‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 173 sur 281 · EPR · texte numérisé non relu

EPR

nas sortir de cet enlrelacemenf, aueique eflorl qu*0D fasse dans le sens delà longueur de répissare. Indépendemment de ces deux sortes d'épissures, qui sont les plus us!t<^es , Il en est une a^itre, qu*on appelle è double euUdC'pdrc. Après avoir décordé les deux bouts qu'on veut joindre ensemble , comme pour répissure carrée, on les rapproche de même, en plaçant ceux d'une corde entre ceux de l'autre; mais au lieu d'entrelacer successivement et par ordre les torons isolés avec ceux de la corde opposée , on fait avec les trois premiers un bourrelet autour de celte même cordef puis on les arrête par un nœud. £nfln, on continue l'opération avec les trois autres torons, de sorte aue ces deux bourrelets, faits l'un derrière l'autre, assemblent Irès-bien la corde, surtout si on lie avec de !a ficelle les bouts des torons le long de la corde opposée.

ËPISTYLE. Du grec cirî sur, et «rrûW, colonne. Ce terme d'architecture ancienne est synonyme d'architrave.

ÉPIT. Grande perche de bois qui forme le manche d'une pelle à feu dans les salinps.

ÉPITAPHE (archit.). Se dit d*une tablette ornée de sculptures, qu'on place sur le mur d'une éçlise ou contre un pilier, f vec une inscription sépulcrale.

ÉPLAIGNER (Cabr. de drap). Tirer le poil dn drap avec des chardons.

ÉPLAIGNEUR (fabr. de drap). Ouvrier qui éplaigne le drap.

ÉPLUCHAGE. Angi. picking: ajlem. atijvulxen. Se dit en parlant des étoffes, des laines, des soies, etc., dont on enlève les bourres et toutes les impuretés.

ÉPLDCHOIR. Sorte de. couteau dont font usage les fabricants d'étoffes et plusieurs artisans, pour éplucher et nettoyer leurs ouvrages. Celui du vannier est une lame forte et triangulaire, émoussée versia poi/ite et portée par un manche : il s'en sert pour couper les bouts d'osier qui saillent et excèdent la surface des ouvrages. — On donne aussi ce nom à l'atelier dans lequel on enlève les corps étrangers qui se trouvent ipôlés à la pâte du carton. r^

ÉPOJNTAGE. Action d'épointer un outil.

ÉPOiNTÉ ou ÉMOUSSÉ. AogL blunt :

allem. êtumpf* Outil époinlé.

ÉPOINTEMENT. Etat d'un outil ou d'un insirument'épointé.

ÉPOINTER. Oter la pointe d'un outil.

«POINTILLAGE, ÉPOINTILLER (fabr. de drap). Enlever avec des pinces les impuretés qui se sont introduites dans le drap pendant la Hibrication.

ÉPONGE. Du lalin spongia, môme signification. Genre de zoophy tes de la classe des spottg;iairés. Leur tissu est formé de la'réu- Dîon d'une multitude de petits tubes ca-

fûllaires susceptibles de recevoir l'eau dans eurs interstices et de se distendre considérablumenl. I os éponges sq trouvent au, fond de la mer, aUachées. aux rochers, et. avant le les livrer au commerce on leur faire subir

diverses préparations pour leur donner uoe couleur plus claire , une souplesse plus grande et leur enlever leur odeur désagréable. Parmi les épongos qui sont mises en • vente, on distingue VéDonge fine de Syn>, qui*sert h la toilette; léponge grecque, tia» ployée aux usages domestiques; Vépongt blonde de Yeniee^ la |dus légère et la plus régulière de toutes; et Y éponge de Barharxi ou de Marseille^ dite aussi éponge geline, qui est destinée nu service des appartements et des écuries. C'est donc de la Méditerranée que nous Viennent les éponges les plus re* cherchées. — On donne le norad'épongtè un chAssisqui borde la table sur laquelle on coule le plomb en nappes.

ÉPONGER. Se dit, en termes de fahricani de pain d'épice, de l'action de passer sur ce pain une éponge imbibée de Jaune d'œuf.

ÉPONTE. On nomme ainsi, dans les mines, la paroi supérieure Quinfériettredmi filon.

ÉPOULARDAGE. Triage ai^quel on sonroet le tabac en feailles pour enlever cull«i qui sont rooisi«>s.

ÉPOULARDER. Trier les feuilles du tabac

ÉPÔULLE. Fil de la trame d'nn tissu.

ÉPOULLIN. Sorte de navette.

ÉPOUSSÉ (agricult.). On dit d'une («^rrt qu'elle est ^potiif^e, lorsque, trop chargée de

f principes végétatifs, elle fait trop pousser es blés en horbe.

ÉPOUSSEMENT (agricult.). Etat d'une terre éponssée.

ÉPODSSETAGE. Dernière fagon que Ton donne à la poudre à tirer.

ÉPOUSSETER. Faire l'époussetage do la pondre à canon.

ÉPOUSSEtOIR (joaill.). Angl. du$'er:

allem. staubpinseL Petit pinceau doot b\\ usage le diamantaire.

EPOUSSETTE (grav.). Angl. 6rMicA;aIL bunlpinseL Sorte de| brosse (ju'enipioio k graveur. — Morceau d'éloSe qui sert h froUer le cheval après qu'on l'a étrillé.

ÉPOUTl (manuf.). Petite ordure qui le trouvé dans les draps et autres ouvragesde laine.

ÊPOUTIER. Fow.Epiwceteb.

ÉPOUTIEUR. Voy. Epinceteoii.

ÉPOUTISSAGE. Voy. Epincbtaoe.

EPREDVE. Se dit, en termes de graveur, des premières feuilles qu'on lire sur ui>f planche gravée pour juger du travail. On appelle épreuve avant la lettre^ cello qu'o" tire avant Tinscriplion ; épreuve atte la rc marque^ celle qui a été faite avant que l'artiste ail fait disparaître quelque acoidei>i; épreuve brillante^ celle dont les blancs soiti vifs et les iraits distincts; épreuve grxit, celle qui a été tirée sur une pfanche usée; épreuve neigeuee^cM^ dans laquelle on a|)«rçoit dus (aches blanches ; et épreuve boueuff^ celle tirée sur une planche trop charg^^^ d'encre. — D'après les ordonnances, !•* chaudières des machines oà la vapeur d'^'i s'élever à doux alniosphères et au-dessu.s ne peuvent ôlro mises dans le commerça

EPU

fDE TECHNOLOGIE.

H?e employées dans un élablissement, s que préalablement leur force ait été tmise à Tépreuve de la presse hydrau* lie; et la pression d'épreuve doit être q fois pluus grande que celte que la chaure est appelée è supporter dans le travail Mtuel de la machine.

ïPBEDVB (impr.). Angl. proof; allera.

\bedruck. Feuille qu'on imprime »itr la nposiiion qui vient d*étre faite et qui sert 1 correction des fautes. Les épreuves ont I par première^ seconde^ tieree, etc.

ÎPRODVETTE. Instrument au moven ]iiol on peut vérifier i*état et la qualité ne chose. Se dit, en physique, d'une che de verre dont on frtit usage pour re- 'Hlir les gaz sur Peau et sur le mercure ; is d*un baromètre à deux branches, dont ne est fermée, qu'on place dans le réci* tnl lie la machine pneumatique, afin de rendre compte des degrés de raréfaction

0 l'air acquiert h mesure que le vide se me. — Esfièce de jauge ft Taide de laelle les commis de la régie connaissent mbien il reste de vin dans un tonneau. — ibe de Terre en forme de bouteille dans |uel les distillateurs versent un peu de au-dc-vie dont ils veulent vérifier le dcé. — Espèce de pivot que les couteliers servent au bout d'un rasoir, pour le cas« r après la trempe et apprécier le grain de K-irr. — Cuiller en fer dans laquelle on ndde l'étain pour s'assurer de la qnalilé

1 celui-ci. — On appelle éprouveiie à pou* et un ustensile destiné è vérifier la force

la poudre h canon. Yoy, Akêouètiib.

ËPDCHR. Nom que donnent les tourbiers une nelle dont ils font usage pour enlever l'Miroe avpc sAreté.

ÉTOCHETTE. Petile épuche. * ÉPDISEMEΫT ( hydraul. ). Opération tii cunsiste à débarrasser des eaui l'emlacement destiné h recevoir les fondations un pont, d'une digue* d'une écluse, d*un uits, etc. Pour arriver h ce résultat, il faut abord entourer l'endroit d^une enceinte iiperméable appelée batardeau, et l'on proède alors à l'enlèvement des eaux au moyen 'un grand nombre d'instruments ou de mainnés, tels que l'écope, le van, la vis d*Arhioède, les roues à aube ou à tympan, les ompes de toute sorte, les siphons, et en^ n les appareils à vapeur. Hais ces disposions ne dominent pas toujours, cependant, ^s diflicultés qui se présentent durant Topé* ation : souvent on ne peut parvenir k rente lus batardeaux complètement imperméales, ou il devient impossible d*empôcher es eaux de jaillir du fond même des Iranux. L'épuisement des eaux, dansl'exploitlioQ de certaines mines, exige des appa- ^hs d'une grande puissance pour mettre 1^ mouvement les pompes dont on fait em* '^^U et c'est en recherchant des moteurs '^•luenables |)our ces travaux, qu'on a songé, |>(>ur lu ptemière fois, & appliquer la vapeur »ui ûrls mécaniques. Une des opérations de 'C'jicnre des plus prodigieuses qui aient »Ku 5 uulrc ép(»iiue et qui rappelle les con-

ceptions gigantesques des Egyptiens, est l'épuisement de la merde Harlem. On sait aussi Qu'il avait été proposé d'épuiser les eaux (le Sébasiopol • pour mettre à sec les vaisseaux qui y avaient été coulés.

ÉPUISETTE. Petit filet de pèche, en forme de poche, monté sur un cerceau, et at« taché à un long manche de l)ois. — Filet qui sprt h prendre les petits oiseaux dans une volière.

ÉPURATION (chîm.). Angl. refining: allem. raf/inirung. Action d'épurer un liquide ou une matière quelconque,

ÉPURATOIRE. Se dit d'un appareil quelconque qui sert h épuiser.

ÉPURE (archit.). Dessin que l'on trace sur le papier, sur un mur ou un plancher, ou sur toute autre aire unie, et qui représente la projection exacte des formes d'urv ouvrage en pierre de taille, en bois, en fer, etc. L'épure sur le papier se dessine h une échelle réduite; puis on la répète en

Srandeur naturelle sur une aire plus grane, et enfin sur la surfaire même de la pierre h tailler. Le tailleur de pierre et le charpentier qui tracent Tépure sur la pièce se nomment appareilleurs.

ÉQUARRE (charp.). Carré tracé dans le cercle qu'offre là section d'un tronc d'arbre, afin d'équarrîr celui-ci.

ÉQUARRL Ce qui est taillé ^ angle droit.

ËQUARRIER. Couper les oarbes du parchemin.

ÉQUARRIR. Angl. ta square; allem. aftf^teren. Tailler à angles droits une pièce de bois, une pierre, un bloc de marbre, etc. — Agrandir un trou avec un ôquarrissoir. — Equarrir une glace f c'est la rendre carrée en se servant du diamant et des pinnes.

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