‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 159 sur 281 · EM · texte numérisé non relu

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oisonnét ; les imaux de bqae'taiUe ; et li*s taux mixité. Ces direrses classe.^ sont soujjses è diiïérenls procédés.

ÉMAILLURB. Angl. mamelled toork: al- QD, emaillirie arbeit. Art d*énnaill6r. Cet \,h ce que ron croît, n*a été postérieur re de peu de temps k la découverte du rre, et les anciens le pratiquaient avec ccès. Ainsi, en Egypte» les hypogées de ville de Tbèbes ont fourni aui recher* es des savants des poteries émaillées de rcrses couleurs; et dans les édiAees mornes de cette contrée, on remarque en* re des briques émaillées qui proviennent I monuments antiques, t.o n*est toutefois 6 vers le m* siècle de notre ère qu'on voit paraître rémati sur métal» et quelques i vains font honneur de cette inyentton I Gauliiis. L'art de l'émailleur» qui était populaire au moyen âge, eut pour ber« lu et principal centre de commerce la le de Limoges, et plusieurs auteurs font me remonter Texisfence des orfèvres ailleurs de cette cité, au temps de la dolaiion romaine. Ce qu'il y a d'incontcsle c'est Texercice de cette profession au siècle, et le premier monument connu, lé de plaques émaillées, est le tombean saint Front, de Périgueux»qui fut décoré 1077, par rémailleur Quinamundus. Dès m' siècle» tes émaux ckampletéi^ de Lises, deviennent nombreux et des actes nentiques attestent qu'ils sont recher- 5 fJans toute fFurope. On émaillait alors févriTte de cuivre de Limoges, celle d'or i'argcnt de Paris et de Montpellier; et I décorait de peintures émaillées, k suhistoriés ou d'ornement» les tombeaux, devants d'aiitel.s, les châsses, les reliires, les couvertures de livres, les bAions loraux» les crosses, les croix» les vases» calices» des armes, des bijoux et des obuiobiliers. On émaillait aussi des car*

IX de mosaïques pour paver les édifices, basiliques» et l'un des plus curieux mples de ce genre de pavage, est Téglise rbay» dans le département de la Marne, "^vé est du XIII' siècle» et l'œuvre de

X artistes nommés Jacquius et Jehan, fait assez singulier, c'est que» durant des les, les émaux de Limoges» conservés s nos musées, furent regardés comme inlins» et que leur restitution aux émails llniosins ne date que de quelques ani seulement.

ais c'est particulièrement au xvr siècle l'arl de rémailleur fit les plus remaries progrès» sous rimpulsion surtout iernani ae Palissy» qui exécuta» en terre ï émaillée» les figurines rustiques qu'on ire et qu*on recherche tant de nos jours, irt, depuis si longtemps cultivé è Limoy reprit» sous François 1'% un dévulo[)iMit des plus considérables, et Ton y alors une manufacture qui adopta la ) italien. Léonard, uni en fut le premier cteur» prit le titre a*émailleur ordinaire I chambre du roi, et le prince lui donna iroom de Ltmom» pour le distinguer de

Léonard de Vinci. Ses premiers émaox sont de 1532» il vivait encore en 1580» et l'on coanatt de lui» entre autres ouvrages, les médaillons du tombeau de Diane de Bottiers» puis les portraits de l'amiral Philippe de Chabot et de François de Guise» conservés au Louvre. La famille des Courtois, composée de Pierre» Jean et Suzanne» pror duisit des œuvres fort distinguées : et Jean Limousin et Pierre Raymond ou Beimann»

sont d'autres artistes de Limoges» qui jouirent aussi» dans la même (période , d'une Srande renommée. Au xvn' fiècle» la famille es Laudin soutint avec gloire la haute illustration des émaux de Limoges» et Nicolas» l'un de ses membres, a laissé à la cathé* drale de celte ville plusieurs travaux admirat>les, comme la mort d'Abel» le sacrifice d'Abraham» l'Adoration des mages» les Noces de Cana, et Jésus-Christ en croix. Au xviii' siècle» l'art des émaux fut soutenu seulement par Nouailliers» et leur peu de talent fit déchoir la peinture limousine qui disparut presque totalement vers 1766» pour faire place à la peinture sur porcelaine.

Mais au temps oii la manufacture de Limoges était florissante, un orfèvre de Cliâteaudun» nommé Jean Toutin, trouvait» vers 1632, le moyen de faire les émaux épais et opaques sur or» et il fonJa alors une école qui compta parmi ses représentants les plus renommés Dubié» Morlière» Robert, Vaiiquer et Pierre Chârtier» dont les portraits» les bagues et les battes de monlres furent célèbres au xvu* siècle. Petilot de Genève» et Bourdier son associé, donnèrent aussi au porlrairen émail ^ne très-grande vogue ; et ces émailleors furent suivis de quelques autres non moins distinguas, tels que Toeton, Henri Toutin» Henri Cliéron, Charles Boit, Louis Chatillon» Guerrier et Phnippe Ferraiid. Sous Louis XY» les émaux furent peu en faveur» toutefois on cite è cette époque quelques émailleurs de talent» comme Bou-

Ïuet, Lintard, Durand» Bouton» Pasquier et ouise Kugler. La peinture en émail se releva un peu sous Napoléon V% grâce aux travaux excellents d'Augustin et deCounis; parmi les portraits exécutés par le premier» on cite ceux de Joséphine et de Denon ; 4*t le second a produit les portraits de la famille impériale, de madame de Staël» et la Galathée de Girodet. A l'exposition de l'industrio de 1839» on remarqua un assez grand nomlire de pièces d*orfévrerie émaillée» provenant des ateliers de MM. Vagner et Marcel; et enfin on cite d'autres émaux de MM. Kanz et Meyer-Heim. L'exposition universelle de 1855 n'a offert aucune œuvre capitale : la plupart des objets placés sous les yeux du public n'étaient que des applications vulgaires de l'art de rémailleur.

EMANATION (phys.). Du latin amaïuire »

découler. Angl. amanalteii ; ailem. aiis/ittsj. Se dit de Taction par laquelle les substances volatilles se détachent » en s'évaporaut » des corps auxquels elles adhèrent. Les animaux laisseul échapper de tour corps des

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émanations particulières et odorantes qui permeltent de suivre leurs Iraces.

EMBACLE (ponts et ch.). Amoncellement de glaçons qui , au moment d'une débAcle , forme une sorte de barrage dans un cours d*e8u.

EMBALLAGE, EMBALLER (comm.). Placer et arranger des marchandises dans une tialle ou dans une caisse.

EMBALLEUR. Voy. Latstiir.

EMBALLEUR AUTOMATE. Machine in- Tentée en 1855 par M. Marriotte» et dont la fonction est d'emballer les matières sèches , telles que la chicorée « la farine de mou* tarde, la fécule, Tamidon, le tabac en poudre, etc. Il suffit de donner h cette machine la substance è empaqueter, du papier, puis le mouvement, et voici ce qu*on en obtient : elle mesure elle-même la substance de manière k donner le poids voulu; elle coupe un morceau de papier et le plie ; elle enduit 8es bords de colle et les replie Tun sur Tautre pour .les Tafonner en sac; elle les remplit de la substance qu'elle a préalablement mesurée*, elle rabat le papier à Touverture du sac, ce qui complète Tempaquetage ; elle imprime enfin les étiquettes , les découpe, les enduit de colle, les applique sur le paquet; après quoi celui-ci est entraîné hors cle la machine par des rubans ou une toîlt* sans fin.

EMBANQUER (fabr. de tiss.). Se dît de Taction de passer les canons d organsin au cen're, pour se disposer h ourdir.

EMBARBE (maouf.). Aogl. heald^eord; allom. querâchnur.

EMBARCADÈRE Toy. DiBAncADiaB.

EMBARDELLEMENT (couvr.). Parties iKardoises placées en chevauchure les unes sur les autres, comme cela a lieu dans les éventails des lucarnes et des frontons, ou dos ornements de murs et de foncés de lucarnes.

EM BABILLAGE, EMBABILLER (comm.).

Mettre des marchandises en baril.

EMBARRER (verrer.). Saisir le creuset ffsr sa ceinture.

EMBARRURES (couvr.). PIAtre que Ton applique de chaque côté des faîtières, pour les .sceller.

EMBASE (mécan.). Angl. êhouMer; allem. an$ais. Renflement en forme d*anneau ou'on ménage autour d*un corps cylindrique. Dans Tarbre d'une machine , l'embase se place auprès du point qui doit recevoir une roue; elle sertè renforcer ce point, et è empêcher la roue do glisser en dehors de son tourillon. Un piston de petite dimension peut être monté sur sa lige. au mojen d*une embase; dans ce cas la tige est terminée en forme de vis, et porte un écrou qui serre le plateau du piston contre Tembasc. — On donne aussi le nom d*ambase à la partie renflée du couteau à gaine qui pose sur le manche ou sur la virole. — On appelle embaie d^enctumt, la différence qui existe entre Tenclume et sa bigorne. — En termes de menuiserie, Tembase est la partie de Touvrage qui repose sur une autre pièce.

EMBASEMENT (archltecl.). bis base continue et en manière de mi qui se construit au pied d un édiiicv.

EMBASSURE (verrer.). Parois du ls«J verrier, depuis le plan de la base jus^i naissance ue la voûte.

EMBATONNÉ (archit.). Heopli dt ton. On dit une cannelure emblloni

EMBATTAGE. Angl. cating: ith chienung. Action d'appliquer des fer sur une roue.

EMBATTRE. Couvrir une rouedel de fer.

EMBAUCHAGE. Se dit, en ten lier, de Faction de retenir un outi travailler. On le débauche lorsquV sédie

EMBAUCHOIR. Voy. Embddcb^

EMBAUMEMENT. Action de par remploi de certaines substam vres de la putréfaction. La pratiqt baumement parait avoir existé part des peuples de Tantiquilé, Grecs et les Romains et quelqoesi brûlaient leurs morts. En Egjpte,^ tique était chose sacrée : lorsqusj chef de la famille mourait, toul me^ se couvraient le front de répandaient , échevelées , dans

f toussant des cris lamentables, e corps immédiatement aux ei dont les fonctions étaient uoe Cet art , auquel n'avaient recoi rarement les peuples moderoesil veur depuis trente ans environ, Ions faire connaître, avant det cédés qu'on emploie de nos jooi l'embaumement chez les Bg/i Ou commençait rextraclioo par les narines , au mojen d*i recourbé, et la cavité du crloe remplie , par injection , de bil qui s'endurcissait en se refr vidait ensuite les orbites et oo yeux d'émail. La chevelure et disposée avec soin. Les iul extraits au moyen d'une 001 quée dans le flanc gauche • I intérieur de l'abdomen et de des décoctions de vin de paloiil mates piles servaient è le sét'

f^lissait alors avec de la myrrbi ums, de la sciure de bois odoi , mêlait à ces diverses cboses,d^ des morceaux de pierres et di^ ou moins précieux. Lorsque h été préparé de la sorte intérw le déposait dans le natroo et • pendant 70 jours. La chair 4 s'y trouvaient absorbés et tl li que la peau collée sur la cbaqp^ c'était la momie. QuelquelUli dessécher ainsi le corps lOt veines d*une liqueur partMW la propriété de conserver kj laisseraux membres leur mais cette préparation étatt( teuse. Les intestins et les ^ cères, uoe fois extraits du M

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