‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 13 sur 281 · AL · texte numérisé non relu

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mier q«it aa xni* siècle, obtint d*«xtraire i*esprit des baissons ou liqueurs en fermentation ; roais quelques auteurs font remonter cette fabrication à Tan 82(^ de notre ère. L*alcool s*oblient non*seulement du raisin, mais encore des pommes, des poires, des cerises, des groseilles, des mûre.«, des abricols, des pêches, des prunes, du suc de la canne, de celui de la betterave, et çénéra* lement de toutes les graines qui contiennent dn sucre et sont susceptibles de fermentation; toutefois, il n*en résulte nullement que cet alcool soit toujours identique, quelle que soit la substance qui Tait fourni. Dans son état de pureté chimique, cet esprit est désigné sous le nom d*alcool absolu ou d'alcool anhydre, c*est^à-dire sans eau; sa densité est alors de 0,79, et il bout ft 78*. Il jouit des propriétés d'absorber rapidement rhumidité de l'air, de dégager de la chaleur lorsqu'on l'unit à l'eau ; et lorsque son mélange a lieu avec de la neige, dans «ne proportion d'une partie d'alcool pris à la tem« pérature de 0* , et d'une demi * partie de neige, îl produit un froid qui peut aller jusqu'à 37*. Il enlève l'eau aux parties vi- Tantes en les racornissant, et détermine la mort quand on l'injecte dans les veines. Enfin, il dissout les résines, les essences et les matières grasses, se combine avec les acides, et produit des élhers. L'alcool s'ob* tient en distillant l'alcool du commerce avec des substances très-avides d'eau, telles que la chaux vive et le carbonate rie potage. Lorsqu'on le soumet i l'action d'une chaleur modérée, l'alcool se dilate comme tous les corps ; cependant cette dilatation n'est pas régulière pour une grande étendue de l'échelle thermométriqjue, puisqu'on assigne son degré d'ébullition k 78*,^ centigrades, sous la pression 0*,76, et cette dilatation n'est uniformeque pour les degrés déjà éloignés du point d'ébullition. On ne peut donc se servir des thermomètres à alcool pour mesurer les températures élevées ; mais on l'emploie avec avantage pour connaître les abaissements importants de la température iies divers corps. Walcker d*Oiford exposa de l'alcool à un froid de 68% sans qu'il en résultât ni congélation ni altération; mais Huttoo, d'Edimbourg, dit en avoir opéré la congélation à on froid de 79* centigrades, et avoir observé trois couches parfaitement distinctes se former dans cet alcool. Lapremière était d'un vert jaunâtre, d'une odeur forte et d'une saveur nauséabonde ; la deuxième, d'un jaune pâle, avait une odeur agréable et une saveur piquaute ; ta troisième, c'est-à-dire la plus inférieure et la plus épaisse, était de l'alcool pur resté ia^ colore et transparent.

Le commerce offre de l'alcool à divers de» grés d^ concentration, et pour les détermi* ner avec exactitude, on fait usage d'instruments appelés alcoomètres et aéromètres.

Les premiers produits de la distillation, qui marquent depuis 16* jusqu'à 20* de Taéromètre de Cariier, portent le nom d'eau*devie. La prmve de Hollande ou eau-de*vie

ordinaire, marque 19* ; et Veau^de-^ie forte est de 21 à 22*. Au delà de ce dernier terme, les produits alcooliques prennent le nom dVsprtfs; le plus ou moins d*eau qu'ils contiennent s'exprime par des nombresqa'on indique sous forme de fractions; et ces nombres font alors connaît re ia quantité d'eau qu'il faut ajouter à chaque esprit pour le ramener à l'état d*eau-de-vie ordinaire ou à 19*. C'est ainsi qu'on appelle e$prit irois' cinq de l'alcool à 29* 1/2, parce qu'en prenant 3 volumes de cei alcool ajoutés à 2 volumes d'eau, on obtient 5 volumes d'eaade-vie h 19*; et esprit trois six à 33*, dont 3 volumes d'alcool mêlés à 3 volumes d'eau, donnent 6 volumes d'eau-de-vie à 19*.

Le tableau suivant fait connaître les titres et les noms vulgaires des différents alcools du commerce :

£aa-de-vîe faible.

id.

id.

Eaa-dê-vie ordis.

id.

Eau-de-vte forte.

Esprit trois-cinq.

— trois-six.

— trois-sept.

«— rectifié.

— iroifi-buit.

Alcool à 40*.

. — absolu.

Arôomëlre

Alcoomètre

de Cartier

de Gay-Lussac

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Densité.

Outre Taicool ordinaire, on en admet qua« ire autres espèces, qui sont Vumylolf la cerosie^ Véthal et le méthoL Yoy, ces mois.

ALCOOLAT. Distillation, avec Talcoot , de substances médicamenteuses ou alcoo* liques«

ALCOOLATE (chim.). Mot proposé nar M. T. Graham, pour tlésigner une comuinaison, en proportions définies, d alcool et de sels anhydres.

ALCOOliÉ (chim.). Composé alcoolique chargé, par suite de macération/ digestion, infusion ou décoction, des principes d'une ou de plusieurs substances. G'e$t ce qg*on désignait autrefois par le nom de teintures alcooliques,

ALCOOLIDES (chim.). Composés organiques qui cnniiennent de Talcool.

ALCOOLlFiCATlON (ohim.). Formé da mot alcùol et du latin /!rrt, devenir. Se dtl delà fermentationalcoolique,deraction quÀ produit Talisool dans une liqueur sucrée.

ALCOOUNE (chim.). C'esl Talcool proprement dit.

ALCOOLIQUE <chim.). Qui contient de Talcool.

ALCOOLISATION (chim.). Formation de i'alcool . Action de mêler cei esprit è un autre liquide, et résultat de cette at tien.

ALGOOLOMÈTaS ou ALCGOMÈTUB (chim). Formé du moi alcool et du grée for/Mv, mesure. Instrument destiné à déiermiuer, parla pesanteur, la quantité d*alcoul absolûque contient un liquide. L'alcoomètra centésimal, inventé par Gaj-Lussac, en 182J», est le plus généralement usité; maisd*aulres

H ALE de TECUNOLOblt. AU» 4t

ont été coDStruils par HM. Descroitilles» Instraœenl on machine dont on fait i*efii-

Lerebours, Secrotan» etc. Celui de Gay-Ltis* ploi pour Talésage.

aac marque 0* dans Teau» et 100* dans ALÉSUBE. Débris de métal qui tomlx!

Talcool absolu. L^esprit qui marque 60*» sous l'action de Talésoir. C'est avec les até«

contient 60 pour 100 d'alcool pur. sures de la fonte» réduites en poudre Qoe et.

ALCORNINB (cbim.). Aogl. îd.» allem. mêlées avec du soufre et du sel ammoniac»

alkomin. Substance observée dans l'écorce que Ton prépare le ciment dont on fait

de l'alcornoque» arbre de la famille des usage pour la jointure du fer. Qpocjnées. ALFÉNIDE ou ALPHËNIDË. Préparation

ALCREBIT (métallurg.). Inslniment de métallique que MiM. Alphen ont fait con-

fer qui garnit Touverlure inférieure d*un ratlre en 1850. Elle imite l'argent et l'on en

fourneau k fondre le minerai. fabrique des couverts pour fa table. Cette

ALDEHYDE (chim.). Formé de o/» abrér. composition se formule dans les projtor-

tf'a/coo/f de la prépos.de, olde Ayde» abrév. lions suivantes :

d'hydrogène. Liquide qu*on nomme aussi Cuivre 591 parties

éther oxygéné et 0cda/, et que Liebig eb- Zinc 302

serva le premier en 1835. Il est incolori^» Nickel 97

voSatil, inflammablei et se compose de car- Fer 10

bone, d'hydrogène et d'oiygène» dans, les ce n'est absolument que du maillechort de. rapports de G^il**0,ce qui résulte de l'action second titre» argenté par le procédé Ruolz. de l'oxygène sur l'alcool. L'aldéhyde se AL6ALIE. Mot d'origine arabe qui déproduit particulièrement dans la préi>ara- signe un tube cylindrique dont on fait tion du vinaigre» alors que l'accès de I air à usage pour sonder ie canal Je l'urètre et la l'alcool ne se trouve pas encore assez com- vessie. On en fabrique en caoutchouc^ en pletpour la transformation de ce liquide en tissu de soie enduit de plusieurs couches de acide acétique. lin» en argent et en platine.

ALE!(boiss.).Sortedebièreanglaise,decou- ALGÈBRE (mathém.). De Tarabe al, Iji»

leur blonde» traospirente et sansamertume» et de jebff restauration, angl. afgebra.

attendu qu'on la fabrique sans houblon. On Science du calcul des nombres représentés

estime particulièrement celle gui se fait en par des signes et les lettres de l'alphubet»

Ecosse. Ou considère cette boisson comme et qui a principalement pour objet la con-

tonique, nourrissante» mais elle enivre fa- naissance de toutes les lois de ces nombres

ciiement. C'est l'arithmétique généralisée. On ne sait

ALBIRON ou ALËRON (manuf.). Angl. rien de précis sur l'origine de cette science»

(readU » ailem. iriii. Liteau auquel se etl*on ne reporte pas sa constitution au delà

trouvent fixées les lices d'un métier è tis- du iv' siècle» époque où vivait Diophante»

ser» et qui sert» à l'aide des marches» à faire auteur grecd'Aleiandrie. Les Arabes qui la

jouer ces lices pour exécuter le tissu. reçurent» solides Grecs» soit des Indiens» la

ALKMBROTH ou «el de sagesse. Les chi- transmirent à TEurope par l'Espagne» vers

mistes anciens ef particulièrement lesalchi- 1100, et l'Italie y fut initiée l'unn des pre-

niistes nommaient ainsi un hydrochlorate mières. En IMSh, Lucas de Burgo» Cordelier»

de inercare et d'ammoniac» auquel ils oublia à Venise un traité d*algèbre. François

ntlribuaient un pouvoir stimulant très-actif Viètefit paraître è son lour»*en France»dans

sur Torganisme animal. Tannée 1590, un livre sur la même matière;

ALÊNE (ou t.). Du celt. 6/acn» pointe» l'idée d'appliquer l'algèbre à l'étude des et de Tart. arabe al. Angl awel: atlem. hautes sciences est due à Harriotqui la fit («fifia. Petit outil formé d'une pointe de connaître en 1607; et c'est en 1637, que Des« fer, communément courbée» et dont les Cor- cartes l'appliçiua è la géométrie. Vinrent donnîers et les bourreliers font usage pour ensuite Leibnitz et Newton qui se sont dispercer deux morceaux de cuir qu'ils doivent puté la découverte du calcul différentiel; assembler ensuite par une couture. plus tard» Lambert publia ses recherches sur

ALÂNIBR. Fabrî< ant d'alênes. les diviseurs des nombres et les fonctions

ALÉPINE (manuf.). Etoffe qui tire son continues; Lagrange perfectionna les më-

nom de ia ville d'Alep» en Svrie. 6a chatue thodes d'approximations; Euler étendit

est en soie et sa trame en laine. aussi la théorie des suites» et perfectionna

ALJfetAGE. Angl. bore; ail lohrung. la calcul différentiel et le calcul intégral;

Action qui consiste h agrandir» è arrondir et Lanlace donna son analyse dos probabintés;

h polir la surface intérieure d'une machine ennn toutes ces brillantes découvertes ont

à vapeur» d*an corps de pompe» etc.» en été depuis lors enrichies par les savants tra«

fiitsaiit usage de l'instrument appelé alésoir. vaux des Fermât, Bernouilli» Moivre» Wallis»

L'alésage dans le fer» l'acier, le cuivre rouge, Stirling, Maupertuis, d*Aleinbert» Poisson»

réiain» le plomb» etc.» s'opère en faisant Biot» Poinsot,Binet» etc.» etc. Il ne faut pas

u^age de l'huile ou de l'eau; il se pratique omettre non plus de citer la signora Maria-

à sec dans la fuotede fer ; et l'on emploie la Agiiesi» qui professait en Italie au iviii'

cire iHMir ie cuivre jaune. On alèse les siècle, et Sophie Germain qui» dans le nôtre, .

nninnaiesen aplanissant le lès» en redres- a fait honneur à la France. saot les bords et en rehaussant les cornes. ALGORITHME (math.). Do l'art, arabe a/»

ALÉSOIR. Du rad. <ès» bords» côtés, et du rad. sémit. yAor» membrane. Se -dit

Al gl. frariitjyifiocAine; allem. cy Underbohrcr. du calcul arithmétique, tel qu'il existe au-

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