‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 135 sur 281 · MI · texte numérisé non relu

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font pArtlcnVièrement emploi. — Sorte de jouclqui consiste en deux sphéroïdes ou ofoideSf taillés dans le rnérne morceau de bois et creusés, qn*on fait rouler librement 5urune corde faiblement tendue , et dont chaque extrémité, qui est attachée è un bA* tonnel, reçoit un mouvement alternatif (j une Inlensité croissant par degrés, la>(uelle élablil alors» dans les deux sphéroïdes, un courantd'air rapided'où résul te un ronflfroent sdfnblnbfe è celui do la toupie d'Allemagnp.

DIABLES CARTHÉSIBNS ou LUDIONS fphjs.). Dans une bouteille de verro blanc, pleine d*eau, on fait plonger direrses figures creuses et légères, en émail et leslées de leile manière qu'elles puissent se tenir debout dans le liquide. On donne aussi k leur folume une proportion calculée pour )ue la différence de légèreté spéciOque du lotieur et de Teau soit très-minime, el que 'addition du poids le plus faible oblise la ieurc à s'immerger. La bouteille pleine i eau est fermée par un bouchon, et lors- |u*on force ce bouchon à entrer davantage laus le col de cette bouteille, on exerce uue )ression qui se distribue dans tout le li- (uide. Orcomme on a ménagé, au bas de haque flgure* un trou communiquant è air qui remplit son intérieur, il en résulte lue lorsque IVir est comprimé, Teau entre lans la capacité de la Ggure qui devient alors rop pesante pour floKcr et tombe au fond lu vase; mais dès qu'on ôte le bouchon do a bouteille, l'élasticité de l'air intérieur basse l'eau et restitue è la figure !a légè* elô qui lui permet de flotter de nouveau, )n varie beaucoup la forme àes figures.

DIABLOTIN (teinl.).Angl. vai-boy; allem.

^ufichuitjunge. Petit bassin pratiqué dans le onJ du vaisseau nommé repoiotr, et destiné la préparation de l'indigo.

DIACADSTIQUE. Du grec 9c«, à travers, t wv9Tcx^, qui brûle. Se dit des corps austiques par la réfraction comme les lentiilles biconvexes donton se sert quelquefois our cautériser en concentrant les rayons du oleil sur un seul point.

DIACOUSTIQDK (phys.). Du grec iià, k raviTs, el àxê^a , yécoule. Partie de Ta* nuslique qui a pour objet la réfraction des ons et l'étuciB des propriétés qu'ils acquiè* ent en traversant divers milieux , selon u*i!s passent d'un fluide plus épais dans Il fluide plus rare, ou d*un fluide plussub- I dans un plus dense.

DlAGO\lÊTRK(phys.). Ou grec $câ7», je onduis à travers, et pcr/iov , mesure. lus* ument inventé par M. Rousseau et qui est ropreà mesurer les électricités les plus ibles. lise compose d'une pile sèche et è es faible tension, qui agit sur une aiguille imautée, libre sur son pivot; et en pas* mt k travers difl'érenis corps que Ton inoduil dans le circuit, Taiguille se meut lus ou moins suivant que la substance in* r|K)sée est plus ou moins conductrice. On i sert avec avantage du diagomètre pour [tprécier exactement la pureté de rhuile,at- Mida qu'eu traversant I huile d'olive purCi

l'électricité agit 675 fois moins sur l'aiguille qu'en traversant le^ autres huiles fixes. On met Thuile qu'on veut éprouver dans un godet de métal qu'on pose sur l'an* neau du diagomètre, ce qui la place en communication avec l'aiguille etieconducteur ; puis on plonge dans l'huile un fil métallique qui lient k l'un des pôles d'une pile sèche communiquant librement avec le sol. On remarque alors que le fluide développé par cetto pile ne peut se créer un passage à traversl'huilepure et que t'aiguille du diagomètre demeure immobile; mais si l'huile est sophistiquée, on le reconnaîtaussitôt i la répulsion qui se manifeste^ dans l'aiguille; car le moindre atome d'huile étrangère devient pour elle un centre d'ac-* tion conductrice, et plus l'écart de l'aiguille est grand, nlus la dose de sophistication est considérnbU.

DIAGOMÉTRIE (phys.). Art de comparer, & l'aide du diagomètre, les conductibilités électriques des diverses substances.

DIAGOMÉTRIQCE (phys.). Ce qui a rapportau diagomètre ou a la diagométrie.

DIAGRÂPHE. Du grec iwyoàr^^f je trace des lignes. Instrument qu'a lait connaître M. Gavard en 1831, après en avoir obtenu les plus heureux résultats pour la repro* duction des tableaux de Versailles. Il sert à donner en petit l'imago d'un objet plus grand, et à tracer d'un mouvement conlisu et sans qu'on ait étudié le dessin , toutes sortes de lignes droites ou courbes. Le diagraphe sfi comp>ose premièrement d'une lunette étroite et mobile k l'aide de laquelle l'œil peut suivre les divers points des contours qu'on veut reproduire ; puis d'un curseur adapté à la lunette el muni d'un crayon qui retrace sur le papier des lignes semblables k celtes qui sont parcourues par le rayon visuel. A l'aide de ce procédé, on obtient donc à volonté la môme image dans des proportions différentes.

DIALLAGE (lapid.). Du grec diaU«7i0, différence. Silicate è base de magnésie et d'oxyde de fer que l'on rencontra au sein des roches ignées, dont les couleurs varient du vert au brun, et dont la forme est eo géoé« rai le prisme rbomboîdal oblique. Cette substance, qui rayA k peine le verre, est rayée par l'acier, et fond au chalumeau en un verre blanchfttre. La diallage fournit aux lapidaires trois variétés qui sont répandues dans les dép6ls de serpentine, ce sont la êmaragdU$f qui est d'un beau vert ; la bron* zUe donK la couleur est un brun jaunfttre; et le $ehilUr$paikf d'un jaune d'or.

DIAUANT (lapid.). Du grec àimftms , indomptable, k cause de la dureté de cette pierre. Angl. diamond ; allem, diamant. Corps vitreux, transparent, d'un éclat des plus vifs, et formé de carbone cristallisé. C'est le plus dur des -corp^ connus; sa densité est de 3,5 ; il n'est ni volatil ni fusible ; aucun liquide ne le dissout; il résiste au feu le plus violent lorsqu'on le cbaufTe k Tabri de l'air, mais il brûle facilement dans le^az 01 y gène et se transforme «lors eo acide

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€arbonîque. Le plus communément Ie|diaroant est sans couleur ; mais on en (rouvo de bleuSy de jaunes» de roses, de noirâtres, et. parmi les colorés, ces derniers sont les plus estimés. On trouve cette pierre pré* cieuse, soit en grains irrégulièrement arrondis, soit on cristaux ayant la forme du cube, de Toctaèdre régulier ou du dédo* caèdre rhomboïdal, dans les terrains de transport ou dans les sables, au Brésil, aux Indes orientales et dans les montagnes de l'Oural. Les mines de Golconde et celles de Visapour sont connues depuis les temps les plus reculés; celles de la province de Mi* nasGéraës, au Brésil» furent exploitées au commencement du xviii* siècle; et celles de rOural n*onl été découvertes qu*eM 1831. Les sables diamantifères sont d'abord lavés pour entraîner la plus grande partie des matières terreuses ; puis on étend le résidu sur une aire bien t)8ttue, et là, sous la surveillance d'inspecteurs, les ouvriers font la recherche des diamants.

Le pouvoir réfringent et le pouvoir dis* persif considérables que présente cette pierre, et d*où naît Téclat ae ses feux, la rendent des plus précieuses dans la joaillerie, et en raison de sa remarquable dureté, elle sert aussi è former des pivots pour tes pièces délicates de l'horlogerie, h polir les fûerres fines et è couper le verre. Les vi* triers emploient h cet usage le diamant cristallisé è arêtes courbes, qu'on appelle diamani dénature La taille, qui augmente cou« sidérablement l'éclat du diamant, s'opère au moyen d*une plate-forme horizontale, en acier très-doux, qu'on recouvre d'une poussière de diamant môme qu'on nomme égri* ^^e et qu'on délaye dans de l'huile. On appuie le diamant contre cette plaie-forme pendant qu'elle tourne avec rapidités On distingue deux sortes de tailles : la taille en roief qui ne s'emploie que pour les diamants de peu d*épaisseur, et la taille en brillantf qui est la plus recherchée. La taille en rose offre è son sommet une pyramide à facettes triangulaires, et une large base plate destinée è être cachée dans la monture. Les diamants taillés ea brillant présentent, è leur partie supérieure, une lace assez large ou <a6/e, qui est entourée de facettes triangulaires appelées dentelles^ et de facettes en losange; la partie inférieure se termine par une sorte de pyramide garnie aussi de facettes ou pavillons^ .destinée à réfléchir la lumière qui a traversé la pierre, et cette pyramide est tronquée par une autre petite table ou culasee. C'est à jour que l'on monte constamment les brillants.

Il ne se voit guère répandu dans le commerce que des diamants dont le poids ne dépasse pas un cara/, ou 20 centigrammes S7, c'est-à-dire à peu près k grains. Ceux qui pèsent plusieurs carats s'appellent dia^ mante parangons; et parmi ces derniers ceux qui ont acquis le plus de célébrité sont: celui du radjah de Matan,dans Tile de Bornéo, qui pèse 367 carats; celui de Tempepeur du Mogol,dit kohi'hoor ou monlde lu-

mière, actuellement en Angleterre, qui pè5e 270 carats ; celui de l'empereur de Russie, provenant de Nadir-chah, et de la grosseur d'un œuf, et dont le poids est de 193 carats. On cite après ceux-là celui do l'empereur du Brésil ; mais il eir est un autre oui les dépasserait tous puisqu'on lui accorde une pesanteur de MO carats, c'est celui qui, en 1851. fut offert en payement aux Anglais par le Nizam. Le plus beau diamant qu'on ail trouvé jusqu'ici, sous le rapport de la forme et de la limpidité, est celui qui, dans le trésor de la couronne de France, porte le nom de rigent. Il fut acheté, durant la minorité de Louis XV, par le duc d*Orléans,alors régent, d*un Anglais, nommé Piti, qui l'avait rapporté de rinde. Il pèse 136 carats 3!^. Les diamants non susceptibles d'être taillés se vendent à raison de 32 francs le carat, ou 156 francs le gramme; lorsqu'ils peuvent être taillés et que leur poids est audessous de 1 carat, ils se rendent à raison de h& francs le carat, c'est-à-dire 65 fois la valeur de Tor; quand ce poids dépasse !e carat, le prix augmente dans de grondes proportions, et la valeur commerciale dépend surtout de la perfection et de la grosseur de la pierre. On estime la perte qu'un diamant éurouve par la taille à la moitié da son poids brut. Aujourd'hui» le prix moyen des diamants est :

i carat.

250 francs.

C'est du Brésil que vient la majeure partie des diamants livrés an commerce, et cependant il n'en recueille annuellement qu'une quantité du poids de 6 à 7 kilogramnies, qui coûtent plus d'un million de frais d'exploitation.

Les anciens ignoraient Part de tailler le diamant, et ce fut un jeune homme de Bruges, nommé Louis de Berquem qui, aranl remarqué par hasard, en J[&76,que ueui diamants frottés l'un contre l'autre s'usaient mutuellement, eut l'idée de tirer parti de cette observation pour tailler cetia pierre. La Hollande possède aujourd'hui de vastes ateliers oit l'on ne s'occupe que de la taille du diamant. Le premier diamant taillé fut porté par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et ce bijou se trouTe actuellement en la possession de l'Espagne. Agnès Sorel est la première qui ait porté eo France cette pierre précieuse» mais elle li portait brute.

Les premières expériences sur la combustibilité du diamant furent faites en 169^ par deux académiciens de Florence, Averani et Targioni, qui effectuèreot cette coin* bustion en plaçant le diamant au foyer d'un miroir ardent. Plus lard, François-Etienne de Lorraine, devenu depuis grand-duc de Toscane, et enfin empereur d'Autriche, sous le nom de François 1'% fit à Vienne, de oou* ▼elles recherches sur ce corps, dont il opéra la combustion également eu faisant \iiH<

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DE TECHNOLOGIE

e fourneaux ordinaires. De 1766 à 1772, is expériences furent répétées en France 9 (oufes les manières par d*Arcel père, ouelle, Macqner, Lavoisier et d'autres saints encore; et Lavoisier s'assura que le diaan( donnant de l'acide carbonique conime le larbon de bois, n'était par conséquent que ] carbone. Il faut ajouter nriaintenant que, en avant que personne songeAl à souetlre le diamant à l'épreuve du feu, Newn, se fondant sur certaines considérations optique avait déclaré que ce corps devait re combustible.

Les circonstances naturelles qui doivent compaçner la formation du diamant sont coro Ignorées; mais on cite cependant te expérience faite par le docteur Hare de w-York, et répétée depuis par le profes- (irSillinian, laqnelle peut faire concevoir $qu*è un certain point la fusion et ta voilisation du carbone. En plaçant un cône charbon è chacune des extrémités d'une tterie voltaïaue et rapprochant les deux nés è une très-petite distance, les exnéoeniateurs remarquèrent qu'une isnition 8-vive se manifestait, et que le charbon pôle positif augmentait de volume, tanque celui du pôle négatif diminuait en manl une petite cavité. On pouvait voir microscope, après l'opération, des signes idents de fusion, et le docteur Siillman pposa que )e carbone fondu s'était volasé dans cette expérience, et avait pu se ter d'un pôle vers l'autre. Si l'on admet, près cela que le carbone se soit trouvé 15 la nature fondu ou volatilisé en masses peu considéra Lies, on pourra rapporter cristallisation, et par suite la formation diamant, aux cristallisations ordinaires i ont lieu dans les liquides et les vapeurs, sait en effet que plusieurs substances [étales, et particulièrement les huiles esitiejles et les résines, éprouvent des roocatioos lentes, dans lesquelles la prolion de leur carbone augmente de plus plus; et l'on pourrait alors supposer que modiScations de ce corps simple, en se prochant ainsi h Tétat d une grande di* ion, et perdant peu à peu Thydrogène c lequel il est combiné, a pu, dans des constances favorables, acquérir la grande tésion qu'on observe dans le diamant.

^0 donne le nom de diamant h un outil vitrier et de miroitier oui consiste en ) pointe de diamant Hxée a un manche, et U OD fait usage pour couper les verres et glaces. — CUter le diamant ^ c'est le dre en deux parties en suivant directement le (il de la pierre. — On appelle dia- }t d^Alençon et diamant du Canada^ des iéiésde guartz hyalin qui sont plus souit enfumé»ss que limpides (6), HAUANTAIRE. Ouvrier qui taille les mants, ou celui qui en fait le commerce. >iANE(chiiD.). On appelle arbrede Diane^ ( .«orle d'arborisation qu*on obtient au )end*un amalgame de mercure et d'ar-

gent dans une solution do nitrate d'argent. Cet amalgame vient se Qter en cristaux sur les Qls métalliques qu'on a disposés dans lo vase en verre qui contient la liqueur.

DIAPASON. Du grec 9ca, avec, et irctc, tout. Instrument qui sert è donner, par ses vibrations, le son appelé ta par les musiciens. Une fldte, une corde tendue par une cheville, ou un tuyau d'orgue étant soumis aux dilatations et condensations produites par les variations de la température, ne ()Ourraient jamais conserver en tout temps le son au même degré diatonique, et se trouvent impropres, par conséquent, à construire des diapasons ; mais il n'en est pas de même des métaux employés dans de petites dimensions, et ce sont eux auxquels on a recours» parce que , peu susceptibles d'être dilatés

far la chaleur, le son qu'ils rendent en est peine affecté. On courbe donc une tige quadrangulaire d'acier en forme d'un D dont les deux branches, longues d'environ 8à9 centimètres, doivent être plus rapprochées en haut gu'en bas; on soude au coude où elles se joii^nént un pied ou tige ayant un empilement pour qu'elle puisse se tenir debout ; puis on insère entre les branches, paB le bas, un petit cylindre en cuivre^ un

Ceu plus épais que l'espace qui sépare ces ranches à leur extrémité. Alors si l'on tiro d'en haut, pour forcer ce cylindre è sortir, les branches cèdent k cette action, et on s'écartant elles se mettent è vibrer en vertu de leur élasticité. On a soin, dans le môme temps, de maintenir le pied de l'instrument, avec l'autre main, sur une table sonore, et l'on entend très -distinctement un son pur et d'autant plus aigu, que les branches sont

r^ins courtes et plus épaisses par en bas. On ime ces parties avant de les tremper, afin d'amener le son au degré que l'on veut et nui est réglé à l'aide d'un autre instrument déjà au ton ; puis on renferme le diapason dans un étui de bois, lequel porte à son extrémité le cylindre de cuivre qui sert h faire vibrer l'Instrument. Comme le système de l'orgue commence k l'ut, les facteurs d'orgues ont des diapasons en ut. Il est aussi un instrument k vent, semblable k un petit cor, qui porte le nom de diapason et qui sert au même usage que le diapason d'acier.

DIAPASON (fond.). Angl. td.; allem. gloekenmasi. Instrument propre k déterminer la grosseur, l'épaisseur et le poids d'une cloche.

DIAPHANÉITÉ (phys.). Propriété dont jouissent certains corps de transmettre avec abondance et pureté la lumière k travers leur masse.

DIAPIf ANOGÈNË (phys.). Du çrec dcc^ovoç diaphane, et 7<vm, j'engendre. Oui produit la diapbanéité, la transparence.

DIAPHANOJdÈTRE (phys.). Du ivec^Oifotr yo(, diaphane, et ftir^Qv, mesure. Appareil dont on fait usage pour apprécier les variations de la diapbanéité atmosphérique.

') ^oy., sur te diamant, Partlcle de notre DicitQnnaire du mer9iHlc$ de ta nature et de Turf.

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