EBE
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pierres e( les cnslaui. — Chez le formier, le dégrossissage du bois encore en bloc — Che£ le coutelier, le coup de lime donné aux lames. — Chez répinglier, le dégrossisage de la pointe de Tepingle sur la meule, ^Chez le potier, Taction d'ouTrir une motte de (erre placée sur le tour et de former llntérieurde la pièce. — Chez le Glassier, le passage de la filasse sur Tébauchoir pour lui donner la première façon. — Chez l'éventailliste, Taction de poser sur la première couche une couleur plus légèrn et de former ]9s premières ombres.
ÉBAUCHEUR (métallurg.}. Sorte de cylindre qui sert h étirer la loupe.
ÊBAUCHOIR. Angl. gréai ehiiel; allem.
xurickimeitel. Outil de charron et Je charpentier. —Outil de bois ou d'itoire dont les sculpteurs font usage pour ébaucher et pour modeler. — Ciseau oui sert à ébaucher les mortaises. — Granti peigne à dents droites et grosses qu*on emploie pour ébaucher le chanvre.
£bÈNE. Du grec «Sévor» même signification. Angl. ebony; allem. ebenhoU. Bois d'une grande dureté, très-lourd , très-com-
Ï^act et susceptible de recevoir un beau poli. I est d'une couleur noire, et Ton en fait des ouvrages de marqueterie et de mosaïque, des règles pour les dessinateurs, des supports
Eour les instruments de navigation, etc. Ce ois provient du cœur d'un arbre appelé plaqueminier, diapyros ebenuSf qui croit dans les grandes forêts des Indes oneniales, et qui est maintenant cultivé à Tlle Maurice. Ce qu'on appelle Vébine verte est fourni par lervtise des Alpes, le bignone, etc.; et Yébine rotij^e, employée par les tabletiers, est une espèce dtf grenadille. On imite l'ébène noire en faisant tremper le bois de sycomore , de tilleul, de platane, d*érable, de S>irier, de merisier, etc., dans une teinture ite avec une forte décoctiofi de campAcbe. On nomme ébène noire de Portugal f une ébène dtt Brésil, qui a tantôt des Teiues rouges et laoïAt d«s veines verdAires.
ÉBÉMER (menuis. ébén.}. Donner h un bois la couleur de l'ébène.
ÉBÉNISTE. Ançl. eboniet ; allem. kumt^ iiêcUerey. L'ébéniste est un menuisier dont les travaux ont particulièrement pour objet les meubles élégants qui ornent les habitations, et pour les fabriquer il emploie les bois les plus précieux qui nous viennent de Tautre hémisphère. Dans l'origine de Tari, il ne faisait usage pour ain>i dire que de l'ébène d'où il a pris son nom. Quoique les meubles confectionnés par l'énéniste ne laissent voir que des bois rares, ces bois n'en constituent toutefois que l'extérieur: la carcasse du meuble est solidement établie en bois dur, comme le chêne, par exemple, et les parties tisibles seulement sont recouvertes d'une feuille mince de bois de choix, au moyen du placage. Ce bois de couverture est alors poli, verni et tout le meuble semble avoir été fait d'une môme espèce. Les feuilles minces qu'emploie l'ébéuiste sont sciées à la mécanique, à l'aide des scies
circulaires, et l'on peut les obtenir si ^t^ qne trente feuilles réunies n'offrent (^» paisseur de 0 m. 027. L'ébéniste, on !«•
Soit, doit être un eicellent menaisir •. 'exécuter avec soin et avec goût h ^ de meubles qu'il travaille. Il doitétrs.t aussi d'un certain tact artistique pou*', poser avec grAce et régularité lescifKr-. pièces dont les veines et les teintes d^-i présenter ensuite des dessins flatteun . yue. Enfin, l'action de plaquer ou de » chacune de ces pièces h sa place est f» une opération minutieuse qui réclia-t Tintelligence, attendu que c'est de j n ou moins grande perfection de c^ vv
Ïue dépend toute la solidité de Tov'€.
n doit éviter surtout de plaquer Tct* • terie dans des lieux trop noniidef o. ^ secs, parce qu'il fautquela colle aitleu de bien prendre et de sécher lent--^ L*art de l'ébénislerie était conon des 8!i«s mais, chez les modernes, ce ne fut qc'> poque de la Renaissance que cet «rtii des résultats dignes d'être remarque*.!!
siècle cependant, Jean de Vérone att. • trouvé le moyen de teindre les bois «â verses couleurs. Plus tard , Philip f^r li nelleschi et Benoît de Majano acqurM la renommée; nuis, aux xm' et xv? »
clés, on cite les noms ie Jeau-lfrt Blois et de Boule. De nos jours» ^ * Verner et quelques autres se sont l r réputation, et c'est particulièremc-â le faubourg Saint-Antoine, h Pariij^ fabrique la plus belle ébénisterte. L#fr nisles firent d'abord partie de la ooq«r des maîtres menuisiers et furent t^ menuisiers de placage ou de marfs:
mais, en 1T76, on réunit en nn seu % les maîtres ébénistes, les toumeun i i layetiers.
ÉRÉNISTERIE. Art de fabriquer dei :« blés en bois précieux, soit œassICs, » • t> quéSf mais plus particulièrematit de ^.* ^ nier genre. Les bois employés k cft sont surtout* parmi les indigènes, le r-7 le frêne, l'orme, l'amandier, le bois de »« Lucie» etc. ; et parmi les exotiques, ;*i**« le palissandre, le bois de rose, \t * v nier, legaiac, le santal, ie ternis de îaûi les ébènes, etc. Les meubles d'élMfc ^ reçoivent quel(]uefois des incrustai- v* écaille, en itoire, en cuivre, etc.; « ' applique en relief des orneaieias «k '^ ou de cuivre doré.
ÉBERTAUDER (fabr. de drap).
drap en première coupe.
ÉBISÈLEMENT,ÉBISELER(toorT. i un trou en entonnoir de forme coai^ ÉBISBLDRB (tour.). Trou en eut ÉBORGNAGË (horttc). Action d*iN# ÉBORGNER (bortic). Enlever fff instruiuent, ou simplement avec f ^ bourgeon ou œil, lorsque farlire a en sève.
ÉROTTER (bortic). Couper les ^ branches d'un arbre, près du troac»^ ' lui en faire pousser de nouvelles «i * *
ISU
OÈ TECHNOLOGIE.
câu
ir.— Couper la tAle d*un clûa, d*uiid
frie.
K)UILLANTER. Tremper les eocons de
i soie dans l'eau bouiliaute pour tuer
hry.^alidps.
lOULAGB (manuf.). Défaut pfovenaDt
e irame mal bobinée.
lOUODER ou ÉPINCELER (fabr. de
\. Angl. lo fr«r/; altom. noppen. Oter
des pinceUes les nœuds du drap, les
9S des étoffes* etc.
iODQDEOR (fabr. de drap). OuTrier
tè (fébotiquer le drap.
OUKGEONNOIR. Sorte de serpette Gtée
manche terminé par une lame tran-
le, dont les forestiers, les élagueurs et
rdiniers font usage pour couper^ hors
portée de la roain, les bourgeons et les
aux qu'ils reulent retrancher du tronc
rbres.
OURRER (fabr. de drap). Angl. to nttp ; I. noppen. Oler la bourre de réloffe. — t aussi de Taction d'enlever la bourre »e«i)X-
lOUSINER (maçon.). Oter le bousin de erre, c'est-a-d ire la croûte terreuse et lie qui Tenveloppe.
IRAiSOIR. Voûte pratiquée dans toute ngueur d'un four k chaux, pour y mettre as eu le charbon. — Pelle dont on fait te pour tirer la braise d'un fourneau.
BRANCUOIR. Outil qui sert à ébran-
BRASEMENT, ÉRRASEA (archit.).ÉIar-
^n lindans une porte ou une croisée.
QROUAGE. Opération qui consiste à te-
es laines plongées dansde l'eau de son.
mOUDAGE (tréfil.). Action de faire pas-
e til de ter dans (a titière.
IRODDËDR (tréOl.). Angl. taire drawer;
). klewdrahixUktr. Ouvrier qui fait Té*
dage.
IROUDI ftréfiL). Fil de fer réduit par la
e AU dernier degré de finesse.
IROUDIN (iréfil.). Fil de fer qui a été
ici par l'ébroudage.
WOUER (teint.). Angl. towafh; allein.
mchm. Passer ou laver dans l'eau une
» «IVloffo.
IROUSSER (agricult.). Effeuiller un ar-
iCARD. Angl. frownt ailem. ipalikeil.
' de bois Ibrt dur qui sert à fendre les
HÎLLITION. Du latin ibuHitio, même |B^alion.Augl.6ot7tng Aear/allem.Wcde- ^.tiatd'un liquide qui bout, et son pasà l'état de vapeur. Le premier effet que litl la chaleur sur un liquide placé sur
Ser, est d'en chasser l'air qu'il contient, ^u*AD aperçoit facilement t puisque des ^glissent alors e locç des parois tfu |K)ur s*élever ensuite )usqu'à la surface u d'où elles disparaissent dansTalmos- Co mouvement est de peu de durée, st remplacé par celui des couches en t avec les imrois, lesquelles, à mesure s s'échauffent, s'élèvent aussi à la e, tandis t}ue leur succèdent, à la par-
DlCTIORN. DB Tf Cni^OLOGIE. 1.
tie inférieure, d'autres couches d*eaa froide. Lorsque la masse totale du liquide a acquit une température moyenne, il se forme ae la vapeur h la partie inférieure et contre les parois; les bulles qui en résultent disparaissent bientôt h peu de distance du fond, où elU'S se condensent avec un frémissement parliciilier provenant de la vibration du liquide et du vase i puis, petit à petit, le bruit devient plus intense; les bulles partent plu^ grosses du fond, pour s'élever, en diminuant et en faisant chapelet , jusqu'à une certaine distance de la surface où elles se dissipent derechef; et^enfln, lorsque toute la masse est échauffée également, l'ébullition se manifeste, c'est-à-dire que les bulles de vapeur ne crèvent plus qu'à la surface. A cette période, les bulles aui allaient en diminuant, du fond à la surface, grossissent au contraire à mesure qu'elles se rapprochent de celle-ci, phémomànequf résulte de ce qu'avant Tébullltion, le liquide absorbait de la chaleur aux bulles de vapeur et it$ condensait, tandis qu'avec l'ébulliiion^ le volume de la bulle de vapeur augmente» parce que la pression du liquide est moindre a mesure que la vapeur 'monte aU haut du vase, ce qui per^net alors à la vapeur existante de se développer, et à celle qui n'est pas encore formée de se constituer. Le caractère essentiel de l'ébullition, consiste dans l'égalité de tension qui a lieu entre la vapeur du liquide et l'atmosphère qui le recouvre. Si on enlevait, par exemple, unté
f partie ou même la totalité de cette pression^ 'eau entrerait immédiatement en ébullition^ même à la température de zéro.
Lorsqu'on veuf nrendre le point d'ébulli^ tion d'un corps, if est indispensable d'opé^ rer à la pression de 0,T6; car une pression moindre ferait bouillir le liquide à une température plus basse, tandis qu'une pression {Ans forte retarderait son point d'ébullition» I résulte de ce principe que l'ébullition de l'eau est plus prompte au sommet d'une montagne élevée, quelle ne le serait à son pied, et qu'à certaine hautetir elle bout k -h 84% tandis qu'à telle ou telle profondeur dans le sol. l'ébullition n'a lieu qu'au dessus de -f- 100*. La nature du vase exerce aussi une grande inQuence sur la rapiditéde l'ébullition du liquide, et celle de l'eau est bien plus prompte dans un vase de métal que dans un vase d'argile ou de verre. Les substances qui ont une action chimique sur les liquides, changent également leur point d*ébullition. Ainsi, une dissolution saturée de sulfate de soude, n'entre en ébuUitiort qu'à une température de 4-100^*^; celle d'acéla4e de plomb, qu'a -f-tOâ"; de nilre,qu'à -M15*9; de carbonate de potasse , qu'à 4-I33*; de chlorure de calcium, qu'à-l-179»; et d'acétate d'ammoniaque, qu'à +180* Si on place aussi des parcelles métalliques au fond du vase qui renferme le liquide, l'ébuilition aura lieu au-dessous de -hlOO*. La table ci-après donne les températures d'ébullition de l'eau , correspondantes aux pressions mesurées en kilogrammes par