‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 217 sur 281 · FUT · texte numérisé non relu

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il a élé porté h (TOM.Quiint nu fuêil de ekaisef on sB\i qu'il est le plus communément è double canon. Le fusil Tut inventé en France vers 1630; mais on ne Tintroduisit dans Tarmée qu*en 1671 « époque h larioelle il succéda à Tarquebuse et au mousquet» et 11 flit d*abord nommé fusil à rûuet^ parce qu'on y communiquait le feu au moyen d'une roue d'acier qui» en tournant, faisait jaillir des étincelles d'un caillou. Les fusils à pierre forent imaginés vers 1685, et en 17(M^ toute l'infanterie en fut armée. L^invention des fusils i percussioa suivit de près celle des amorces fulminantes qui date de 1786; mais leur introduction dans l'armée française n'oot lieu toutefois qu'en 1830.

On donne aussi le nom de fu$il k nne petite pièce d^acier avec laquelle on bat un caillou pour en tirer dufen. — A une botte dans laquelle on met ce morceao d'acier, une pierre a feu, de Kamadoa et des allumettes. -^A un cj^lindroïde d'acier dont les bouchera et les cuisiniers font osage pour donner le fii k leurs Instruments.*^ A une aorte de sac de toile qu'on porte sur l'épaule-^ A un banc de terre à pl&tre de la première naasse*

FUSIL A YBNT. AngU air-gmt: allem.

wtndbUdue. Sorte de fusil dans lequel la balle est chassée par l'effet de la dilatation subite de l'air comprimée II ae compose d*un canon ordinaire qui se visse sur le bout d'une crosse métal! ique aj^ant la forme d'une

C)ire allongée et qui est le récipient dans quel on com|>rime l'air au moyeu d'une pompe Coulante. Une soupape, dont la lige iiréaente une aaillte en dehors, tient l'air enfermé dans la crosse; et, une fois chargée, eeile«ci est placée sur le caooBqui porte une détente à ressort. En s'abatlant, cette détente tait ouvrir iDstanlanémeut la soupape el l'air qui s'en échappe va alors fVapper la balle. Le canon du fusil à Teat peut recevoir k la fois un assez grand nombrede iMillea, et l'on peut tirer avec cette arme de 35 k tM coups sans recharger. L'invention de ce fusil date, koe que Ton croit, du xvi* siècle, uiais on ne connaît au juste eelui à qui ou la doit. Les uns l'attribuent k Morin de Usieui, d'autres k Guter de Nuremberg' Ce que l'on aait, c'est que sa construction fut perfectionnée par les arouebusiers lean et Mîcolas Bouillet. Aujourd bui, le fusil k vent est une arme prohibée.

FUSIL ÉLSCTEIQUB (pbys.). Boutei..e d'élaln ou de cuivre remplie de gaz tiydro-

f^ue et d'oxygtef 9 dana la pro(K>rtion de S i, et bouchée fortement par uu bouchon ée Liège. Lor8i;(u'on fait passer k travers ce bouchon nne étincelle éleotriçue, au moyen d'un fil de métal, il ae produit une détonation. Cet appareil porte plus oommunément le nom de pisiolH de Y^lia,

FUSILLBTTK (pyroteehn.). La plus petite espèce des aerpentaui d'artitice.

FUSION. Du lalin fa$io. AngK fuêian:

allem« irAmaïseii* Opération par laquelle on iait.pfBser un corps de l'éiat liquide, eu Teir

posant k Vaction du calorique ou d'un eon* rant électrique. Pendant toute Ta durée de la fusion, la température du liquide resie constante, quelque violente que soit la cha* leur employée ;eEt dans cette action une partie du calorique disparaît et devient latente. On distingue dans los sels deux sortes de fusion : la fusion taqueuse M la fusion ignée» Dans la première le sel ne fait que se fondre dans son eau de cristallisation el revient & l'état solide dès que cette eau est expulsée par la chaleur; mais par une température plus élevée il éprouve ensuite une nouvelle fusion, la fusion ignée, qui est la fusion proprement dtto. La plupart des corps sou* mis k Ja fusion ignée prennent, en se refroi* dissant lentement* une texture eristatlioe» Foy. Fusibilité.

FUSS(métrolog.). Mesure de tongueurosi« léeen Allemagne. Elle correspond a environ 33 centimètres.

FUSTÉB. On désignait autrefois sous ce nom un charpentier ou tout autre ouvrier travaillant le bois.

FUSTET (arqueb.). BAton dont les cteox bouts sont égaux.

FUSTEL (teint.). Angl. fusiie: allein,/brw Mutto». Espèce de sumac, rAua celtnisa, qu'on appelle aussi bois jaune de Hongrie. A contient one matière tinctoriale jaune et un principe astringent, et on l'emploie dans la teinture des laines avec les mordante d'alumine ; mais il ne donne qu'une eou«^ leur orangée très-fugace. Les peaussiers eo font uu grand usage, et en Turquie et dans le Tyrol on s'en sert pour tanner les cuirs fins, particulièrement ceux qui doivent être teints en jaune ou en rouge. Le fnstel le plus estimé est celui qui vient d^Amérique, et on le livre au commerce, soit eo pa-

3uets de baguettes, soit en branches refeo* ues dépouillée de leur écrou.

FUSTIQUE (teint.). Bois des Antilles oui fournit une couleur jaune sans Tempiot d'aucun mordant.

FUSTOK (oomm.). Bois jaune de Ttle de Cuba, qui sert k la teinture et aux ouvrages de tour et de marqueterie.

FUT. Du latin fusiis, bftton. Angl. stock ; allem. sthafi. Bois sur lequel est monté le canon d'un fusil, d'un pistolet, etc. -^ Portion de cylindre sur lequel sont montées les peaux d'un tambour. — Bois sur lequel on monte des outils. — Charpente qui re»

Îioit les parties enfer du métier k fabriquer es bas. — Outil qui sert k rogner un livre sur la tranche. — Carcasse d'une malle» — Planchette sur laquelle s'attachent les civdes«

— Bois qui forme le manche d'une raquette. — Baguette d'un archet de Tiolon.

— Tonneau dans lequel on met du vin. — Tige d'une colonne ou partie qui se trouve entre la base et le chapiteau. — Partie qui sert k supporter un candélabre.

FUTAIE (agricult). Du latin ^tf,bl* ton. Bois qu^n laisse pousser lusqu'k ee qu'il soit parvenu eu maximum ae sa croissance , maximum indiqué par le couronnement. On appelle futaie pleine celle qui

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DE TfX:UiNOLOCI&

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ooiDfioso (oHie uoe coiitonance d« bois ; (u^ taie sur tailli$, celle qui comprend les bali« ▼eiui anciens» modernes eC de Tige des taillis qu'on réserve, è chaque révolution sur les coupes; jeune futmê^ le bois qu'on laisse s*éle?er depuis son jeune tgfi lusqu*à hO ans ; iemi^^Uaie^ le bois de bO d 60 ans ; jeune haute- futaie^ celui de 60 è 120; vieille fuiaie^ relui qui est au-dessus de 190 ens et va jusqu'à 150 et 200; futaie sur te retour i celle qui esi dépérissante; futaie de brine , les semis qu'on laisse croître en futaie ; revenue de futaie^ la jeune foiaie qui s'élève en place de celle qu on a abattue; et futaie $ur eoucheSf le bois ou le taillis qui repousse de souches «I qu'on destine è devenir futaie.

FUTAIiXE (tonnel.)* Vaisseau de bois destiné ï mettre du vin ou toute autre liqueur. Les tonneliers nomment futaille montée « celle qui est garnie de cercles » de se% fonds ol de %^^ barres ; et futaille en

botte f celle dont les parties sont toutes préparées et qui n*ont plus qu'k être mises en état de servir. —Se dit aussi des vais* seaux à mettre des boulets et autres munitions.

FDTAINE (manuf.]. Du bas latin fuetana^ ou de Fuetal, ville d'Egypte , d'où cette étoffe a été introduite en Europe. Angl rtatïf; allem. barcA^nr. Sorte d*étoffe croisée dont la chaîne est en fil et la trame en co« (on. Il y a des fataines sans envers et des futaines à poil ; et, en France , cette étoffe se fabrique particulièrement à Troyes,

FUTAINIER. Angl. faetiam-fiDeàver ; a Hem. barchenlwirker. Celui qui fabrique de là futaine.

FDTÉE (mennis,). Angl. joiner^e^utty t allem. kolxkitl. Espèce de mastic composé de sciure de bois et de colle forte, dont on fait usage pour boucher les trous et les fentes dss pièces de bois.

FWEN (monn.). Monnaie de la Chine*

G. Sur les monraies Arançafses , celte let» tre indique que la pièce a été fabriquée h Poitiers.

GABARE. Du latin ca&anif, bateau. Ks« pèce de filet de pèche.

GABES. Enceintes de joncs pratiquées en Egypte, dans les lacs, et où se fait la pèche du poisson dont les œufs sont employés pour préfiarer la boutargue^ sorte de mets trèsrecherché dans les contrées méridionales et riveraines de la Méditerranée.

GABIED. Outil decordier.

GABION. Du latin gabia , cage. Sorte de panier d*osier qu'on remplit do terre, et «lont on fait usage dans les sièges pour mettre les trsvaîlleurs è l'abri du feu de l'ennemi.— Panier qu*on fait avec des branebes Detibles et qui sert a transporter des herbes, du fumier, des pierres, etc.

GÀGHB. Angl. etetple; allem. riegettoek.

Oo donne ce nom, on général, è toute pièce de fer qui sert k fixer une autre pièce dans un corps ; mais on rapplique plus particulièrement à celle dans laquelle s'engage le p6ne d'une serrure pour tenir fermée la l»orte où oolte serrure est placée. Les ^« ches sont construites de différentes manières, selon l'emplacement qu'elles doivent occuper, et selon aussi que la serrure è laquelle elles sont destinées h répondre est construite avec plus ou moins de perfection ; mais, dans tous les cas, elles sont Tuées, soit dans la pierre de taille, soit dans le moellon, soit dans le pl&tre ou dans le bois. Celles qui doivent èlre scellées dans la pierre de taille, le moellon ou le plâtre , ont la même forme et présentent une 4)ièce de ftr plate, eontoornée suivant la figure du corps qu'elles doivent embrasser et rendroit où on les pose. Les extrémités des drux branches qtii entrent dans le mur, et

qu*on appelle eeéllement^ sont fendues et retournées, afin qne lorsqu'elles sont ea place, callées perdes coins -en bois et d« plâtre, dles ne puissent pas aisément en sortir. Les gicbes qui doivent entrer dans le bois ont leurs eitrémités pointues eonme des dons, et on les enfonce à coups de marteau dans des trous préparés exprès et plus petits que les pointes* afin qu'elles y tiennent solidement. Ce sont les gécbes les plus communes. Celles qui sont destinées pour des appartements soignés sont construites avec le même coût que les serrures; elles ont deux ou trois percées, et on les fixe sur le chambranle en bois avec des clous, ou inieux encore avec des vis. — Anneau de fer qu'on attache dans un mur pour soutenir et fixer un tuyau de plomb.— Crochet de plombier qui a la forme d'un croissant.—Sorte de spatule dont font usage les pâtissiers pour battre la pâte.— Instrument (^ui sert aux maçons pour préparer le mortier. — Instrument qu on emploie pour bat* tre Peau*

GÂCHER. Du celt. aeh . ou de l'allemand loiwjer, eau. Se dit de l'action de délayer du plâtre dans une auge.

GACHETTE (arqueb.). Ançl. irigger: allem. etange. Pièce d acier qui fait partie de la platine d*un fusil , et sur laquelle on appuie pour foire partir l'arme. Ou distingue dans cette pièce : le 6ec , branche de devant qui s'engrène dons la noix et l'empêche de tourner; la queue ^ branche de derrière qui repose sur la détente ; le lrei« » ouverture pratiquée dans le bec pour recevoir la vis ; et la vis, qui assujettit la pièce au corps de la platine. La gâchette du tusil est un levier du premier genre coudé ; le bec est son bras court et la queue son bras long.

GÂCHETTE (serrur.). Angl. fiifnMfr. al*

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