‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 196 sur 281 · OU · texte numérisé non relu

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Les fers laminés se divisent en fer o" 1» 3, 3 et k. Le fêr.n* 1 ou fer dégrossi est fielui qui a été amené à l'état de barres au sortir des feux d'affinerie ; lorsqu'il provient do fontes fabriquées au bois, il est ordinairement d'une assez bonne qoalité pour être directement transformé en jer D* 3 ; mais auand il a été fabriqué avec des fontes au coke, ou s'il est d'une qualité y^ férieure, on le transforme d'abord en i^ D* 3 ou fer halle. L'opération du tMlI^^e consiste en un réchauffage de barres dejef mises en paquet et un laminage, ei le ^

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DE TECHNOLOGIE

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iui en sort a ia même forme que le précé- |en(; mais il est d*une composition plus loreet d*uDe texture plus serrée. La fabriation du fer n* 3 se rait ordiDairement par m mélange de fer n* 1 et de fer n* 2 que on traite d*une manière aoalogue è la récédente» et les échantilloDS de ce groupe •orient le nom de billeiUs ou bidons. Enfin e fer o* k ou fer /bit» comprend les difféents fers marchands que l'on obtient par ) réchauffage et le corroyage des produits es trois groupes précédents. Au point de ue de la forme» les fers laminés se parteent encore en trois divisions corresponantes aui fer$ earréSf ronds et méplaisi uis» indépendamment de ces produits gééraux le fer laminé est livré au commerce tus certaines formes qui réclament, afin '^tre obtenues, des opérations spéciales, uoique faites en grand dans les usines a r. Parmi ces formes, on dislingue les fers t fonderie ou fen feuitlarde^ les fer$ ronde

Îuides ou petite fere ronde de kh9 mil litres de diamètre, la tôle, les rat7s, les ^miêree ei fere à reborde^ et les fere creux. Le inot fer désigne, dans beaucoup d'arts idustriels, des outils dont les formes ?aent selon les usages auxquels on les emloie. Ainsi, indépendamment des instru* lents irancbantsqui servent aux menuisiers, ux charpentiers, etc., il y a \9 fer d'aiguillette u offiron^ petite pièce mince de fer-blanc, s cuivre ou d'argent, dont le passementier irui I le bout des lacets et des aiguillettes. •L9 ftr à bâtir, dont le bourrelier fait lage pour rembourrer les bftts.— Le fer à mdfn, morceau de fer cylindrique, arrondi ir u 0 bout et monté par l'autre dans un ant^he de bois garni d'une virole, qui sert repasser les garnitures de robes, les colrelies et les coiffes de femmes. — Le fer re eartiere, sorte de poinçon ou d'emporteièce, au bout duquel on grave l'une des larques dislinctives des caries. — Le fer à ifval des maréchaux, sorte de semelle de T qu'on fixe avec des clous aux pieds de ivers aaimaut domestiques ; et \eferà cAei/ de la lingèrCt petite pièce qui s'ajuste [i forme de soutien è l'épaulette d'une jemise d*homme. — Le /ër du cordier^ taché, dans une sftnalion verticale, à un 3(eau ou h une muraille, par deux barreaux >udés k ses extrémités et gui sert à assoiH lir l*étoupe. — Le /Vr de coupé, petite roche de cuivre, plus aplatie d'un côtéque 3 l'autre, et qui a sur un des dos une can* frluredans laquelle entre la taillerole pour >uper le poil du velours ; puis le /er oe vturefHeé, qui est rond, sans cannelure et sreillomenl en cuivre jaune. -^ Le fer de rluche, cannelé comme cehii du velours.— n fera dorer, que le relieur emphde pour >rer les livres. — Le /er crochu de Tébéiste, qui sert à creuser les mortaises et les aces où doivent se loger les p6i>es des ^rrures. ^ Le fer à dicha/mer dont le tan- É*ur, le corroyeur, le mégissier et le parleminier font usage pour enlever les chairs : la graisse de dessus les peaux qu'ils veu*

lent préparer. — Le fer du fwstewr tinetru" mente, outil propre à faire prendre aux éctisses la courbure convenable. — Le fer à fendre^ avec lequel le verrier fend les manchons dans leur longueur. — Le fer à /Eiel«r, petit morceau de fer plat, carré, long de 0*027, arrondi par en bas, ayant une petite flamme qui s'emmanche dans un morceau de bois, et qui sert au gatnier pour imprimer des filets sur ses ouvrages.

— L» fer à friser, espèce de pince avec la* quelle le coiffeur presse les papillottes. -<- Le fer à gauffrer, outil de fleuriste qui sert à imprimer des nervures sur l'étoffe; et sortede cylindre dont l'appréleur fait usage. •— Le fer du meunier, sorte de pivot qui soutient la meule courante. — Le fer du pi» cheur, synonyme de hameçon et de haim.

— Le fer à plalir, tringle de près de quatre mètres de longueur, dont on se sert pour renverser les bords de la glace qui ▼ieot d'être soufflée. — Le fer à polir^ ou-^ til qui porte une platine en acier poli, de 0*135 ue long sur 0*05i de large et dont le relieur fait emploi pour polir. — Le fer à racler, morceau d*acier trempé et bleui» lonç de 0*16 sur 0*08 de large, et trèsflexible, avec lequel l'ébéniste racle sod ouvrage avant de le polir, afin d'en enlever tous les traits. — Le /er d raiwrer, outil dont se sert le parcheminier pour enlcTer de dessus les peaux ce qu'il nomme la croûte. On fait de la colle avec la rature. — Le fer à repasser de la blanchisseuse , el celui du chapelier. — Le fer à retondre et le fer angulaire, dont font usage les scul|iteurs et les tailleurs de pierre. — Le fer rond à talon, sorte de plane qui ne coupe

Eoint, et dont se sert le mégissier pour lire sortir la chauf des peaux. — Le fer à rouler, dont le passementier- boutonnier passe la pointe h travers le moule du bouton qu'il veut assujetiir pour le travailler à Taiguille. — Le /«r d souder, verge de fer emmanchée d'un cOlé dans un morceau de bois qui porte, à son autre extrémité, un trou parallélogrammique, dans lequel on introduit à force un morceau de cuivre rouge aminci par le bout, et qu'on fait chauffer jusqu'à ce qu'il puisse fondre 11 soudure. — Le ter à tirer, nom que donne le tireur d'or è la filière la plus menue dont il fait usage. — Le fer du tourneur en mrftaux, sorie de burin en forme de crochet.

— Le fer du verrier, espèce do forces qui sert h former l'orifice d'un vase , en écartant plus ou moins les deux branches de l'outil. — Le fera crochet , manivelle qui sert h tordre les lacets au moyen d'un crochet. — Le fèr embouti, tôle relevée en basse pour faire des feuillages, des roses et autres ornements. — Le /er d riparer, outil qu'emploient les doreurs sur lK)is pour réparer les pièces déjk blanchies ; et ciselel au moyen duquel les doreurs en cuir for» ment les ornements en relief sur les car^ reaux. — Le fer d^amortiesem^nt, nom donn4 è toute aiguille de fer enté sur un poinçon pour tenir une pyramide» un vase, etc. —

FER

FER

La fer d^are^outantf fer h trois pointes qu'on met à un nrc4ioutant. — Le fer de eutette, morceau de fer plat, forgé en rond» lequel étant scellé dans un mur» sert k soutenir et à accoler une cu?elte de tuvau de desi^ente*

FÉRÂNDINE (manuf.). Sorte d'étoffb de soie Iramée de laine on de coton.

FÉRANDIN1ER. FahricAnt de férandînes.

FER-BLANC ou FËRBLANC. Tôle mince recouverte sur ses deui faces d*une couche d*élainqui la garantit de la rouille. La fa« hrication de ce fer a pris naissance en Allemagne ; mais le fer-blanc anglais eut long* temps la suprématie sur celui des autres pajs. Aujourd'hui les fabriques françaises n^ont rien h redouter de sa concurrence de celles d'Angleterre.

FERBLANTERIE. Commerce des ustensiles de fer-blanc.

FERBLANTIER. Angl. iinman: allem.

klempner. Celui qui travaille le fer-blanc ou en fait commerce.

FER CARBURÉ. Yoy. Plombaginb.

FÉRET (verrer.). Angl./frref; allem. glan griff. Verge de fer non percée dont le verrier fiiit usage pour lever de la matière et ajouter des ornements à divers objets. — Tuyau de fer-blanc qu'emploient les ciriers et dans lesquels ils enferment la tête des mèches de tx>ugies.

FERETIER ou FERRATIER. Outil de maréchal.

FER GALVANISE. Foff. Ëtaiiagb.

FERLET (fabr. de pap.). Outil à long manche dont on se sert pour étendre le papier sur les cordes de la sècherie.

FERLIN (manuf.). Etoffe de laine anglaise.

FERLIN (métrolog.). Mesure agraire qui valait 3,200 mètres caprés.

FER MAGNÉTIQUE. Voy. Aihant.

FERME (charp.)* Bu celtioue ferm; enclos. Assemblage de pièces de bois qu'on place de distance en distance pour porter le faîte et les chevrons d'un comble. On appelle demi'fermey la moitié de la ferme d'un comble; demi'ferme de eroupe^ celle qui est placée dans le milieu de la croupe ; et demù ferme d^ariiier^ celle qui se trouve dans le plan de Tarêtier. Un pont de charpente se compose toujours de plusieurs formes reliées entre elles par des entreloises qui vont de l'une à l'autre, pour résister k la poussée horizonlalOt attendu que la ferme ne résiste que dans le sens vertical. L'espacement des fermes est toujours calculé d'après la Ion* gueur de leur portée et le poids qui doit peser sur elles.

FERMÉ (manuf.). On appelle drop fermi^ celui qui est bien fabriqué et n'est point lâche ; et tarde fermée, celle dont les aenls sont rapprochées.

FERME-BOURSE. Fermoir de métal qui cidt rentrée d'une bourse.

FERMENT (chim.). Du lalin fermenlum, dérivé de fertere^ s*échauffer, bouillonner. Angl. /'ermml ; M^in, gdhrtioff. On donne ce nom h toute substance qui jouit de la

propriété d'eiciter ou de dé%ero!DerliW* roentation d*un autre corps; c«pe&jii, Fabroni et Tbénard avaient rédoil cruin. pression i la désignation d*ane'ma(ièrf(v.

fanique azotée qu'ils regardaient tfo tant la seule susceptible de délennir.^ « fermentation alcoolique. Fabroni %n\ù> bli que celte substance était idenliqo^n» le gluten, tandis que Tbénard, su eimir» * prétendait!que c'était un principe pir(irj« dont la levure de bière est essentlrlVr'* formée 'et qui réside aussi dans un p\ nombre de végétaux. Ce qui est \m -w oounu au surplus» aujourd'hui, c*»!;les substances organiuues azotées '•>altérables, comme la le?ure de bière/m^aigrie, la lie de vin, le sang ikm>^ le fromage pourri , etc. , agissent ;r . cnlièrement, comme ferments, quand s' ^ met en présence d'autres subsiaucesr.niques.

FERMENTATIF (chim.). Qui i ii .

priélé de produire la fermentalinn.

FERMENTATION (chim.). Du lit» fmenlatioy dérivé de /«reeo, j'échauffe. 1 . fermulalio ; allem. gëhrung. Se dit de ii s^ composition qui se produit dans onr*'.

nombre de substances or(^nîqaes,tetUf;> le sang, l'urine, les liquides contenic: :i sucre, lorsque les substances selroc^^:

exposées àTaction de l'eau, de l'air ei:> chaleur tempérée. Dans l'origine , 01 r donnait le nom de fermentation qo*i U ' même de la' transformation du inoâtdr-sin en liqueur vineuse; et alers ceD(«t . traînait ridée d'un mouvement spccji accompagné d'une effervescence guev« mais comme depuis lors on a étendo ^i' expression aux principaux cbangeoenu:

se manifestent successivement dans les ri tières organiques abandonoAes i e> mèmesy cette ancienne acception a iU-" d'autant plus modifiée que les phéo^o;:? qui accompagnent ces sorlas de c^jr^meots diffèrent totalement des précMir a Une substance organique qui fenoeoufc-'' nit une série non interrompuadenou<i«^ produits moins complexes etplufs''-" dont la plupart appartiennent^i Uu*/»

inorganique, tels que l'acido cartioniv.

Tammoniaque, l'eau, l'acide soihvirA?- etc. La fermentation est commun^o^'^ ' compagnée de gaz, quelquefoisi io^"^ mais qui lé plus souvent rëpandettf d odeur infecte. Ce phénomène a re(u ^ des noms particuliers, suivant la oaion «^ produits auxquels il donne liee.Ai« ' appelle fermentation saedkarMr, celh: •«' produit le sucre, comme dans Pac^"^* l*orge germée sur la fécule; ftrmBU « «tueuse, spiritueuee ou okao/içs*» t»" * le sucre se conrertit en esprit-dfr'«"V acide carbonique, comme dans la r^' tation du fin, du cidre, de la bièreii j général des liquides sucrés ; («'■••*' acide, celle ou l'esprit-de-vifl st«>"'*^*' Yinaigre; et fermentation Birfri«.«-< "; la décomposition des malièrei orpo<idéveloppe des gaz infectSi Idf i}0< ^*

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