les orfèvres, pour la réduction des
CRE
CUE
sulfates en sulfures , les essais aes mines et la fusion des malîères d*or« d'argent» du fer, de l'acier, etc. ; puis dans les ateliers de fondeurs, pour liquéQer le cuivre et le bronze; ils servent enfin dans la fabrication des fleurs de zinc et d'antimoine , dans la dislillalioa du soufre, la réduction des oxydes rëfractaîres è l'aide du charbon, etc., etc. On distingue trois sortes de creusets en terres : les creusets poreux f qui sont ordinairement les plus réfraclaires ; les creusets disoxydantê^ propres ?i la réduction des oxydes méfalliq\\e&^ei\^s creusets compactes^ plus ou moins réfraclaires , mais toujours sujets à se fendre. Les creusets plus ou moins poreux, c'estè-dire ceux qui se laissent pénétrer et même traverser par l'eau, et qui ne peuvent contenir ni lesalpétre, nile sel marin en fusion, ni les produits gazeux, lorsque leur composition est façonnée en cornues, ces creusets, disons-nous, sont ceux qui d'ordinaire supportent les plus grands coups de feu et les changements de température les plus brusques, sans se fendre ou se casser. Les creusets de Hesse sont ()articulièrement de ce nombre , et l'on en fait une consommation considérable dans tous les pays. Ils sont peu épais, sonores, assez solides cependant pour supporter le transport, et lorsque leur capacité ne dépasse pas celle d'un litre, ils résistent, sans se fendre, ani transitions de températures les plus diverses.
Les petits creusets de Hesse, chauffés au rouge, peuvent èlre jetés k plusieurs reprises dans l'eau froide, sans que cette é[)reuve amène leur fracture , et l'on peut les considérer comme des creusets par excellence. Parmi les argiles rét'ractaires appelées apyres par les naturalistes, l'espèce la plus convenable k la fabrication des creusets, est, selon Brongniart, l'argile plastique qui contient le moins possible de chaux et d'oxyde de fer. La chaux, en effet, est trè»nuisible dans la composition de leur matière,
{)arce qu'elle rend l'argile d'autant plus fusi- >le que sa proportion est plus grande. L'apgilede Forges-les-Eaux , que l'on emploie k la fabrication des pots de verreries , et que Ton connaît dans les arts sous le nom de terre-de forge j est do bonne qualité, et, suivant Tanalyse deVauquelin, elle contient 63 parties de silice, 16 d'alumine, 8 d'oxyde de fer, 1 de carbonate de chaux et 10 d'eau. L'argile d'Abondant, près la forêt de Dreux , est très-propre k la fabrication des creusets qu'emploient les fondeurs en cuivre : elle est blanche et tenace, et composée de 43 parties de silice, 33 d'alumine, 3 de carbonate de chaux, ld*oxyde de fer, 8 d'eau. Il existe encore , sans le moindre doute , des argiles qui doivent élie supérieures k ceiles-tk pour la composition des creusets réfractai res ; et, en outre , d'Arcet a proposé, pour rendre les argiles infusibles k un haut point de température, de les délaver avec une solution de murialede magnésie, dont nos salines rejettent de grandes quantités. Ce sel, ne se décomposant pas au feu , déposerait l'oxyde de magnésium outre toutes les molécules de
l'argile , et rendrait ainsi plus ditlicile leur rapprochement. Baume a préparé aussi des creusets tout k fait iufnsibles* avec un mélange intime do trois parties d'alumioe pure obtenue de l'alun, lavée et calcinée, et d'une partie de bonne argile blanche, faisant du tout une pAte moulée, et cuite comme celle des creusets ordinaires.
Quelle Guesoit au surplus l'argile don ion fasse emploi, il faut toujours en faire calciner une partie dans un four k réverbère nu dans un four k poterie. On les rédoii ensuite en poudre grossière dans un moulina meu* les verticales; et l'on tamise cette poudre au travers d'un crible en fer dont les mailles n'aient pas moins d'une ligne d'écartemedl pour les grands creusets, et d'une demi-ligne pour les petits. D'un autre côté, on délaye dans l'eau de Vargile crue^ en la débarrassant des matières grossières qu'elle peut contenir, au moyen du tamisage et de la dé* cantalion; puis on fait un mélange exact du trois parties de l'argiîe calcinée avec i par* lie de l'argile crue, k l'aide d*un moulin ou en faisant marcher ce mélange. La calcinalioii des trois quarts ou des deux tiers de Targile est nécessaire pour éviter aue le retrait des pièces soit trop considérable k la dessiccation, k la cuite et pendant leur emploi; et les grains de terre cuite, laissés k dessein dans la poudre , servent de lien k la masse et l'empêchent de se fendre en même temps qu'ils la rendent plus poreuse* C'est dans <« môme but qu*on ajoute de petits fragments de coke dans la pAte des creusets, parco qu*ils rendent ceux-ci moins fragiles dans les grandes variations de température, et plus réfractaires d'ailleurs puisque le charbon est infusible. Quelquefois aussi on inéie, au lieu d'argile calcinée, du sable tamisé nu des tessons de creusets , cassés, débarrassés de toute partie vitreuse • el réduits en poudre grossière avec do l'argile crue. Il suUit alors que celle-ci soit liante el assez rélmtaire. Cette composition toutefois est uioini tmnne que les, autres, et devient utile seulement pour des opérations oui n'exigent pas une température élevée. On peut eiifw préparer des creusets avec des parties éj^alei d'argile crue, d'argile calcinée et de tessous de creusets , composition employée pour les creusets de verreries. Après que la pAte a étô préparée convenablement, on procède au moulage des creusets, et il existe pour celle opération plusieurs méthodes. tt\k qui est le plus géuéralemenl suivie et qui réussit le mieux, quoiuue n'étant pas la plus cxpédilive « consiste k former le creuset sutour d'un mandrin en bois bien lisse, iiu* planté perpendiculairement sur une table. On soupoudre ce moule avec de l'argile en poudre fine, et lorsque le creuset est moulé, on en forme le fond plat en frappant quelques coups avec une palette eu bois. Quand les pièces ont éprouvé un léger degré de dessiccation, ouïes remanie derechef sur le mandrin , en les frappant k petits coups <1^ palette; puis on les enlève et on les lai»^ sécher It^utement. On peut donner aussi au&
CRE
DE TECHNOLOGIE
CRE
reuselsdes formes très-régulières , tout en ^ononoisanl la main-d'œuvre, au moyen de Doules complets, cVsl-k-dire qui forment à sfois riotérieuret roitérîeur du creuset, les moules» faits en bronze, sont par conséoeat plus durs et plus lisses que le manrin.de bois dont nous venons de parler. Ou tace un volume de la pÂté , volume détor- )tné par une mesure, dans le fond du loule; on pose le mandrin bordé par-desas; puis 00 donne un coup de balancier, ou n comprime à Taide d'une presse à vis or« inaîre. Le mandrin s'enfonce, et la pAte emplit alors tout Tintervalle resté entre lui tie moule. Enfin , au fond de celui-ci est dapté un disque mobile nlus large en deans qu'en dehors, et rode comme une sou* ape, lequel disque sert è repousser le reuset des qu'il est moulé et que le manrin est enlevé. Le dessèchement des creue(s «loitétre opéré d'autant plus lentement, uMssont plus grands, afln d'éviter qu'un elrait trop prompt les fasse fendre : on lai'e ceux-ci renversés sur des planches à ■aire voie, dans une étuve aivisée en lusieurs étages ; X)U ne les y échauffe qu'aec lenteur d*abord» et ensuite assez forte* i<*nt, ^)Our que leur dessiccation soit comlète. Lorsque les creusets sont secs, on les ail cuire eu les mettant dans un four è poerio où ils s'échauffent par degrés. Il ne lUt [lasles faire chauffer au point de vitrifier ;ur surface, ce qui les rendrait cassants. •n général , les creusets préparés avec une roportion suffisainle d'argile cuite , support ?ni d'autant m ieux l'action du feu , que .'ur température a été moins élevée è la Qîsson. 11 suffil donc qu'ils aient pris assez e consistance dans le four pour supporter .'S trBiis|H)rts lorsqu'ils ne s'emploient pas ur les lieux , et pour qu'on paisse y comrimer le charbon lorsqu'on veut les l)rasupr.
Les ereuieiê déêoxydanis^ qu'on emploie eur la réduction des oxydes métalliques, se r(^pareDtde la même manière que les creuets poreux ; mais il faut ajouter dans l'in- Prieur une coucbe plus ou moins épaisse e charbon de bois lavé, en poudre, et d'un x'Q d'argile. Afin de rendre ce mélange ilus compacte, on en emplit le creuset complètement, on comprime un peu le mélange narbooneuxy puison forme la cavité intéicure en frappant h petits coups répétés i^^ec un pilon bien poli, et on laisse sécher. -es creusets, brasqués, doivent avoir des couvercles qui les ferment exactement, et jH Ips lute> en outre, avec un peu d'argile '^*lajée, après qu'on a introduit dedans les Jialières qu'on y veut traiter,et qu'elles ont *^^ recouvertes de charbon en poudre. On '>ra$que les creusets en mêlant du charbon He avec on peu de farine de graine de lin. tJ» forme, avec ce mélange et de l'eau, une l'«to très-épaisse, que le mucilage rend consistante ; on la comprime dans le creuset, «•« «vide la eavilé, on lute le couvercle, et I on fait rougir, afin de chasser les produits v»Iatils. Les couvercles se fout en étalant
la pAte en couche égaie sur une table unie, saupoudrée d'argile cuite en poudre fine. On frappe avec la palette, puis, avec un emporte-pièce formé d'une lame contournée sur le plat en cercle ou en triangle, on découpe autant de couvercles que cela est possible dans la surface étalée. On soude ensuite au milieu de chacun d*eux , en mouillant cette partie, un petit cylindre destiné k enlever et reposer ces couvercles, k l'aide de pinces, dans les fourneaux oii on les emploie. Les creutett compactes se préparent avec l'argile de Savigny, près de B^auvais. On pousse la cuisson jusqu'au point où la terre éprouve un commencement de vitriticalion qui lie toutes ses parties* k la surface principalement, et les rend a peu près imperméables. Ces creusets, d'une composition semblable k celle des cornues en grès, ne sont pas très-réfractaires; loin de le, ils exigent beaucoup de précautions lorsqu'on les chauffe et qu on les laisse re* froidir , et ils sont forts sujets h se casser, pour peu que les changements de températare ne soient pas i^radués dans ces deux moments.
Outre les creusets en terre dont il vient d'être narlé, on fait usage de creusets d'argent, d'or, de platine, de fonte, de grès, de porcelaine et de plombagine. Les creusets en argeni se font avec de l'argent pur, réduit du chlorure d'argent, afin d'éviter la présence des métaux étrangers oui pourraient altérer les substances que l'on chauffe et que l'on mot en fusion dans ces vases. On choisit aussi, pour les mêmes raisons, le métal le plus pur pour fabriquer les creusets d*or qui, ainsi que ceux d'argent, étaient fréquemment employés dans les laboratoires de chimie, avant (]ue le platine fût répandu comme il Pest aujourd'hui. Ou en fait toujours usage, néanmoins, pour le traitement des pierres et d'autres substances, par la potasse ou la soude, lorsqu'il n'est pas nécessaire de porter la température k un degré très-haut, et dans ce cas ils sont moins altérables que tes creusets de platine oui servent aussi k traiter les pierres par les alcalis; mais ceux-ci sont de beaucoup préférables lorsqu'il faut porter la chaleur au plus haut degré de température des fourneaux k réverbère, k caus^ de leur infusibilité, et de la résistance qu'ils opposent k l'action des acides minéraux qui, pour la plupart, dissolvent l'argent. Les creuset» d'argent, d'or ou de platine, ne peuvent être* employés dans les opérations où des métaux avec lesquels ils forment des alliages, pourraient se trouver en contact avec eux» ou des oxydes réduits k l'état métallique. La forme que l'on donne communément k ces creusets est celle d'un cylindre creux assez court, terminé d'un bout par une de^ mi-sphère un r^u aplatie, et ouvert de l'autre bout qui est quelquefois un peu évaséi. Leur épaisseur est de deux k trois millimè- Irns environ.
La foniie des creusets de fonte varie selon lesaits qui ks emploient. Pour la fabricilîou
CRE
cai
du prnssiale de potasst^, par exemple, on leur donnait nutrerois la môme forme que eelle des petits creusets d'argent ; mais auîourd*h.ui on se sert, ou de cjflindres terminés d*un bout par une base et de Taulre par un obturateur, ou de vases déforme ellip* tique, terminés è la partie exiérieurede leur fond par une grosse tige un peu conique sur laquelle on peut de temps à autre les faire tourner, aHu de changer la situation des points les plus exposés h l'action du feu. A l'autre bout, une ouverture circulaire, h bords rabattus, sert à introduire, remuer et retirer les mélanges qu'on doit calciner. Quelle que soit, au surplus, la forme adop* tée pour les creusets en fonte, ils résistent d*autant plus au feu que la fonte est moins blanche et plus homogène dans toutes ses
f)arties. On emploie ces creusets dans tous es ateliers monétaires de l'Angleterre, et ils présentent une grande économie comparativement aux creusets en fer forgé. Ceuxci, en effet, à cause de la difficulté qu*offre laur exécution et p«nr rapport à leur poids^ coûtent trois cents francs les 100 kilogrammes, tandis que les creusets en fonte ne reviennent qu'à quarante-cinq et cinquante francs les 100 kilogrammes. Les creusets en fer ne se font que dans de grandes forges où Ton fabrique aussi des ancres, et ils pèsent environ 250 kilogrammes, ce qui porte le prii d'un seul àseptcentcinquante francs, tandis qu'un creuset du môme poids , en foute, ne coûterait pas au delà décent vingtcinq francs.
Les creusets en gris et les creusets en poreelaine sont très-compactes: ils offrent l'avantage de contenir, sans s'en laisser pénétrer, les matières rendues très-fluides par l'action de la chaleur, et susceptibles de mauiller les parois des creusets. La potasse, la soude, l'oxyde de plomb, etc., attaquent fortement tous les creusets en terre, eu vitriûant leur surface et entraînant en fusion les terres qui les composent. Les creuiers de plombagine nous viennent d'Ypse et de Passaw : ils sont mous, friables, poreux, et no servent qu'à la fusion des métaux, ils supportent très-bien les changements de température; mais ils laissent transpirer les sels au travers de leurs pores. On les prépare avec un mélange de plombagine en poudre hl de terres réfractaires cuites et crues; et ils sont assez mous pour qu'on puisse tailler leurs bords au couteau, ce qui permet d'ajuster les couvercles. La plombagine ou carbure de fer, formée do carbone et de quelques centièmes de fer seulement, est inaltérable au feu, dans l'intérieur du creuset où elle se trouve à l'abri du contact de l'air ; et cette substance, douce au toucher, prévient toute adhérence et laisse écouler complètement les matières eu fusion quand on les vide.
CRECSISTE. Fabricant de creusets.
CREUSOIE (luth.). Outil dont le luthier fait usage lYour creuser la table d'un instrument.
CREUSON (monn.). MonoaiedeHilaoqui a la valeur d'une piastre.
« CREUSURE. Cavité d'une certaine dimension et à tond plat. Ce mol est particulier rement employé par les horlogers.
CREnTZ£R(monn.). Monnaie allemande qui représente la soixantième partie da florin. — Monnaie suisse dont la valeur varie suivant les localités.
CREUX. Du latin serobs^ scrobis^ cavité. Se dit, en architecture, de l'espace vide d'une colonne. —Houle pris sur un modèle et dont on fait usage ensuite pour mouler ou pour imprimer une flgure en relief.
CREVASSE (grav.). Angl. erevice; allem.
hohlung. Se dit, en termes de graveur, des tailles confondues.
CREVET. Lacet de tresse ferré aux deux bouts.
CRÈVE- VESSIE (phjs.j.Cylindre de verre ouvert aux deux bouts, ayant une de ses extrémités garnie d'une peau de vessiequi crève quandon fait le vide dans le cylindre.
CRI (métallurg.). Mot d'origine celtique. Angl. creaking : allem. knislem. Craquement particulier que l'étain fait eoteudre lorsqu on le ploie.
CRIARD (peint.). Se dit des tons, descouleurs qui déplaisent à l'œil parce qu'elles tranchent d'une manière trop brusque.
CRIARDE (manuf.). Angl. thick gummti tloth: allem. rauschleinwand. Grosse toile gommée qui bruit lorsqu'on la froisse.
CRIBLÉ. Du celtique crt6/us, fait de erih, peigne. Angl. sieve; allem. sie6. Machine propre à nettoyer les grains. Elle se cota* pose d'un cercle en bois nommé cerche^ et d'une peau do porc, d'Ane, de cheval ou de mouton, préparée par le parchemioier et tendue sur lecerche. Cette peau estpercéede trous faits à l'empnrte-pièce. Il y a des cribles de plusieurs dimensions: les petits 5e tiennent des deux mains ; les grands se suspendent au plancher ou à des piquets formant trépied; au moyen de trois cordons. Le crible à pied est composé d'une trémie dans laquelle on verse le graiu. — On donne aussi le nom de crible à une plancho percée de trous et destinée à maintenir les tuyaux dont les embouchures sout placées daus le sommier de Torgue.
CRIBLEUR. Celui qui crible.
CRIBLIER. Celui qui fait ou vend des cribles.
CRIBLURE. Mauvais grains et o<'dures séparées du bon grain, au oaoyen du crible.
CRIBB ATION ou CRIBELLATION (chim).
Séparation des parties grossières d'avec lei parties déliées des substaoces, en les passant à travers un crible.
CRIC (mécan.). Angl. jack; allem. mndt.
Machine à soulever les fardeaux, qui fut inventée par Archimède, vers l'an 220 avant Jésus-Christ, et perfectionnée quelques an* nées après par Hiéron d'Alexandrie. Elis se compose communément d'une barre de fer formant crémaillère, et dans laquelle s'engrène un pignon que l'on fait tourner 5ur son axe au moyen d'une manivelle. Oo m^^
eux
DE TECHNOLOGIE
GRl
»n outre au crie nn cliquet» qui» entrant fans une des dents du pignon, met obstacle ce.qu*il tourne lorsque la machine, ayant iroduil son effort, le poids agirait nécesairement pour redescendre. On nomme rie à noix un appareil dont font usage les ojturiers, les rouliers et les emballeurs» our serrer les ballots, caisses et autres oli.s (le manière à ce qu'ils soient en état e résister aux secousses de la voiture ; et rie à tis un autre instrument qui a la même eMinalion, et se compose de deux crochets écrous, tenant les deui bouls d'une chaîne ii*on rapproche au mojen d'une barre de !r ronde travaillée en vis.
CHIC. Voy. Cmss,
CRIC-FOUCOU. Instrument dont se sert le entistH pour ranger les dents déplacées. CRIÉE (comm.). Vente publique faite aux nchères, de biens meubles ou immeubles, j plus offrant et dernier enchérisseur.
CRIN. Du grec xpcv»» je sépare. Aogl.
)T$t'kair; aliem. roishaar. Poil long et id(s mais flexible, qui tient au cou et è la ucMjedu cheval et de plusieurs autres aniaux, et dont la nature est analogue h celle i la corne et des ongles. La France, la ussie et TAmérique sont les contrées d*où )i] (ire le plus de crin. On distingue, dans ' commerce» le crin erépif qui a été fllé dune une cordn et qu'on a fait bouillir eniilv pour le friser; puis le crin plat qui est i qu*on Ta tiré de l'animal. — Les pêcheurs 'ptltcnt crin d'empilé un crin très-fort sur quel on monte plusieurs hameçons. — En rmes de mineur, le crin est l'interruption un nion de mine par on banc de pierre. CUINAL(in8t. de chir.). Instrument dont I faisait usage autrefois pour comprimer fistule Iacrvmale»et qui se terminait par le poiite pelote garnie de crin.
CHINIRR. Ouvrier qui prépare le crin, CRINIÈRE. Angl. horae'i tnane; allem.
ihnenhaar. Toile ou treillis qui accomnue le caparaçon et qui couvre le cou et \è\e du cheval.
CRINOLINE (manuf.). Angl. id.: allem.
ino/i». EiotTe de crin dont on fait des cols» s ssi's, des couvertures de meubles, et des M^s, espèce de montgolûères dans les- '.'iii'S les femmes s'enferment aujourd'hui» •pii oblige les architectes è donner h la Me d'un boudoir les dimensions d'une rlc-cochère.
liRIQUE. Du saxon creeca. Angl. crack; "tu. êprung. Se dit d'une Qssureou d'une ''t'ciuosité qa'on rencontre dans un métal >tm('f h la fabrication des armes.
^RIQCER. Se dit pour fendiller, et particuri'inunt de l'acier qui se fendille lors du ruidissement quand il n'a pas été chauffé
ï'eUHMlt.
^RISPIN (cost.). Petit manteau dont les nulles, les femmes, les enfants et les lottes font égalemertl osaçe.
i^RISS. Sorte de poignard dont se servent insulaires de la Polynésie. Sa longueur d'environ un demi- mètre» et la lame en to zigzag.
CRISSDRE ou CRISPDRB (tréfl.).-'Angi.
rugoiUy: allem. runxeL Ride à la surface du ni de fer.
CRISTAL. Du grec «pv^raXW» glace.
Angl. flini^glaii ; allem krystallglas, Pierre transparente, incolore, appelée quartz hy^ alin et criêtai de roche. Elle est composée de silice pure et s'offre en prismes à six côtés, terminés k leurs deux extrémités par une pyramide hexagone. Le cristal fut ob* serve, dit-on, pour la première fois en Chine, vers 1297, et sa fabrication artiO* cielle date, en France, de 1603. Le cristal de roche proprement dit est blanc et limpide; mais il y a du cristal rouge appelé faux ru* bis: du vert ou fau$$e émeraude; du violet ou fausse améthyste ;'àxï bleu ou faux saphyr; du jaune ou fausse topaze; et du rouge jaunfllre ou fausse hyacinthe; tous cristaux colorés sans aucun mélange.
En chimie, on nomme cristal, tout sel qu'on fait congeler en manière de ce miné* rai. Le cristal minéral est un azotate de potasse fondu dans son eau de cristallisation, coulé en plaques blanches et mélangé d'un peu de sulfate de potasse. Dans l'ancienne chimie» on appelait cristaux de Lune^ de Mars et de Vénus^ l'argent* le fer et le cuivre réduits en forme de sels.
CRISTALLERIE. Angl. crystal-making ; allem. kristallfabrikation. Art de fabriquer les cristaux. On distingue» dans cette fabrication, le cristal ordinaire et le cristal de Bo* héme. Le premier, dont l'exploitation esl originaire d'Angleterre, est un verre è base de plomb qui se fait avec du sable blanc» de la potasse et du minium, et se reconnaît à sa pesanteur spécifiaue qui varie de 2»9 è 3,3. Le cristal de Bohème, qui se fabrique particulièrement en Bohème et aux environs de Venise» est un verre k base de po« tasse et de chaux, dont la densité n'est que de 2,6, mais qui est plus dur que le cristal ordinaire, et que l'on compose principalement avec du sable très-blanc, de la potasse et de la chaux très-pures. Ces cristaux peuvent être colorés en bleUf par l'oxyde de cobalt, en vert par le verdet du commerce, et en rouge par le précipité d'or» dit pourpre de Cassius.
Les princi|)ales fabriques de cristaux sont, en France» celle de Baccarat» dans le département de la Meorthe, qui rivalise avec Birmingham pour la fabrication des lustres; celles de Saint-Louis et de Huntzahl, dans la Moselle, qui produisent des cristaux destinés aux usages domestiques ; celle de Clichy» qui a substitué le plomb au zinc» et è une partie de la silice l'acide borique, surtout pour les verres d'optique; celle de Choisy-le-Roi, ou d'importants perfecilonncmenlsonteu lieu, non-seulement dans les cristaux, mais encore dans d'autres espèces de verres, comme le crown^glass et le flint-glass ;puis celles de Lyon, de la Villetle» de Bercy, de Grenelle» etc. En Angleterre, la cristallerie de Birmingham a possédé longtemps le monopole de la fabrication des lustres» et l'on cite aussi celle de Stour-
CRI
OfCTIONNAIRE
CRI
bridge, qui proauit des lentilles ie croton-
Îilan d'une grande perfection. En Belgique, a manufacture de Floreffe fournit des glaces remarquables par ienr limpidité et leurs dimensions; et celle d'Herbatle fabrique des services de table en mi-cristal. En Bohême, les fabriques les plus réputées sont celles de Nerwell, d'Adolphshûtte et de Meisterodorf, qui exploitent Pinvenlion du genre de cristal appelé craquelé^ lequel imite les arabesques bizarres que la gelée dépose sur les vitres des habitations.
L*art de tailler les cristaui fut importé de Bohème en France, versl7M, par un nommé Bûcher. On distin^e dans ce travail :
Vébauchag^t qui se fait au moyen d*une meule de fer et de sable (in, pur et mouillé; ie
Î\remier adoucU qui s'opère à la meule fine ; e second adoticj, qui se fait à la meule de hoiSi avec la poudre de pierre*ponce mouillée; et lepoft qu*on obtient à la meule de liège, avec de la potée d'élain sec.
CRISTALLIEU. Angl. glan-eulier; allem.
krystalliekneider. Graveur en cristal arliQciel. — Se dit au»si d*uoe armoire dans laquelle on range une collection de cristaux.
CRISTALLIËRE. Angl. eryttal eultingiable; allem. kryitMisirpfaune. Machine sur laquelle on travaille les cristaux.
CRlSTALLmEjfchim.). Anç. erystalline:
allem. krystalUn. Base salifiabTe oléagineuse découverte par Runge dans Thuile empyreumatique d*indigo. Elle fut ainsi appelée parce quelle forme, avec les acides, des sels susceptibles dn cristalliser. Elle porte aussi le nom d*ofiîltfia sous lequel elle est plus connue.
CRISTALLISATION (phys. chim.). Angl.
cryUalliMation ; allem. krystallisatian. Se dit en physique et en minéralogie d'un état particulier des corps dout les molécules se trouvent symétriquement espacées sur des aystèmea de plans et de lignes droites. En chimie, on entend aussi par ce mot l'opération artiflclelle par laquelle les parties u'une substance se rapprochent les unes des autres, en vertu de leurs propres attractions, pour prendre des formes polyédriques régulières ou géométriques. La cristallisation a lieu
far la voie humide et par la voie siche, c'estdire par dissolution et par fusion. Elle est d*aulant plus parfaite qu'elle est plus lente. Si Ton dissout, par exemple, un sel dans reau, et qu'on enlève ensuite une certaine quantité de ce liquide par Tévaporation, lo sel prend fréquemment, au moment de se séparer, la forme cristalline. Lorsqu'on fait fondre un métal et qu'on le laisse ensuite refroidir lentement en décantant la partie encore liquide dès que le reste s'est concrète, on peut obtenir des cristaux de ce métal. Les cristaux qui se déposent au sein de Teau en retiennent communément en combinaison une certaine quantité, et la proportion de cette eau de cristallisation se montre toujours le même pour le même sel, è la même température. C est à sa présence que les sels doivent la propriété de s'eiOeu- ;ir au contact do l'air sec, de perdre leur
transparence et de se réduire en |H)ussière par l'effet de la perte de leur eau de cristallisation. Celle-ci leur communique aussi la propriété de se Jiquéfier par une liigère chaleur; cette fusion aqueuse fait Taporiser leur eau de cristallisation; ce n'est qu'après être devenus anhydres quMls peuveut de nouveau se fondre par l'action du feu, et c'est alors qu'ils éprouvent la fusion ignée. Les sels desséches et susceptibles de se combiner avec l'eau, développent toujours de la chaleur au contact de v.e liquide, parce qu'ils reprennent dans ce cas Teau de cristallisation qu'on leur avait fait perdre; et c'est ce phénomène qui se manifeste lurs< qu'on gâche avec de l'eau du plfltre cuil. Mais outre l'eau de cristallisation, les sels en contiennent souvent une certaine quantité qui se trouve engagée entre les molécules des cristaux ; ils doivent à celle eau, qu'on appelle eau d'interpotition^ In pro-
firiété d*humecter le papier dans lequel on os comprime, ainsi que celle de se fendiller avec bruit et de sauter en éclats quand on les expose brusquement à une forte chaleur. Le sel de cuisine, entre autres, offre ce phénomène de crépitation.
CRISTALLISER (teint.), fin termes de teinturier, eriêtalliser la sote, c'est la laisser se couvrir de petits prismes d*alun, pour ne pas tourmenter la dissolution de ceitd substance.
CRISTALLISEDR ou CRISTALLISOIR
ichim.)* Angl. eryetallixing^pan; atlew.
;ry$iallifirpfimne. Vase dans lequel ou met une liqueur pour qu'ellç cristallise.
CRISTALLO-ATOMIQUE (phys.). Système qui explique la formation des cristaux car une réunion d*atomes.
CRiSTALLO-ÉLECTRIQDE (phys.).Sedil des phénomènes électriques que la chaleur développe dans certains cristaux.
CRISTALLOGÉNIE.Du greci^in«Uoc,cri$tal, et ylvofuet, natire. Science qui traitede la formation des cristaux ou de la fflanièro dont ils se produisent.
CRISTALLOGRAPHIE. Du grec xp^mU«f.
cristal, et ypcéfon, je décris. Science qui a pour objet 1 étude des cristaux, et des relations de forme qui existent entre eux, relj* tions qui se déterminent, à l'aide du goniomètre, par les mesures des angles des cristaux, et par des calculs trlgonométriqu|S basés sur ces mesures. L'élude de la cris* talloçraphie sert aux minéralogistes et aui chimistes pour distinguer certains corps. Les anciens connaissaient les cristaux» oiais ils les rcgardaieni, eu général, comme des jeux de la nature; le cristal de roche, q«iî fixait le plus leur attention^ était considéré par eux comme une eau limpide qui stajI subi dans le sein de la terre une forte cou* gélalion ; et IVau solidifiée par le froid n'était à leurs yeux qu'un premier pas vers cette solidiGcation. Linné est le preruier qui ait rattaché d'une manière iotime Tétude des cristaux k celte des minéraui. Rome de Lisie publia, en 1772, un 7rai7/ Ji cristallographie \ puis vint Hally, à quia{>-
CRI
CRO
iar(ien( la glofre d*avoir découTerl la loi le êymélrieh laquelle se trouvent suborlonnécs toutes les formes cristallines.
Le Diioéral cristallisé est un assemblage le petites lames disposées parallèlement nlre elles en divers sens e( autour d'un entre commun qui ne peut 6tre aperçu lu'au moyen d*uoe opération mécanique.
4 forme de ce centre ou noyau estdite i'imiiite; les lames cristallines qui l'enyionneot constituent une autre forme qu'on ppeile ttcondairt; et l'opération mécanilue qui permet d'arriver à la forme primi< ife ou de l'obtenir, se nomme clivage.
.orsqu'il est ditGcile d'opérer parle clivajiey n par? ient k connaître la forme primitive 'on cristal, par la détermination de ses oints naturels. « On reconnaît,» dit Haûy, chacun de ces joints, lorsque, ayant frac- Qré le cristal de manière è laisser subsister n partie la fiice qui est parallèle à ce joint, n le fait mouvoir à une vive lumière. Il rrive alors qu'au môme instant oi^ le résidu le la face dont je viens de parler renvoie k œil les rayons réQécbis, on apergoit, k endroit de la fracture, d'autres reflets qui •arient des lames inférieures, en sorte |u*en faisant tourner le cristal en divers ens, on voit paraître et disparaître simuU sDément les rayons qui produisent les ieui reflets. On en conclut qu'il existe dans 'intérieur du cristal un joint situé parallè* ementè la face dont j'ai parlé. » Le célè* ^re minéralogiste démontra que la forme ^Hmitlvei datis toutes les substances crisitiisées, résultait d'un grand nombre de leiiies molécules dont chacune était un poyèdre tiès-simple, molécule qu'il nomma ntégranl9, et que celle-ci pouvait Aire un omposé d'autres molécules de même forme ode forme difTérente, lesquelles étaient es molécules sousiractives.
La molécule intégrante affecte trois forces : le tétraèdre irrégulier, le prisme riangulaire et le parailélipipède. Il y a cinq [>rnries primitives : le tétraèdre régulier, octaèdre régulier, le parailélipipède, le irisme hexaèdre régulier, et le dodécaèdre liomboïdal, et ces cinq formes sont le résiliât do diverses corobînaisor>a des trois uolécoles intégrantes. Ainsi le tétraèdre égulier provient de la réunion de deux étraèdres irréguliers; l'octaèdre régulier, le celle de quatre tétraèdres irréguliers; le Parailélipipède résulte de plusieurs prismes riaiigulaires ou de questétraèdres, suivant >Q'il est rectangle ou obliquangle; le prisme leiaidre régulier est le produit de plu- ^*eurs prismes triangulaires; et le dodécaè* Ire rhomboîdal, entln, est celui de l'assem- )iage de vingt-quatre tétraèdres. La forme Primitive se modifle aussi selon certaines ^S^es géométriques de décroissement, et es formes secondaires qui en résultent sont '^ M grand nombre, que le seul carl>onate le ehaux compte plus de 8,000 exemples jt^ décroissements provenant de rhomboïm. Ces décroissements s'opèrent soit pariilèlclneot au bord des lames du cristal^
soit dans le sens oe leurs diagonales, ou bien en suivant une ligne intermédiaire. Toutefois, la marohe qu'observe la nature dans ces diverses circonstances n'interrompt que rarement les règles rigoureuses de la symétrie, et lorsqu'on connaît, par exem* pie, un nombre quelconque de faces paraU lèles d'un cristal, il est toujours aisé de re« trouver la position des autres. Il est encore un autre principe en cristallographie, qui admet peu d'exceptions ; c'est que l'ouverture des mêmes angles est constanta dans les cristaux identiques d'une même espèce minérale ; d'où il suit que leur mesure, ob« tenue au moyen du goniomètri^, permet de déterminer k la fois et la forme cristalline et la substance k laquelle le cristal appar* tient.
Après Haûy, M. Weiss introduisit gnei»
ques considérations neuves dans la cristallographie, et entre autres Vhimiiirie; vint ensuite M. Mitscherlich et sa théorie si remarquable de luomorpAtime; puis le travail de M. Delafosse sur les rapports qui existent entre la composition atomique et les formes cristallines; et enfin les savantes recherches de MM. Becquerel et Bbelmen.
CRISTALLOLOGIE. Du grec i^O<nricUoc, cristal, et ^iyor, discours. 'Traité des cristaux.
CRISTALLOMÉTRIB. Du grec «/>0?T«>]ioc, cristal, et fiérpov, mesure. Connaissance des propriétés mstbématiques des cristaux.
CRISTALLONOMIE. Du grec «/E>^irr«U9C , cristal, et vi^ftoc, loi. Connaissance des lois nui président aux diverses oropriétés m»* tnématiques àe9 cristaux.
CRISTALLOPHTSIQUE. Qui concerne les phénomènes purement physiques des cris* taux, dans le clivage, la polarisation, etc.
CRISTALLOTECHNIE. Du greeiipO<îT«X>or, cristal, et ri^wt art. Art d'obtenir des cristaux par des moyens chimiques*
CRISTALLOTOMIE. Du grec xpO(rr«XXoc, cristal, et Tofié , dissection.
CRISTELLE. Instrument du fabricant de lices.
CROARD (fond.). Aog!. puddlingbar. Espèce de ringard qui sert à nettoyer le bain de fonte, dans les fonderies de canons.
CROC. Angl. erok; allem. haken. Instrument de bois ou de métal, è une ou plusieurs pointes recourbées pour y pendre quelque objet.
CROCHER. Égaliser les boucles de tricot. — Tirer au burin les queues des notes de musique
CROCHES. Angl. loties; allem. winktlzangê. Sorte de tenailles employées dans les for. ges. — On donne le nom de ptpe< eroeheê h celles dont le tôle forme un angle droil avec la queue.
CROCHET. Angl. troUhet; allem. Aaftfnithui%e. Instrument en métal, recourbé par (a pointe, et qui serthsaisirdtvers objets, soii
Souries tenirsuspendtts, soitpoariesenlevei e la* place qu'i la occupent. — Instrument dont les serruriers font usage pour ouvrît une serrure dont la clef est perdue, cassée
CRO
DICTIOMNiVlRE
CRO
OU restée en dedans. — Bout d'une espagnolelle de croisée qui sert à l'accrocher.
— Petite aKache du fourreau d'une épée.
— Instrument à peser qui porte aussi le nom de romaine. — Instrument dont le potier fait emploi pour retenir l'étain. — Instrument à cleux branches dont le jardinier se sert pour labourer un potager. — Sorte de truelle en pointe ë Tusage des maçons.
— Instrument avec lequel les cbaroolseurs retirent, dans des seaux, Peau et la chaux des plains qu'ils veulent vider. — Le crochet du chandelier est une languette de métal soudée h rintérieur du pavillon du culot. — Celui du charpentier une marque qui sert h reconnaître les pièces à mesure qu'elles sont façonnées. -—Celui du dentiste, un instrument propre à enlever les dents molaires de la mâchoire inférieure. ^ Celui du doreur» est un fer trds-recourbé qu'il emploie pour dorer à l'or moulu» — Le chirur* gien ^it usage de deux sortes de crochets : l'un pour tirer la tête du fœtus restée dans la matrice, l'autre pour extraire les pierres dans l'opération de Ja taille. — Le crochet du chiffonnier est un bftlon terminé par un fer recourbé. — Broder au crochet, c'est broder avec une espèce d'aiguille pourvue d'un petit manche et dont la pointe est recourbée. — Le clou à crochet est celui dont la tète est coudée et qui sert h suspendre un objet quelconque. — Le crochet à fumier est une sorte de fourche à deux dents et emmanchée d'une longue hampe. — Le couvreur appelle crochet d'une tuilt l'espèce de petit reliord ou montonnet oui sert h arrêter la tuile sur la latte. — Matière du plafond qui pénètre entre les lattes, se repiie ensuite et retient la couche de plAlre.
— Les tourneurs ont plusieurs ciseaux en forme de crochet, qu'ils appellent crochet plat, crochet rond, crochet pointu, double crochet rond, double crochet plat et double créchot pointu. — Le crochet du facteur d'instruments est une petite pièce do cuivre mobile qui accroche )^s cordes d'une harpe, par le moyen des pédales, pour former les demi-loos. — Celui de Thorloger est un outil tranchant qui sert h creuser des pièces sur le tour. -— Le verrier appelle crochet à larmeêf un petit crochet de fer avec lequel on tait retomber le verre eu larmes. — Le crochet du portefaix est lin petit châssis en bois terminé dans le bas par des espèces de potences ou crochetons, et qui s'attache sur le dos au moyen de bretelles.
CROCHETIER. Ouvrier qui fabrique des crochets pour les portefaix. — Celui qui fait des crochets d'aurafe.
CROCHETON. L'une et l'autre petite branche recourbée des crochets d'un portefaix.
CROCaETS(imprO. Sorte de parenthèses dont on fait usa^e pour renfermer des textes interpolés. — Figures recourbées qui lient ensemble deux ou plusieurs articles. — Petits morceaux de fer recourbés pour fixer k^s pages stéréotypées sur les sabots, lors-
qu'elles sont sous presse. On «es nomme aussi griffes.
CROCHKD. Angl. bending-iron ; allem.
umbiegeisen. Outil dans les trous duquel on met les pointes des cardes, pour leur fair» prendre de nouveaux angles.— Instrameui à l'usage des cordiers.
CROCONATE (chim.)- Angl. id. ; allem.
krokonsaureë salz. Sels produits parla cornt)inaisun deVacidecroconique avec une base.
CROCONIQUE (Acide). Du grec xpôtoc safran. Acide jaune qui a la propriété de former des sels d'un jaune cilrin. Cet acide, dont la découverte est due è LéopoIdGmelin, est crislallisable, et renferme du carbone, de l'oxygène et de l'hydrogène dans les rapports de C'OSHO. Il se produit accidenteU lement dans la préparation du potassium,
Suand on calcine un mélange de charbon ei e carbonate de potasse.
CROISAT (monn.J. Monnaie d'argent de G6nes,qui équivaut è 8 francs 13 centimes.
CROISÉ (manuf.). Sorte d'étoffe dont les fils sont serrés et forment la croisure.
CROISÉE. Synonyme de fenêtre en architecture. — Sorte de triangle fixé à la lanterne d'un moulin, et qui communique an fort mouvement d'oscillation eu babillard.- Se dit des quatre branches insérées dans l'aie d'un dévidoir. — Petits bâtons croisés au haut d'une ruche. «— L'orfèvre nomme ainsi les trois branches d'une croix qui re-
Îioit des ornements. — La croisée de Thoroger sont les rayons qui maintiennenlle centre d'une roue. — Petite croix de bois qui porte les chardons dans les fabriques de couvertures. — Croix de fer dans les bras de laquelle l'épinglier passe les fils de laiton.
CROISÉE (impr.). Pièces de bois qui se traversent en forme de croix, et qui sont attachées aux tourillons du haut de la presse.
Cl\OiSELLE (fabr. de pap.)- Espèce de napier.
CROISEMENT (chem. de fer). Passage, par une voie diagonale], d'un train de chemin de fer d'une voie sur une autre.
CROISER. En termes de manufacture, croiser c'est serrer la toile. Faire passer des fils de la trame d'une étoffe dans une double trame* Croieer les a otea, c'est les tordre légèrement atecun moulin*; croiser uneéioffii c'est la Sravailler à quatre marches.— Croi* ser, pour le graveur, c'est couper une suite de tailles par d'autres tailles prises dansun sens différent.* — Pour le vannier, c'est mettre les osiers les uns sur les autres eu travaillant.
CROISERIE. Ouvrage de brins d*osi«r croisés les uns sur les autres.
CROISIÈRES (chem. de for). Lorsque deui chemins de fer, indépendants l'un de l'aulre, se croisent de niveau, ils donnent lieu i ca
3u'on appelle une croisière, et les rails des eux voies doivent être alors ioterrompu^i afin que les rebords des roues passent librement dans cette traversée sans pouvoir changer de direction.
CROISILLE. Petite pièce de bois placée sur le rouei des fileurs, et qui porte les woleite^*
eue
DE TECHNOLOGIE
CUU
CROISILLON. Angl. bar: allem. iproise.
reverse en bois ou en pierre qui divise une t)isëe en deux parties. -^ Morceaux de larpentequi se croisent perpendiculairepnC. — Petits morceaux de bois croisés li séparent les carreaux d'un cbftssis de 'ne.
CROISOÎRE. Instrument de fer ou de bois, ec lequel on raye le dessus du biscuit de
pr.
CROISSANT. Pu latin cre$cens, même sîinralion. Instrument tranchant en forme irc ou de croissant, dont les jardiniers it usage pour tailler les grands arbres et idre les palissades. — Branches de fer en me de crochet (angl. ihovelbearer : aHem. trzangentrUger) que l'on scelle dans les ibages des cheminées pour y placer la le et les pincettes. — Branches de mCme mo en cuiTro qui servent à arrôter les rtières et lea rideaux de fenêtre. — Outiires en forme de demi-cercle percées )s la table de certains instruments è
iJftS.
IROISSANT (fabr. de pap.). Sorte de par qui offre trois croissants dans le filine. On le fabrique en Provence pour le ii5porter à Constantinople où se con- (•rao la majeure partie de ce que la fabrimn a fourni.
1UOI8JRE. Atïg\.tu>isting; allem. xusam^ nvinden. Opération qui suit immédiale- :)( fa transformation des cocons en soie 'Ke, et qui consiste à réunir deux brins X à leur sortie des filières. C*est ce on appelle le tirage de la soie. On donne si h la croisure le nom de croi$ade.
:K0ISURE (manuf.). An^l. croseing; al- I. kreuxwebufig» Travail d*une étoffe iS('e« tel que le tissu de la serge. La tis< e de la »cr^e s'appelle donc croiêure; e du drap, filure.
;R0IX. Dq latin crux^ même significa- 1. Angl. croîs ; allem. Aretix. En archturo, la croix grecque est celle dont les i(re i)ras sont éj$aux entre eux et forment itre angles droits ; la crotx latinCf celle Il un des quatre bras est pius long que curi des trois autres ; et \a croix de Saint* iré. la croix grecque oui reposesurdeux %^% bra-s et formant deux angles aigus, ^ux angles obtus.
nOMORNE (instr. de mus.). Tuyau du
de l'orgue qui est k Tuoissondela trom-
it»« — Sorte d'instrument è vent fermé
le bas et d'où le son ne sort que par deux
us.
JtONE. Machine qui, dans les ports de r, sert k charger et k décharger les na-
flONE (monn.). Monnaie d'argent du Da- • a rk. La vieille crone vaut 3 francs 25 cen- »'s ; la nouvelle, 3 francs 35 centimes. KOQCADB (peint.). Composition faite k
KOOITR (peint.). Prendre le croquis
ne ligure, d*un sujet quelconque.
UOQUIS (peint.).. Prendre sur le papier,
au moyen du crayon, la première loee a'ao sujet, ou la copie d'un modèle.
CROSSE (arqueb.). Angl. huC'-tnd; allem.
kolhen. Partie recourbée du bois d'un fusil. — Ou appelle couteau à croêêe^ celui dont le manche est arrondi par le bout. — La cro$$e d'aiguière est lanse d'une aiguière faite en forme de crosse
CROSSETTE (architect.). Partie d'un voussoir qui se prolonge horizontalement au delà du point de la voûte.— Partie de lits de pierres qui se trouve taillée perpendiculairement au couronnement. — Ressaut au coin d'un chantbranle.
CROSSILLON. Extrémité recourbée d'une crosse
CROTONATE (chlm.). Angl. id. ; allem.
crotonsaureê $alx. Sel produit par la combinaison de l'acide crotonique avec une base.
CROTONINE (chim.). Alcaloïde découvert dans la graine du croton-tiglion» et qui agit tr(^s-énergi(|uemenl sur Téconomie.
CROTONIQUE (chim.j. Dénomination qui désigne tes sels ayant pour base la crotonine.
CROU (agricult.). Terre k la fois argileuse et sablonneuse qui n'est propre qu'k la culture (^es Arbres
CRÔDCHANT. Pièce de bois qui se por(e sur le chef d'un bateau et qui i^ert k former la rondeur et la diminution 'du dovaut.
CROUPE (charp.). Du latin cnippa, même signiQcalion. Angl.Atp roo/. Partie arrondie du comble qui surmonte le chevet d'une église.— Partie de comble que forme le prolongement d'un mur de pignon etqui se Rattache aux deux égouts du toit par des arêtiers
CROUPIÈRE (sell. bourrel.)* Longe de cuir rembourrée attachée k la selle ou au bât et terminée par une sorte d'anneau, dans lequel on passe la oueue d'un cheval, d'un mulet, eto. Cette pièce a pour effet d'empôcher que l'animal, en marchaut, ne fasse trop remonter la selle ou le bfti vers les épaules.
CROUPON. Cuir de bœuf ou de vache, tanné, qui n'a ni tète ni ventre.
CROUSILLE. Enceinte de filets que les pécheurs provençaux établissent au bord des étangs.^
CROÛTE (peint.). Nom que Ton donne aux mauvais tableaux, aux œuvres des milliers de rapins qui battent le pavé de Paris, et dont les étranges enseignes forment le musée des rues.— On appelle cuir en croûte^ cuir plane, poudré, tanné et séché en sortant de la fusse au tan. — La croûte de garance est la superficie dure de la garance pulvérisée et mise en lûpe ou en sac.
CROÛTIER. Surnom des quatre cinquièmes des peintres, en France, où il eu*pullule comme d'avocats, de médecins et de marchands de neaux de lapins. — Brocanteur des chefs-d œuvre des rapins.
CRUCHE (céram.). Do l'allemand krua^ même signification. Vase de terre ou de grès, k anse, qui a le ventre large et le cou
COB
eut
éiroil, — On donne le nom de cruches fé* tondeê à une sorte de craches poreuses qui viennent du Levant, et on( la propriété de rafraîchir promplement les liçiueurs qu'on j verse. On s*amuse quelquefois h seraer sur reitérieur de ces cruches de la salade (]ui y crott très-bien et peut se manger huit jours' après.
CRDCHER.Se dit du son du luvau d'orgue que Ton appelle cromorne : U cromorn$ crurhe.
CRUCHETTE (céram.). Petite crurhe.
CRDCHON (céram.). Sorte de bouteille en grès qui sert principalement à contenir de la bière ou certaines liqueurs,
CRUCIFÈRE (architect.). Du latin, crux, aroix» et férre^ porter. On nomme colonne cruc\[ère^ celle qui est surmontée d*uue croix.
CRUCIFIEMENT (peint.). Tableau qui re«
1)résenle le supplice de Jésus-Christ. Tel est e crucîlieroent de Rubens.
CRUCIFIX. Figure qui représonle Jésus- Christ attaché à la croix. On fabrique des eruciOx en bots, en os, en ivoire, en cuivro, en argent, en or, en émail, etc.
CRUORIQUE (Acide). Acide qu'on avait admis bypoihétiquemenl, comme devant exister dans le sang.
CRYOMÈTRE (|ihys.). Du grec «pvo;, froidure, et fA^rpov, mesure. Instrument aii moyen duquel on peut connaître quelle est rintensité du froid.
CRYOMÉTRIE (pbjs.). Usage du cryoroètro»
CRYOMÈTRIQUE (phjs.). Qui a rapport au Cijrtimètre ou b la eryométrie.
CRYPTE (archit.). Souterrain que l'on bâtissait dans une église pour y célébrer les funérailles des Chrétiens.
CRYPTOMÉTALLIN fchim.). Du grec xfuffré», caché, et /iirKUov, métal. Se dit d*un corps qui renferme du métal sans en avoir l'apparence.
CRYPTOPORTIQUE (archîtecl.). Du grec «pikTM, je cache, et du latin portieun^ môme sii^niûcation. Lieu souterrain et voûté. — Arc pris en sous-œuvre dans un vieux mur et au-dessous du rez-de-cbau8.sée. — Décoration d'une grotte.
CUARTERON (métroloff.). Mesure de capacité pour les liquides, dont on fait usage eu Espagne.
CUARTILLO (mélrolog.). Mesure de ca^iaci'.é pour les liquides, usitée en Espagne.
CUBA (métrolog. ). Mesure ae capacité pour les liquides, employée en Abyssinie. Elle correspond à 1 litre 1 centilitre \.
CUBAGE. Art de cuber ou d'évaluer en mètres cubes le volume d*un corps.
CUBE. Du grec xv6of,dé. Polyèdre dont les faces sont des carrés ^aux, au nombre de six. Unité de mesure dans l'évaluation des volumes ou des solides. On dit pied cube, mitrp ctt&e, pour exprimer uu cube dont cha* que arête est égale à 1 pied, k 1 mètre, et dont chaque face 'est 1 pied carréi 1 mètre carré.
CUBÉBINE (chim.). SubsUnce alcaloide qu'on extrait du poivre cubèbe
CUBlQUi^. On appelle mttwtt cu6iWj les mesures des solides. '
CUBITAL. Sorte do banquette sur laquelle on appuie les bras ou les coudes.
CUCURBITE (rhim.). Du latin cucurtija • courge. Angl. cucwrhUe; allem. koibtn, Pai^ tie inférieure de l'alambic qui porte le chapiteau et reçoit les substances a distiller. — Se dit anssi d'une espèce de pierre.
CUCURBITULE (chim.). Petite cuciirbite.
CUEILLAGE (verrer.). Angl. to take out; alIcm. aushub. Action d'enl.f^ver le verre en fusion avec la sarbacane. *- Quantité de ma* tière prise à la fois.
CUEILLÉE (épingl.). Faisceau de Gis redressés par Tengin»
CUEILLETTE (comm.). Récolte de chiffon è faire du papier.
CUEILLEUR (verrer.). Ouvrier qui prend le verre fondu dans le pot. — Se dit ausd d'une pièce du rouet à filer l'or.
CUEILLIE. Traînée de plAtre étendae le long d*une règle pour servir de repère.
CUEILLIR. Prendre le verre fondu aven la canne. — Couper le fil destiné à faire \f^ épingles. — Boucler la soie étendue sur les platines, en faisant descendre les platines) ondes.
CUËlLLISSAGE. Action de cueillir la soie sur les platines. — Mouvement du méiieri bas, qui plie le fit étendu sur les aiguilles.
CUEILLOIR. Espèce de cisaille dont on fait usage pour cueillir» hors de la portée de la main, certains fruits qui sont susceptibles de se meurtrir. — Panier dans lequel oo luel les fruits que Ton cueille.
CUENÇA (comm.). Bsf)èce de laine.
CUIDER. Panier de forme allongée qui sert h porter les fruits.
CUILLER. En latin cochlear, fait du grée KoxW, coquille. Ustensile de table dont Tusage ne remonte pas au delà du xiv* siècle Ustensile propre a faire fondre du plomb oi de la poix. — Morceaa de fer qui embrasse le bout de Tessieu des roues de devant d uo carrosse. — Sorte de foret acéré et coupant qui sert à perrer les pompes. — Outil àlooô' mancbe dont le scieur de pierres fait usage |)Our prendre f dans un sceau d*eau, le grès qui aide à scier U pierre. — Pierre creusée en rond ou en ovale* et qui reçoit feau d*un tuyau de descente. — Le cbirorgian donne le nom de cuiller à un instrumeui qu*il emploie dans ropération de la pierre: è un autre instrument qui sert k couvrir rœil dans Topéralion de la fistule; et aui dents du forceps dont la forme est concare et qui sont destinées à saisir la tête de l*ei)faut dans les accouchements laborieux.
CUILLERISTE. Orlévre qui fait des couverts.
CUÎLLERON. Partie creuse de ta cuiller.
CUINE (cbim.). Cornue en giès» à col irèscourt.
CUIR. Du latin corium^ même signification. Peau des animaux lorsau^elle est se* parée de la cbair et corroyée. Les prioci-
cui
DE TECHNOLOGIE
cm
lai cuirs sont ceux de bœuf» de Tache» iveau, de buffle, de cheval , d'éléphant,
rhinocéros, d*hippopotaroe, etc. La maère adDelle de préparer le cuir fut décourte en 1795, par Arnoand Séguin., On disigne plusieurs sortes de cuirs dans le cornme : cuir vert ou cru^ est celui qui o*a [u aucune espèce de préparation, c est-i* re qui est encore tel qu*il a été levé du rps de ranimai; le €uir saté^ celui qu'on te pour le conserver ; lo cuir plaque^ celui i 8 M tanné et nettoyé dans son lan ; le \T tannin celui qui a passé dans la fosse k \\ leruir corroyé celui qui a reçu la dartre préparation ; le cuir coudre^ celui qui fté jeté dans la cuve pour le coudrer et
donner le grain; le cuîr à Vorge^ celui 'on fait fermenter dans une pAte d'orge ;rie et délayée dans Teau ; le cuir d couvre, ui qui est mince et provient de petits lofs; le cttir au êipfage^ celui qu*or\ tanne doux ou trois mois ; le cuir en triple^ la \\\ qui a été pelée et rincée ; le cuir de li/f, celui qui sert à faire desffants;le r iiiri^ celui au*on emploie è faire dei nelies minces lorsque c*est du la vache, Jes baudriers quand c'est du veau ; le cuir le, celui qui est assez fort pour fabriquer (harnais; le cuir fort^ celui de bœuf ou Tache qu'on a préparé dans le plain avec U chaux; le cuir faible^ celui des veaux, s chèvres, des agneaux, etc. On nomme ssi cuir 6rtt/, ou cuir en croûte^ celui au« el il faut donner un apprêt plus ou moins isidérable, alla de mettre les ouvriers & mo d*en faire usage ; cutr dori^ une sorte tapisserie de cuir, ornée de desseins rees d'or; c«tr à rasoir ^ une bande de cuir iparée pour donner le fil à cet instrument; rutr dt balle^ une peau de mouton ou de en qu*on prépare pour la rendre propre à re des balles d'imprimerie. La France, ne Miuisant point assez de cuir pour sa conomation, en tire de la Havane, de la Co« ibie, de Buenos- Ayres , du cap Vert, de Barbarie, du Sénégal , de la Russie, de laode, etc.
XIRBOUILU. Cuir qui a été cuil et prééavec de la gomme. On en fiibriqoe des Heilles, des vases, des seaux, des taba<* res, etc.
:ilR DE BOHÊME on DE HONGRIE. Cuir {•fort dans la préparation duquel on fak rer du soif et de l'alun.
XIH DE RUSSIE. Peau de phoque tannée, (^uir odorant préparé avec du bois de san«
et corroyé avec une huile empyreumati* 3 que fournil Pépiderroe du bouleau. Ce Tt qui a une odeur toute particulière et I passe pour être inattaquable par les vers
hum)du6,est employé pour la reliure des ^€^t et pour fabriquer des portefeuilles, ( ceintures, des gaines, des porte-mon- «f etc. Oo est parvenu à Timiter assez ^f en France et en Angleterre.
'LIR DE VALACHIE. Cuir prépare oans
l^Mement dVge Irès-chaod.
i:m FAÇON pE TRANSYLVANIE. Cuir Di€Tios:«. DB Tkchnologib. 1.
que Ton prépare avec de la farine de seigle au lieu de farine d*orge.
CUIR LAINE (manuf.). Angl. et allem.
bucktkin. Sorte de drap épais et fort.
CUIRS VERNIS. La fabrication de ces cuirs date de 1802, époque k laquelle ils figurèrent k Texposition des produits de Tindustrie.
CUIRASSE. En italien coroxMa^ du latin corium^ cuir. Arme défensive qui nous vient des anciens et protège la poitrine et le dos.
CUIRATIER. Celui qui travaille k la préparation des cuirs.
CUIRE (dor.). Du latin coauerCi même sisnification. Angl. io bake; allem. aurgluhen. Mettre une pièce rougir sur le feu, afin de la rendre plus douce et plus fecilek travailler.
— Ctttre le verre^ c*esi mettre les pièces pein^* tes dans le poêle du fourneau, et les y laisser jusqu'à ce que les couleurs soient bien cuites et sofiisamment incorporées. -* Cuire le êucre en clairée^ c*est le purifier en le fai« sarit bouillir pendant un temps convenable.
— Tutre de$ eheteuœ^ c*est les mettre au four après les avoir roulés autour de moules ou de bilboauets, et renfermés dans une espèce de pAte de son.
CUISBUR ou ENFOURNEUR (céram.).
Allem. reroffîlAer. Ouvrier qui dirige la cuits d*un fourneau de poteries ou de briques.-^ Celui oui fait cuire le vin dans les bouiU leurs
CUISINE -POÊLE. Appareil qui est proçr<« à la fois à chauffer une chambre et a faire cuire des mots.
CUISINIÈRE. Ustensile de fer^blanc, de forme demi-cylindrique, porté par quatre
Eieds, et traversé dans sa longueur par une roche de fer qui sert à faire cuire la viande.
CUISSART (insL de chirur.). Instrument ou appareil de chirurgien destiné à remplacer le membre inférieur après Tamputation. Il reçoit le moignon dans un cOne creux que Ton bourre afin de rendre la pression moins douloureuse, et le sommet du cOno se ter-* mine par un support en fer ou en bois qui pose sur le sol par son extrémité.
CUISSE. Du latin coxa^ môme signification. Pilier qui supporte la couronne et Tarche dans une verrerie. — Matière vitrifiéta qui a coulé des pots dans le fond du four. -^ La cumt de trtglyphei en architecture, est la côte qui se trouve entre deux triglyphes.
CUISSETTE (fabr. de tiss.). Se dit, en termes d'ourdisseur, de la moitié des fllsd*un6 portée.
CUISSON. Action de cuire ou de faire cuire. Le pain de cuiseon est le pain de mé« nage qu*on fait chez soi.
CUITE. Se dit, dans les arts céramiques de Taction de faire cuire de la porcelaine, de la faïence, de la poterie, des briques et des tuiles. — Les raflineurs appellent tuile, le sirop cuit et prêt h être mis dans les for« mes. — En chimie, on nomme ainsi la coc cenlration d*an liquide , ou une décoctioi* * arrivée à son terme. — En Suisse, le mût cuite désigne le petit-lait provenant de da fabrication du fromage de gruyère.
CUIVRAGE. Action de donner une couche
lu
DICTlONIVAmE
COI
de cuivre l certains objets au moyen du cyanure de cuivre dissous dans les cyanures alcalins.
CUIVKE. Du latin euprum^ parce que ce fut dans nie de Chypre que les anciens commencèrent à travailler ce métal. Angl, copper; allem. ftup/er. La première mine de ce métal, mise en exploitation, le fut 2600 ans avant Jésus-Christ, par Temperour de la Chine, Hoang-ti, qui fit fondre oea vases et autres ustensiles. l)*apràs la tradition égy|vtienne, Pari de fabriquer le cuivre aurait été trouvé dans la Thébaïde, du temps d*Osiris; et d'après la tradition grecque, Cadmus aurait fait connaître aux Grecs ce métal et Part de le travailler. Le cuivre est un corps simple métallique, de couleur rouge, d'une saveur sensible, d*une odeur nauséabonde, d*une densité d'environ 8, 9, et sa fusibilité, plus grande que cellede l'or, est moindre que celle de l'argent. C'est l'un des métaux les plus sonores, les plus ductiles et les plus malléables; mais il se recouvre à l'air d'une légère couche verte connue sous le nom de vert de gri$^ laquelle est composée de sous-carbonate de cuivre hydraté, et son contact avec des aliments acides ou gras détermina bicnlAt un produit analogue. Mis en contact avec la flamme il s'oxyde et lui communique aussi une teinte verte. Le cuivre forme deux combinaisons avec l'oxygène : le pro/oxyde, Cu'O ; et le deutoxyae^ CuO. C'est ce dernier oxyde qui fournit tous Jes sels de cuivre employés dans les arts et
2ue caractérise une couleur bleue ou verte* es sels sont extrêmement vénéneux, et les J)lus importants sont Vacétalef le carbonaUf e niirtUe et le sulfate.
Le cuivre s'offre dans la nature sous des formes variées ; il constitue une vingtaine d'espèces minérales bien déterminées ; il est après l'or le métal qu'on rencontre le plus fréquemment à l'étal natif; et dans cet état il se montre sous une couleur rouge, en masses dendri tiques ou en cristaux. Le minerai de cuivre le plus abondant est le cuivre pyriteux^ qui est une combinaison de cuivre, de soufre et de fer. Viennent ensuite le cuivre carbonate, le protoiyde de cuivre ou cuivre oxydulé, le cuivre arséniaté et phosphaté, et le sulfure de cuivre, plus ou moins argentifère, appelé cuivre gris.
Le cuivre ari^mW, combinaison de cuivre avec l'acide arsénique, se présente sous les
.noms d'olivénite, d'érinite, de liroconite, d'apbanèse, d'euchroïte , etc. — Le cuivre axuré^ dit aussi cuivre carbonate 6/eu, bleu de montagne ou azurite^ est un minéral composé d'acide carbonique, d'oxyde de cuivre et d*eau, dans les rapports de 4CO*3Cu OXaq. Les pièrree d'Arméniep auxquelles les anciens attribuaient un grand nombre de propriétés, entre autres celle de guérir la mélancolie, ne sont que des pierres siliceuses ou calcaires pénétrées de cuivre azuré. ^- On a donné le nom de eviDre blanc à di« vers alliages de cuivre, d*arsenic et d'étain
• dont'on fait emploi pour fabriquer des miroirs de télescopesi m$ échelles de gradua-
tion pour thermomètres, des caarans, etc • et le enivre blanc des Chinois, qui a Téclal de l'argent, se compose, dit-on. de cuivre de nickel, de zinc et de fer. ^ On distingue deux espèces de cuivre carbonate : la pre. mière est un sous-carbonate de cui?re biba* sique, de même nature que le vert de gris ou sous-carbonate de cuivre qu'on obtient dans les laboratoires en versant un carbo* nate alcalin neutre dans un sel de cuine soluble, et on l'appelle vulgairement cuivre azuré; la seconde est le carbonate de cuivre basique, qui ne peut s'obtenir artificielle* ment, mais que Ion rencontre dans la nature sous le nom de malachite ou ctiim carbonate vert^ minéral composé d'acide carbonique, d'oxyde de cuivre et d'eou,dans les proportions de 2C O*, 2 Cu O x aq- Celte substance est très-recherchée dans la bijoaterie, par rapport à ses belles nuances et du beau poli qu'elle peut acquérir ; on en fait des vases, des socles, des chambranles de cheminée, divers bijoux, etc. ; et c'est de la Russie que nous viennent les pins belles malachites. — Le cuirre grU est un minéral composé de soufre, de cuivre, d'antimoine et de plomb, quelquefois aussi d'argent, et il en existe plusieurs variétés connues soos les noms de boiirbonite, de polybasite, de panabase, etc. — Le cuivre /aune ou laUon^ est un alliage de cuivre et de zinc, en proportions variées, avec lequel on fabrique une foule d'ustensiles de ménage, des ins* truments de musique, des cordes de piano, des épingles , des boutons , de faux bijoux, etc. Le laitou proprement dit se compose, terme moyen, de C5 parties de^cuitre et 35 de zinc. En Belgique, la fabrication do laiton a lieu principalement à Liège et ï Namur; en France, cest è Laigle, h Impbjr dans la Nièvre, à Rouen et è Romilly.— Le cuivre oxydulé se compose d*oxygène et de cuivre dans les rapports de CuH). II est d'une couleur rouge coebenille, et on le rencontre en fliaments sojeux ou en cristaux.— Ler cuivre panaché^ qui est bran avec des reflets rouges et bleus, est formé de cuivre, de fer et de soufre, dans les proporiioos de FeS,2Cu*8, et il est important comme minerai. — Les combinaisons- du cuirre phosphaté se présentent dans les substances
•minérales appelées libéthénilet pbospborochalcite, trombolithe, etc. — Le cuivri pyri* teuoPf le plus important des minerais decuivre, est composé de soufre, de cuivre et de fer, dans les rapports de FeSXCnS. Sa couleur est d'un jaune foncé ; il se présente quelquefois en cristaux qui appartiennent au prisme droit à base carrée; mais fréquemment en masses amorphes à cassure conchoïde. Sa densité est de*%,16D, et on le rencontre entre autres gisements dans les mines de Cornouailles et de riled'ADgleseï, en Angleterre; et celles de Fahlun, en Suéde.
i: Les pays où les mines de cuivre se mon* trent avec le plus d'abondance» sont (eoBurope) l'Angleterre et princi paiement le comté de Cornouailles, la Suôde, i'Aotriche» la Saxe, la Hongrie et la Transy>vanie;daos
COI
DE TECHNOLOGIE
COL
le Nouveau-Monde» lo Mexique, la Chili et le Brésil 1 60 Asie» la Perse» Je Japon, la Chine e( la Sibérie. En France» les mines de nuivre les plus remarquables sont celles de Baigorry» dans le département des Basses* Pjréoées ; de Chessy et Saint-Bel» près de Ljoo ; et de Poullaouen et de Huelgoat» en Bretagne. L^Âlgérie offre aussi quelques gisements de ce minerai. Les usines de rrance ne produisent qu'environ 2S0,000kilogram- «les de cuivre» sur les 6,000»000 de kilorrammes auxquels s'^lôie la consommation lu pays. Le traitement des minerais de ce métal est long et dispendieux , et Ton ex* ploile presque toujours les sulfures » particulièrement le cuivre pyriteux» qu'on sou- Del à des grillagea multipliés dans des fours i réverbères» et à des fontes fréquentes jus- ]u*à ce que le métal soit entièrement séparé lu soufre. Le cuivre obtenu par cette pra« iqueest en plaques rondes et couvertes faspérités et porte» dans le commerce, le loiQ de euitrt roteiie.
Od désigne simplement [>ar le nom de rnivre^ une planche gravée sur ce métal et |ui donne une estampe; puis les iustruoents à vent doot le corps est métallique.^ Les carriers appellent banc de cuivre, une >ierre dore et launâtre qui ne peut servir |u*è faire du rabat et à paver les cours des naisoDs,
CUIVRER. Revêtir de cuivre en feuilles.
CUiVRETTB. Petit anche de cuivre qu*oa ipplique sur quelques instruments à vent.
ÇDiVREDX. Qui est formé de cuivre. Eo ihimiei on appelle oxyde cuivreux ou proiO" tyde de cuivre^ le premier degré d*oxjdatioa ta cuivre; eulfure cuivreux^ son premier legré de sulfnralion ; et $ele cuivreux^ ceux |ui résultent de la combinaison de l'oxyde cuivreux avec les oxacides» du cuivre avec es corps halogènes» et du sulfure cuivreux ivec les suliides. — LVcume cutersttae est :elle qu'on voit paraître à la surface du bain le la cuve.
CDIVR1C0-ALiniINlQDE(chtm.). Sel coirrique combiné avec un sel aluminique.
^uicrico-ammoniquef se dit aussi d*un sel 'Utvrigue uni à un sel ammonique ; cuivrieo^ •ebaUtqtUf d*un sel cuivrique mêlé à un sel *obaltique ; ciitertee*poloaatQiie» d*un selcui- 'rique allié à un sel potassique ; et ciit'mco* modique, un sel cuivrique qui se trouve en X)mbinaison avec un sel sodique.
CUIVRIQUE (chim.). On appelle oxyde ^^itrique ou deutoxyae de cuivre, le second ^^ré d'oxydation du cuivre ; eulfure ciit- ^ifue, le second degré de sulfuratîon du 'Uivre; et nie cuivriqueef les combinaisons ie l'oiyde cuivrique avec les oxacides, du soivre avec les corps halogènes qui correspoDdent à Toxyde cuivrique pour la composition» et do sulfure cuivrique avec les mlfides.
CUIVR0S0-P0TA8S1QDE (chim.). Se dit i un sel cuivreux combiné avec un sel po« la<siQue.
^ CmVROT (horlog.). AngU dn7(-6off; allem. arc*icftei6dk«ti. Outil dont les horlogers font
ussge. C'est une petitepooliede laiton ayant un trou pour recevoir les tiges des diverses pièces qu'on vent tourner.
GDJAVA. Sorte de chaise fermée dont les Indiens font usage » pour transporter les femmes d'un lieu à Tautre sans qu on puisse les apercevoir durant le trajet.
GDLAIGNON. Fond d'un Olet de pèche.
CULART (forg.). Partie de l'équipage du gros marteau de forge.
CULASSE (arqueb.). Angl. AreecA; allem bodenelikk. Partie postérieure d*une arme à feu» ou celle par laquelle est close l'une des extrémités du tube. — On donne aussi ce nom.k la partie inférieure d'un diamant taillé en biseau. — Le même mot désigne» en af^riculture» la partie inférieure d'un cep de vigne» et la partie de la racine qui se trouta immédiatement au-dessous du collet.
CULASSEMENT (arqueb.)* Manière d'ajuster la culasse d'une arme à feu.
CULASSER (arqueb.) Placer la culasse et clore Tune des extrémités du tube d'une erme à feu.
CULATE. Partie qui est au delà de la lumière du canon et qui aboutit è un gros bouton de métal.
CULAVB (verrer.). Angl. boking pot; allem. auegliihiopf. Vase de terre ou de tôle qui sert è recuire des ouvrages de verre.
CUL -BLANC (comm.). Sobriquet qui désigne un petit mercier parcourant la campagne pour y vendre de menues marchandises contenues dans une caisse qu'il porte sur le dos.
CUL-DE-BASSE-FOSSE (archit.). Cachot souterrain creusé dans la basse-fosse même.
CUL-DE-BOUTEILLE (fabr. de dranj. On appelle drap ett/-de-6ottlei7/e » celui dont la couleur est d'un vert foncé.
CUL-DE-FOUR (archit.).yoûle sphérique»
surhaussée en plein cintre, ou surbaissée. Le ci»/-da-/bur en pendeniif est une ToAte sphérique portée par quatre pendentifs.
CUL-DE-LAMPE. Se dit» en architecture»
d'un ornement de lambris ou de voûte» fait comme le dessous d'une lampe d'église; d'un cabinet qui fait saillie en dehors d'un Mtiment et dont la partie inférieure ressemble aussi à un cul-de-lampe ; d'un encorbellement pyramidal renversé qui sert è soutenir une tourelle ou une guérite de rempart» qui ne monte pas du fond el qu'il faut soutenir en l'air.— On donne aussi ce nom h la partie du canon qui comprend le reliei de la culasse et du bouton.
CUL-DE-LAMPU (impr.). Ornement qui se termine d'ordinaire en pointe» peu usité aujourd'hui» mais qu'on employait fréquemment autrefois pour remplir le blanc de la page où Unissait un livre» un chapitre» etc. Ou donne le même nom k une masse de lignes qui termine un livre ou un chapitre et qui va toujours eo diminuant jusqu'à la fin.
CUL-DB-POULE (arqueb.)* Partie arrondie de la plaque de couche d*un fusil.
CUL-DE-SAG« Se dit du fond d*un filet de pèche.
ci:l
DICTIONRAIRE