‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 12 sur 281 · ALC · texte numérisé non relu

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A JOUR (bijoul.). On dit qu*une pierre est montée k jour, lorsqu*je(ie est disposée de telle manière que son bord seul est soutenu par la monture, et que ses faces restent dé* couvertes pour ne point nuire à sa transparence et h son éclat.

AJOUTÉ (imp.). On nomme ainsi reddition faite au manuscrit, à l'épreuve ou au placard. Quant les ajoutés sont nombreux,ils obligent à remanier toute la forme.

AJOUTOIR. Voy. ajutage.

AJUSTAGE (monn.). Angl. adjusting; allem. ausgUicken. Opération qui consiste h vérifier le poids des flancs de monnaie,

AJUSTEUR (mécan.). Ouvrier qui ajuste les différentes parties d'une machine, qui ont été exécutées par d'autres travailleurs.

AJUSTOIR (monn.). Petite balance aui sert à constater le poids des monnaies d or et d^argent, et que Ton nomme plus communément $rébuchei.

AJUTAGE ou AJOUTOIR Bec de métal qu'on adapte à un tuyau destiné à déterminer le volume et la forme du jet d*êau qui s'en échappe. — Petit tuyau qui sert à unir deux appareils chimiques qu'on veut mettre en communication. Il est souvent en caoutchouc.

ALABAT^DINE (lapid.). Pierre précieuse qui prend rang entre le rubis et l'améthyste et tire son nom de TAlabanda, ville de Carie, qui la fournissait aux anciens. On la nomme communément spinelte rouge pourpré. Théo-

f)hraste l'appelait pierre incombuetible de Mi^ et. Beudant a donné aussi le nom d abandine au manganèse sulfuré.

ALABASTRITE ou ALABASTRE. Pierre

!^j[pseuse, blanche et transparente dont on aisait usage autrefois comme de vitres et qui servait aussi à fabriquer des vases appelés a/a6o«^rons ou aldbaelros. Ce nom, qui signifie insaisissables, leur était donné parce qu'ils étaient sans anses et d'un grand poli. ALACAMITE(métallurg.).Angl.id.; allem.

o/acami7. Cuivre muriaté pulvérulent, dont le gisement existe près du désert d*Alacama, dans l'Amérique méridionale.

Al^lSEou ALEZE (menuis.). Angl. board io fiU out: allem. (ullungebrei. Planche

Îu'on ajoute à une autre pour l'élargir. — llonge d'osier avec laquelle on flxe une branche.

ALAMBIC. De l'article arabe al, le, et du grec lia^il vase distillatoire. Angl. olembie; allem. distillisk Appareil, propre h la distillation* Il se compose de trois pièces princiraies s la cucurbite^ qui reçoit les matières distiller; le chapiteau^ qui conduit les va« feurs, et le serpentin ou réfrigérant^ destiné condenser ou liquéfier les vapeurs. L'alambic fut inventé par Glaber, savant arabe, vers 960, et Arnaud de Villeneuve en pro-

rosa l'adoption en Europe, au xiii' siècle. 1 fut perfectionné, en 1801, par Edouard Adour, pour la distillation des esprits ; puis, du 1813, Cellier Biumentbal le rendit propre h opérer la distillation continue.

ALAQUE (archît.). Pierre carrée et plate qui sert de fundement à la base dos colon-

nes. On la nomme aussi plinthe et ortet. ALBATRE. Du celt. alabastr, blanche, et tre, pierre. Angl. alabaster. Cette sabstaoce se divise en albâtre calcaire et en eMétre gypseux. Le f)remier est de la chaux cârbouatée concrétionnée, le second de .a cbicx sulfatée compacte. Ce dernier, nommé okbastrite par les anciens, est d'une blancbear remarquable, et Ton en fait usage pour en fabriquer des vases et autres objets d'ornenemenl. L'art de travailler ce produit fui introduit vers 1810 à Paris, par ûozzoli, et de très-remarquables spécimens figarèrent h " ■ .... -

tirait

de .

la célèbre grotte d'Antiparos, dans l'Arehi(»el.

La carrière la plus renommée de l'Italie est

celle de Volterra, en Toscane.

ALBUMEN (cbim.). Nom que l'on donne quelquefois au blanc d'œuf.

ALBDM GRiECUM (chim.). Phosphate calcaire que contiennent les excrémeou du chien.

ALBUMINE (chim). Du latin idhumen.

blauc d'œuf. Angl. albumen. Princi|»e immé-^ diatdes animaux et des végétaux, qui fut reconnu, en 1806, par le chimiste Séguin, dans le café et plusieurs autres plantes. 1. constitue presque à lui seul le blanc d*œuf, et le sérum du sang, et se compose d*azate« d'hydrogène et de carbone.

ALBUMINEUX (chim). Angl. albuminous.

Qui contient de l'albumine.

ALBUMININE (chim.). Ifatidre oblemie par l'exposition de l'albumine au froid.

ALBUMINO-CASËEUK (chim.). Sab * stance qui se trouve dans les amandes, ce qui lui a fait donner aussi le nom d'coRyy. daline. Elle tient à la fois de l'albumiae tt de la matière caséense.

ALCAHKSTouALKAHESTfchim.). Ang..

alkahest ; aWem. kàsiges eitaetM. Mot quV vait forgé Paracelse, pour désigner une liqueur qu'il croyait propre k guérir les engorgements. Vanhelmout donna le luème nom à une composition qui, selon lui, «Tsii la vertu de ramènerions les corps de la iia« ture à leur première vie. L o/coAeil deGtau^ ber est une liqueur épaisse qu'on obtient en faisant détoner sur des charbons ar« dents du nitrate de potasse ce qui produit alors un carbonate de potasse. Vtdcakisi de Respour^ est un mélange de potasse et d'oxyde de zinc.

ALCALESCENT (chim.). Angl. atkmitscent; allem. alkalescirend. Se dit des substances qui possèdent les propriétés des alcalis, ou qui sont susceptibles de les voir se développer en elles.

ALCALI (chim.). De l'arabe a/, article* et de Aa/i, plante qui contient de la soude. Angl.a/ia/i; allem. alkali. Substance quo caractérise surtout une saveur acre, sa csus* ticité, et l'énergie avec laquelle elle se ooidbine avec les acides. Autrefois les chimistes ne comptaient que trois alcalis : Vakati mnéral ou potasse, Valcali végétal ou soude. Valçali volatil ou ammoniaque. La

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DE TECHNOLOGIE

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actuelle dislingue, outre les trois alcalis qui précèdent* la lithine et les alcalis terreux ou ierres atcalineif qui comprennent la chaux, la magnésie, la baryte et la strontiane. Tous ces alcalis, à l'exception de Pammoniaque, sont des oxydes métalliques et no se rencontrent pas dans la nature h Tétat de liberté. Les alcalis végétaux^ qu'on nomme aussi bases végélaleSf alcalotdeSf alcalis orga' niauesj et dont la découverte ne remonte qu à Tannée 1817, époque à laquelle Sertuerner, de Hanovre, découvrit la morphine de l'opium ; ces alcalis, disons-nous, se pré* sentent en grand nombre, ils contiennent tous du carbone, de Thydrogëne et de l'azote, et la plupart aussi de l'oxygène. Parmi les alcalis orgaoiaues, les uns se montrent tout formés dans les organes des plantes, en combinaison avec des acides, et tels sont, entre autres, la quinine, la morphine et la strychnine; d'autres sont le produit do réactions chimiques sur des substances organiques, comme pour l'aniline, la quinoléine et la tolnidine. Les alcaloïdes naturels sont en général insolubles dans l'eau, et, pour les extraire des organes qui les contiennent, il faut traiter ceux-ci par l'acide chloridrique affaibli. La majeure partie des végétaux vénéneux doit son principe délétère à des alcalis. C'est ainsi que la ciguë contient la conine ; la belladone, l'atropine, le stapbisaigref la delphine; etc., etc. Les alcalis solubles dans l'eau ramènent au bleu lejuurnesol rougi perles acides, verdissent le'sirop de violettes, et brunissent la teinture de curcuma.

ALCALIFLiNT (chiro.). Propre à déterminer des propriétés alcalines.

ALCALIGÈNE(chim.). De l'arabe o{ Aa/t, et du grec 7tw«u j*engendre. Qui donne naissance aux alcalis.

ÂLCALIMÈTRE(chim.)*Ang1. ofAaKme/er; aHem. atkalimesser. Instrument inventé par Descroizilles, et qui sert à déterminer la quantité d'alcali que contiennent la potasse et la soude.

ALCALIHÉTRIQCE{chim.). Qui est propre à Talcalimètre.

ALCALIN (cbim.). Se dit du corps qui jouit delà propriété de l'alcali, et qui, par conséquent, ramène aussi au bleu le tournesol rougi par un acide. Les sulfures alcaline sont formés de soufre et aun métal produisant, avec l'oxygène, un alcali ou oxyde alcalin. Les sels alcalins ont pour basa l'alcalî

ALCALIKDLE (chim.)- Diminutif d'alralin. Ce mot s'emploie pour désigner un sel qui cesse d'être neutre et qui, après sa saturation, contient un léger excès d'alcali.

ALCALI8ATI0N (cbim.). Opération naturelle au moven de laquelle se développe la propriété alcaline. — Opération qui consiste à séparer l'alcali d un corps qui en contient.

ALCALISBR (cbim.). Donnera une substance les propriétés alcalines f c'est-à-dire

la séparer d'une autre substance qui neutralisait en elle ces propriétés.

ALCALOÏDE on ALCALIDE (chim.) Formé de l'arabe al kali^ et du grec cBoç ressemblance. Angl. alkaloid; aWetn.pflanxen^ baze. Nom qui distingue les alcalis organiques ou alcalis végétaux, des alcalis minéraux. Parmi les alcaloïdes se trouvent la cinchonine , la quinine, la vératrine, la strychnine, la brucine, la morphine, la narcotine, l'émétine, etc.

ALCARAZAS (céram.). Mot arabe qui désigne des vases poreux connus de toute antiquité en Egypte, et dont les Arabes introduisirent la fabrication dans la Péninsule hispanique. La petite ville d'Estremoz, en Portugal, est renommée pour la fabrication de ces vases. Légèrement perméables , la vaporisation qui se produit à leur surface leur enlève assez dé calorique pour refroidir le liquide qu'ils contiennent, et l'on active leur propriété réfrigérante en les plaçant à l'ombre et è l'exposition d'un courant d'air. Selon M. Darut, ces vases sont formés de 5 parties de terre calcaire et de 8 parties d'argile, avec l'addition d'un peu de sel. On ne manque pas, du moins à Anduxar dans l'Andalousie, d'introduire de cette substance dans l'argile, pour en diviser les molécules, et le mélange a lieu dans la proportion de 500 grammes de sel marin, pour environ 10 kilogrammes de terre. U. Fourrini a le premier fabriqué eu France des vases à rafraîchir lesHquides, auxquels il a donné le nom d'hydrocérames.

ALCHIMIE. De l'arabe a/, le, et du grec

Îyiiiçf SUC. Ce mot signifie chimie par excelence. L'alchimie avait pour objet, au moyen Age, la recherche de la pierre 'philosophale, et recevait aussi les noms de science du grandœuvre et de science hermétique, parce que quelques-uns en attribuaient l'invention à l'Hermès Trismégiste desEgyptiens.D'autres la font remonter à Tubalcain , avant le déluge, et prétendent que Cham, fils.de Noé, l'enseigna aux peuples de la vallée du Nil. Après ces origines hasardées , viennent , parmi les adeptes bien reconnus de l'alchimie, le grec Zosime, écrivain du v' siècle; les arabes Geber , Al-farabi et Avicenne ; nuis le moine Roger-Bacon, Albert le Grand, Raymond Lulle, Nicolas Flamel, Georges Agricole, BasileValentin, Paracelse,etc.,etc.; et enfin, au xvm* siècle, le comte de Saint- Germain, Cagliostro,J.-J. Casanova, et James Price.

ALCOOL ou ALCOHOL (cbim.). De l'arabe a/, le, et de cohl^ collyre, poudre trèsfine dont les femmes font usage en Orient, angl. alcoholf allem. alkohoL Liquide oui porte aussi les noms d'hydrate d'oxyde d étbyle, d'esprit de vin , d'eau*de-vie et de 4rois-six. Il est volatil, inflammabl.e, plus léger que l'eau, transparent, d'une saveur chaude et brûlante, d'une odeur aromatique, çt se compose de carbone, d'hydrogène et d*oxygène, dans les rapports deC*H*0«.Ou croit généralement au'Arnauld de VilieneuTOi professeur è Montpellier, est le pro-

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