‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 146 sur 281 · INDE · texte numérisé non relu

INDE

EAU DE LUCE. Celte eau» qui tire soo nom d'un pharmacien de Lille» est une préparation médicale» excitante et sudoritiqoe, que Ton forme arec de l'huile de succiD^du baume de la Mecque et de Tesprit-de-vin. Son apparence est laiteuse et son odeur furie; et Ton en fait aspirer par le nez dans les évanouissements» ou Ton en fait boire quelques gouttes dans de I eau i^ucrée.

EAU DE MÉLISSE ou EAU DES CARMES.

Médicament dont les Carmes possédaitot seuls autrefois la lecette» et qui estrépuie comme stomachique et vulnéraire. On le prépare de ta manière suivante :

Alcool de mélisse. 8 ptfUtf.

— de romarin. fcj.

— de Uiym. id.

— de cannelle. h\.

— de muscade. S

— d'anis verl. |

— d'écorce de cilron. 4

— de marjolabie. i

— d'hyssope. id.

— de siiuKC. ia

leooliTaagéliqne. — Jecurisndre.

-- de girofle.

EAU

DE TECHNOLOGIE

EAU

1 ptrUo.

n mêle ces divers alcools et on les repasse ^rechef è Talambic après mélange.

EAD DE MER. La densité deTeau marine ;t de 1,0S5 h 1,030. Son odeur nauséabonde sa saveur amàre sont attribuées au chloire de sodium dont elle est saturée; mais rmertume diminue, dit-on» en raison de la ofoDdeur. L'analyse faite sur 1,000 gr.

!8U de rOcéan Atlantique a donné le reliai suivant : acide carbonique, 0,33 ; cblorede sodium, 25,10; chlorure de magnéf, 0,90; sulfate de cbaux, 0,20. On réunira en outre dans ces eaux quelques ces d*ox^de de fer,* un peu de potasse et très-peliites quantités de bromures. La dilerranée, sur 1,000 grammes de son eau, Durni : acide carbonique, 0,11 ; chlorure sodium, 25,10; chlorure de magnésie, S; sulfate de magnésie, 6,25; carbonate chaux et de magnésie, 0,15; résidu fixe, 90. On a remarqué que les eaux de TOcéan n plus salées au large que sur les côtés; ns rbémisphère boréal que dans l'émi- !iëre austral ; vers l'équateur que vers les es. Toutefois, il y a des exceptions pour ta'ms parafes, et généralement pour tous IX qui reçoivent beaucoup de rivières. La ure des mers intérieures est extrAmement iabfe, mais celle qui parait dominer toutes autres, à cet égard, est la mer Morte, contient k peu près uo tiers de matières nés. '

les expériences nombreuses et diver$is été faites pour arriver à rendre potable

0 de mer. Le physicien Porta fit usage crémier, au xvii* siècle, de la distillation \T arriver k ce résultat. En 1764, le mélo Poissonnier inventa aussi une mate distillaloire pour dessaler reau;et, lis le commencement de notre siècle, des irpîls analogues ont été perfectionnés ]fM. Rochon, de Kérandren, Wels, Da- , Rocher, etc. Mais toutes les tentatives Il coDduit jusqu'ici qu*k cette solution,

1 qu*OD ne peut obtenir de rendre cette buvable qu*en ramenant k l'état de var, ei que I appareil employé doit être ré-

I k la plus grande simplicité, puisqu'il en être fait usage particulièrement k

! des navires. De quelque manière aussi it Itea l'opération, il faut avoir toujours de jeter la première eau qui coule de nbic, attendu (]ue celte eau, en essuyant nrfaces métalliques, peut contracter une r et une saveur désagréables. Ensuite,

II ne doit jamais être trop ardent, ni la llatiou pouasée k siccité. On ne distille iDUDéfDent que jusqu'aux trois quarts, land on veut renouveler l'eau de I alamoo relire celle qui reste au moyen d'un let adapté au fond de la cucurbite. Bulo expose et on agile k l'air libre l'eau kiée^ poor qu'elle puisse se saturer

et perdre soo goût métallique et d'em* urne.

oe, Alexandre d'Aphrodisée et Olym-

i>icnoaii. DE Tkchkoloqib. L

piodore avaient reconnu que l'eau de mer qui traversait les parois d une boule de cire arrivait au centre parfaitement douce. Le dernier dit aussi que lorsque les navigateurs manquent d'eau douce, ils font bouillir de l'eau de mer dans des vases d'airain, audessus desquels ils suspendent de grosses éponges destinées k recevoir toute Tévaporation. L'eau qu'ils en expriment ensuite est douce. Au siège de Gerbes, en 1560, la garnison se servit de la distillation de l'eau de mer pour se procurer de l'eau potable.

Lorsque l'eau de mer se congèle, les glaçons ne sont plus que de l'eau douce, et, dans son voyage au pôle boréal, le capitaine Phipps dit avoir rempli des futailles d*uno eau douce de glace. Seulement, cette eau a le grave inconvénient de produire des coliques, et de len&ure dans les glandes de la gorge.

Les médecins prescrivent souvent. l'usage de l'eau de poer, soit extérieurement, soil iiitérieuremeni. Comme remède extérieur, on conseille les bains de mer dans l'hypocondrie, rhystérie, la danse de Saint-Guy, la manie, la chlorose, l'aménorrhée, la leucorrhée, la goutte, le rachitisme, l'éléphantiasis et l'hydrophobie. C'est surtout dans les affections fflanduleuses et les névroses

Su'ils sont tres-salutaires ; mais il serait angereux de se baigner k la mer dans les maladies inflammatoires, les plilegmasies cutanées, Térésipèle, les hémorrhagies, les obstructions anciennes et la vieillesse. Le bain de mer devant être aussi considéré comme bain froid, ne convient pas non plus dans les maladies où cette température serait contraire. L'immersion dans la mer apaise la soif, en diminuant la chaleur de Forganisme : des maritis naufragés et privés d'eau douce ont ainsi modéré la soii ardente Qu'ils éprouvaient. Il n'est pas néce*"saire de se baigner de grand matin, ni h jeun. La mer conservant longtemps sa température, on doit attendre qu'elle ait perdu la frafcheur qu'elle a contractée pendant la nuit, et qu'elle ait eu le temps de ressentir l'influence do la chaleur solaire. On ne doit pas non plus se baigner trop tôt après avoir mangé, il faut que la digestion ait eu le temps de s'accomplir. Enfin, il faut encore éviter de se baigner après une marche fatigante. L'application topique de l'eau de mer est quelquefois préférable aux bains eutiers.

Voici dans quel ordre Russel range les maladies contre lesquelles on doit recourir k l'eau de mer prise k l'intérieur : 1* Toutes les obstructions récentes des glandes intestinales et mésentériques ; 2* toutes les obstructions récentes des glandes du poumon et des autres viscères qui occasionnent si souvent la phthisie ; 3* la tuméfaction récente des glandes du cou ou des autres parties du corps ; k* les tumeurs récentes des articulations qui ne sont pas ulcérées, squirreuses ni c«incéreuses,etqui ne proviennent pas de carie des os ; 5* les fluxions récentes sur les glandes des pauoières ; 6* toutes les

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