‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 227 sur 281 · GUE · texte numérisé non relu

GUE

jtres arts fto réfugia dans rOrient, et ne

«parut en Italie qu'après h prise de Cons*

ntinople. On Vj vit fteurir dans le %in* sià«

e, décliner dans le xrn% et reprendre fa-

îur au xyiii% On np fait remonter la prati-

le de cet art, en France, qu*au lyi* siècle,

loque k laquelle un Italien du nom de

alliicu del Nasaro, amené par François 1*%

lurait introduit cb62 nous. Lorsqu'il mou-

11, en 1547, il portait le titre de maître de

monnaie du roi. Assez longtemps après,

ilien de Fontenaj, dit Coldoré, valet de

lambre de Henri IV, fut le premier Français

ji acquit de la célébrité dans la glypti*-

ie« Il moitrui sous Louis XIII, et, parmi

•s successeurs, on cite le milanais Maurice,

ort à Rouen en 1732 ; François-Julien Bar-

&r, mort en 1746; Louis Siriés et Jacques

lay de Marseille, qui fut reçu membre de

Vcadémie des beaux-arts en 1748, et mou-

t vers la Bu du iviii' siècle. Sous le premier

ipire, on ne fait mention que de Jouffrov,

ii fut membre de l'Institut. — On appelle

ssi glyptique^ l'art de graver sor acier les

\iis ou carrés destinés à frapper des mé«

iiles.

GNOMON. Ihi grec tv^^mh», indicateur, strument qui sert l mesurer la hauteur du leil et à marquer les heures, en indiquant loneueur et la direction de l'ombre prolée.ll consiste ordinairement en une pyraide, uae colonne ou une aiguille, élevée verbalement sur une surface plane et horizone,en un point d'une lignedroile tracée sur . Ile surface et qui représente la méridienne lieu. Pour conoallre alors la hauteur du ieil, on mesure la longueur de Tombre Djelée par le gnomon, lorsque cette ombre nbe exactement sur la ligne méridienne.

s Grecs distinguaient aussi l'heure, par fflbre d'un gnomon projeté sur un cadran aire; et c'est parles observations de cette ibre qu*on.est arrivé à reconnaître la di« nution progressive de l'obliquité de l'éptique. — On donne aussi le nom de omon h une ouverture plus on moins éle- », servant également a connaître la hauir du soleil, par laquelle on introduit un fon solaire sur une ligne méridienne borlûtale , et où l'on marque les tangentes de distance au zénith. Les auteurs rapporit que le gnomon était déjà en usage chez I Chinois» dès l'an 1109 avant l'ère chré- ' nne, pour mesurer la hauteur du soleil ^ z sdtices et aux équinoxes.

SNOMONIQUK. Art de tracer des cadrans laires, lunaires ou astraux, mais princi- ). lement des solaires, sur un plan donné, ou } rface d*un corps quelconque.

1 GOBELET. Du latin barbare gobeUtu$.

tit vase en verre ou en métal, qui sert à \: ire. — Autrefois, ce nom s'appliquait spé- ;• lement aux verres à pied« ^ GOBELBTERIB. Fabrication ou commerce

gobelets de verre, t GOBELETIEB. Fabricant ou marchand de betets.

GOBERGE. Perche dont les ébénistes font y. âge pour maintenir le placage fritcbement

collé. -- Petite planche mince dont se servent les layetiers. *- Petits ais de bois qu'on met en travers sur le bois de lit pour soutenir la paillasse. — Se dit, dans le commerce» d'une morue de^ grande dimension.

GOBBTER (maçonn.). Jeter du plAtre avec la truelle, pour le faire entrer dans des murs de moellons. — Polir du plAtre avec la-main.

— Battre le terreau sur la terre.

GOBBTIS (maçonn.). Travail qui consiste

k jeter du pifltre sur des joints h l'aide d'une truelle ou d'un balai, pour le faire entrer dans ces joints.

GOBILLARD (tonn.}. Planches préparées pour faire des douves de cuves.

GOBRIOLE. Morceau de bois, de forme ronde, sur lequel on monte les principales parties d'un vase de treillage.

GOCET. Se disait autrefois pour colonne de lit.

CODAGE ou CODÉE. Se dit du faux pli d'une éteSe, ou de la forme défectueuse.du papier.

GODER. Du gallois godreent frange.Se dit d'un vêtement, d'une manche ayant de faux plis.

GODET. Du bas latin godeiui, dérivé du celtique god, godellt poche. Petit rase à boire dépourvu d'anse et de pied. — Vaisseau rond avec une longue queue percée en forme de tuyau , laquelle donne passade h Teau pour qu'on puisse se laver les mains.

— Petit vase dans lequel les peintres met« tent leurs couleubs. — Verre destiné à rece* voir l'huile qui découle d'un guinquet. —> Petit bassin que les maçons (ont avec du plfttre sur les joints des montants des pierres, pour y mettre du coulis , lorsqu'elles sont trop serrées pour les ficher.

GODET (fond.). Angl. /Vinne/; al lem. ffûsfloch. Sorte d'entonnoir par lequel le méfal^ fondu passe de l'échenal dans les jets.

GODET (mach. à vap.). Angl. oil-cup:

allem. oelkilnnehên. Petit récipient percé par le fond, et dans lequel on verse l'huile destinée au graissage d'un coussinet, d'un essieu, ou de toute autr^ pièce mobilci dans une locomotive.

GODRON. Du celtique godreen^ franges.

Façons dont on orne les bords delà vaissell»d'argent et qui ont la forme d'un œuf allongé. — Ornements de même figure employés en architecture, en sculpture et en menuiserie. — Plis ronds qu'on fait aux jabots de chemises, à des collerettes, des bonnets de femme, etc. — Fer avec lequel on lait des plis.

GODRONNAGE, GODRONNER. Faire des godrons.

GODRONNEDR. Ouvrier qui fait des godrons.

GODRONNOIS. Angl. eharing-tool : allem.

ausichweifmeineL Sorte de oiselet, creusé* à son extrémité, avec lequel on forme les go* drons.

GODURE. Faux plis dans une étoffe ou du papier

GOEMON. Nom que l'on donne, dans certaines localités, aux varechs ou plantes ma-

GOM

GW

riues qu*uD emploie comme entrais. Lava è Teau douce et bien séché, on fait aussi brûler le goémon pour en obtenir de Talcali végétal.

GOLIS (eaux et for.). Se dit d'un bois de 18 h 20 ans et de Tarbre même.

GOMBIN. Les pêcheurs nomment ainsi une nasse cylindrique qui a deux entrées garnies de goulets.

GOMGOH. Instrument de musique des Hottentots. -^

GOMMAGE. Action de gommer. --^ Adhésion défectueuse des fils de soie entre eux.

GOMME. Du latin gummi. Substance solide» d'une couleur blauchey jaune ou rougeAlre, incpi'stallisable, d'une cassure vitreuse et d'une saveur fade, qu!ex$udent plusieurs espèces d'arbres, et particulièrement les arbres fruitiers d*Ëuropo , sous forme d'un liquide épais et visqueux qui bientôt se durcit à l'air. Lorsque cette gt-* crétion n'a pas lieu naturellement, on peut, si besoin est, la déterminer au moyen d'incisions pratiquées sur l'écorce du sujet. Les principales gommes qu'on rencontre dans le commerce, sont I9 gomme arabique et la gomme duSénégaU qui se présentent en petites masses arrondies, blanches, rousses ou rouges, solubles dans l'eau froide, et provenant de diversesespèces de mîmoia qui croissent eu Egypte, en Arabie, au Sénégal, etc.; la gomme aaragant^ c]ui forme de petites ramifications entortillées et que produit Vastragalui tragacantha qui croît dans Tlle de Crète et autres lies voisines; puis la gomme dite de pays, qui, dans nos contrées, découle principalement des abricotiers, des

Eèchers, des amandiers, des pruniers, etc., l'époque de la maturité des fruits. Ces différentes gommes sont un mélange de matières composées de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, comme Tarabinet la cérasine, ta bassorine,etc.,qui se dissolvent avec plus ou moins de facilité dans l'eau et Tépaisissent en donnant des liquides gluants et mucilagineux. On emploie les gommes, dans les arts, pour fabriquer l'encre et le cirage, épaissir les couleurs^ apprêter et lustrer les étoffes, etc., et celles du pays servent dans la chapellerie pour l'apprêt du feutre. La gomme arabique est surtout recherchée par rapport à sa {rrande solubilité dans l'eau ; toutes les espèces sout précipitées par l'alcool. On fabrique aussi une gomme artificielle au moyen d'une légère torréfaction de fécule, laquelle gomme est appelée liioeome. On donne enfin, mais improprement, le nom de gommes résines à des matières qui exsudent également de certains arbres; mais qui contiennent des principes autres que ceux des substances gommeuses, et particulièrement des huiles essentielles qui leur donnent de l'odeur. Telles sont la gomme ammoniaque, la gomme élémi, la gomme gutte, la gutta-percha, la myrre et la scemmonée; puis le suc d'aloès, Tassa fœlida, le bdelliura, le copal, l'euphorbe, le galbanum, l oliban, l'opoponax, etc.

UOMilE AMMONIAQUE. E^i )è(:e do gomme

réaine qui s^ffre ordinairement en larmes blanches, et qui est fournie par une embelli fère, le dorema armeniacumf qui croit en Perse. On ne l'emploie guère qu'en méMcine. ,

GOMME ANIMÉE. Voy. R&sieib ammée.

GOMME DE BASSORA. En latio gummi lorridonense.On la recueille aux enviroosde Bassora, les uns disent d'un mesembryanthh mumf plante grasse ; les autres d'une espèce de mimosa. Elle est en petits morceaux irréguHers, blancs ou jaunes, et contient le principe particulier nommé bassorine.

GOMME ÉLASTIQUE. Voy. Caoutchouc.

GOMME-GDTTE. Angl. gamboge; allem.

gummigutt. Espèce de gomme résine qui se présente en masses cylindrioues d'un jaune brun, opaques, inodores, u'uneetissure vitreuse, et d'une saveur qui d^abord insipide devient ensuite Acre et amère.Ello est produite par le gircinia mor«{/a, (|ui croit dansl'tledeCeylan et dans la presqu'île de Camboge. On remploie comme couietir jbune dans la peinture dite aquarelle, et 1« pratique médicale 7 a recours aussi cùmm purgatif.

GOMME LAQUE. Voy. Laqob.

GOMMELINE (manuf.). Gomme plus pore que celle du Sénégal , et plus propre i répaississement des couleurs pour les imprimeurs en étoffe.

GOMMEMENT, GOMMER. Action de gommer. Gommer des rubansy c'est les bumec* ter avec de l'eau dans laquelle on a fait dis* soudre de la gomme, afin de les lustrer ei les rendre plus fermes; gemmer une couleur^ c'est y mêler un peu de gomme pour que celte couleur ait plus de corps etquVlie tienne mieux sur le fond où on l'applique; gompu^er du tabac^ c'est Thumecter avec do l'eau dans laquelle on a fait bouillir des cAles de- tabac, ce qui attire sur la superficie une espèce de gomme, et achève de lui donner la qualité nécessaire.

GOMMËUX. Qui tient de la nature de la gomme.

GOMMIDES (chim.). Famille de com^éa ternaires organiques, ayant la gomme pour type.

GOMMIFtlRE. Qui produit de la gomme.

lGOMMITE(chim.). Nom sous lequel on

comprend quelquefois la gomme propremeni

dite avec ses composés, comme la cérasine,

la bassorine, l'acide pectique, etc.

GOMMOIR. Sorte de baguet qui sert è contenir la gomme dont fait usage le fabri* canl de ouate.

GOND (serrur.). Du grec yi^fotf clon.

Angl. hinge; allcm. angeL Morceau de fer plié en é'querre et destiné à supporter uuc porte, uu contre-vent, une persienne, clc 11 (lonne à l'une ou l'autre de ces pièces I1 facilité de décrire une portion de cen'^c plus ou moins grande autour de lui. Ondistingue trois parties daa.H le gond : la tèie, le corps et la pointe. La tôto est toujours cylindrique; souvent prise à la forge dans le morceau même qui forme le gond entier. qucli|uefois rapportée et soudée à au^<)

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