FRU
DICTIONMAIRK
Test pfus aussi eolre deux corps de œdroe nature, qu'entre deux corps de nature différente; et qu'enOn il n*étail pas sans împor* tnnce pour la valeur du frottement » que ce fât Tun ou l'autre qui fdkt en mouvement. Dans la pratique» on admet 0,07 pour coefBcîent du frottement de glissement, lorsque les surfaces ont été enduites d*huîle ou do soindouxt et 0,09 lorsqu'elles ont été graissées de suif. Dans le frottement de roulement» comme celui d'une voiture, le coefficient varie de iV ^ i suivant que le cheval va au pas ou au trot, et que la route est pavée ou sablée. — En termes d'horlogerie, faire un froUement » c'est ajuster des pièce* es unes dans les autres avec un certain de* gré de pression.
FROTTER. Do latin barb. prictare^ fait de frieare^ frotter. Oier, avec un morceau de drap, les parcelles d'or que le couteau du batteur n'a pu faire tomber des livrets. — Donner la dernière façon à une forme, avec un frottoir de peau de chien de mer.
FROTTER, FROTTERIE (impr.). Passer les caractères sur le grés, pour enlever les bavures qui s'y trouvent, et rendre les plans des deux cAtés parfaitement parallèles entre eux.
FROTTOIR. Se dit, en physique, de chacun des coussins entre lesquels on fait tourner le plateau de verre d'une machine électrique. — Outil dont les relieurs se servent pour frotter le dos des livres, afin que la peau soit bien unie. — Morceau de linge ou dedrapavec leauel les batteursd'or enlèvent les parcelles écnappées au couteau. — Petit coussin couvert de velours d'un côté et de drap de l'autre, qui sert h donner le lustre aux chapeaux.— Coffret de bois dans lequel on met les épingles pour les faire sécher. — Tissu de crin dont on fait usage pour frot-ter les cordes h boyau, afin de les débarrasser des graisses ou autres matières oui n'en ont point été enlevées dans les opérations précédentes. — Planche taillée eu pointe de diamant par laquelle on |)a.sse les poignées de chanvre, pour frotter celui-ci et le polir sur les éminences raboteuses. — Brosse qui sert h frotter les appartements.
FROTTON. Angl. ruball; allem. reibebal^ len. Espèce de brosse qu'emploient les car* tiers pour savonner les cartes avant de les lisser.
FRUIT. Du latin fruetus. Se dit, en architecture, de la retraite ou diminution d'é* paisseur qu'on donne è une muraille è mesure qu'on l'élève, afin d'assurer sa stabilité. — En sculpture, on désigne ()ar ce mot des ornements qui imitent des fruits, et dont on fait des festons et des guirlandes dans les décorations des édifices.
FRUlTERlIi (écon. dom. et rur.). Lieu où. l'on conserve le fruit. — Se dit aussi, eu Franche-Comté et en Suisse, du local où Ton fait le fromage.
FRUITIER (écon. rur.). Nom que ton donne en Franche-Comté au journalier qui fait les fromages.
: FRUITIÈRE (écon. rur.). On appellc.ainsi.
dans quelques contrées de la Saisse, une association de propriétaires qui mettent eo commun le lait provenant de la traite de leurs vaches, pour en faire fabriquer en grand, par des hommes è gages, du beurre et du fromage dont ils se paKagent eosutte le produit au prorata du lait fourni par duque coajisocié. — On nomme aussi ferre fruitihtn celle qui est ensemencée de pepiM^
FRUSTE. Do latin fruitum^ norceau. Se dit, dans (es beaux-avi», d'une pierreou d'an débris antiqu«^ dont le temps a dépoli oa arrondi la surface
FUDER (métrolog.) Mesure de capicilé pour les liquides employée en AliemsgDe. Le fuder d'Augsbours vaut 903 lit. 93; celui de Brunswick, 897 ht. 58. Le fuder est la tonne que nous appelons foudre.
FUITE. Ou nomme ainsi, dans les uiioa.
réchappement d'un çaz ou d*un liquide qui sort d*un récipient lorsque quelque impers fection existe dans les parois, comme undé> faut d&ns les joints, une fente ou une rajiUire quelconque. Ces fuites doivent être surreil* lées et réparées avec soin , et, dans lesmchines à vapeur particulièrement, on doii toujours se tenir en garde contre les fuites de vapeur qui proviennent du cjliodretet les fuites d*eau de la chaudière.
FULGURATION (phjs.). Du Mnfdnr^ éclair. Phénomène électrique de lumière, qui Se produit quelquefois dans ratmos^bèrc sans être accompagné de lumière, et qu'il De faut pas confondre avec Péclair.
FULGUROMÈTRE (ph js.). Du latin /W^vr, éclair, et meirum^ mesure. Ap|»areii propre h constater Texistence etè mesurer l'ioleosité de l'électricité atmosphérique dans lei temps d*orage.
FULIGINEUX. DuIatiD/ii/too,suie.Ao;l« futiginoui; allem. rusiig. Se dit des rspean plus ou moins opaques qui ont de la len* dance è s'appliquer sur les corps, eu les eiK velonpant d'une poussière noire. Le noirdi fumée consiste dans ce que Ton retient dei vapeurs fuligineuses de substances résioen; ses qu'on a brûlées ; et la litharf^e n'est tm que le produit des vapeurs fuligineuses, tf tenues et ramasséesi des métalix qui entregl en fusion.
FULIGINOSITÉ (chim.). Da latin f«/f « suie. Charbon très-divisé et chargé d bui>«i empjrcumatiques, qui se développe qo^*^ on brûle à l'air libre des matières buileo^ et résin'^uses I
FULMI-COTON. Substance explosive dH couverte en 1846 par M. Schoubem,»
qu'on obtient \ïàv raction de Taciiie r" trique sur des libres lîgueux, têts que -'^ coton, le chanvre, etc. Cotte substance nri^ ferme du carbone, de Thjdrogèneetde Tuir gène comme la |ioudre à canon è l9<\^^ on avait d'abord pro^Hisé de la snb^iitiif • mais sou prix de fabrication obhgei ^ * bandonoer cette peusée» et d'ailleurs e' avait l'inconvénient de détériorer les 'j mes. Toutefois, on a pu constater q0<' force explosible du fulmi-cotoo éuit^»^^ fois plus grande que celle des pott^«^
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luinot et qu*n écartait moins les charges à pelit plomb que Tautre poudre. Il y a quelques Tarifltions dans la manière de le préparer; mais voici Tun des procédés les plus simples :0a lrempe\ pendant une deminiuuiet du coton en rame dans une quan« tiié coD?enable d*acide nitrique concentré» nuis on le met immédiatement dans de reaa qu'on renouvelle pour dégager entièrement Tacide. On démêle ensuite les portions compactes» on fait sécher, et le ceton explosif est achevé. Son explosion, lorsqu'il est frappé sur Tenclume, est pareille è celle du mercure fulminant. On dit que M. Schoubein a fait aussi emploi de cette substance pour cicatriser les plaies. Le fui mi-coton est encore désigné sous le nom de poudre^oion et de pyroxylin€.
FULMINÂIRE (phys.). Du latin f^lmen^ foudre. Qui a rapport h la foudre.
FCLHINâNT (chim.). Du latin fulmen, foudre. Epithète qui désigne certaines préparations susceptibles de détonner, avec plus on moins ae bruit, lorsqu'on les soumet è la chaleur, è la cocppression, h la trituration ou h la percussion. Tels sont Tardent fplminant ou ammoniure d^argeni^ Por fulminant ou ammoniure d^or^ etc.
FULMINATE (chim.). Du latin fulmen^ foudre. Aiigl. fulminate; allem. knaltiaurei m/x. Sel composé de carbone, d'azote, d'oxygène et d'un métal » dans les rapports de C\VO% et dont la propriété est de détonner par le choc ou par la chaleur. Il fut découvert eu 1800 par Howard, et son annl/se fut faite en léik par Gay-Lussac et Liébig. On suppose daas ce sel IVxistence d'un acide particulier, l'acide fulminique^ mais on o*est point encore parvenu à Ten isoler. Les fulmioales les plus remarquables sont ceui ï base d^argenl et de mercure, qu'on oblieut en dissolvant de Targent ou du mercure dans de l'acide nitrique, et ajoutant de l'alcool k la solution chaude : le sel se dé(K)se alors, par le refroidissement, sous Isfurme d'une poudre blanche et cristalline. Si Ton dissout par exemple une pièce d'argent de SO centimes dans ^5 grammes dV cide nitrique, et Qu'on fasse chauflTer cette dissolution avec oO grammes d'alcoul, on produit du fulminate d'argent. Cette poudre est tiès-daogereuse k manier, puisqu'un cenllgrarouie seulement, jeté sur des charbons ardents» produit une détonation aussi forte (^u'uD coup de pistolet ; et une le plus léger trottemeol de ce sel entre deux corps suitit pour en provoquer l'explosion. C'est avec, le fulminate d'argent que Ton prépare les bonbons chinois, les cartes et lus pétards fulminants: on colle une parcelle de Cette poudre avec du verre pilé ou du sable, entre deux bdndes étroites de parchemin, et lorsqu'on tire ces bandes en sens contraire, le frottement fait détonner le fulminate. Celui de mercure est employé pour faire les capsules, ou amorces des armes k |>ercussion : on mélange de la |K)udre k canon ou du nitre k ce fulminate , avant de l'introduire dans les capsules, dans la pro-
portion de 80 pour tOO, et ce mélange communique l'inflammation k la charge. Il no faut pas confondre les fulminaie$ avec les composés connus suus les noms d^or et d'aroent fulminants.
FULMINATION (chim.). Du latin futmen, foudre. Détonation subite et bruyante qui résulte de la décomposition instantanée de certains corps.
FULMINER (chim.). Du latin fulmen^ foudre. Faire exrilosion.
FULMINIQUE. Voy. Fulminate.
FULVBRIN (teintur.). Couleur qu*0D emploie en détrempe iiour placer les bruns. Elle est formée de»1 urine dans laquelle les teinturiers en écarlate lavent les draps au sortir de la teinture.
FUMA DE. Briquet phosphorique ainsi appelé du nom de son inventeur.
FUMAGE. Angl. laeiering : allem. rdU" ehern. Opération au moyen de laquelle on donne une fausse couleur d'or k l'arçont filé, en l'exposant k la fumée do certaines compositions.
FUMAGO (agriculL). Du latin fumus, fumée. Poussière noire que l'on remarque sur certaines plantes, et dans les serres et les orangf ries après un été sec.
FUMARATE (chim.). Angl. id., allem.
fumarinsauer. Sel produit parla combinaison de l'Acide fumarique avec une base.
FUMARINE (chim.). Alcali qu'on dit avoir trouvé dans la fumeterre officinale, fumaria of/ieinalis.
FUMARIQUE (Acide). Acide organique découvert d'abord dans l'acide malique par M. Lassaigno, puis dans la fumeterre par M. Winkler. Il est composé de carbone, d*hydrogène et d'oxygène, dans les rapports de C*HO*HO, et se trouve contenu, en combinaison avec la chaux, dans la fumeterre et dans le lichen d'Islande. Il se produit aussi par la distillation de l'acide malique, et se présente en prismes^ incôloces, {leu solubles dans l*eau ; il est d'une saveur ranchement acide, et forme, avec les bases, les fumarates. On l'extrait de la fumeterre, en décolorant le suc de cette plante avec du charbon animal; puis en précipitant par l'acétate de plomb, et décomposant le précipité par l'hydrogène sulfuré.
FUMÉ (grav.). Angl. sool-tmpretstoft ; allem. rutidruck. Empreinte que le graveur en caractères fait sur une carte, avec le
Coinçon d'une lettre ou d*uoe gravure sur ois, noirci k la flamme d'une bougie» pour voir s'il est bien ^ravé.
FUMÉE. Du latin fumu$. Vapeur plus ou moins épaisse, odorante, souvent acre, qui se dégage des matières animales et végétales, et même minérales» chauffées jusqu'k leur entière décomposition. Elle se compose de vapeurs visibles, d'exhalaisons gazeuses et de parcelles de carbone no i consumé. Deux inconvénients principaux résultent de la fumée : le premier consiste en ce qu'elle entraîne en pure perte une certaine quantité do combustible; le second est la mauvaise odeur et la malDrjonrtté