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p!us (fflclion^el le calorique esl coercé ou chassé en partie. Enfin* si les deux forces sonuians unjusle équilibre, les parties conservent une indépendance qui leur permet toute espèce de mouvement sans qu'il en coûte presque aucun effort. Telle est donc la cause des trois états des corps : la fluidité
Sazeuse, la solidité et la liquidité. Dans les uides aériformes, l'expansion en tout sens ne cessé que lorsqu'un obstacle résiste, ou celle de la pression que le gaz exerce sur lui, est la mesure de la tension du gaz. Ici, l'élasticité est parfaite, parce que c'est le ca« torique même qu'on comprime et qu'on chasse, et le gaz reprend les mêmes dioiensiens et la même tension sous l'empire des mêmes forces, dans tous les temps et dans
' tous les lieux, ))ourvu qu'on restitue la ca-^ torique qui avait été dégagé. Les liquides, au contraire, ne peuvent être comprimés oue
■ par des puissances énormes, ce qui a tait nier très-longtemps la compresaibilité et Télasticité de ces substances.
ff Lorsqu'on comprime un corps solide, on change la position relative des molécules; ces parties ne présentent plus les pôles où l'attraction est la plus forte ; celle-
' ci est diminuée, et réquilibre existe ent^e
* (rois forces, Tattraôtion, la compression et la répression du calorique, qui maintien-
' nent les particules à distance dans un nioU'* vel ordre. Mais dès que la compression cesse, la Inlle n'existe plus ciu'entre les deux au-* très forces, et Tat traction ramène les pôles où l'action est la plus favorable dans leur position primitive : l'équilibre est stable dans cet état, et le corps j revient de luimême. Cependant, si la compression a tellement changé les relations des particules qu'elles aient été écartées au delà de certai*
' nés limites, il se crée un équilibre stabl,e dans d'autres situations; le corps a changé de foniie, et son élasticité parait détruite. C'est que celte force, quoique toujours àc* tive, ne s'est pas exercée sur des éléments dans la même situation. Lorsqu'on pose un ceuf sur un plan horizontal, l'équilibre peut subsister quand le grand ou le petit axe est vertical; mais dans le premier cas# le plus léger écart ramène cet axe à devenir hori' zontal , on renversant le corps pour Tameirer à avoir le petit axe verticul. Cette corn** paraison doit faire concevoir la notion que nous venons de donner du changement de tigure des corps solides, et cela d'autant mieux que l'élasticité se produit par une succession très-rapide d'oscillations autour de l'état d'équilibre, comme le retour de Tœuf è l'équilibre stable. C'est ce que l'on voit dans une cloche ou une corde tendue
Su'on fait vibrer : toutes les parties sout ans un mouvement très-sensible au tact et à l'œil ; à mesure qiie ces mouvements paraissent s*éteiudre, le son (ju'ils produisent s'affaiblit; et Ton peut remarquer que les excursions se font autour de l'état de repos . où le corps ne tarde pas à revenir. Mais un . choc trop fort brise le corps, eu écartant les ^ molécules au delà de Tespace où elles peu-
venl s*attirer et se retenir en eonsêrvamii forme primitive. De là natt un nouvel él«t d'équilibre. On connaît maintenant poorquoi, en écrouissant un métal, on acrrott sa densité et l'on développe de la chaleur; les molécules sont assez rapprochées p^^le choc pour chasser une partie du calorique qui les sépare. La réduction des mélaoi ductiles en lames, en Sis, tient k la mémo cause. La trempe de l'acier consiste aussi î donner aux parties matérielles une situation forcée, parce que le froid doiu on les a frappées subitement» quand elles étaienl dans un état voisin de la liquidité, oe permet pas aux raotéoules de reprendre leurs positions primitives. Elles acquièrent donc uue nouvelle espèce d'existence mutuelle. Les larmes balaviques , qui éclatent en mille débris lorsqu'on laisse l'air pénétrer dans l'intérieur; les tam-tAms qu'on Irm^ et rend sonores par des onérations conlrsi* res à celles qui donnent a l'acier la ffiéuie propriété; tous ees effets tiennent k b cause qui vient d*étre indiquée. «
C'est sur le priucipe de l'élastiôléilp.lx vapeur d'eau, qu'est fondé le méranisfflede la machine à tapeur ; c'est è la facilité qu oui les molécules de cette vapeur de céder k on eifort de compression, et à leur lemisnr constante à reprendre leur état prlinilf d'éc^rtement dès que la pression a cc^ié d'agir sur elles, qu'il faut rapporter la pni^ sance que développe ce moteur. C'est ausi parce que les autres gaz jouissent d^un; propriété semblable • qu'on avait imagiu<^ le raiiway atmosphérique et rerapîo»/<f l'air comprimé, attendu, en effet» quA rien ne s'opposait à ce que le poblème ftft résolu mécaniquement; mais ta mise ea pratique a rencontré des obstacles que n'anit point envisagés la théorie ; en présence <lei moyens artificiels dont il fallait faire usag*', on a reconnu que les nouveaux procédés se* raient plus coûteux que celui de la vapeii^ d'eau; et dans und question d'industrie, il ne pouvait être autrement que destnofens purement scientifiques fussent sacrifiés aux calculs d'une sage économie.
ÊLASTIQDE (phys.). Du grec ùmh^:* q»" pousse. Se dit de tout corps à la lois flfi'ble et susceptible de reprendre sa premièrt forme.
ÉLAI^UE (manuf.}. Étoffe des Indes qoi est en soie et coton.
ELATÉRINE (chimO- Principe décoarert par Martina, en traitant, par l'alcool, in^ lerjum, sorte de concombre sauvage. Ce$> une substance blanche , cristallioe, i^ araère, insoluble dans Teau et lasalcaliSi^ peu soluble dans les acides, mais qui setitr sout à chaud dans l'alcool , Pélher et \^ huiles. L'élatérine est un vomitif énergique.
ÉLATÉROMÈTRE (phys )- Dugroc M»
ressort, et furpû, je mesura. ^'^8'*^;'!' Uromeur; allem. dampfbarometir. Sorte de baromètre à siphon qu'on adapl« w* cylindres des machines à vapeur ^[^^^^ cipients dos machines à condensation, tfo
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DE TLCIlNOLOGiC.
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connatfr^, approxîmativemenl, rélasticiié la Tapeur dds cylindres ou dn l'air de9 sipienK.
ÊLATÉROHËTRIQDE (pbys.). Qui t rapri h rélatéromèlre.
ËLATINB (chim.j. Résine mçlle et verte i existe dans les iruils de réiatérie mor* nte, momardiea tîaieriumt plante qui crott fis les contrées méridionales de l'Eu- >e.
SLBEDF (maonf.). Sorte de drap qui ind son nom de la Yille oà on le laque.
ELECTIVE. En chimie, on appelle affi* f élective la force en vertu de laquelle un ps simple opère la décomposition d'un nposé binaire, parce qu'il semble y avoir ûx ctitre lui et l'élémenl qn*il enlève à ce nier; et nitraeiion étectivet la force qui ernaine la décomposition d*un composé aire par un corps simple ou par un autre ps binaire.— En physique, la §en$ibitUé :tTve est celle qui elamit un rapport spé- I entre un organe et tel ou tel autre ps que la sensibilité organique semble ^isir.
lLECTOGRAPHIB. Procédé do gravure relief sur zinc, iuventé par M. de Viniii, en 1855.
^LECTRAGOGUE. Angl. eondueting e/ec- :i(u; allem. eleklricUiUUUcnd. Qui cont rélectricilé.
ELECTRICITE (phys.). Du grec Atxr^ov bre jaune, parce que ce fut d abord dans te substance qu'on remarqua le phéno- 10 électrique. Angl. eleetrieHy: allem.
irieiiëi. Agent aussi mystérieux que rveiileox, dont l'existence est constatée s tous les corps organiques et inorgaues;qui se trouve répandu dans l^tiplière, comme dans les profondeurs du et de rOcéan ; qui se manifeste quelque- ; par des effets terribles ou des pbéno«> nés aussi singuliers qu'incompréhen-* es ; qui se montre redoutable pour *mroe, en même temps qu'il vient en aide >n iatelligence pour accomplir des proes ; dont la présence se signale en tous IX et dans les circonstances les plus opées ; qui ne permet aucun doute Sur son on et les résultats qu'elle produit, mais t la nature est demeurée impénéiraltle r la science, qui n'a pu encore se livrer »n égard qu'à de pures hypothèses. Le sicien rencontre le Quide électrique dans tes ses investigations ; il a même le pou- *de le faire apparaître à volonté ; do lui »oscr, par des moyens artiQciels, l'obli* on de reproduire la plupart des faits il accomplit en état de liberté ; il sait en* où le trouver, mais non d'où il vient; t, comme Dieu, une vérité, mais une véqui ne peut se définir par aucune méile rationnelle. Nous répéterons donc SI ce que disent les savants de l'éiectri- , nous ferons connaître ce qu'ils rap* itriit de ses eifets exiraordinaires, mais s ne dirons pas non plus quelle est son
DjCTlO!l?f. DE TBCH3I0L0GIE. 1.
origine, puisque cette origine est encore le secret du Créateur.
Pour tes physicions, le fluide électrique est donc un agent inconnu, cause des phénomènes d'attraction et de répulsion qui se manifestent dans certaines substances , comme le verre, la soie et la résine, lors-
au'après les avoir frollés, on les approche e corps légers, telsque des feuilles d'or, des balles de sureau, des barbes de plumes, de la sciure de bois« des fragments de papier, etc. On appelle idio^Ueiriques les corps qui, comme la gomme laque, le verre, l'ambre, le diamoot« deviennent électriques par le frottement; et analeetriqueSf ceux qui, ainsi que les métaux, no développent aucune électricité, quoique frottés. Ces derniers sont aussi nommés condacleurt, parce qu'ils ont la propriété, de transmettre, aussitôt qu*ils la reçoivent, l'électricité d'un corps à un autre ; et les corps idio*électriques sont dits mauvait conducteurs^ parce qu'au contraire ils conservent l'électricité qu'ils ont reçue. La cirek cacheter est l'une aes substances qui résistent le plus h la marche du fluide électrique, tandis que les métaux lui livrent passage avec une telle vitesse, qu'au dire de quelques-uns, il peut parcourir des millions de mètres dans une seconde. Un grand nombre de personnes formant une chaîne non interrompue, ressentent à la fuis la même commotion tant est rapide la marche de ce fluide. C'est k l'aide de l'instrument nommé ^/ac/reicops qu'on reconnaît les corps susceptibles de développer de l'électricité par le frottement ; et celle-ci s'obtient en g^and par l'emploi de l'appareil qu'on désigne sous le nom de machine électrique. On appelle phénominee gahaniaueêt les phénomènes qui développent de ('électricité parle contact; phénomines ihermo^électriquet^ ceux qui en développent par l'eflfet d'actions ca«lorifiques; et électricité atmoephérique, celle qui se dégage dans l'air et dont se chargent les nuages, électricité qui produit les éclairs et la foudre.
Les organes de l'homme et des animaux sont conducteurs de l'électricité; il en est de même de la terre; d'où il résulte que ces corps ne peuvent être électrisés, ou d.u moins ne peuvent conserver l'électricité qu'ils ont perçue, puisqu'ils la transmettent au même instant qu'ils la reçoivent. L'électricité ne pénètre point les corps où on la développe ou sur lesauels on la lait passer, et c'est seulement è leur surface Qu'elle se trouve ré* partie, d'où il suit oue c est de l'étendue de cette surface que dépend la quantité d'électricité qu'on peut accumuler sur un corps. L'électricité n est maintenue è la surface des corps que par la pression de l'air atmosphérique, et ce fluide ne peut sy accumuler dans le vide. Lorsque l'atmosphère est bien sèche, l'électricité est facilement maintenue à la surface des conducteurs ; mais lorsqu'elle est humide, l'électricité s*y répand presque immédiatement, parce que Tair humide est un bon conducteur.
L'électricité se communique au conlaet et
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à disiance. Dans le premier eus* les corps mauvais conducteurs ne prennent ou ne perdent de l'électricité que dans retendue des surfaces touchées, tandis qne les bons conducteurs 8*en emparent ou la perdent dans toute retendue de leur surface. Quant h réiectricité qui se communique k distance* elle se répand aussi sur les corps en raison dB lenr condurtibilité : mais elle 'offre en outre, è son passage, le phénomène de /Viinc^Ue électrique. Plus la surface du conducteur est large, plus la communication est facile. L'étincelle part quelquefois i 20, 30, 40 et BO centimètres de dislance; sa lumière est éblouissante et le bruit qu'elle Produit ressemble h celui d*un coup de rouet; elle enflamme, comme le feu, les liqueurs spirituenses et peut fondre les métaux; enfln, elle détermine la combustion d'un grand nombre de gaz entre eux et effectue la décomposition de la plupart des corps. Dn corps électrisé à distance décompose k dislance les électricités naturelles de tous les coi'ps conducteurs, et ceux-ci s'électrisent alors par influence. Lecor()S électrisé qui exerce à distance son action sur un autre eorps oui ne Test pas, attire Pélectricité de nom aifférent et repousse Pélectricité de roèmenom; de sorte qu'aussi longtemps que ce corps se trouve dans la même condition, il demeure partagé en deux parties, dont l'une renferme l'électricité vitrée et Tau- Ire, l'électricité résineuse. Mais les corps ainsi éleclrisés reviennent à leur état primitif dès qne l'influence cesse ; et l'on peut même en général détruire celleci, soit graduellement, en tirant des corps éleclrisés de petites étincelles à l'aide d'un conducteur isolé, ou bien en augmentant la distance du corps qui exerce l'influence; soit subitement, en tirant du corps électrisé une étincelle totale qui le décharge entièrement lorsqu'il est lui-même conducteur. On appelle électricité diuimulée^ celle qu'on observe dans deux disques conducteurs, qui se trouvent séparés par une lame non conductrice de verre ou de résine. Pour obtenir cette électricité, on charge directement l'un tU^ disques et l'autre s'électrise alors par influence. Si ce dernier communique avec le sol, il conserre l'électricité contraire è celle déposée sur le premier disque; puis, si l'on isole ensuite le système, tes deux électricités s'attirent sans pouvoir se confondre, an travers delà lame non conductrice, et elles en pressent les deux faces opposées par l'effort qu'elles font pour se joindre. Cette électricité a reçu le nom de diêiimulée^ parce que lorsque l'on touche l'un ou l'autre disque séparément, il ne s'écoule rien dans le sol , mais quand on les touche simultanément, les deux électricités se combinent, et l'appareil opère sa décharge en produisant une vive étincelle. Le eondeneaieur et la bouteille de Leyde^ sont les appareils dans lesquels on accumule particulièrement l'électricité dissimulée.
La décomposition du fluîdo électrique a lieu dans les corps, par le frottement, le
contact» les actions chimiques et les changements de température. L'électricité se dissipe dans Pair ou s'écoule dans le sol, et la perte par l'air est due surtout^ la Tapeur d'eau que renferme l'atmosphère. Les pointes diBS. corps conducteurs sont parliculièrement favorables aussi \ réroulemeot de l'électricité; il en est de même des arètei et des angles, et c'est pourquoi Ton doit éviter avec soin toutes les formes anguleuses dans la construction des appareils deslio^ à conserver le fluideélectrique.
Nous avons dit que les opinions émises sur la nature de l'électricité ne sont nicon* cluantes, ni satisfaisantes. Les uns, comme Dufajr et Symmer, expliquent les phénomènes électriques par deux fluides distiactK: les autres, avec Franklin, ne reconnaissent qu'un seul fluide, lequel serait tanlAt eo excès ou en plus pour constituer fiUdn* cité poeitive^ tantôt en défaut ou eu moins devenant alors V électricité négative. D'après l'abbé Noilet, le fluide électrique ne devriii être considéré que comme une niodiflcilion particulière du calorique et de la lumière; enfin, suivant une hypothèse développée par Davy, (Krsted et Berzétîus, il ftut considérer les atomes de la'matièrc comme les éléments entre lesquels s'accomplissent toutes les décompositions et recompositions électriques, hypothèse qui, on le voit, ne nous apprend pâsgrand'chose, et ne déchireenritn le voile dont s'enveloppe l'agent surprenant qui nous occupe. Ceux qui admettent Tciistence de deux fluides qui, combinés eoire eux par attraction réciproque ou neutralisés run par l'autre, constituent l'état naturel de tous les corps, ceux-lè, disons-ooos, désignent ces deux fluides, l'un par le nom d'électricité vitrée^ l'autre par celui dVlectrieité réiincuset parce qu'on développe >e premier en frottant un rouleau de terre, li second, en frottant un morceau de résine. Dans rbjpothèSR d'un fluide unique, Télettricité vitrée prend alors le nom d'éieclri* cité positive, et l'électricité résineuse celui d'électricité négative. Lorsque, par u»e cause quelconque, les deux espèces d'électricités se trouvent séparées, le corps i^^f lequel cette séparation se produit estait éleetriié : il l'est positivement, si le fluide
Sositif Y domine, et négativement, si c'etU )s uide négatif. L'existence de ces deai électncités se démontre communémenl« et de la manière la plus compréhensilde, so moyen de deux balles de sureau qu'on su^ pend à un fli de soie. Si l'on approche alors de l'une de ces balles, un bâton de mr< électrisé, on ?erra cette balle, attirée p^rle Mton, venir d'abord s' v coller, pour en êlr< bientôt repoussée. Si* l'on fait l'expérieDce avec deux balles, dont l'une sera électrisée par un bAton de verre et repoussée p«f ^tt|| l'autre électrisée par on bAton de résine h également repoussée, on sera témoin de t$ phénomène, que le verre attire f«rteBieQl la balle électriMée parla résine, tandis qi!!** réciproquement, la résine attire la ba*'* électrisée par le verre. Pn exprima ce wi