‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 174 sur 281 · ÉQUARRISSAGE , ÉQUARRISSEMENT · texte numérisé non relu

ÉQUARRISSAGE , ÉQUARRISSEMENT

Angl. êquarenea: ailem. gevierte. Etat de ce qui est équarri. — Action de tuer et d'écorcher les bètca de somme et de trait hors de service* On nomme chantier d'équarrii" $age l'endroit ou celui-ci s'opère.

EQUARRISSEUR. Celui qui fait métier de tuer, d'écorcher et de dépecer les bfttes de somme et de trait hors de service.

ÉQUARRISSOIR. Angl. rimer ; allom.

raumnadel. Instrument a l'usage des orfèvres, des vanniers, des ciriers, etc. — Outil 3ui sert à agrandir les trous déjà pratiqués ans le cuivre et dans le fer. — Couteau de réqtiarri«:seur.

ÉQUERRAGB (charp.). Angle dièdre que forment entre elles deux faces planes d'uue pièce de bois.

ÊQUERRE. Du latin e, de, ei quadrn, carré. Angl. square ; allem. mnkelmass.

Instrument en bois ou en métal, qui se compose de deux règles fixes ajustées perpendiculairement Tuue à Textrémilé de l'autre, ou d'une pfanchette h faces parallèles coupée en forme de triangle rectangle. Cet instrument, en usage depuis des temps reculés , et dont on attribue Tinvention ft Théodose de Samos, vers Tan 718avap> Jésus-Christ, s^^rt à tracer des angles droits sur le bois, la

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DICTIONNAnœ

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pierre» les métaux, etc. On appeUe iêuerre à chapeau ou équerre à onglet^ ceHe dans laquelle une règle débordfe Taotre en épaisseur des deux côtés ; équerre à épaulemenif celle dont une branche est trois fois plus épaisse que Tautre; double équerre^ uninstruœentde gnomoniqueycomposé d'une planche étroite au bout de laquelle s'adapte* k angle droit « une autre planche qui forme avecja première deux angles droits; trinle équerre, une planche assez large au milieu de laquelle est fixée, i angles droits* une autre planche de la même hauteur, et dont on se ' aert pour placer le style des cadrans verticaux ; et fausse équerre, une espèce de compas forme par deux règles de bois ou de métal, assemblées par un de leurs bouts au moyen d*un clou rivé qui les perce Tune et Tautre, et dont les deux branches peuvent s'écarter sous toutes les valeurs angulaires. — L'équerre des maçons est composée de deux tringles de bois carré , maintenues à angle droit, k l'aide d'une troisième règle« placée transversalement. — On donne aussi le nom d'équerre è un instrument qui sert è tracer et à découper des ovales et au^on appelle encore croix mobile et compas a ellipse. •— Ce mot désigne enfin des pièces de fer plalf en forme do T ou dX, qu'on emploie pour consolider les grandes pièces de cbarpenterie et de menuiserie, les angles des réservoirs hydrauliques , et Tasaemblage de certains ouvrages de coffretier; et on rapplique également au coude que l'on fait a des tuyaux de conduite.

ÉQUERRE (comm.). Nom marchand d'une esoèce.d'huttre.

ÉQUERRER. Donner k une pièce de bois l'équrerage qui lui convient.

ÉQUIDILATÊ (phys.). Qui offre la môme dilntatfOD.

ÉQUIER. Angl. saw^ring; allem. sàgering.

Anneau de fer dans lequel passent lessom- Jniers, k chaque bout de la scie des scieurs de long.

ÉQUIGNON. Angl. clout; allem. achseneilen. Rande de fer dont on garnit le dessus de*la fusée d'un essieu de bois.

ÉQUILBOQUET (menuis.). Angl. mortisegauge; allem. streichmass. Instrument de bois» en forme d'équerre» dont le menuisier fait usage, comme d*un calibre» pour véri« fier les mortaises

ÉQUILIERE. Du latin mquus, égal, et Kbra^ balance. Etat d'un corps sollicité au mouvement par des forces opposées qui se délrui* sent, c'esl-è-dire qui le laissent en repos, ou égalité parfaite de force entre deux corps qui agissent l'un sur l'autre. C'est ainsi

Su'une balance est en équilibre lorsque sou éau se maintient dans une position parallèle k rhorizon. Un corps posé sur un plan horizontal ne conserve son équilibre qu'autant que la verticale de son centre de gravité passe dans l'intérieur de sa base ; il est en équilibre stable s'il revient de lui-môme k sa position après qu'on l'en a écarté; et en éguUibre instable s'il n'y revient pas. Enfin, il y a équilibre entre deux corps lorsque

leurs directions sont exactement opposées; et un corps fait équibre k un autre lorsqu'il a le môme poids. Une branche de la mécanique t celle qu'on nomme statique, fait connaître les lois de l'équilibre ; et celui des liquides et des gaz est traité par l'hydrostatique. — En peinture et en seul-

[>tjure, on entend par équilibre de composition^ 'intelligent agencement des groupes » des masses, des effets de lumière* etc*

ÉQUILLE. Croûte qui couvre le fond de la chaudière dans laquelle on fait cuire le sel.— Outil qui sert k rompre et délachpr cette croûte. — Nom que donnent les pécheurs k ce qu'on appelle aussi ammodj^u appât ou appât de vase.

ËQUILLEUR. Ouvrier oui rompt la croule du fond des poêles dans les salines.

ËQDINTER. Tailler en oointe l'extrémité d'une lanière.

ÉQUIPAGE. Angl. mounling; allem. iwbergesehirr. Se dit, en termes de manufactures» de l'ensemble de toutes les lames de lisse qui servent ou tissage d'une étoffe. - Ce mot désigne encore l'ensemble des machines et des outils qui servent k la fabrication des ouvrages qui se produisent dans un atelier. — La combinaison des baiauciers et des tiges qui font mouvoir les pistons d'un système de pompe. — Véquipage des cobi* tructions se compose des chariots, cbèfres» grues , échafauds , échelles, cordages, etc. , nécessaires pour bôtir. — L'équipage de r oulier consiste dans l'ensemble ue tous les objets dont il fait emploi pour transporter» d'un lieu k un autre, les marchandises qiii lui sont confiées.

ÉQDIPEUR- MONTEUR (arqueb.). Angl. stocker; allem. biichsenschàfter. Ouvrier armurier qui ajuste toutes les pièces d'un fusil pour les faire jouer ensemble.

ÉQDIPONDERANCE. Du latin œ^, également , et ponderare, peser. Se dit de l'égalité de ()oids et de forces avec laquelle deux ou plusieurs corps tendent k se rendru vers un centre commun. L'équipondérance diffère de l'équilibre, en ce que celui-ci ré« suite d'une égalité de forces qui agisseDten sens contraire, tandis que Tautre provient de l'égalité du la pesanteur dos corps comnarés

ÊQDISÉTALE (chim.). Sel produit par la combinaison de Tacide équisetique avec une base.

ÉQUISETIQUE (Acide). Acide qui existe dans la prèle, equisetum, genre de crjptogames.

ÉQUIVALENT. Du latin œquus,égs\, et valeo^ valoir. On désigne par ce motlaqaao* tité d'un corps qui peut remplacer exacte* ment un autre corps dans unecombinaisoo. L'équivalent d'un corps simple est la quaotité de ce corps qui, en se combinant avec 100 d'oiygène, forme ie premier degré d'oxygénation du corps, c Homberg, le pre* mier,» dit M. Payen, c voulut déterminer i>ar l'eipérience la composition des sels, mais ses résultats se ressentirent du défaut (Je précision que présentaient alors tes moycus

EQU

DE TECUMOLOGIE.

naljse. Plummer, Black, Wenzel , elc. , fcupèreot de semblables essais» et l'on il nu dernier la première observation de neutralité qae conservent deux sels neus après s'être mutuellement décomposés, tes premières preuves établies par de« péricnces exactes, (|oe tous les atcalis et terres sont respectivement entre eux dans môme rapport en se combinant avec une sntité donnée de tous les acides. Ainsi, sque le sulfate de soude et l'hydrochlo* 6 de soude sont neutres, c'est parce que I quantités relatives de baryte et de soude i saturent des poids donnés d'acide sulfuue et bydrocblorique sont les mêmes, rgroano, amené h d'autres conclusions par s analyses dont les résultats ne s*accorient pas avec ceux de Wenzel, l'emporta IIS l'opinion publique. Richter, en 1793, imina le fait observé par Wenzel, en nna la môme explication, et s'efforça d'induire dans la science de la chimie l'exac- Dde mathématique que celte théorie noulle comportait; il désigna la capacité de Jiration de diverses bases et de divers des; mais ses travaux n'eurent pas plus nOuenceque ceux de Wenzel. Ennn, dans \ premières années de ce siècle, Dalton , Angleterre, rappela ces idées, et les enssgea dans un système plus général, aulel on donna le nom de théorie '/atomisti' te OQ atomique. Il supposa les dernières rticules ou atomes des corps , indivisiss, sphériques» susceptibles de se combir seulement en nombres entiers que leurs Dsilés différentes représentent par des '\â$ relatifs; il indiqua les atomes de difenis corps par des signes particuliers, et ma les jioids relatifs de 37 d'entre eux. maut le poids de l'hydrogène, le plus lér de tous, pour l'unité, il remarqua que is les autres en devenaient les multiples tiers. Ce fut à peu près dans le même nps que Gay-Lussac démontra que les gaz uissent dans les rapports fort simples, ativemenl aux proportions des volumes iibinés, et que le changement de volume lené par la combinaison , est également IIS un rap|)ort simple avec les volumes mitifs. Ces faits s'accordaient parfaitenl avec la théorie de Dalton : ils lui douent un nouveau degré de probabilité.

<'zélius ne tarda point a adopter et à con- Qer par une multitude de faits la théorie jvelle; il publia en Suède, et vint trare lui-même en France sa théorie atoloiii?« L'exactitude de la plupart des analyses ctiimiste suédois l'emporta sur celle de s les autres, et il a puissamment contri- ' i établir sur des bases assurées la théofondamentale qui de nos jours porte la mie au rang des sciences exactes.

)ans tous les traités de chimie on trouve stables d'équivalents; mais, ce qui est Teitable, c'est que les chiffres donnés par icune ne se .trouvent pas identiques les s avec les autres. Cependant, l'unité est ijours prise dans la composition de Peau, *t-à-dire que tous les équivalents se rap

portent k 1 partie d'hydrogène et k 8 parties d'oxygène, ou bien h 12, 5 parties d'nydro«

Î;ène et 100 parties d'oxygène. Les équiva* ents qui suivent ont été, pour la plupart, déterminés par Berzélius.

Sima.

Alaminiam. Al Antimoine. Sb

Argent. Ag

Arsenic. As

Azote. N 00

Baryam. Ba

Bismuth. Bt

Bore. B

Brome. Br

Cadmium. Cd

Calcium. Ca

CariMoe. C

Chlore. Cl

Chrome. Cr

Cobalt. Co

Cuivre. Cu

Euin. So

Fer. Pe

Fluor. F

Hydrogène. H

Iode. 1

Magnésium. Mg*

Maoganèse. Ma

Mercure. Hg

Nickel. m

Or. Au

Oiygène. 0

Phosphore. P

Platine. Pt

Plomb. Pb

Potassium. K

Silicium. Si

Sodium. Na

Soufre S

Strontium. Sr

Zinc Zn

Hydrogène. :

Ax. U,0

20,0 6,0 SS,i M.l S9,6 SI ,8 99,0 28,0 18,7 i.O

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