‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 148 sur 281 · LISSE · texte numérisé non relu

LISSE

EAU DISTILLÉE. Les eaux de fv de rivières n'étant pas générateicc pires pour les usages de la chioif '^

[pharmacie, on a recours alors i T'c' ée. Cette eau n*est point agréât t elle est fade et parait plus pesaiu^] tomac, parce qu'elle est priréetr' on peut la rendre potable en l\ ' ment au contact de l'air. Les can/ic' siques et chimiques de l'eau dis pie sont d'être transparente, iof^"^' dore, insipide, et sans actioo sar «^ ^ res de violettes et de tournesol» i" sur les «olutés de nitrate d'argeo;*'ryte, d'oxalate d'ammoniaque H ^' acétate de plomb. L'eau distiliéf :* contenir aucune substance étriogr" tefois, lorsque celle qu'on a pri^ \ soumettre à l'opéraUon était ^^'\ tenait du gaz h vdrogène libre, ou :moniaque, elle conserve alors, ibés' la distillation, une odeur d'hjdrofv buré ammoniacal, ou nn ^ût de ff- * dans cocasse refusera dissoudre '«^ corrosif, comme de décomposer « • d'argent. ^

Dans la préparation de l'eau dist*'^ xélius conseille d'employer les D^' , seaux que ceux dont on bit nsafc préparation de l'eau-de-vie; nu-* • ceux qui servent pour Talcool, •♦^'* " la petite portion qui en reste daa«' .

tin, s'acidifiant par le conuct de i'-^ ' introduit, donne lieo è la toroatuif tate de cuivre qui se mêle auroj^ tenu. Les vaisseaux de verre cet <^

EAU

DE TECHNOLOGIE

rénîeDl d*6lre attaqués et dissous par

LB. Le réfrigérant doit donc être d*étain

ou de cuivre fortement élaroé et Ton

. éviter les soudures de plomb et d*étain«

se dissolvent touiours en une quantité

ifcle dans le liquide distillé On opère la

I Jlalion de Peau de la manière suivante :

la place dans la cucurbi te d'un alambic

il de son serpentin, et Ton a soin de

jffer doucement lorsque la distillation

cnence, afin que le liquide ne passe point

1 cucurbite dans le récipienL On rejette

(ireroières parties qui contiennent de

et les impuretésdu serpentin ; et attendu

les eaux naturelles sont toujours plus

3oins saturées de matières organiques

l>ourraient, en se décomposant sur les

i$ de la chaudière, donner des produits

loniacaux, il ne faut pas oublier d*ajou-

iaos la cucurbite» avant la distillation,

leu de phosphate acide de chaux qui ne

être détruit qu'à une température où

) saurait parvenir, si on a Tatteotion de

Kiint laisser la chaudière manquer d'eau.

assaye celle qu'on s'est procurée par l'o-

slioii, au moyen de sous-acétale de plomb

.si elle est pure, ne doit y produire au«

(rouble, pas plus au reste que les au-

réacUfs, puisque c'est là son caractère

MiiîeU

«Mugierops on avait cru que les terres et alf^aJis liies ue s'élevaient pas avec l'eau xfîstiilation; mais c'était une erreur, et { au contraire sur cette propriété qu'est Je Karl du blanchissage à la vapeur, l/eau illée sur la chaux vive, contient -nW de

rugnatelli a observé que l'eau disliilée (aussi un mauvais conducteur du fluide Irique et que, sous ce rapport, elle est «au commune à oeu près comme 1 est

défaut d*eau distillée, on peut faire ge, dans les laboratoires, d'eau de pluie

d'eau de neige, surtout de la portion on recueille après une chute prolongée, »t*i-dire après que les corps étrangers pendus dans l'atmosphère ont été entrai- I. Hais on a rarement recours à ce moyen les officines sont toujours approvisiones d*eau distillée dont l'emploi est trop irnalier pour qu*on néglige d en être consïinenl pourvu.

•:aU ÉTHÊRÉE CâMPHRÉB. On la préeen dissolvant i partie de camphre dans 'éiher sulfurique et en mêlant le tout à /parties d'eau.

•AUFORTE. Angl. nitrie aeid; allem.

eidtu>aser. On désigne ainsi de l'acide ni- |UB étendu , c'est-à-dire aifaibli par un tange d'eau pure. Celte eau, qui est d'oraire à 26% sert aux graveurs en tailleice pour faire mordre leurs planches qui a conimunémenl eu cuivre ; et aux bijuurs pour connaître le titre d'une pièce d'or

d lin bijou par l'essai de la pierre de

iche. ^

UV HÉMOSTàTIQDB. Eau propre à

iter l'écoulement du sang. La préparation

la p us renommée en ce genre,' est celle do M. Brocchieri, dont voici la recette : on fait macérer, pendant 12 heures, du bois de sapin coupé menu et concass^^, avec le double de son poids d'eau. On distille ensuite jusqu'à ce que l'on ait obtenu en produit le poids du bois employé; puis on. abandonna cet hydrolat au repos pendant 24 heures, après quoi on sépare avec soin l'huile volatile qui s'est rassemblée. Avant de mettre celte eau en usage, il est nécessaire de l'agiter.

EAU OXYGÉNÉE. Cette eau, qui est un bi-oxyde d'hydrogène et gui fut découverte par Thénard,est le produit d'une combinai* son, par parties égales, d'hydrogène et d'oxy»

Sèoe. C'est un liquide incolore, oléagineux, 'une odeur à peine sensible, d'une saveur styptique, qui attaque vivement la peau et la blanchit, et détruit promptement les matières colorantes. Sa tension élastique* est plus faible que celle de l'eau, et sa densité plus grande. L'eau oxygénée reste liquide, même par un froid de— 30* ; mais la chaleur la décompose. Dans certaines conditions, cette eau est très-peu stable, et une foule de corps peuvent la décomposer, comme, par exemple, la plupart des métaux, les oxydes et surtout ceux d'argent, d'or et de manganèse; mais les acides, au contraire, la rendent tout à fait stable, du moins les acides forts, car ceux qui sont peu oxygénés, comme Tacide sulfureux entre autres, peuvent alors absorber l'oxygène du biox3'de d'hydrogène et le décomposer. Le même cas se présente avec les acides hydrogénés peu stables. Les sels agissent d'une manière analogue à celle des oxydes, mais avec moins d'énergie; et enfin les matières organiques ont sur le bioxyde d'hydrogène une action extrêmement yariable, puisque tandis que les unes le décomposeat avec rapidité, le.^ autres n'agissent sur lui qu'avec une extrême lenteur ou ne l'altèrent aucunement.

L'eau oxygénée ne se rencontre point préexistante dans la nature, et on ne IVibtient qu'en décomposant du bi oxyde de baryum par de l'acide chlorhydrique faible, placé dans la glace. Il se fait alors du chlorure de baryum et Toxygènese dissout ; on précipite ensuite la baryte par l'acide sulrurique, goutte à goutte, ce qui laisse l'acide chlorhydrique à nu et permet d'y délayer une nouvelle quantité de bioxyde de baryum ; puis on recommence cette opération un certain nombre de fois, ce qui conduit à obtenir une eau chargée de 475 fois son volume d'oxygène. On peut séparer ensuite l'acide chlorhydrique par le sulfate d'argent, et l'acide sulfurique qui reste après l'opération par l'eau de baryte, mais il est nécessaire, pour avoir un composé stable, de laisser un peu d'acide dans la liqueur. On augmente la force de celle-ci, en la concentrant sous le récipient de la machine pneumatic|ue, et dans ce cas t'eau dont la tension élastique est plus forte se dégage la (iremière; $u au contraire, on veut de l'eau

EâU

EAU

oxygénée faible, on peut la préparer en décomposant le bi-oxyde de baryum par l'aride Quorhydrique» ce qui produit du fluorure do baryum et de l'eau oxypénée. Cette eau est fréquemment employée pour restaurer les tableaux noircis par du sulfure de plomb, qui alors, sous Tinfluence de Toxy-

};ène qu*elle renferme, passe h Tétai de sulaïe.

EAU REGALE. Angl. aqua regU; allem.

icheidnDasser. Mélange d*acide nitrique et d*acide chlorhvdrique, dont la propriété est de dissoudre l^or , appelé anciennement le roi du métaux. On peut, pour ce mélange, remplacer Tacide chlorhydricjue par du sel marin ou du set ammoniac qui agissent d'une manière analogue. Geber est le premier qui ait parlé de l^au régale qu'il préparait en ajoutant à de Teau forte un quart de sel ammoniac. Aujourd'hui, cet agent est de la plus grande ressource pour le chimiste, puisque l'or, le platine, le palladium, qui résistent k l'action des autres acides, sontpromptement dissous par lui. On fait usage aussi de l'eau régale dans les teintureries et les manufactures de porcelaine, pour faire les compositions d'élain ou pour dissoudre l'or; et tous les métaux qu'elle dissout sont transformés par elle en chlorures.

EAD SECONDE. Angl. îj/e-water; at.em.

huge. On désigne sous ce nom deux substances différentes : dans l'orféyrerie et quelques autres professions , c'est de l'acide nitnque affaibli de moitié ; dans les ateliers de peinture, c'est une lessive caustique de potasse ou de soude, qu'on appelle aussi leui" re det navonnieri,

EAD SÉDATIVE. D'après la méthode Raspail, cette eau se prépare à trois degrés de force différente :

i** formule.

«grammes.

1 litre.

80 gnmmes.

1 Uire.

lOOgrunmea.

1 litre.

Ammoniaque liquide*^ 23*.

Alcool campbré.

Sel de cuisine.

Eau ordinaire.

T formule.

Ammoniaque liquide à 22*.

Alcool camphré.

Sel de cuisine.

Eau ordinaire.

S' formule.

Ammoniaque liquide à 22*.

Alcool camphré.

Sel de cuisine. Eau onlitiaire.

On peut si l'on veut, aromatiser l'eau sedaiîTo avec de Tessence de rosesu

EAUX MÈRES. On entend par cette dénomination las eaux qui restent après qu'un sel s'est cristallisé» et qui se trouvent saturées k un tel point, qu'il ne leur est pas possible de cristalliser des sels, souvent déliquescents, qu'elles tiennent en dissolution. Elles sont ordinairement colorées, comme par exemple les eaux mères des salpêtres, et afin d'en tirer parti, on les mêle avec des lessives moins chargées.

EAUX MINERALES ET THERMALES. Un > pour en sortir saturée de sulfate de ^ -• grand nombre des sources qui sortent du II est asseï ordinaire que, dans ua s suiu delà terre se trouvent fréquemment canton» les difléreotessouroesd'eeaiB^"

chargées ae matières qui ne permettent r* de les emplojei comme Teau commu:»

mais quelùues-unes acquièrent eu revs* > des propriétés particulières qui lesren.*plus ou moins utiles, plus on moins pr^-* ses dans la pratique médicale. Ce snrt • eaux de cette nature qu'on appelle mmèt on thermales, selon qu'elles sont froide* chaudes. Les premières n'ont souvent.:

moins en apparence, aucun caractère q« distingue ue l'eau ordinaire; mais il ecr

[plusieurs aussi qui se trouvent eoloréfff e Tel-, le cuivre ou des matières orgsoiqj* et dont la saveur, quoique variable, est > vent caractéristique. C'est ainsi, par ei»pie, que les sources ferrugineuses or.c t goût d'encre très-prononcé; quecHI^ contiennent de l'acide carbonique Wbrp^ piquantes ; qu'il en est auxquelles lliidM.* ne sulfuré ou le sulfure alcalin comoia'.v • une odeur d'œufs pourris; que J'aoïrn n^ çoivent du carbonate de soude uDp&'^.

câlin; et des sels de magnésie» un»4«/ amère. Communément, les eaux dît ''"^ sont limpides ; mais plusieurs se trt^i^ peu après leur sortie du sol, par «i*« certaines décompositions; et il adviff > me que ces décompositions ont lieu aft^« contact avec l'air atmosphérique : ces '« tiennent aussi en suspension des oui.soit argileuses, soit glaireuses.

Les principes que les eaux roinéralfsi'nent le plus oroinairement en dissois sont 1* des gaz , comme l'oxjgèna, Ti: ■ l'acide carbonique etThydrogèoe suïfor* ! des acides , tels que les acides salfunq«e.<« fureux, borique et hjdrochlorique; dH ^ • parmi lesquels .«e présentent surtout y qui sont è base de soude, de cbaoi, i«^ gnésie» et dont les acides habituels s^« acides sulfurique, carbonique et fardr"^-rique. On rencontre encore dans ces f*!^*** sulfures alcalins, des matières de «sirr.' ganique, etc., etc. Toutes ces nstiir^ \^ les eaux retiennent ainsi, ont été ftest parelles dans le trajet souterrain q«>'««cn eu è parcourir avant d'arriver è la sorts*» sol ; mais le plus souvent elles s'j n/e"' en petite quantité attendu que diverse» :ses mettent obstacle è ce que la disM;: « s'accomplisse aisément. Toutefois ft»i -i traverse les couches salines ealraloe !* quemment en dissolution une porti<« s sidérable de sel, et, d'après Bertélioi. * de Carisbad, entre autres, loumu c*a# année 7U,8t)i quintaux de carbooaied'^ de, et l,132,9i3 de sulfate de la méor.^ L'eau qui décompose les granités se ctM de silice et de potasse; celle qui filtrai* vers les roches pjriteuses s'empare 4»^ fate de fer ; puis, quand la couche m' mineuse ou magnésienne, il se pn>)-^ sulfate d'alumiue et du sulfiite de mèt^ Si enOn l'eau est chargé de bi-€artMi.i<* soude, et qu'elle traverse ou Im»c de*: ^ elle y laisse un dé|)At de carbonate de

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DE TECHNOLOr.lE.

EAU

lies se trouvent d'une composition analo- ^e, et c*est ce qui se voit au Puy-de-Dôme il dans la Loire-Iuférieure où les sources (Ont ferrugineuses et chargées d*acide carbonique. Dans^ la région pj^rénéenne, c'est e sulfure alcalin qui domine dans la plupart les sources; et celles des Etats romains « in<i que celles de Naples, contiennent k la 6k de Taf ide carbonique et de l'hydrogène tilfiiré. Mais il arrive aussi que les sources 'une môme contrée ne présentent pas toutes n degré analogue d'action, ou bien qu'elles on^ d'une origine différente. La source de Snac,k Bagnères de Bigorre, par exemple» f( tiseulequi soit chargée d'hydrogène sulir<<, parce qu'elle surgit dans la limite des ^n-»ins primordiaux et secondaires; et on odfe à Luxeuil une source thermale è côté . utie source chargée d'acide carbonique et » Ter. L*eaa de Castel-Novo d'Asti est sulireuse et iodurée» tandis que dans les enirons existent des sources sulfureuses thermies semblables è celles des Pyrénées, qui esoot point iodurées; d'où il faut conclure mssairement que ces sources de CasleU ^oro appartiennent aux terrains primitifs et e se chargent d'iode qu'en traversant des •trains récents.

Les eaux minérales laissent souvent déiger, au moment où elles surgissent du )t, des substances gazeuses qui ont été enalot^es avec elles dans les conduits sou* mins^ ou bien dissoutes par la forte près* :>n à laquelle elles se trouvaient soumises, lis dégagées après que cette pression a %sé. Les sources où se manifeste particurretaeot ce dégagement sont celles qui >Dti*nneoC de l'acide carbonique; mais le n(i^eaienl a lieu aussi par rémission d*air mosphérique* d'azote, ou de toute autre tniance gazeuse» ce qui amène, dans cernsc8s« une sorte d'ébullition dans le liî<Je. Le dégagement dont il est question»

quelquefois astreint à des intermitten- § , comme on le remarque surtout è la itaine da Tambour, sur les bords de l'AIr: les gaz s'y échappent è des internes très-rapprochés, sous la forme de osses bulles» lesquelles produisent, à leur nie» une espèce de roulement qui a fait >nrier è la fontaine le nom qu*elle porte. L*orïgine des eaux thermales ne peut être ribuée qu'à la chaleur centrale. Il est des •éces de tuyaux naturels qui laissent ^^er les gaz plus ou moins échauffés, lese-ls, lorsqu'ils se trouvent en contact avec leau, sous certaines conditions» latranscs^ot en eau thermale» de môme qu'on . «re dans les oflicines où Ton fait des SX minérales factices en y introduisant « ^1. Ce qui constate la profondeur è la* f !le pénètrent les eaux thermales» c'est 9 la sécheresse n'exerce sur elles aucune «leoce» et qn*elles continuent toujours è t ter lorsque les autres fontaines sont ta- «•.Cette même cause de la profondeur

que les eaux sortent presque toujours

Il terre à uoe température plus élevée

c» celle tlu climat où on les rencontre^

parce qu'elles proviennent de cours d*eau établis dans l'intérieur du sol. Les sources thermales atteignent quelquefois des températures voisines de rébullitiori ; mais la cause locale de cette chaleur n'est pas exac-» tement déterminée. Ces eaux chaudes sourdent quelquefois au sein des eaux froides, ou se frayent un passage au milieu d'elles. Dans la oampAgne de Rome el non loin de Tivoli, se trouve le lande la 5o/ftiiare^ appelé aussi lagodixolfo et lacui albula dans lequel coule continuellement un courant d'eau tiède qui sort d'un autre petit lac situé peu au-dessus. L'eau du lac de la Solfatare est tellement saturée de gaz acide carbonique» qu'on la croirait en ébullilion sur divers points de sa surface.

Plusieurs sources d'eaux thermales ont offert dans tous les temps des phénomènes semblables p c'est-à-dire même volume, môme composition, même dégagement de gaz el même température» tandis que d'autres ont subi de notables changements suivant certaines circonstances ou perturbations plus ou moins éloignées de leurs localités. Les bains d'Aix en Provence étaient fréquentés dès l'an 121 de notre ère. Plombières vit accourir les soldats romains. Les établissements thermaux de Carlsbad et do Vichy remontent à plusieurs siècles. Mais h la constance de ces sources il faut opposer les variations d'un grand nombre d'autres : la composition des eaux de Balaruc et de celle de Seitz a plusieurs fois changé. Celles de Bath ont été souvent moJiûées par la quantité d*acide carbonique qu'elles contenaient. Depuis un siècle» la' température des eaux des Pyrénées a baissé» et il en est de même de celles de Néris. La source de Spa» trèsactive dans les temps chauds , devient presque insipide dans les temps froids et pluvieux. La source de la Reinette» aux eaux de Forges, se trouble aux approches d'uc changement de temps et varie plus abondamment avant ou après le coucher du sc^ leil. L'eau de Charbonnière» près de Lyon, comme celle de Gabian». est moins ferrugineuse pendant les chaleurs et moins hydrosulfuree après les pluies. Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques af>portent aussi des changements dans l'étut des eaux thermales : lor^ du fameux tremblement de terre de Lisbonne» on remarqua Sue la source de la Reine», à Bagnères de 4gorre» avait augmenté de température. Un phénomène analogue s'est présenté à Bude en Hongrie, et aux sources de Mariana et de Las Triacheras» en Amérique. En 1660, la tbermalilé des bains de B4ignèrHS fut suspendue brusquement, et le même fait se présenta aux eaux d'Aix en Savoie» en 1T75. Quelques auteurs ont avancé que la chaleur des eaux thermales était différente de la chaleur ordinaire et qu'elle exerçait une impression plus douce; mais s'il faut s'en rapporter aux expériences de M.VI. Anglada, Longcharops, Gendu et Jacquot» la chaleur thermale ne présenterait aucune différence ou modiiicatioa particulière. Ici nous

EAU

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croyons que robservation des uns et des antres s'est tout à fait écartée de ia cause réelle, c'est-à-dire que si l'impression favorable des eaux chaudes existe en effet, il faut la rapporter uniquement h t'influence des matières qu'elles contiennent et non pas à la nature de leur calorique.

Les eaux minérales surgissentde toute espèce de terrain, mais il peut arriver que quelques-unes aient leur origine dans une formation plus éloignée que celle où elles apparaissent h la surface du sol, de même que les matières dont elles se trouvent chargées n'ont souvent aucun rapport avec la nature du terrain d'où elles sortent.

>1. Alexandre Brongniarta classé les eaux Tuinérales en s'appuyant sur la nature des terrains qui les fournissent. Il les divise donc ainsi : 1* Eaux minérales des terrains primitifs; 3"* des terrains de sédiments inférieurs; S^^des terrains de sédiments supérieurs ; k^ des terrains de transition ; 5* des terrains de trachjtes anciens et des terrains volcaniques modernes.

Terrains primitifs. — Les eaux qui sur-

S'ssent de ces terrains sont généralement ermaies et contiennent , dans des proportions variables, suivant les localités: de l'acide carbonique, de l'hydrogène sulfuré, des sulfures alcalins, des sels de soude et à base de chaux , de la silice , et quelquefois lin peu de fer. Les eaux des Pyrénées , des Cahaudes-Aigues , de Wals, de Carisbad , de Wiesbaden,de Reichen , etc., appartiennent à ces terrains.

Terrains de sédiments inlérieurs, — On y trouve de Tacide carbonique, un peu d'hydrogène sulfuré, des sels de soude , quelquefois du carbonate, du sulfate de chaux, quelques indices de silice. Aux formations inférieures de ces terrains appartiennent les eaux de Bngnères de Bigorre, deLuxeuil, de Plombières, de Pyremont, d'Aix en Savoie , etc.; puis aux tormalions njoyennes, les eaux defialaruc, de Pougues de Saint- Amand , de Baden en Suisse , etc.

Terrains de sédiments supérieurs. — Leurs eaux minérales sont froides en général ; lacide carbonique n'y existe pas ou ne s'y montre qu'en petite quantité; et les sels

S|ui y dominent sont le carbonate et le sulate de chaux , celui de magnésie, et le sulfate et le carbonate de fer. A cette division se rattachent les eaux d'Ënghien,de Provins, do Forges, d'E^som , de Brighton, etc. Terrains de transition. — Leurs eaux offrent de l'acide carbonique, de l'hydrogène sulfuré, et les mêmes sels que tes eaux des terrains primitifs et des terrains de sédiments. Cette catégorie comprend les eaux de Cambo,, de Vichy, de Bourbon-l'ArchambaulK de Néris, d'Aix-la-Chapelle, de Batbi de Soa , etc.

Terrains de traehytes et terrains voleani^ ques modernes. — La composition des eaux lie ces terrains est presque analogue à celle lies terrains primitifs : on y rencontre en Mbondancu Tacide carbonique, quelquefois «•ydrogène sulfuré » puis le carbonate de

soude, uu peu de sulfate et de mnriate, de la silice, du carbonate de chaux et quelques traces de sulfate de cette même substance et de sels de fer Les principales sources .des terrains trachytigues anciens sont celles do Mont-d'Or, de Saint-AIIyre, de Dax , de Vicie-Comte et de Castel-Guyon ; dans les ler^ rains volcaniques moderues , on trouve celles de Rome , du royaume de Naples , de l'Ile-d'Ischia , de Flslande , de Java , etc.

Les matières qui sont fournies par les eaux minérales peuvent aussi être ainsi divisées : 1** Les gaz qui se dégagent à li source ; 2** les gaz tenus en dissolutioD par l'eau ; 3"* les acides libres ; 4* les alcali^ libres; 5** les sels; 6* les compositions bépa* tiques du soufre ; 7* les matières de nature organique ; 8* les dépôts.

Gaz dêgagks a la soorgb. — Ces gaz sont l'acide carbonique, Tazole, l'oxygène, Tair atmosphérique, l'hydrogène, Vhyârogène sulfuré, l'hydrogène carboné, Tacide salfureux et l'acide sulfurique.

L'acide carbonique se dégage k l'étal de pureté dans un assez grand nombre de sources et entre autres celles de Vicby, du Montd'Or et su Boulidon-de-Péroles. Il est iïiÊ\é fréquemment d*air et d*azpte ; quelquefois d'hydrogène sulfuré , et, plus rarement eccore , de gaz inflammable ou d'acide solfureux.

L'azote, dont le dégagement a été reconnu pour la première fois par Pearson, dans les eaux de Buxton,a été depuis lors /*objel d*une élude suivie de la part de MM. Saiot* Pierre , Anglada et Longchamp; maison tie s'accorde pas encore sur son origine. Les uns l'attribuent è la décomposition de l*ai> par les matières organiques ou sulfu/^e> des eaux qui absorbent l'oxygène, les autres à la composition des matières organiques elles-mêmes. Quoi qu'il en soit , Tazole se dégage à l'état de pureté , des sources Iber* maies des Pyrénées , de quelques-unes de celles de Suède, des eaux d*Avesnes « do Bourbonne, de Néris, des sources des Cordillères, et Davy l'a trouvé aussi presque pur h celle deCeylan. Ou le rencontre assi»cié à l'acide carbonique dans les eaux de Balaruc, de Carisbad, de Porta et de Saint- Nectaire; et mêlé d'air et d'acide carbonique, à BourboQ-l'Archambault et kBuzton, en Angleterre.

Uoxygine a été rencontré fréquemment dans les eaux minérales à l'état d*air aiinospbérique, et, au rapport de Margueron. H se dégagerait mêlé seulement d'un peu J air è la source de. Rochecorbon.

L'hydrogène pur se dégage , dit*ao « è '.• source de Poretta , en Italie; il se troufv ! aussi associé à l'hydrogène sulfuré et è IV I cide carbonique dans une source de FEtal de Sienne ; et les mêmes gaz sont méVès 1^ l'air et à l'azote dans l'eau deStacbelberg, e:^ Suisse.

L'hydrogène sulfuré est très-rénandu daoi les eaux thermales auxquelles il cooifuuni-^ que cette odeur si caractéristiaae d*œu{j pourris.

EAU

DE TECHNOLOGIE

EAU

ydrogèM carboné traverse les enux isignano, dans TEtat de Parme ; il s^e

à Tacide carbonique dans celles de e-Marie»des-Bains, en Toscane; et ces

gaz sont associés à rhydro{[ène saldans l'eau de Querzola , principauté de ne.

gax «u/^uretixse dégage principalement sources voisines des volcans; il est []uefois mêlé d'hydrogène sulfuré, gaz sulfurique esi souvent le produit is sulfureux.

)rsqu*on veut reconnaître la présence ' corps gazeux » ou lea reçoit dans des hes que Ton porte sur le mercure pour ^ouoiettre h des essais. Uaeide earboni' par exemple, est complètement absorbé la potasse et trouble l*eau de chaux.

ote pur éteint les corps en combustion on TOlume n'éprouve de changement Qtant qu'on l'a chauffé avec du phosre ou qu'on t*a mêlé avec une dissolualcaline. Si les gaz sont mélangés, on vera dans quelle proportion existe Vaei* arboniqu€t oar la diminution du volume la potasse rait éprouver au mélange ; t on éprouve le gaz restant par le phosffe « et alors c'est de l'air aimotphirique^ eur volume diminue de 21 pour 100; il un mélange d'air etd'ajcofe, si l'absorpn est moins grande ; et il y a de Yoxygme excès, si le phosphore a diminué ce résigazeux de plus de 21 centièmes. Quant i gaz inflammables, on les reconnaît à flammabilité du mélange. Ainsi, après >sorptioD de l'acide carbonique et la délation avec Toiygène par l'étincelle élec* |ue, on s'assure de la présence de l'Ay- >j^e carhoni^ par la formation de Tacide ionique, et de celle de Xhydrogètitt par iiminulion du volume du çaz, avec forliou d'eau, sans qu'il y ait production cide carbonique. L'acide sulfureux, en- , se décèle par son odeur pénétrante, et 1 se trouve mêlé d'acide carbonique , on n sépare au moyen du borax qui n'abrbe pas le gaz carbonique.

GiZ EETBRUS Bit DISSOLUTION PAR l'BIU.

Ces gaz sont : l'air atmosphérique, fade carbonique, l'acide sulfureux et Thyrogèoe sulfureux. Pour les dégager du quide, on remplit de celui«ci un matras uquel on adapte un bouchon percé d'un ou et muni d'un tube recourbé propre

conduire les gaz sous les cloches et sur > mercure ; on remplit d'eau aussi ce tube, : Ton porte à rébullition qu'on entretient usi longtemps qu'il se dégage des maères gazeuses; puis on sépare hs gaz qui imagent sur l'eau de la cloche, pour les ^uinettre è l'analyse suivant le procédé cliqué ci-dessus.

Acides libres. ^ Ce sont l'acide carboique, l'acide sulfureux, l'acide sulfurique, acide, bydrochlorique et l'acide borioue.

AciitcarboniqiM. — Les eaux qui sont char- ^^s de cei acide ont une saveur aigreleile 1 |>r6cipiient par l'eau de chaux. Lorsqu'on ^iit reconnaître et déterminer la quantité

de cet acide, on fait évaporer (l'un tiers, dans un matras, Teau sur laquelle on: opère et passer le gaz et les vapeurs dans un flacon contenant une solution de muriate de baryte ou de chaux ammonical ; ou, encore, l'on fait communiquer ce flacon aveô une cloche sur le mercure pour s'assurer si l'acide carbonique a été totalement absorbé. L'expérience achevée, on bouche le flacon pour le gnrder jusqu'au lendemain, et, dans cet intervalle, il se fait alors un dépôt de carbonate de chaux ou de carbonate de baryte que l'on recueille et dont le poidi indique celui de l'acide carbonique.

Acide sulfureux. — Il se recohnatt k l'odeur pénétrante qu'exhalent les eaux qui le contiennent. Lorsqu'il existe en petite quantité, on constate sa présence en distillant, k l'abri de l'air, une portion d'eau, et en examinant le produit de la distillation. Si ce produit renrerme de l'acide sulfureux, le sulfate de cuivre y offre un principe jaunâtre qui devient rouge quand on le fait bouillir dans l'eau; et quand le liquide distillé a été additionné de chlore, il donne du sulfate de baryte par le muriate ou le nitrate de baryte.

Acide êulfurtque. — L'acidité des eaux qui contiennent ce sel augmente h mesure qu'on les concentre, attendu que l'eau et les autres eorps volatils passent à la distillation ; et lorsque les eaux sulfuriques ont été concentrées et qu'on en met sur du papier, celui-ci se charbonne quand on l'approche du feu et que l'eau s'évapore. On détermine également la proportion des acides en concentrant l'eau minérale en consistance molle,, puis en la traitant par de l'alcool qui dissout l'acide sulfurique sans toucher aux sulfates, et on reconnaît alors sa quantité exacte en le transformant en sulfate de baryte.

Acide hydrocktorique. — Lorsqu'on distille l'eau qui contient cet acide, celui-ci passe avec elle à la distillation et le produit forme, avec le nitrate d'argent, un précipité de chlorure d'argent, blanc, caillebotté, soluble dans l'ammoniaoue et insoluble dans l'acide nitrique.

Acide borique. — On le recueille dans plusieurs lacs de Toscane, et dans ceux qui se trouvent au nord du Thibet. Quand on concentre les eaux qui le contiennent, il d^is* tallise en paillettes, et ces paillettes, dissoutes dans l'alcool, lui communiquent la propriété de brûler avec une flamme verte.

Alcilis libres. — La soude est, jusqu'à ce jour, la seule base alcaline qui ait été trouvée, dit-on, à l'état de liberté, dans les eaux minérales, et ce serait particulièrement dans les sources jaillissantes des eeysers dislande qu'elle aurait été observée. Ce serait alors à l'état de silicate combiné avec une partie de silice. M. Longchamps l'a indiquée aussi dans les eaux sulfureuses des Pyrénées, présence qui est contestée par M. Anglada. L'eau qui contient de la soude libre a une réaction alcaline, et si on l'évaporé h l'abri de l'air, puis qu'on la

CAD '

EAU

reprenne par Talcool, h soude se trouve dissoute.

Sbls. — Ceux que contiennent les eaux minérales sont les carbone les, les hydrochlorates« les muriates.les nitrates, les phosphates, les Ouates, les silicates, etc. Les plus communs sont les sulfates, les carbonates,les niuriates, et leurs ;ba8es les plus ordinaires sont la soude, la chaux, la magnésie et l*oijde de fer.

CarbonattM. — Ceux de chaux, de magnésie, de soude et de fer, se rencontrent dans un grand nombre de sources minérales.

Celui de lithine a été observé dans les eaux de Harienbad, en Bohème ; celui de baryte, dans les eaux de Luteuil et de Lamscheid ; celui de strontiane, dans les eaui de Lukastchowitz, en Moravie, et dans celles de Carisbad, d*Egra, d*Ernabrunnpn et de Sedlilz; celui de manganèse, dans les eaux ferrugineuses , et particulièrement celles d'AdoIfsberg, de Baden, d'Ei;ra, d'Ems, de Luxeuil, de Pjrmont et de Sediiiz ; celui d'alumine, dans les sources de Driburg, de Zangenbrucken, ai de Meinberg ; et enOn« celui de cuivre, dans l'eau d'Ernabrunnen, principauté d'Anbait. Les carbonates de potasse et de soude communiquent aux eaux une propriété alcaline, et le résidu de J'évaporation fait etifervescencè par les acides. Les carbonates terreux, ainsi que celui de fer, tenus communément en dissolution par Tacide carbonique, se précipitent lorsqu*6n soumet Teau h la concentration ou à Tébullition ; le précipité est !(renu et s'attache aux vases quand il est brmé par la chaux ; il est floconneux quand il est magnésien; et sa couleur est rougeâtre lorsqu'il contient du fer. Les carbonates alcalins s'obtiennent en évaporant et redissolvant dans une petite quantité d*eau pour séparer les carbonates terreux. La liqueur est alors alcaline et fait effervescence par les acides; on l'évaporé à siccité et on la traite par l'alcool à 0,875, qui enlève tous les muriates ; enfin, on sursature le résidu par l'acide hydrochlorique, pour traiter derechef par le même alcool, lequel abandonne les sulfates et enlève les nouveauz muriates formés, dont le poids fait connaître celui des carbonates qui leur ont donné naissance.

Sulfat€i* — Ceux de soude, de chaux et de magnésie sont assez communs, et ceux de fer et d'alumine le sont encore davantflge. Vauquelin a rencontré celui de man-

Sanèse daus une source de Cransac, et celui e strootiane se trouve, dit-on, daus l'eau de Louesche. La présence des sulfates se reconnaît dans les eauz, par la propriété qu'ils communiquent k celles-ci de fournir avec le muriale de baryte, un précipité blancaui est insoluble dans l'acide nitrique. Pans l'évaporation de ces eaux, le suUate de chaux demeure en partie dans le résidu qui est insoluble dans l'eau, et on le sépare alors des carbonates terreux, au moyen d'eau acidulée par l'acide hydrochlorique et rendue alcoolique. Une portion se dissout

dana Teau et reste mêlée nx nUOet w^ le traitement par l'alcool ; puis od préor-la base en même temps que la Bagné^ avec du carbonate d'ammoniaqoe k c^ .

HydroMoraie$ ou cA/oTMTft . — On r*.- • natt leur présence dans les esot, en o ; celles-ci donnent, avec le nitrate d*a?f . un firécipité blanc,caillebotté, insoloLîie :: . Teau et dans l'acide nitrique, mais ^^ • dissout aisément dans rammoniaquft.

Muriaies. — Ceux de magnésie et d^ «r. sont très-communs dans leseauimii»te celui de chaux y est plus rare; el l'i^ rure de manganèse a été rencontré p>r . quelin dans une source de Bagneui.

Nitratiê. — Les plus communs soc ar de potasse, de chaux et de magnésif . L-^ que Tean soumise è l'analyse cooti»*. « nitrate et qu'on la fait évaporer, le r-i qui fuse sur les chartM>ns et qa*0Q '.i> par l'acide sulfurique dégage alors du <' '' et de l'acide nitreux, attendu qne le« . ^ tes sont constamment mêlés de chirr Si la proportion de nitrate est faib* * sépare, au moyen de l'alcool, les se»»

blés au nombre desquels se trouvai, t nitrates ; on volatilise l'alcool, on le csê dans l'eau et l'on fait bouillir avec do:» phate d'argent; on précipite ainsi U ^*Jt et la magnésie h l'état de phosphate, h -

f;ent A celui de chlorure; puis on é\> iqueur pour la neutraliser par le carbo de potasse; on tiltre enfin de nouve*^ Ton évapore, et le produit est du o::^ de potasse. Si la quantité en est très-miota on s'assure de sa nature au moyen dt digo. On place alors le résidu au foodii.» capsule blanche, on y ajoute un peo Jei-^ aoiution sulfurique d'indigo, de manièt i colorer en bleu, puis un peu d'ariilt »•furiq^ue concentré , et l'indigo se Li«" décoloré.

Phosphaiei. — Ils sont rares dans b^'î minérales; mais on a trouvé celui i< *; tasse dans l'eau de Gadelheim eo ^< ^'^ lie; celui de soude dans l'eaa de > - ' dans celle d'Ernabrunnen; celai d'aia^^ dans l'eau de Gastein, en Autriche; ('■ de magnésie dans l'eau d'Egra, et ctls j chauz dans la même source et daasrrv d'Eilsen, d'Ernabrunnen et de Godelûf - Lorsqu'on veut reconnaître la préseoo* t*. phosphates dans les eaux, on les préa • en même temps que le fer quand eo '«* de l'ammoniaque dans le liquide; pui^' extrait l'alumine par^ la potasse csosi»* qui dissout aussi de l'acide pbospbontS et le phosphate de chaux est séparé di' par le cyanure ferrure de potassium.

Ftuatês, — Assez rares aussi dans « sources minérales , on a cependant nw" tré celui de chaux dans les eaut deGft»^^*en Autriche , et dans celles d« plosi?" localités du cercle de Coblentz. Oa le* ^' connaît au moyen de la dissolution,^ l'acide nitrique , du résidu iosolubif ^^ eaui, et en faisant évaporer la liqueur tf un creuset de platine que l'on recouvre b' verre de montre. L'acide fluorique \^^

EAU

DE TECHN0U)G1E.

EAU

\om sur le y<irre des traces de corrosion , finis il est difficile de déterminer la quanta de cet acide.

Boratei. — Ceux que Ton rencontre dans |s lagooies de Toscane nont de soude et 'ammoniaque, les seuls d*ailleurs qui exis« mt dans la nature. On les reconnaît h ce lie les liqueurs qui les conliennent, étant ^ncentrées par l'acide sulfurique, donnent n précipité cristallin d*acide borique.

Siiicaies. — Le silice existe dans la pluirt des sources minérales; mais on ne sait u eiactemenl sous quel état elle s*y prémie. On reconnaît néanmoins Ips silicates caque le résidu insoluble des eaux minélies, humecté d*acide bydrochlorique fort, orant quelques heures, et repris par l'eau, isse de la silice. Elle se montre alors sous rtna d*UD précipité blanc oui , fondu avec )is parties de potasse , aonne un verre Inblo dont la dissolution fournit par les ides un précipité gélatineux de silice.

Potoêâe. — Quoique rare dans les eaux Dérales, elle se rencontre toutefois assez œiDunément h l'état de nitrate dans celles ti ont traversé les terrains chargés de •tières organiques, et on la trouve a l'état llun dans quelques eaux ferrugineuses , mme celles de Passv, près Paris, et celles i Roaoeby, en Suéde. Elle se présente 4ssi combinée aux acides sulfurique et irboniaiie, puis h Tétat de sel marin ; et , iBn, elle a été observée sous la forme dV *taie dans les eaux de Bruckeoeau , en iviére.

Soude. — Cette substanceest très-répan-

le, à l'état salin, dans les sources miné-

.Ves; on la trouve surtout combinée aux

ddes sulfurique et carbonique, ainsi qu*>

ilal de sel marin, et on Ta rencontrée auss(,

.05 l'eau d'Ernabrunnen , unie à l'acide

lospborique. Lorsque les sels de soude ne

trouvent point mêlés è ceux de potasse»

jf appréciation est facile à obtenir. Si »

r exemple, on a à traiter un mélange de

ux chlorures , on précipite d'abord la

|ueur par le chlorure de platine; on fait

aporer ensuite h silice, pour reprendre

r l'alcool k 0*875, lequel dissout le chlo^

.re de platine et de sodium et laisse celui

) potassium; nuis on décompose chacun des

ilorores doubles séparément, par Thydro*

}no sulfuré, pour précipiter le platine; on

rapore derechef k siccité* l'on fond et l'on

•se. Lorsqu'on a affaire è un mélange de

Uste de potasse et de sulfate de soude, on

s réduit en chlorures au moyen de mu-

ite de baryte , et l'on sépare les chlorures

moie il vient d'être dit ; et si les deux

Is sont à Tétat de carbonate, on les trans-

rme également en chlorure pour recon*

tire leur quantité. Souvent aussi l'analyse

s eaux fournit un mélange de carbonate

I de sulfate de soude : alors on précipite

s sels par le muriate de baryte , on des-

che et on pèse le précipité , qui ejit un

^lange de carbonate et de sulfate biaryti*

«"s; oo le traite par l'acide nitrique , puis

le lave et on le pèse de nouveau. Ce

dernier poids est celui du sulfate de baryte, et sa différence avec le premier représente le carbonate.

Litkine. — Elle est rare dans les eaux minérales et, pour la reconnaître, il faut, lorsqu'on a obtenu les carbonates calcaires, opérer presque totalement leur dissolution avec de l'acide phosphorique , évaporer h siccité , et redissoudre avec une minime

Suantité d*eau. U reste alors un pbosphato ouble de soude et de lithiue qui est peu soluble.

Ammoniaque. — Rare aussi dans les sour* ces minérales , on l'y trouve cependant à l'état de carbonate dans l'eau de Harienbad. en Bohême ; k celui d'hydrochlorate dans celle de Pyrmont et d'Egra ; combiné avec l'acide borique dans les lagonies de Toscane; et uni aux acides créniques et apocréniques dans l'eau de Porta , en Suède. Lorsque le carbonate d'ammoniaque existe dans une eau minérale, il passe en mémo temps qu'elle k la distillation. Alors, pour obtenir le borate , il faut précipiter par un acide de dissolution concentrée; et, par le muriate, sublimer le mélange des muriates qu'on se procure k l'aide de l'alcool. La présence de Tammouiaque se recounait d'ailleurs suffisamment aans ces sels , par l'odeur particulière qui le caractérise et qui se manifeste quand on triture ces sels avec la chaux ou la potasse caustique.

Chaux. — On la rencontre très-commune* ment dans les eaux minérales, k l'état de carbonate et de sulfate, et on l'a trouvée combinée aussi avec l'acide phosphorique dans Den dans

dans celle de Tatenbâusen, en Westphalie; et, enfln, combinée avec l'acide nitrique, dans les eaux de lavage des terrains récents. On reconnaît aisément la présence de la chaux dans les sources minérales, par Foxalate d'ammoniaque qui forme un précipité blanc insoluble d'oxaUte de chaux , lequel se change en chaux vive par la calcinaiiun.

Magnésie.^ Elle se montre dans les eaux minérales au même état que la chaux , et presque toujours associée k cette dernière. Elle se présente k l'état de nitrate dans les eaux de Louesche et de Prinzhofen, en Bavière, et k celui de phosphate dans la source d'Egra. On la précipite, par l'eau de chaux , sous la forme de précipité floconneux ; le carbonate de soude la précipite » en partie , k rétat de magnésie blanche, k froid, et presque complètement k celui d'ébullition ; et les bicarbonates alcalins^ qui ne troublent pas les dissolutions k froid , les préci" pitentau contraire, avec effervescence, k chaud. Comme on éprouve quelque diffi* culte k séparer la magnésie de la chaux , MM. Berzéllus et Chevreuil conseillent, pour arriver plus sûrement k ce résultat, de verser de 1 oxalate d'ammoniaque dans la dissolution des deux bases; de séparer promp* temeui, par la ûltralioo, Toxalate de chaux,

BS»

DIGTIOMNMRE

feJiU

puis d*évaporer les liqueurs, de les calciper« et le résidu est alors de la magnésie. Berzélins fait remarquer aussi que ^celle-ci rontlent souvent de la silice et de Talcali à rétat de double silicate.

Baryte. — Quoique rare dans les sources minérales, elle a été rependant rencontrée è Tétai de carbonate dans les eaux de Luxeuil et dans celles de Lamscheid , et Begroan dit ravoir trouvée aus^ è celui de muriate. La présence de la baryte est , au surplus, facile è reconnaître par la propriété qu'elle possède de former, avec Tacide solfnrique, un sulfate insoluble dans un excès d'acide nitrique.

Strontiane. — Elle est moins rare que la baryte. Elle existe è l'état de carbonate dans les eaux de Sediitz, de Carisbad , de Luhatschowitz, de Lamscheid, d*£^ra et d'Ernabrunnen ; et on la trouve aussi, diton , è celui de sulfate, dans celles de Louesche. La stronliane se précipite en même temps que l'eau dans l'analyse de celle-ci. Il faut alors transformer le uié ange en nitrate, l'évaporer et le traiter par l'alcool absolu qui ne dissout pas le nitrate jeslrontiane. On reconnaît sa présence h ce que dissous dans l'alcool aqueux il colore sa flamme en rouge, et è ce que sa dissolution aqueuse est précipitée par l'acide sulfurique et non par I acide fluo-silicique.

i4/tfmifia. — Elle est assez commune, et

[particulièrement dans les eaux qui lavent es terrains alumineux et pyriteux. On la trouve h l'état de sulfate dans les sources de Passy, près Paris, de Pisciarelli, de Querzola et de Rouneby ; à celui de phosphate, dans l'eau de Gastein , en Autriche ; à celui de silicate , dans celle de Tatenhausen , en Westphalie; et l'on croit qu'elle existe aussi dans les sources de Driburg, d'Eilsen , d'Eviauy de Lucques et de Heinberg.

Fer, -^ Chacun sait que ce minéral est l'un des éléments les plus précieux des eaux minérales, et que, selon la proportion dans laquelle il s'y trouve, il leur communique des propriétés de la plus grande importance. Il se montre dans les eaux à l'état de carbonate el k celui de sulfate. Celles c|ui le contiennent en dissolution se reconnaissent h lonr saveur d'encre plus ou moins prononcées à ce qu'elles se troublent plus ou moins vile h l'air et laissent séparer un dépôt rougeAtre , et à ce que le cyanure de Eotassium ferrure y forme un précipité leu, surtout lorsqu^on ajoute préalablement un peu. de chlorure ou d'acide nitrique. Lorsaue la liqueur n'a pas été acidulée et qu'elle contient un excès de carbonate alcalin, elle prend seulement une couleur verte et fournit, au bout de quelques heures, un dépôt d'un bleu verdAtre. Le cyanure rouge de potassium est un bon réactif pour les eaux ferrugineuses , attendu que le métal s'y trouve presque constamment à l'état de protoxyde ; il donue alors immédiatement un précipité bleu, tandis qu'il n'a seulement qu'une teinte verte si la proportion de fer s^ trouve réduite à des traces. L'acide gai-

oêlé aux autres sulfates; ::^«l 1 leur dissolution de TbH loniaque qui précipite er :| l'alumine et de l'hydrate ilr* I

liquenu l'infusion de noix de |BaK« pitent également les eaux ferrogioKv. i dans ce cas, la couleur Tarie du --.-i foncé au brun noirâtre; mais, «^ n'existe que peu de fer, ce n*eft ::

longue que l'eau prend une cnol".** purine. Un excès d'alcali donne i 1'*%:^ teinte iotermé*iiaire entre le vert et « ^ foncé. Les eaux qui sont chargés <t^ ^ nate de fer le laissent précipiter tou dï par l'ébullition, en même temps va carbonates terreux. On reprend ivi précipité par l'acide hydrochloriqQt.*^ ajoute h la liqueur du prussiate d^ *« ferrugineux, lequel précipite le fer i^ de bleu de Prusse. Si , enfin , on Vf;i- -i^ ser, il faut précipiter l'oxyde deVfi l'ammoniaque. Lorsque la pro^^r.T^ fer est très-minime, le moyen le^i-.*ni venable pour reconnaître sa pré»a 4 d'employer le chlorure d'or. Ap'^''^ rempli totalement un flacon de la w, h laquelle on a ajouté un peu de i^, d'or, on bouche exactement, el te p décomposant le chlorure, Tor meta trouve précipité. A l'état de sulfatf.' n'est pas précipité par rébullitioDe:ff retrouve mêlé aux autres sulfates; ::^t| verse dans fate d'ammoniaque temps de l'alumine de manganèse ; puis on reuissoot > ^ pité par l'acide nitrique, et on prév.. nouveau par ou excès d'ammoaisi.'^ retient l'alumine et ne sé|)are qoe ^ des de fer et de manganèse.

Manganiie. — On lu rencontre fr^î ment associé au fer, et il est comffl< > tat de combinaison avec l'acide cari* "à dans les eaux de Pyrmont, de Bi:-i Suisse, de Sediitz, de Godelbciru, de Luxeuil, d'Ems, de Salzbrunn. e^-.

vaut Vauquelin, il se trouve aussi de sulfate dans la source de Gransa-. ' celui de muriate dans celle de BagtKt I reconnaît sa présence dans les esus. -*

aue le précipité qui a été donné ft* ' rosulfate d'ammoniaque et grillé ^ fournit avec la potasse du camélé-* * Pour en déterminer la quantité, oo :l'hydrosulfate double clans l'eau nff chasse l'excès d'acide par l'évanonL étend l'eau, et on précipite par le s»' '' d'ammoniaque ; puis on lave le suc--.. ' fer avec de l'eau chargée de succins>f '^ moniaque, on précipite le maogiar' du carbonate de soude et on calcium ' ' cipité.

Cuivre. — On l'a rencontré I l'éui - ' bonaie dans l'eau d*Ernabrttooec * ' pauté d'Anhalt.

Anenie. — Il a été trouvé dans >i * de Bukowina en Transylvanie, et k- ' suivant Fitchel, à l'état de sulfure.

Zinc. — Il se présente è l'état sa * les eaiJX de Rouneby.

Composas hépatiquxs dd soofss- "^ ^ que le soufre cooteuu dans les eeut = raies s*y trouve è l'état desulfttrr^*

EâO

DE TECHNOLOGIE

EAU

J*hvdrogène sulfuré, il communique è paiix une od<>ur et une saveur très-dééables d*œufs pourris; mais les eaux Impenses ne contiennent par le soufre au ne état de combinaison et on les divisé J : 1* celles qui contiennent seulement gaz hydrogène sulfuré; 2* celles où se ivont des hydrosulfates; 3* celles oiï l associés Thydrogène sulfuré et les hy- ^ulfates;!^* celles où se présentent è la des hydrosulfates, de Thydrogène sul- \ et de Tacide carbonique. L*eau qui tient de Thydrogène sulfuré répand »

ïrae il Tient d*6tre dit, une odeur fétide);

> noircit le mercure qu*on agite avec

> en dégageant de Thydrugène; elle noir- 1e papier imprégné d'acétate de plomb on suspend h quelque distance de la surd; quand en la mélange avec de l'acide rique ou de Tacide sulfureux, elle laisse ^cîpiter le soufre ; elle colore ou précipite jaune une dissolution d'acide arsénieui; fierd enfin tous ces caractères lorsqu'on ioumet è Tébuliition. Quand on veut re- )rclier dans cette eau la proportion de ( qui s'y trouve» il faut y verser un excès nitrate d*argent; reprendre ensuite, par l'acide nitrique très-étendu, le précipité i s'est formé, afin de dissoudre le carbote d'argent; puis employer l'ammoniaque mr séparer le chlorure; et le sulfure d'argot qui reste indique aiofs, par son poids,

r^roporlion correspondante d'hydrogène

Ifuré. Lorsque l'eau ne contient qu'un

(frosulfate solubie dans l'hydrogène suU

'é. elle n'a que peu d'odeur, mais cette

eur augmente par les acides. Elle ne co-

*^ pas non plus à distance le papier d*a-

late de plomb, elle ne noircit par le mer-

\Te par l'agitation, elle ne jaunit l'acide

sénieux qu'au moyen d'un acide, et Té-

jllitioc ne change rien à tous ces caractè-

s. Si l'eau renferme en même temps de

^yd^ogèno sulfuré et de l'hydrosulfate ,

le offre alors les caractères communs aux

^ux espèces qui précèdent, c'est-à-dire

lie rébullition lui fait perdre l'hydrogène

Alfuré et qu'elle conserve les propriétés

es eaux hydrosulturées.

Tour déterminer la proportion de chacun

les principes sulfurés, on traite premièru-

oent une quantité donnée d*eau par le ni-

ra(6 d'argeul, ce qui fait connaître la somme

3Uledu soufre; puis on prend une nou-

elle quantité d'eau à laquelle on ajoute,

oit du sulfate de zinc, d'après Berzélius,

oit du sulfate de manganèse, suivant M.

lenry, et on expose ensuite la liqueur dhns

B vide. Celle-ci ne se trouble pas immédia-

ement; mais, après un certain temps» il se

léposede l'hydrosulfate métallique qui sert

déterminer la quantité de soufre qui se

rouvait è l'état d*hydrosulfate. S*il arrive

|ue Teau contienne en mémo temps de

hydrogène sulfuré et de l'acide carbonique,

)n détermine la quantité de ce dernier, en

iS)sant bouillir un volume donné d'eau dans

in œatras ou dans une cornue, et en obli«

»;e(iDi tes Tapeurs et les gaz de s'introduire.

au moyen de l'ouvârture rétrécie d'un tube, ; dans une dissolution d'acétate acide de plomb, et de là dans du muriate de chaux ammoniacal. L'hydrogène sulfuré se trouve alors retenu h Tétat de sulfure de plomb dans le premier vase et l'acide carbonique forme du carbonate de chaux dans le second. Si l'eau minérale enfin contient en môme temps de l'hydrosulfate, de l'hydrogène sulfuré et de Tacide carbonique, on détermine la proportion do l'acide carboni-

3ue comme il vient d'être indiqué, et celles e l'hydrogène sulfuré et de l'hydrosulfate, au moyen du nitrate d'argent sur une autre quantité d'eau.

Matières organiques. — Leur présence dans les eaux minérales est un fait reconnu; toutefois, la nature de chacune d'elles est non-seulement difficile h déterminer, mais encore cette étude a été généralement négligée et l'on ne s'appuie guère que sur des conjectures. Les eaux de Badcn, de Cap* pone et de Carisbad, par 'exemple, ont rôdeur et la saveur de bouillon^ et Ton ne sait encore d'où leur vient co caractère. Dans les sources de Freycnwnide , du Brandebourg, de Hemberg en Wcstphalie, et de Pfeffers dans le canton de tialles, on remar* q[ue une matière r/iineuse. Suivant Hcclol, c est de Vhuite eonerêu qu'on observe dans l'eau de Plaine; celles de Suitzbach, de Vichy et bien d'autres encore contiennent du ôt/time, et celle d'Ëscot présente une huile «pirt/ueuse.. Dans quelques sources , comme celle deGurgilcIlo, on rencontre une matière extraclive.

Les acides crénique et apocrénique sont renfermés dans l'eau de Corba où ils ont^té étudiés par Berzélius. Le premier, d*unc teinte jaune pflle, incristallisable, transparent, d'une saveur acide et astringente, forme avec la potasse et la soude, des sels neutres et des sels aeides incrislallisables, solubles dans l'eau et insolubles dans l'alcool, ressemblant à des extraits, brunissant à l'air, et se transformant en crénats, celui de protoxyde de fer soluble dans l'eau, et celui de peroxyde y restant insoluble. Quant à l'acide apocrénique, il est brun, peu soluble dans 1 eau, beaucoup plus dans l'alcool anhydre, sa saveur est très-astringente et ses sels ressemblent aux créoates dont ils ont les caractères de solubilité. Ces deux acides s'obtiennent de l'ocre jaune que dé- ()osent les eaux ferrugineuses, lesquelles le contiennent è l'état de sous-sels. Pour les recueillir, on fait bouillir l'ocre avec de la potasse caustique, on filtre, on ajoute è la liqueur un petit excès d'acide acétique, et on précipite par l'acétate de cuivre. On a alors un précipité d'apocréuate de cuivre, qu'on sépare par la filtration; on sature par un peu de carbonate d'ammoniaque dont on met un petit excès; on ajoute derechef de l'acétate de cuivre, et cette fois on se procure du crénate de cuivre. On délaye chacun des deux sels dans un peu d'eau, et il se trouve décomposé par un courant d'hydrogène sulfuré; outs on évaoore dans le vide.

EAU

EAU

on reprend par Talcool absolu qui ne dis* août que les acides, et on évapore dans le Tide jusqu'à siccité.

Vacétate de pota$$e a été rencontré dans les eaux de Brukenau, en Bavière, par M. Vogel, et Vacide formique dans la source de Prin2hofen, par 1e<ioctenr Pelenkkofer. A Plombières et Saint-Nectaire, on trouve une matière axoté$ qui ressemble k de la gélatine; dans Tes u de Poretta, celte matière s'approche de l'albumine^ dans celle de Saubnse, département des Landes, elle est savonneuse, et dans celle d'Evian« elle se montre fibreuse. La matière animalisée observée è Vichy par Vauquelin, et dans les eaux sulfureus«»s des Pyrénées, a reçu les noms de barégine et de glairine»

DipÔTs. — Ils offrent un des phénomènes les plus importants de l'histoire des eaux minérales* et des contrées entières se trouvent assises sur des terrains de cette oriine. Tels sont entre autres les trav<»rt>ns e Rome et les dépôts calcaires de Vichy. Les eaux qui se trouvent chargées de carbonates terreux dissous è la faveur de l'acide carbonique, sont celles qui forment les dépôts fes plus communs. A mesure que le gaz acide s'y dégage, les sels se précipitent et élèvent alors sans cesse le lit de la source qui leur donne naissance, en recouvrant d'une incrustation calcaire les corps qu'ils rencontrent. C'est ce qui a lieu è la fbntaine de Saint-Allyre de Glermont, dont tout le monde a entendu parler, laquelle forme un dépôt qui couvre un quartier de la ville. Ce dépôt est un mélange de carbonate et de silicate terreux avec de Foxyde de fer. Les sources qui contiennent en même temps des carbonates terreux et de fer offrent, dans leur précipitation au contact de l'air, un phénomène remarquable : la première couche qui se forme est ferrugineuse et d'une teinte très-foncée; mais les dépôts qui se succèdent ensuite sont toujours* de moins en moins colorés et même les derniers se trouvent fréquemment tout h fait dépouillés d'oxyde de fer. Les dépôts des geysers d'Islande sont siliceux. Il est de certaines eaux qui forment aussi dans leurs bassins des dépôts qui ont reçu le nom de boues et contiennent toutes les matières que les sources entraînent en suspension ou qu'elles ont déposées au contact de l'air. Ces boues sont assez souvent employées comme bains excitants dans le traitement de la paralysie ou de l'engorgement local. Celles de Éagnères de Luchon , de Bourbonne, do Dax, de Cauterets, de Néris et de Saint-Amand, sont au nombre des plus renommées. Ces dépôts sont communément sulfureux, quoique tilusieurs ne proviennent pas d'eaux sulfurées; mais les matières animalisées de l'eau, ou les matières organiques qui s'y sont introduites par une cause ou l'autre, passent à la putréfaction. Quand l'eau contient des sulfates, ils sont décomposés peu à peu, comme cela a lieu kSaînl-Amand, et transformés en sulfures ; et enfin, on rencontre encore dans

ces boues, les gaz hydrogène soNuré tt» bonique, des sels ammoniaraot , et .^ quantité plus on moins considérable de quelquefois changé en sulfure.

S'il n'est pas fticile de déterminer v une exactitude rigoureuse la coropos-' des eaux minérales, il n'est guère plos i • de les soumettre i une classification m méthodique, puisque les principes qo: ^i constituent sont très-variables, que Iclpropriétés elles-mêmes ne reposent ^m.des bases beaucoup mieux établies, et qu «^ fin certaines eaux ont des éléments h fn propriétés mixtes qui rendent embam«iir de les placer dans une division plutôt ç> dans une autre. Aussi arrive-t-il de li .% les auteurs ne sont nullement d'aocor:«r un classement unique, et que chacun (Tra au contraire, construit une méthode i»

Suise. Quant è nous, nous adopterons ir « ivision indiquée par M. Soul>eiran, • nous a déjà servi de guide dans no«»

lyses, laquelle division comprend six an savoir : 1* les eaux salines; 9r le»* acidulées gazeuses ; 3* les eaux ferrais» ses ; 4* les eaux sulfurées ; 5* les eaux ka 6' les eaux iodurées et bronzées.

Eaux saunes. Elles sont caractérisa* l'abondance des sels qu'elles cootieflr«-u ou par la présence des matières salioei «racide carbonique; et quelquefois elles ' irent, mais dans de faibles proportions . a fer et de l'hydrogène sulfuré. Les prinopi loralilés des eaux salines sont : Acton, i»

Îleierre; Aix, Provence: Balarue, Hén»^ agnères de Bigorre, H.-Pwrhtêee; Chti!<^ bam« Angleterre i Egra, Bokimt; Bain, f^ geê; Encausse, H.'Garonne; Bpsom et Lie mington, Angleterre; Louesche, SuiaMrU^

Îues, Italie; Luxeuil» H.^Saône; ManegtfL ohéme; Païba, N. 'Grenade; Pfeffers, Àr^ terre; Plombières, Voigee; Pulna, Swa:

Saint-Laurent, Ardiehe; Salies, H.-Gm^i^- Santenay, Côte d'Or; Sedlitz et Seididi^^ Bohême; Dssat, Ariége.

Eaux acidulées gazeuses. Elles oc^ •" saveur aigrelette et sont très-remarqaa: v par les bulles d*acide carbonique qui ) ' dégagent et les rendent pétillantes. Ccoutiennent au surplus des matières lai^ de nature très-variables et dans des prt^^ lions modérées, et le fer sW rencontre <\'^^ quefoisen petite quantité. Leurs soumet plus renommées sont: AIroéria, fipsr Audinac, Ariége; Bade, Souabe; %ét, tm de'Dôme; Bristol, Angleterre: Brucbnu- Baviire; Buxton, Angleterre: Caldas dt M buy, Catalogne; Caideiro, itatit; CsrUJ Bohême ; ChAteau-Gontier, Mienne: 1^ Landu; Ems, duck. de Nauau; Eviao*&*'^ Gurgitello, lechia; liacloud et MagdeU Hérault; Montbrison, loirs; Monti»

Monte-Catini et Montione, Italie; Mém.' lier : Niederbroun , Has-JUia ; Posi> Prueee; Pongues, Nièvre; Progues-iraT* Roisdorf, Bas-Rhin; Bosselle, Itêtie; ^'•' Myon, Puy-de-Dôme ; Saiot-Albao, L^ Satnl-Nectaire, Puy-de-Dôme ; Saiol^Ja'/ landes; Salzbrunn , SUiei^: SaUlinuiB. ^

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DE TECHNOLOGIE

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f; Schlangenbad , dueh. 'dt Nattau:

ralheim, Banau; Soucheyre, H. -Loire; ly» Allier: Vîgiione, /^a/i>; Wîndsor- *8l« Angieierre; Vissât, Ariége; Wiesba-

duch, de Naaau, kcx nRmcGiRBDSBS. La quantilé de fer Iles contiennent leur donne une saveur cre très-caractéristique. On en dislingue i classes: celles qui renferment le fer h t de sulfate et qui sont le moins usitées, ! celles qui sont minéralisées par le onate de fer. La plupart sont acidulés; % il faut en excepter particulièrement sources de Busignargues , de Catafari et Saint-Diez. Les eaux ferrugineuses suk es sont entre autres celles d*Al«is, Gard; *tle de Wight, Angleterre: d*Oiilan-Boui, Tar tarie; de Passj, Seine; de Pisciait« Toy. de ATap/et; et deBounebi,5tiJiie. ; principales eaux ferrugineuses carboées surgissent k Adolfsberg, Suide; Bâfres de Bigorre, H.-Pyrénée»; Ballstonu Etati'Vniâ; Bujuto. Sicile; Bussang, igee; BusignargueSi Hérault; Batb» Jnrfire; Bourbon-rArchambaut, Allier; Garés, Aveyron; Capus, Hérault; Catafari, y. deNaples; Châteldon el ChAtelguvon, ^-de-Dàme; Cbaudebourg, Moselle; Cbel* tham, Angleterre; ConlrexeTilley Voegee; an&ac, Aveyron; Dinan» Côlei-du^Nord; chelles, Loiret; Esterels, Puy^e-Dôme; >rges, Seine-lnférieure; Fougères, llle^t" laine; Godelheim, Weetphalie; Gournaj, ine- Inférieure; Lichtenslein, Saxe; Lui* nhod, Poméranie, Ualvern, Angleterre; »Ml-d'Or et Margeaix, Puy-de-Dôme; Nancy, wthe; Orezza, Corse; Pandraux et Pontibaud , Puy-de-Dôme; Poot-k-Mousson , nrthe: Poria, Suide ^ Pongues-CbAleau- )oiiar, Mayenne; Provins, Seine-et-Marne; irrio Llaoo, Espagne; Pyrmont, Westpha- ; Rennes, ilud€; Saint-Alljrr^ , Puy-deme; Saint-Amand, Nord; Sainte-Glaire, y^de^Dôme; Saint-Diez, Vosges; Saintluriii , Grisons ; Saînl-Pardoux, Puy-demt: Scarboroug, Angleterre; Schwalbach, luati; Salernes, Roy. de Naples; Salies, Garonne; Spa, Belgique; Suitzbacb, dueh.

I Kkin; Tœulitz, Bohême; Tongres, Belgiif: Turibridge , Angleterre; Vais , Ariége; icHfQ.Carladore, Cantal; Vic-le-Comte, Piiyr-Dùme.

Eacx sulfcbkusbs. Elles sont caractérises Mf rôdeur hépatique que leur donne, lii Ihvdrogène sulfuré libre, soit des hjosuifales. On les divise : V en eaux bjrosulDitées ou contenant de l'hydrogène ul(aré;2*en bydrosulfatées ou contenant es hjdrosulfates ; 3* en hydrosulfurées aciulé«s ou contenant en même temps de Thyrogène sulfuré et de l'acide carbonique ; * iQ hydrosulfatées acidulées ou conte- <()t UD bydrosulfate, de l'acide carbonique i de Thydrogèoe sulfuré ; 5' en sulfurées (rrcgioeuses , c'est-à-dire contenant du Ottfre et du fer. Les eaux hydrosulfurées ooliennent de l'hydrogène sulfuré sans by Sulfate et sans acide carbonique, et c'est iosi que se présente la source de Leaming-

ton, en Angleterre. Les eaux hydrosulfatées renferment une dissolution des sulfures alcalins ou hydrosulfates, et c*est è celte classe qu'appartiennent la plupart des sources des Pyrénées, comme Bagnères de Bigorre, Bagnères de Luchon, Baréges, Bonnes, Cauterets, Saint-Sauveur, etc. Ces eaux sont thermales ; eJles contiennent une

Eetite quantité de sulfure de sodium et de la arégine ; elles dégagent de l'azote pur à la source, et, à peu de distance de celle-ci, de l'hydrogène sulfuré , alteudu oue l'acide carbonique de l'air décompose I bydrosulfate. Une composition semblable se présente dans les eaux de Vaudier en Piémont , et d'Acc|ui, près de Gènes, seulement cette dernière est minéralisée par le sulfure de calcium

Les eaux hydrosulfurées acidulées appartiennent pour la majeure partie aux terrains Tolcaniques , et les principales sources sont les suivantes : Abensberg et Adelholzen, Bavière; Aix-la*Ghapelle, Prusse; Alcamo, Stct7e; Alhama, Espagne; Ali , Sicile; Ba-

gnoles, Orne; Bourboule, Puy-de-Ddme; arobo, B. Pyrénées; CasieleiiO' Adoroo^ Piémont; Casleletto - Hascagni , Toscane; Cbeltenham , Angleterre; Chianciano et Doscio, roseone; Eilsen , Allemagne; Bvaux, Creuee; Gex, Suisse; Guillon, Douftt; Guroarde, Landes; Maragliona,ffoy. de Naples; Neundorf,, Hesse; Pirenta de Caniano et Puzzichello , Corse; Rapolona , Toscane: Saturnia, Siennois; Saint-Parize, Nièvre; Selafani , 5ict7e; San-Diego, Cuba; Sylvanès, Jleeyron ;;Tegeruxe, Bavière. Les eaux hydrosut^^ fatées acidulées f contiennent un hydrôsulfate uni à de l'hydrogène sulfuré et de l'acide carbonique; toutefois, ce dernier gaz s'y rencontre toujours en assez faible quantité; car s'il en était diflérem ment il décomposerait rbydrosulfate et l'acide ne contiendrait alors que de l'acide carbonique et de l'hydrogène sulfuré libre. C'est dans cette di» vision qu'il fftut placer la source d'Engbien « près Paris, dans laquelle Tbydrosuliateest celui de magnésie mêlé d'un peu d*hvdrosulfate de chaux. Les eaux sulfurées ferru* gineuses renferment de Thydrogène sulfuré et point d'hydrosulfafes qui précipiteraient le fer à l'état de sulfate insoluble , et dans la plupart de ces eaux le fer se présente h rétatde carbonate acidulé. Telles sont celles d'Allamanhausen, Bavière; Aumale , 5etfie> Inférieure; Lauchstaed , Saxe; Lenbruc^en , dueh. de Bade: Neumarkt, ^nj/elerre ; Sain t* Albino, Toscane: Tu n bridge, Angleterre.

Dans la source de Fessel, Westpkati»^ il existe en outre du carbonate de manganèse, et dans celle d'Hermansbad, Fmase, le fer se montre k l'état de sulfate.

Eaux acides. Elles nesontpoint employées en médecine, et dans les sources situées aux environs des volcans, on trouve particulièrement de l'acide sulfurique, de l'acide sulfureux, et de l'acide bvdrocblorique, lesquels sont quelquefois mêlés de sulfate d'alumine. Los eaux chargées d'acide borique, ùts la-

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goois de Toscane, appartiennent à cetle ciassot ainsi que celles da mont Idienne, à Java, et d'Abano, près de Padone. Celte dernière contient quelques sels et de l*acide sttifureui.

'Eaux ioduhébs bt BBOHUBiss. On reconnaît la présence de Tîode dans ces sources, en eoleTant, par Talcool, les sels solubles qui se trouvent dans le résidu de l'évaporatîon et en les mettant avec du nitrate d'ar*

t;ent pour les reprendre par Tammoniaque. I reste alors un précipité d'iodure d*argent, et| en outre, la liqueur saline, mêlée de colle d*8midon et additionnée de chlore pur, prend une couleur bleue. Quant au brome, on le reconnaît en mêlant les sels salubres dans Talcool, avec leur poids de peroxyde de manganèse, et en chauffant avec de l*acide sulfurique dans une petite cornue. On agite alors, avec de Télher, la liqueur qui se condense dans le ballon, et elle se colore immédiatement en rouge si les sels contiennent du brome. On divise les eaux en trois classes basées sur la nalure des principes qui sont associés aux iodures ou aux bromures, c'est-à-dire en eaux iodurées «a/tne#, en eaux iodurées acidulés ei en eaux iodurées êulfureuses.Dàiisla premièrede ces divisions se trouvent comprises les eaux de Bourbonne, qui coniiennenl du bromure de potassium ; les salines de Salins,oii se trouve du bromure de potassium ; les sources d*Heilbrunn, en Bavière, où se montre Tiodure de sodium; les nuits de Saragosse, qui renferment de riouure de potassium; et enGn les eaux iodurées et bromurées de Salies, dans les Basses-Pyrénées; de Sales, en Piémont ; de Creutznach, dans le duché du Rhin; deKissingen, en Bavière, elo. Dans la seconde classe serangjent les sources de Tatenhauseo, en Weslphalie, deSaratoga, aui Etats-Unis, etde Montechia, dans le royaume deNaples, QÙ se montre Tiodure de sodium ; et dans la troisième, sont les eaux d'Aix en Savoie, et de Castel-Novo-d*Aste, où Tiode existe.

Les eaux minérales de diverses localités, quoique d*uoe composition identique en apparence, ne produisent pas toutefois un effet analogue sur les malades, c'esl-à-dire que leur action thérapeutique |est plus ou moins énergique selon les lieux. Bans la même localité, on remarque aussi des différences lorsque plusieurs sources y existent, et c'est ainsi, par exemple, que les eaux de la grande grillCf à Vichy, ne sont supportées que difficilement par certains malades, tandis aue la' source de VhôpHal est beaucoup plus douce. Quand la cnaleur atmosphérique est très-élevée et que l'atmosphère est trèschargée d'électricité, les propriétés des eaux minérales sont beaucoup plus actives. Les eaux administrées h la source ont des propriétés qu'elles perdent en partie lorsqu'elles sont transportées au loin. Les propriétés immédiates des eaux minérales se réduisent presque toutes, du reste, h une excitation générale plus ou moins profonde, ou à une médication tonique plus ou moins prononcée. Les propriétés secondaires sont tantôt

diurétiques ou diapborétiques, tattlAt Uxbtives et même purgatives, suivant la com. position chimique de l'eau minérale en ellemême, ou l'état particulier de l'individu qui en fait usage.

Les eaux minérales ne convieooent pas dans les maladies aiguës, surtout celles qui sont accompagnées de fièvre ou qui dépendent de quelques pblegmasies. Les eaux acidulés les moins salines et les plus gazeuses peuvent être noises en usage dans la dernière période des embarras gastriques. Elles ne conviennent pas non plus dans les maladies chroniques, lorsqu'il y a flèfreoQ travail de dégénérescence tuberculeuse ou cancéreuse. Elles sont nuisibles aussi dans les anéyrismesdu cœur, les congestions sanguines du poumon et du cerveau. Elles déterminent quelquefois des gastrites. Les maladies du poumon, du canal intestinal et Je foie sont souvent aggravées par leur emploi. Hais elles sont utiles dans les affections do sj^stème lymphatique, les catarrhes chroniques, la goutte, les rhumatismes chroniques, les maladies du sys^tème nerreui el ronsculaire , et surtout dans les maladies chroniques et invétérées deja peau.

C'est principalement aux mois de mai M d'octobre, qu*on prend les eaux minérales, et la durée de leur emploi est de quinze è vingt-cinq jours auxquels on donne le note de «atlcon. Leurs effets se prolongent soureot assez longtemps après leur emploi, et quel-

Juefois même ce n*est qu'après un moi.c et avantage qu^on en éprouve l'eflScacilé. Les eaux se prennent en bains, en boues, en letions, en douches, en vapeur et en boisson. La quantité qu'on peut administrer de cetie dernière manière varie depuis la dose de deux ou trois verres jusqu'à deux bouteilles par jour. L'usage des bains concourt ordinairement avec celui de la boisson. La durée de ces bains doit être modifiée suivant les propriétés physiques et chimiques des eaui employées et aussi suivant la constitution du malade. Les bains froids, tels que teui de mer, ne doivent être en général que de quelques minutes. Les bains chauds doiveni être administrés également avec précaution pour éviter les asphyxies. En allant et eo revenant du bain, on doit éviter les Taria* tions de température.

Les eaux acidulés ou gazeuses conriennenl dans les débilités de l'estomac et ai organes gastro-intestinaux, lorsque le:» digestions sont lentes et pénibles. Elles f^ cilitent aussi l'expectoration des catarrhe! chroniques. Parmi ces eaux, on distiiigiil les sources de Balh, de Bristol, de Bussau; de Ch&leldon, de Cheltenbam, de Pyrmonî deSaint-Nyon,de Schuols,deSeltZi de^{ de Tumbridge, etc.; on les prend en bo son.

Les eottâp ^errti^tnetifes, comme celles Ferrières, de Forges, de Uournay, de Pa et de Rouen, sont toniques et convienne pour le traitement des chloroses, desen| «ortcemeuts de la rate et du foie, et des af

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