D1CT10NI»ÎA1RE
ETA
'loxyâd et les deux chlorures ont seuls de r-importance.
Les mines d*étain du comté deCornouaillos* en Angleterre, sonl toujours les plus consi-* dérabies de l'Europe. Après elles viennent celles du Meiique« de Pile de Banca, et de la presquMIe de Malacca» dans la mer des •ndes. Il en est aussi, mais bien moins al}on« d«fltes, en-Allemagne, et la France en compte quelques-unes. L^tain le plus pur vient des Indes, et pariiculièrenient de Malacca. On lui donne le nom dV/aîn en chapeau ^ parce qu*il est en pyramides qnadrangulaires à sommet tronqué, et que la base est entourée d'un rebord saillant horii&onlal. Vilain d*An«
f;lelerre9 qui est expédié en saumons ou en ini<?ots, contient du cuivre et un peu d'arsenic. Vélain oxydé^ dit aussi pierre d^élain et eastitériie, est un minerai cristallisé ou en concrétions, très-dur* d'un brun foncé, d'une densité de 6, 96, et composé d'étain et d'oxygène. Il est tres-abondant dans les Indes, au Chili, au Mexique, au Brésil, dans le comté de Cornouailles, en Bohème, en Saxe et en Espagne, où on le rencontre en filons ou en amas dons les granités les plus anciens, ainsi que dans les terrains de transition. On l'a aussi trouvé, en petits dépoli, è Vaulrv près de Limoges, h la côle de Piniac près de Nantes, et à la Vilder dans le Morbihan. Véiain sulfura, qu'on afipelle encore ^^fiin pyriteux ou or mussif natif, est un composé de soufre et d'étain; mais il est très-rare, et ot) ne l'a rencontré qu'en petite quantité dans les mines de Cornouailles.
Le minerai d*élain, lorsqu'il sort de la mine, est toujours mélangé de matières pierreuses et métallifères, qui forment ce qu'on appelle la gangue du minerai. Il faut donc, avant de le soumettre è la fonte, le séparer de cette gangu^^ attendu que celle-ci forme* rait sans cela, par la fusion, un verre ou icomqui dissoudrait immanquablement une quantité considérable d'oxyde d'étain si elle ne dissolvait même le tout, et qu'en outre les métaux étrangers qui l'accompagnent nuiraient beaucoup, en se combinant avec lui, è son emploi dans les arts. On s'attache alors è isoler, par une opération qu'on anpelle préparation mécanique, le minerai d étain des substances qui lui sonl associées dans ta nature; mais cette opération varie suivant la composition de ta g&ngue. Ainsi, lorsque l'étain oxydé n'est accompagné que de substances pierreuses, comme dans les àlluvions et dans quelques mines, il suffît de le réduire en poussière assez Qne, par le bocardage, pour que l'on puisse séparer, par la différence de pesanteur spéciuque, les substances pierreuses du minerai d'étain. On lave cette poussière sur des tables en liois peu élevées, appelées communément tables dormantes f sur lésa u elles ou fait arriver un courant d'eau. On remue la poussière avec un rflbie, pour exposer toutes les surfaces à l'action de l'eau, qui entraîne les parties les plus légères, tandis que l'étain oxydé, d'une pesanteur triple de la gangue, reste presque entièrement au haut de la
table. Quelques parties tenues d'oxvded'i^ tain, d^abord enlevées parles eaux/sedépo sent souvent è la partie inférieure de la table, et l'ouvrier les remonte alors avec un rible. Le sehlick ou sable d'étain, ^u'on oblientpar ce premier lavage, est ordmairement asseï pur pour être fondu immédiatement. Lorsque l'étain oxydé est accompagné de substances raétairiques dont la pesanteur spécifique est également considérable, ce qui «e présente le plus ordinairement, il faut, dans ce cas, recourir à un procédé plus compliqué pour Pen séparer. Les substances mtalliques le plus habituellement assnciéesâ l'étain sont du wolfram ou schéelin ferroginé, du fer arsenical, (les minerais dn fer elda cuivre pyriteux. C'est surtout lorsque r<: dernier se trouve contenu dans le roioeni, que l'opération devient plus délicate, parce qu'il faut recueillir avec le môme soin, h I oxyde d'étain et la pyrite de cairre. Les morceaux que Ton retire des mines ue (Obtiennent pas tous après cela du minerai d'étain : un grand nombre ne sont pas métallifères; quelques-uns présentent à la fois 'le l'oxyde d'étain et de la pyrite de mire; d'autres enGn sont de véritaotes minerais le cuivre. On commence par faire un preiuier triage à la main et au marteau, quiap^ur but de classer ces trois sortes de mifierais et d'isoler, autant que possible, les minerts d'étain de ceux de cuivre. Ce triage exécuté, on réduit en sable tes minerais d*élain a moyen du bocardage; et ce minerai eu:
mélangé de pyrite de cuivre, on doit Ik^* duiro en sable moins fin que lorsqu'il ^' accompagné seulement de substances piar-j reuses, parce que l'eau entraînerait grande quantité de pyrites de cuirre.
Le sable qu^on obtient ainsi est dans des tables appelées caisses aHemur^^i qui onti peu près 4* 875 de longueur,: 0,975 de largeur, et sont entourées de i côtés. d'un rebord qui donne à la cai'.«fi
feu près 0,386 de profondeur. L*eau jrr:| la tète de la table; elle s'échappe partie inférieure par des trous praii(;<|j dons la planche qui forme la partie ni rieure , et Ton peut, au moyen de i^ssfi qu'on place intérieurement, élever le veau de l'eau dans la caisse, de md'^i^lj y accumuler une plus ou moins jp>"f quantité de sable. Il existe, au haut J'I table, un compartiment dans lequel s*amasse, et d'où elle ressort en napc^' ^j place alors le minerai à cet endroit;^ ouvrier le fait tomber sur la table, i >^< d'un râble, et le remue conlinuelli afin de l'exposer à l'action entrainitite de l'eau; puis le subie tenu en suspe!^> par Teau se dépose à di>s distances fi(^^ moins éloignées de la léte de la tabiMj vant sa pesanteur spécifique. Ainsi iD^ij reste presque entièrement à ta partie s^^'f} rieure, tandis que le cuivre p}n!^P^ dépose plus particulièrement auoiip la table, et que le sable qui est au b'<| en général (:om[>osé presque exciusivi^'' de matières pierreuses, ou ne coolie-'
El A
DE TECHNOLOGIE
ETA
\s qu*une Irès-minîme quantité de nié^ ailles. Enfin, l'eau en sorlant de la I» est chargée de sables qui rarement tent la peine d'être lavés de nouTeau.
Sait donc trois dhisions dans le sahle emplit la table : la partie inférieure est ée ; la moyenne est regardée comme du i proYenant du bocard ; et quant h la e supérieure» très-riche en minerai io, et qui contient encore de la gangue ie assez grande proportion de métaux igers, on la soumet à un nouveau làentièrement analogue à celui dont il i d'être parlé. Elle donne, par cette ième opération, un minerai qui retient re des pyrites arsenicales, des pyrites *eu$es, et même du fer oxvdulé ou oli- , substances plus réductibles que Té* et q^ui, nécessairement, en altéreraient ropriétés si on le fondait en cet état. Il donc lâcher de s*en débarrasser ; mais le pourrait parvenir économiquement k •ut en employant derechef le lavage, e que la pesanteur spéciflque de ces tances métalliques est tellement rap« hée de celle de Toxyde d'élain, quMl it impossible d'isoler cette dernière sans faire une grande perte. AlojSi comme »iyde est inaltérable è une température érée, tandis que les pvrites qui l'acpagnent sont décomposées è celte même )ér8ture, on emploie la calcination qui, éparant le soufre et Tarsenic en grande U\ diminue la pesanteur des sulfures et arseniates, et permet alors de les sépa- )ar un lavaee postérieur. Cette calcinas*efrectue dans des fourneaux k reverdont les dimensions sont assez varia- ; mais qui ont, en moyenne, 3 è 4> es de long intérieurement, et de 2*" €0k ares de large. La sole de ces fourneaux lorizontale ; elle est construite en bri- ; la voûte, élevée k peu près de 0" 64 )yer, s'abaisse légèrement vers la cheio; il existe sur le devant une porte laquelle on charge les matières et on émue; enfin, la cheminée est placée •isus de cette porte, et elle communi- I otie chambre de condensation dans pile se dépose l'arsenic qui se volati-
lain, comme chacun sait, est d'un [très-répandu dans l'industrie : il sert fiquer un grand nombre d'ustensiles ■nage, comme des assiettes, des cuil- «les vases pour contenir des liquides, bt on l'emploie aussi pour augmenter Ihililéet la ténacité de quelques al- C'est ainsi qu'en variant les propor- *un mélange d'étaio, de plomb et de ib, on obtient des produits fusibles k 300* auxquels on a recours pour ouvrages, et entre autres pour fabri- ^jlcs plaques fusibles qui s'adaptent aux Wères k vapeur. L'alliage Biberel^ qui 1 le nom de son inventeur, el se corn- Idc 8 parties d'élain el de 1 partie de pi beaucoup plus dur que l'élain corn* jet sert t)Our. rétamage des vases de
cuivre et des ustensiles 'de cuisine. La «oudure des plombien est composée de 1 partie d'élain et de S de plomb. Les feuilles métalliques des bottes k thé qui nous viennent de la Chine sont formées de 36 parties d'élain et de éh de plomt) ; les feuilles qui servent k doubler les bouteilles électriques, les sacs k tabac , puis k envelopper te chocolat et certains sucres, onl,k peu de chose Eres, la même composition ; enfin les corninaisons de l'étain avec le chlore sont employées dans la teinture.
ÉTAL (comm.). Du celtique i/ay.-et en bas latin itatlum^ bouligue. Les bouchers nomment ainsi un fond ae boucherie.
ÉTALAGE. AngK bo$h: allem. ra$i.
ÉTALER. Du bas latin italtare^ arranger. Se dit des métaux qui, k l'aide de fondants, s'étendent sur des corps durs.
ÉTALIER. Ce mot désigne, en agriculture, des fascines établies pour empêcher les chevaux de pénétrer sur les terrains cultivés. -^ En termes do pêcheurs, l'élalier est un établissement de pieux et de perches fait au bord de la mer.
ÉTALIÈRES. Se dit de filets de guindeaux qu'on tend circulairement sur une ceinture de pieux et de perches disposée au bord de la mer.
ÉTAMAGK. Angl. hnning; allem. verxinen. Opération qui consiste k recouvrir le cuivre ou d'autres métaux oxydables d'une couche mince d'élain ou d'un métal quelconqtie qui ne soit point oxydable. L'étamage du cuivre était connu des Gaulois. La
()ièce qu'on veut étamer étant décapée, on a chauffe d'abord, puis on la couvre d'élain en fusion qu*on étale avec de l'étoupe. Cependant, qn ne parvient de la sorte qu'k fixer une couche d'élain très-mince qui s'enlève bientôt par l'usai^e ; aussi préfèret-on faire emploi d'un alliage qui se compose de 6 parties d'élain et de 1 partie de fer, alliage appelé BibereU du nom de son inventeur, ou itamage polyehrone^ parce
Su'il dure longtemps. Il est beaucoup plus ur et moins fusible que l'élain isolé. L'étamase du fer se pratique en plongeant le métal, convenablement décapé, dans un bain d'élain; mais» lorsque cet étamage n'a pas été fait avec soin, if en résulte que les parties qui sont k découvert s'écaillent et 8'oxydent bien plus rapidement encore que la lêlt? non élamée. L'élamsge au zinc« conseillé en 1742 fMir Halouin de l'académie des sciences, et propagé dans l'industrie en 1836, par M. Sorel, I élamage au zinc, disons-nous, s'opère de la même manière que celui k l'élain ; mais il a sur celui-ci 1 avantage de résister plus longtemps k l'action de l'air. On a remarqué en outre que le fer est non-seulement protégé par le zinc, partout où ce métal le recouvre, mais encore dans les parties qui sont restées k nu. Ces deux métaux forment alors, par leur codlact, un couple galvanique dans lequel le fer représente I élément uégalif, et le zinc l'élément posilir, en sorie que l'oxygène de l'air se. porte de préférence sur ce