‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 182 sur 281 · ETH · texte numérisé non relu

ETH

DR TEQUiOLOGlE.

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Il feu h rapproche d^une bougie» brûlant s avec une flniume blanche et fuligise. Sa vapeur pèse environ deux fois et )i autant que Tair, et* mêlée en certaines portions avecdeTair, elle détone avec encc h rapproche d'un corps enflammé; si eat-îi prudent d'éviter de transvaser ce lide dans un lieu où se trouve un corps combustion. On obtient l*élber en chauf- . un cnélange d'atcool et d'acide sulfuri- . Il se produit d*abord une combinaison elée acide sulfo-vinique (véritable iiher nrique)^ laquelle se décompose par Is illaiion en acide sulfurique et en étber rique. Celui-ci renferme» comme nous ons dit, du carbone» de l'hydrogène et *oxygène, comme Talcool » mais dans des ports tels qu'on peut représenter Téther rique comme de Talcool moins une prolion d'eau. Ce que l'on nomme gouliet étalez d'Hofpmann^ qu'on emploie pour peler à elles les personnes tombées en rope, sont un mélange, à parties égales, cool et d'éther.

Utker acétique ou acéiale d^ oxyde d'éthyle^ ouvert en 1759 par le comte de Lauralis, est un liquide très-mobile, plus léger I Teau, d'une odeur agréable, [bouillant r, qu'on obtient en distillant un mélange Icool, d'acide sulfurique et d'un acétate, qui se formule par C*H»0,CWO*. On nploie en friction ^ contre les douleurs imatismales. — Véther ehtorhydrique ^ Irochlorique ou muriatique^ appelé aussi orure delhyTe^ a été obtenu pour la pre*ferefoîs à létat de pureté, en 180i^, par bien. Il est liquide, incolore et très-vola- ;SA formule est C^'Cl ; et versé sur la in il entre aubitement en ébullition 11*) produisant un froid considérable. On ie procure en distillant de l'alcool préailenient saturé par du gaz cblorhydrique,

00 l'emploie aux mêmes usages que Iher sulfurique ; mais comme son extrémp ialilité le rendrait d'un usaçe incommode,

te mélanse avec pareil poids d'alcool. Il préconise pour les affections catarrbales. Véther nitreux ou hyponitreuxt dit aussi rile d'oxyde déthyle^ dont la formule t N'0*,C*lrO, fut obtenu pour la première St i ce qu'on croit, peu" Paracelse» puis irouvé en 1681 par Kemkel, et une truisme fois en 17&2 par Navier, médecin de lâlons; mais son analyse exacte ne date e de 1828, et on la doit k MM. Pol/dore ullay et Dumas. Cet étber est un liquide iuâlre, d'une odeur forte qui rappelle Ile de la pomme reinette, qui bout déjà 21% est trè9*inflammable, puis entre en ullitioD dès qu'il est versé sur la main, )ù il disparaît en produisant un froid conlérable.On l'obtient en chauffant de l'aloiavec.de l'acide hyponitrique, et^ on ti>ploie dans quelques cas, en médecine» mine excitant et diurétique. On le mélange ec pareil volume d'alcool rectiGé» et dans

1 é:at il reçoit les noms à^élher nitrique •oc (11^ et de liqueur anodine niireuie. — ^Jfter nitrique ou nitrate d'oxyde <f%/e,

dont la formule est N*0%C^H*0» est un liquide d'une odeor suave et bouillant à 85% que M. Milton obtint en 18&3,.en distillant de l'alcool avec de l'acide nitrique et un peu d'urée, ---Véther œnontiquCf observé pour la première fois, en 1836, par MM. Pelouze et Liebig, est un liquide huileux formé par un acide gras qu'on nomme acide oananthique et auquel on attribue l'odeur vineuse qui est propre à tous las vins. — Ether $uU furique^ qu'il ne faut pas confondre aveô l'élher hydrique» quoique celuj-ci reçoive aussi le nom impropre de sulfurique, fut obtenu pour la première fois, eal8V8, par M, Wetlierill. Cet élher résulte de la oom* binaison de l'alcool et de T^cide sulfuriquOt et se formule par SO*;C*H»0.

La propriété aneslhésique de l'éther hydrique a conduit le docteur Jackson» de Boston, à une application des plus importantes pour les opérations cbirurgicales. Ce procédé, qui fut introduit en France vers. 18&6, et devint dès lors l'objet de nombrea^ ses expériences dans les hôpitaux», a parfaitement constaté que «et efher détermina l'état de catalepsie che; celui qui en a inspiré pendant une ceftaine durée, c'est-kr dire de 3 à 10 minutes. Au moyen de l'insr piralion ou de rinsufllation de cette sub^ stance» on peut donc aujourd'hui soumetire un sujet aux opérations les plus^redout^bies» sans qu'il ait conscience de ce qui se passe» ou au moins sans qu'il éproi^ve la plus petite douleur; et la découverte de Vélhéri' saiion serait certainement une des plus belles qu'on ait obtenues en faveur de l'humanité, si à côté do ce bienfait ne se trouvait l'abus ; si le même moyen ne venait en aide au praticien honorable et à ^boxn.m^ vicieu^. Le chloroforme procure, nous l-avons. d'^'à ditt les mêmes effets que l'éther; mais son emploi offre plus de danger et il peut déterminer l'apoplexie. U est |)rudent au surplus, si ce a'est un devoir, soit que l'on, veuille faire usage de l'éther ou du chloroforme, de se fiiire assister» non- seulement par uo homme de l'art» mais encore par un homme •xpërimenté.

ÉTHËRATE. (chim.). Sel f)roduit par la combinaison de l'acidie élhérique avec une base.

ÉTHÉRIFICATIOH (cbim.).

ÉTHÊKIOSCOPE (phys.). Du latin mlher, air, ciel, et du grec^x^irm, regarder. Appareil destiné è faire coonattre la force du rayonnement de la chaleur vers le ciei exempt de nuages.

ÉTHÉRIODE (Agidb}. Produit par le oooif bustion de l'alcool.

ÊTÉRO-SULFATB. 7oy. SuLVÉTRiRATs.

ËTHÉRO-SDLFDRIQUB. Fay. SvLvtruk^

RIQUB.

ÉTHIOPS (cbim.). Du grec mU^ , je brute» et &^ , aspect. Les aBciens chimistes désignaient par ce nom up mélange de mercure, et de soufre, puis certains oxydes et des sulfures métalliques. Aujourd'hui ce mol est remplacé par celui d'oxyde. Ainsi on entend par éthiops martialt l'oxjFde aoiMt

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DIGTIOMNAIRE

BTO

par éthiops minera*^ Toiyde de mçrcure sulfuré noir; et fvtr éthiops ptne, Toxyde mer« "curîel noirâtre.

ÉTHYLE (chim.). Du mot élher et du prec v^«, matière. Gnz qui fut isolé, en 1849, par M. Fran&land. Il est incolore, d*une faible odeur éthérée, inflammable, d'une densité de 2,0, et se compose de carbone et d'hydrogène, dans les rapports de C^H*. Une pression de 2 1/4 atmosphères è plus deS^lo conyertit en un liquide incolore très-mobile« On obtient le gaz en décomposant de l'éther iodrhjdrique par du zincè 150* dans un tube scellé à la lampe. Suivant la théorie de l'éthyle par Liébig, l'éther ordinaire est un oiyde d*étbyle, C^H'.O; l'alcool, un hydrate d'oxyde d'éthyle, C*HSO+HO; l'éther chlorydrique un chlorure d'éthyle, C^H*CI; rélher nitrique, un nitrate d'oxyde d'éthyle, G^H' 0+NO'* etc.

ÉTIAGE (eaux et for.]. État d*une rivière au moment des plus basses eaux. Ce mot signifie «atfx dV//, parce que c'est ordinairement pendant cette saison que les eaux sont les plus basses; mais cela n'est nullement rigoureux, et l'étiage peut correspondre aussi avec le printemps et l'automne, surtout lorsque le cours d'eau se trouve alimenté par la fonte des neiges. La ligne d'éliage d une rivière est le plus communément k un niveau à peu près invariable; mais diverses circonstances peuvent aussi le changer, comme, par exemple, le déboisement d'une montagne, etc.

ÉTIBEAD ou ËTIBOIS (épingl.). Angl^ nail'formed file; allem. $pitxtiockeL Petit carre de bois sur lequel l'épingtier fait, avec la laine, la pointe du fil d'épingle pro* pre h passer dans les trous de la filière.

£t1ER. Canal qui sert à conduire l'eau de la mer dans les marais salants. — Petit canal qui aboutit à la mer.

' ÉTINCELLE (phys.). En latin f etfin7/a. On donne le nom fféhneelle iteetriqu$ au trait de feu qui jaillit lorsqu'on approche du conducteur d'une machine électrique en activité, un corps non électrisé.

ÉTINCELLES (chem. de fer). Celles ^ui s'échappant de la cheminée d'une machine h vapeur, lorsque le tirage est rapide, peuvent occasionner des incendies; et si ce danger est peu à redouter dans les machines Jxes, il n'en est pas de même des bateaux à vapeur et des locomotives, surtout lorsque les foyers sont alimentés, comme en Amérique, par du bois. Le coke donne moins d'étincelles que la houille et le bois; néanmoins, ilans les locomotives d'Europe, où l'on ne consomme que de ce|combustible, on termine généralement la cheminée par une espèce 4e chapeau en toile métallique et ouvert seulement 5 sa partie supérieure, qui arrête le.s éllncelles et escarbilles au passage, il faut dire après cela que ce chapeau a Tin- •oonvénient è son tour de briser le courant Al'air et de diminuer l'énergie du tirage.

ÉTIQUET. Espèce de filet de pêche.

ÉTIQUETTE. Couteau à lame barbelée dont on fait usage pour arracher les coquilles

des rochers, ou pour extraire du sable les vers qui servent d'appAts. — Filet de pèche carri^,. qu'on attache au bout d'une perche

ÉTIRAGE. Angl. draughii allem. (fu^/iVeii. Action d'étirer un fil métallique, c'est-è-dir» de le Hier d'abord en gros, puis de le diminuer en l'allongeant pour lui donner la di* mension que Ton veut. — Action d'allonger le fer ou Tacier, quand il est chaud, pour lui donner le plus de pureté possible.

ÉTIRE (corroy.). Lame de fer k traocbani émoussé dont on se sert pour étirer les peaux et épreindre l'eau du cuir,

ÉTIRER. Étendre ou tirer en fib, à l'aide de filières de plus en plus fines, cerlsioi métaux ductiles. — Rendre les peaux d'ooe épaisseur plus uniforme.

ÉTIREUR. Ouvrier qui fait subir à loret è Targent l'opération m l'étirage. ^ Sorte de cylindre qui sert à traiter le fer quand il est devenu malléable. Lorsqu'une coupe a été forgée au marteau, on la passe ensuite aux cylindres dégrossisseurs, puis aux cjlindres étireurs.

ETNETTK. Pince qui sert k rompre le culvre dans le fourneau du fabricant de laiton.

ÉTQC (eaux et for.). Souche morte d'un arbre qui a été eoupé trop haut.

ÉTOCAGE (fabr. de drap). Angl. carâing; allem. tra/jcen. Action de carder le drap avce l'étoouerelle.

ÉTOFFE. Du latin ttuffa, dérivé de Tallemand stoff^ matière. Se dit en général, dans les arts, des matières qui servent à (a fabrication de tel ou tel ouvrage. Ainsi le serrurier, le taillandier, la coutelier, e(e» nomment étoffe le fer et l'acier qu'ils travaillent, et forment cette étoffe en prenant 3 ou 6 plaques de fer et 2 uu % plaques d'acier, qu'ils intercalent de celte manière : fer, acier, fer, acier, etc., en terminant loajours par du fer. Ils font chauffer fortement, ei forgent le tout ensemble riourn*eD faire qu'une seule barre. Cette étoffe est eiceU lente pour fabriquer de gros instrumenu tranchants. Le chapelier nomme aussi Aojft les matières qui entrent dans la fiibrication des chapeaux, comme }es poils de castor» de lièvre, de lapin, de chameau , les laines de moutons, de brebis, etc. — Chez le mégissicr, l'étoffe est une solution de sel marin et d'alun dans laquelle on fiiit chautfer les peaux jusqu'à ce qu'elles en soient bieo imprégnées. — Se dit aussi d'une composition dont les potiers font usage.

ÉTOFFE (impr.). Nom générique sous lequel on comprend, dans un établisseme^i typographique, tout ce qui est nécessaire i 1 impression, comme les balles, les mt^ les blanchets, les tympans, les rooleauif l'encre, l'huile^ etc. Le même mot désigt^ en outre ce que l'imprimeur fait payeràtaDi pour cent, au delà des frais d'imprecsîon, afin de se couvrir des dépenses que oéces* site l'entretien du matériel.

ÉTOILE. Du latin êttUn, dérivé du grec «fiX^u, j'envoie, à cause de la rapide émi^ sion des corps célestes de ce nom. DanslVtiiteriet on donne ce nom à uu Instruiueui rf~ ■

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DE TECHNOLOGIE

ETO

qui sert à vériBer le calibre des canong.— Outil de relieur pour exécuter une étoile sur le dos d'un livre. — Pièce du moulîD à mouliner les soies. — Pièce d'artiOce.

ETOILE (horlog.}* Angl. itarttheel; aliero. tUrn. Sorte de roue dont les dents sont taillées en rayons par deux lignes droites qui forment on angle plus ou moins ouf ert, el iju'oD emploie dans les cadratures des mon* Ires h répétition» pour porter le limaçon des [leures. L'étoile est tlxëe par un sautoir poussé par un ressort, et ce sautoir a la broie d*un ansle saillant qui se dirige fers e centre de rétoile. Lorsque la cheville )ousse une des dents de l*éloile» celle-ci» par » dent opposée» éloigne le sautoir par I un les côtés de Tangle; mais quand la dent 1 dépassé le sommet de cet angle que prélente he sautoir» et que sa pointe appuie sur 'autre cAlé du même angle» alors le ressort igissanl sur le sautoir» I oblige à agir à son our sur l'étoile , la fait avancer subitement fun douzième» et par conséquent fait clian- ;fT de place le limaçon des rieures, d'où il ésulte Que la répétition sonne une heure de )lus qu auparavant. Cet effet se produit au oomeni ou raiguilledes minutes est arrivée 1 60 minutes.

ÉTOILE (impr.). Synonyme d'astérisque.

ÉTOILE (monn.). Angl, ttarred; allem.

^esprungen» Se di t des flancs et des carreaux {Ut s'ouvrent par les carnes.

ÊTOLE. AngL ioi7er*p/a/e; allem. ketitU )'ane.Sortederhaudièreue machinée vnpeur.

ÉTONNEMENT ?lapid.;. Angl. eracking; tlem.a6fcArecAe^.rôlure qu'un contre-coup occasionne dans un diamant.

ÉTONNER. Da lat. ationare^ surprendre.

le dit de l'acticin de faire fendiller, en le hauffant, le sat>ie destiné è la fabrication lu crîslaL

ÉTOQUEREAUX (serrur.). Angl. jiins; Hem. ankaliêtifie. Chevilles de fer dont on ail usflgw pour arrêter certaines pièces.

ÉTOQUERESSE. Angl. tara ; allem.

tratxe. Sorte de carde qu'on emploie dans a fabrication du drap. — Pièce de fer qui ierièen arrAterOu a en contenir d'autres.

ÉTOQDIAU ou ÉTOQUITAU. Angl. slay- ^eg ; allem. $pemiift. Pièce de fer qui sert è (0 contenir d'autres. Il y a des étoquiaux k oulisse» è patte» k mantonnet, etc. Les t^rrures grossières du commerce sont sim- *!ement fixées aux panneaux d'une porte »ar des clous ou des vis qui passent dans i$ clous pratiqués pour cet usage k la cage e la machine ; mais dans les pièces dont 'exécution est un peu soignée* cette ca([e l'est pas percée » elle est munie de trois «ttes qui ont un trou au milieu et s'appli- [ueiit sur le panneau ; les vis entrent dans es trous et serrent les pattes sur la porte our y fixer la serrure : ces pattes sont des toquiaux. — Chez l'horloger» l'étoquiaa st une petite cheville qu'on met k la ctronférence d'une roue mobile» pour empèher qu'elle ne tourne au dolk d'un certain egré» atienda qu'on fait butter cette che* lUc contre uo arrêt. C'est ainsi qu'on place

une cheville rivée k la circonférence du balancier d'une montre» pour empêcher ce balancier de se renverser» lorsque des sauts ou des mouvements bruKques impriment une rotation trop forte k la pièce. On rive également une cheville sur I avant-dernière roue de la sonnerie» qui sert k l'arrêter quand il (faut que la détente revienne en prise et butte contre elle» ce qui a fait donner k celte roue le nom de roue â^,Hoquiau^ ÉTOUFFAGB(indust. série). Action d'ashyiier les chrysalides des versk soie dans es cocons» afin d'empêcher qu'elles ne les percent.

ÉTODFFER.Chez lescartiers on dit : iîouffer la colle^ pour exprimer qu'on Ta rendue en enn k force de la trop remuer.

ÉTOUFFOIR (boulang.). Grand vase de cuivre ou de tôle» et garni de son couvercle qui le ferme hermétiquement» dont les boulangers se servent pour v verser la braise qui sort du four» et qui fj éteint» bientôt privée qu'elle se trouve du contact de Tair. Un vase analogue» mais de moindres dimensions» est employé au même usage dans les niéna$<e$.

ÉTQUPAGB» ÊTOUPER (chapell.). Action fte. renforcer les parties faibles d'une capade avec les rognures d'une autre. Se dit aussi

tour désigner le reste de Tétoffe qui a servi fabriquer le chapeau.

ÉTOUPAS (manuf.). Toile grossière d'é- (onpe de lin qu'on fabrique k Londres.

ÉXOUPE. Du latin tiupa, fait du grecarumi, même signification. AOgl. tou>: allem. werg. Partie la plus grossière» la plus courte et la plus chargée de matières gommo-résineuses et cérenses « de la filasse du chanvre» du lin» de l'ortie» etc. Les étoupes sont le déchet de l'aOinage de la partie corticale des plantes filamenteuses, et on les obtient par le peigoage» k l'aide du séran» de trois qualités différentes» selon le degré de division et de finesse que les peigneurs ou (é^ rangeurs veulent donner aux brins. La pre<* mière qualité se nomme demt ôrins» hi seconde» ortfiossa» et la troisième réperam. Les étoupes sont d'une grande utilité dans beaueoiip d'arts industriels. Le tapissier» par exemple les substitue aux crins» pour la matelasserie très-commune» pour rembour* rer les sièges» les fauteuils» etc.; mais il faut ajouter bien vite que celte substance» n'étant nullement élastique comme le crin» De donne que de détestables couchers. Les tonneliers s'en servent pour tamponner les futailles qui fuient, pour environner les bon-^ des des tonneaux etc.; les chaudronniers les emploient pour étendre l'étaio dans l'opération de rétamage ; el Ton y a souvent recours» dans la mécanique» pour remplir les bottes k unir» afin de contenir la vapeur » l'eau » le gaz et l'air. Dans les machines k basse pression , où le piston n*a pas un mouvement rapide» on fait usage d'étoupe de chanvre pour en garnir le pourtour et obtenir une juxta-posilioa parfaite avec le cylindre ; mais cette étoupo doit être graissée et tournée en forme ilo*

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tresse; on la fait entrer dans le piston arec force, pante que le frollement ne tarde pas )^ luî donner du jeu, et que si alors on n*en arait pas mis en excès dès le principe» il s^ëtablirait bientôt des passages de vapeur d*un c6lé k Pautre du cylindre. Toutefois, les pistons h étoupes ont Tinconvénient d'user beaucoup de çraisse et de réclamer de fréquents remaniements pour leur rempla* cernent, ce qui leur fait substituer assez généralement, du moins dans les grandes machines, des pistons entièrement métalliques dont le frottement est plus doux, qui absorbent moins de graisse, et oiïrenl beaucoup plus de durée. Los étoupes sont encore employées pour la garniture des bottes à trarers lesquelles passent les tiges des diverses pièces du mécanisme d'une machine k vapeur, bottes qui s'appellent boUes à étoupes. (Voy. ce mot.)

ÉTOUPERIE. (manuf.). Toile d'étoupe.

ÉTODPIÈRE. Synonyme d'élouperie.

ÉTOUPILLB (pyrotech.). Mèche de coton enduite de poudre que Ion introduit dans un tuyau de papier, et qui sert à porter le feu rapidement, pour faire prendre à la fois les différents jets qui forment une pièce d*ertiflce, ou pour communiquer le feu aune pièce ou d'un jet qui Qnit« à d'autres qui doivent brûler après. £/oupi7/er , en termes d'artificier, c*est garnir les pièces des étoupilles nécessaires è la communication, et les attacher avec des clous d'épingle et de la pAte d'amorce.

ÉTOCPILLON. Mèche d'étoupe suivée

Su'on introduit dans la lumière d une pièce 'artillerie pour préserver la charge de l'humidité.

ÉTOUPIN. Peloton d'étoupe qui sert k bourrer la poudre quand on charge un canon.

ÉTOUTEAU (horlog.). Angl. pin; allem.

fperrstift. Cheville attachée à Vangle droit sur le plat de la roue qui règle la sonnerie d'nne pendule.

ÉTRAMÉES (manuf.). Toile d'étoupes que l'on fabrique en Picardie.

ÉTRAMPAGEou£TRAMPCRB(agriGult.}.

Action d'enfoncer tantôt plus, tantôt moins, le soc de la charrue dans la terre.

ÉTRANGLEMENT (hvdraul.). Du latin êtrangulaiui ou êtrangulaiio , môme signitication. Endroit d'une conduite où, par suite d'un obstacle quelconque , l'eau ne passe qu'avec difliculte. — Rétrécissement produit k lajonction des tuyaux ou des soupapes.

ETRANGLER (nyrotecb.). Élrangler une fuiitn c'est serrer lortement l'extrémité de sa cartouche.

ÉTRANGLURB (fabr. de drap). Faux plis du drap occasionné par le foulage.

ETRANGUILLON. Goulet d'un soufflet hydraulique.

ÉTRAPB (affricult.). Petite faucille qui sert k oouper la enaume.

ETRAPER (agricult.). Couper Je chaume avec Tétrape.

ÉTRASSE (comm.^. Sorte de bourre do soie.

ÊTRE (eaux et for.}. CoupirihiKHtu c'e^t couper k blanc estoc.

ÉTRÉCISSDRE. Action d'étrécir oo ».

jet.

ÉTREIGNOIR (menuis.). Aogl. crni allem. zwinge. Instrument garni de clclt"

f>ercéde trous, dont on fait usage pour sr?» brteroent des pièces assemblée lésais dans les autres

ËTRisiN (écon. dom.}. Se dit de li lilm des chevaux.

ÉTRÉPAGE (agricult.). Action Mtu^ la surface d'une partie au sol pouraon!" le reste.

ÉTRÈPE. Espèce de piocha qui lei i extirper les mauvaises herbes.

ETRËSSE. Feuille de carton.-Papierp

collé.

ÉTRÊSILLON(charpO. AngKpro^.i'o itiltze. Se dit de pièces de bois oo p d'arcs-boutantsquon place eo trarers fU-i les tranchées d'une fondation, dio) t puits, dans les galeries d^ane miuê,r:.

aûn d*empôcher les terres de 8*ét>ouier. 0" donne aussi ce nom à une pika de ï' i

Su'on assemble k tenon et moriaise iv»

eux crochets, et que l'on place, daD< i rues étroites, aux façades des morsqaiSr bent, pour les soutenir et coDiiécber q/ ne déversent. Ces étrésillons, qu*on a^*'* aussi élançons, servent encore i retetiir.< pieds droits et plates-bandes des portef * croisées, lorsqu'on reprend en mhih?:^ un mur de face ou qu'on refait )e K>-» d'une maison. £/r^st7/onn«r , c*est doc< ^ tenir les terres ou les murs a?ecdesdo^ et des étrésillons trans verses qui lesser» et les maintiennent. On nomme encore tc*> sillons ou roiiignolSf de petits morcelai ' bois qu'on fait entrer de force entre In »* lives d'un plancher pour le codsoi>' rom|)ècher de plier sous le poids plo!''< * un lieu qu'en an autre, attendu que l«i^ ne fait plus qu'un seul corps solide. Oor> tique verticalement une rainure oi ^ taille en travers de la solive, et, après f ' taillé l'étrésillon un peu plus long qa< * distance entre deux rainures op|^5é«\ l'y fait (entrer è coups de OMillêt d< t Quand le bois vient alors k se retirera' desséchant, il se trouve ainsi retenait*' peut tomber. Ces étrésillons retieoncii^ "^ Jattes et la charge du bourdi de pUtra.

ÉTRÉSILLONNER (charp.). Snal** étajer une construction , k l'aide d*^^' Ions.

ÉTRICAGE,ÉTRIQUER(cluirp.KA£r * $ening; allem. ickmatsekmUnu W^ d'une pièce de bois les parties quis;^^ sent à sa superposition exacte sof ^i**"^ pièces.

ÉTRICHER. Frotter les corda » 2^"; avec un paquet de cordes de cria^d'eau. ^

ÊTRIER. Du bas latin i(rapari<a. » -; signiâcation. Sorte de grand afln<s>^'^ ou de tout autre métal, que forgea *«^'^ I éperonnier, et que l'on aliaclM l^ '^ un de chaque côté de la soll«t f^^^

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DE TECHNOLOGIE

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:avalier è monter el mettre piedà terre* puis lour raffermir et le soulager en partije du )oîds de ses jambes lorsqu'il est h cheyal. )n distingue, dans t'étrier : rœil, le corps, a planche et la grille. Vmil est Tourerture lans laquelle est passée la courroie, ou étririère qui suspeud Tétrier; le eorp$ cotn- )rend toutes les parties de Taoneau qui orme l'étrier^h l'exception de celles sur lesluelles le pied se trouve assis ; la planche *%{ la partie sur laquelle le pied repose» rest*k-aire l'espèce de cadre rond, ovale oa ;arré long, dont le vide est rempli par la irille; et la grilhesi cet entrelas do verge lu même métal que Tétrier, destinée à serrir d*appui aux pieds du cavalier, et à empêcher qu*ils ne s'engagent dans le cadre 'ésullant de la planche avec laquelle elle est 'ortement soudée. On désigne quelquefois les élriers par la forme donnée aux entrelas, H Ton dit éirier àeeBur^ à earreaUf à trèfle^ etc., selon que les entrelas forment un cœur, un carreau, un trèfle, etc. La grille est une. partie indispensable, très-importante pour prévenir ou pour remédier à une foule d'accidents qui arrivent lorsqu'un cheval s'abat. Souvent, an effet, le pied s'engage dans la planche qui n'a point de grille, et l'on a vu des cavaliers, traînés de la sorte par leurs chevaux, expirer après avoir été mutilés d'une manière affreuse. La même catastro-. phe se produit quelquefois lorsque la planche est trop étroite, parce qu'alors le pied sVngage plus aisément dans le corps de l'étrier. Les étriersdont les femmes font usage sont fermés par-devant, aQn que le pied ne puisse pas passer; ils sont le plus souvent en bois et ressemblent è la partie antérieure d'un sabot; et ce sont des étriersanalogues, mais beaucoup plus grands, dont se servent les Espagnols et particulièrement les Catalans. Ces ëtriers n'ont rien d*élégant, tant s'en faut; mais ils ne laissent rien à désirer pour la commodité et la sûreté. Sous le nom dV/rterf pyrophortt ou â /atifemes, on inventa, il y a quelques années, des élriers qui avaient le double avantage d'éclairer la voie qn*on parcourait et de chauffer les pieds. Au dessous de la planche était Gxée une botle cylindrique en tôle, renfermant une lampe alimentée par de l'huile, et sur le devant une corne faisant oflice de glace et projetant la lumière. Un courant d'air, établi par quelques trous pratiqués sur le fond des lanternes, fournissait l'aliment convenable k la combustion. Ces étriers n'eurent point de succès, et cependant ils avaient une utilité réelle pour iiien des personnes.

ETBJKR. Bn charpenterie» on nomme Ainsi un lien de fer coudé, è angles- droits, à ueux endroits qu'on boulonne à travers un l>oiQçon pour y attacher un tirant, ou dont ^Q arme une poutre éclatée pour la consolidai* oa la retenir. On nomme encore étrier l« lien qui retient par ses deux bouts le che« ^ètre dans la solive d'enchevêtrure. — Le couvreur donne le nom d'étrier ou de jam- »ier k des bandes de cuir qui le soutiennent sur les toils,-On appelle baiàViiritr,

des bas qui, an lieu du pied ont une espèce do bande qui passe sous le pied en forme d'élrior.

ÉTRIÈRE (maçonn.). Jambe qui se trouva à la tête d'un mur mitoyen par bas, ou qui porte deux poitrails, deux retombées ou deux tableaux.

ÉTRILLE. Du latin s/ri^7 ou f/rt^i/ts, fait du grec rr^tyyic, instrument qui sert k racler. Angl. middle seheet-ir on : Bllem. mittl. $itenbleth. Instrument en fer, pourvu d*un manche de bois, dont le palefrenier fait usage pour panser un cheval. L'étrille qu'on appelle lyonnaise est la plus parfaite, et ses

Earties consistent en un coffre et ses reords, un manche, la soie empftlée et sa virole, les rangs, les dents et leurs empfltemenls, le couteau de chaleur et ses deux marteaux. Le coffre est une plaque de tôle peu épaisse, ayant la forme d'un rectangle d'environ 0"189 de large sur 0*270 de Ions, et dont les rebords, qui ont à peu près 0,'*0â de hauteur, dans toute leur longueur, doivent être à angle droit avec le fond du coffre. Les deux parois verticales du coffre et quatre lames de fer également espacées et posées de champ sur son fond, parallèlement aux deux parois, composent ce qu'on nomme les rangê^. Trois de ces lames, ainsi

3ue celles qui font partie du coffre, sont entées en dessus et ajustées de manière que toutes leurs denU touclietaieot e? même temps par leurs pointes, un plan suir lequel on poserait l'étrille. La lame qui n'est point dentée et qui forme le troisième rang, en comptant depuis le manche, est celle qu'on appelle le couteau de chaleur. Son tranchant, bien dressé, ne doit pas atteindre au plan sur lequel portent les dents; mais il fautqu'il en approche régulièrement dans toute sa longueur, et un intervalle d*environ 0*0022, égal à la profondeur des dents , sulfit h cet effet. Chacun des rangs est fixé par deux rivets qui traversent le coffre et deux empfltements réservés à la for^je, et les lames doivent être forgées de manière que» tandis que leurs empAtements sont bien assis, il j ait un «esiiace d'environ O^OOH entre leur bord inférieur el le fond du coffre, pour laisser un libre passage à la crasse et k la poussière que le palefrenier tire du poil du cheval, et dont il cherche à dégager l'étrille en frappant sur un corps dur* Afln da garantir les rebords et les carnes des impressions de ces coups, on rive de chaque c6té de l'étrille deux morceaux de fer, fendus dans leur épaisseur, qui embrassent le coffre ; on les nomme marteaux^ et c'est sur eux qu'on frappe l'étrille. Le manche est en buis, de 0*0M5 de diamètre, de 0*135 de long, cylindrique, et strié dans toute la circonférence par de petites cannelures trèsprès les unes des autres, pour en rendre la tenue dans la main plus ferme et plus sûre. Il porte une virole de 0*0066 de large du c6té de l'étrille ; la soie qu'il regoit est fixée

Kr un double empAtement sur le coffre de itrille, et elle fait, a-vec la dos de ce coSVe, un angle de 20 à 25*. Toute paille, fente

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