DICTIONNAIRE HUI
de baies de genièvre, 0,911 ; d*oran^t.r> de térébenthine, 0,792; de citroD,OV d'anis, 0,985; de lavande, 0,878.
Enfîn; M. Théodore de Saussure a c>/* Tanatyse de sept huiles volatiles, d^Ltt les résultats :
Essence de citron recl.
— de térébenlh. rect.
— de lavande recl.
— de romarin rect.
— d'anis commune.
— d'anis concrète.
— de roses commune.
— de roses concrèle.
HUILE D*AMANDES. Angl. tweet almond oi7; ailem. iuiseit mandetël. On l*exlrai( , à l'aide de la pression, à froid et sans eau, des amandes douces et amères produites par IV mandier. Cette huile est très-fluide, d'une saveur agréable, et se congèle moins facilement que celle d'olives. On remploie dans la préparation de certains juleps ; et les tourteaux des amandes, privés d'huile et réduits (H) poudre , servent à former la pAte d'amandes des parfumeqrs.
HUILE DE BALEINE. Angl ^Aafe-ot/ ; ailem. Mran. Elle entre dans la fabrication du 5az d'éclairage, des savons noirs, du gouron, et dans la préparation des cuirs.
HUILE BLANCHE. Yoy. Huile d obil-
IBTTR»
HUILE DE CADE. An^l. code oil; allem.
eadàl. Huile qu'on extrait du genièvre commun, et dont on fait usage comme antiseptique dans les soins qu'on donne aux ani-* maux blessés.
HUILE DE CHENEVIS. On Tobtieul des graines de chanvre, et on l'emploie pour Téclairage, ainsi que dans la fabrication des savons et dçs vernis.
HUILE DE GABIAN. Yoy. Pétbolb.
HUILE DE LIN. Angl. iin$eed-oil: allem.
leinffU Huile siccative extraite des semences du lin, après que celles-ci ont été torréfiées et broyées. On fait usage de celte huile dans la peinture commune et la préparation des vernis grais ; et on augmente sa propriété siccative en la faisant bouillir avec 7 à 8 pour 100 de litbarge. Dans ce cas pn Técume avec soin, et lorsqu'elle a acquis une couleur rougeÂtre, on la retire du reu pour la laisser se clarifler par le repos. Dans cet état, on lui donne le nom dkuiU de lin euiu. L'encre des imprimeurs se fait aussi avec de l'huile de lia, broyée sur le feu avec un sixième de son poids de noir de fumée. Enfln, les taffetas gommés reçoivent leur enduit de plusieurs couches d'huile de lin litbargiées ; et il en est de même des cuirs vernis, des toi-
les cirées pti*
HUILE DE FOIE DE MORUE. Angl. codai/; allem. stockfischëL Cette huile, dont Todeur est repoussante, s'obtient eu exposant au soleil des foies de morues entassés dans des cuves, et en soumettant au fur et \ mesure, à la presse, ceux qui commeuceut ï se pulcéfier. L'buile de morue coulient de
larbone.
Hydrogène.
Oxygène.
Azote.
l'iode, ce qui la fait employer dans II \rj que médicale contre les alfectiooi rhu-. • lismales et scrofuleuses , et pour dî:' • les vers des enfants. Dans l'ioduslrie.
est en usage pour la chamoiserie e( U ^• royerie. La qualilé la plus estinx'e t^i qui se fabrique h Berg en Norwége.
HUILE DE NAVETTE. Angl. rap-i^il lem. riibôL Elle est Tournie par les ses-ces du navet, et employée pour Técii :». . la fabrication des savons mous, lefoj..
des étoffes vi In préparation descuin.
HUILE DE NOIX. Huilé siccatif^ q^ extrait des amandes, des noix» et qu'on «:• ploie particulièrement pour les peu.::'* fines. On s'en sert aussi pour réclairsf:. les vernis et le savon vert.
HUILE DOEILLETTE ou D'OLIFTTt Du latin o/i>itim,diroin. d^oUum, hu> live. Angl. poppy-oil; allem. moknùiïii . siccative qu*on nomme aussi huile b'^^r. -. et qui s'obtient du pavot cultivé. Das' ' peinture, on en fait usage pour déiâjr < couleurs blanches et claires, parce ^j* 'n'en altàre ni la pureté ni réclal, ei <•» blanchit è cet effet en Textiosaot au m^ avec une quantité égale d eau salée, tildes ¥ases plats et ouverts. On se sertiu-^ de cette huile pour l'éclairage.
HUILE D'OLIVE. AngU satadoU; i-'salatoL La qualité la plus estimée de c huile est celle qu'on appelle Aui/c rt^r, . et qu'on obtient des olives portées au s .• lin immédiatement après leur récuileJhnileest verdâtre, douce, d'un parfum i^"-'ble, et l'on recherche surtout celleq" prépare dans les environs d'Aii, en t'^ vence. On se procure les qualités ind '-* res en délayant dans l'eau bouilbf.t- pulpe des olives qui ont déjk donné ■''•• vierge, et en la soumettant à la prt>i On reconnaît la bonne huile d*oliî« » ' qu'elle commence h se concréter à 3 " ' degrés au-dessous de zéro, et keeqn' se lige complètement lorsqu'on la i"?
dans ta glace pilée, ce qui u'a pas iuu:' les huiles communes. On tssàjt 'l'huile d*olive en observant Je teDp»s'i' metè se figer avec de l'acide hy|»oaitr. «" parce que dans cette circonstance e(!e.*^'*' iidifie avec bien plus de rapidité qu'i^-^-* autre espèce d'huile.
LMmile d'olive a la i»ropriétè d^agir 6T3- i
HUI
DE TECHNOLOGIE
IHJR
noins snr raij^uille aîmanfdeqiie les autres luiles végétales, propriété sur laquelle est bndé un appareil éiectromoteitr imaginé >ar Rousseau, pour reconnattre la falsiucaion de c^Ue huile par d'autres huiles. Elle >eut aussi se conserver longtemps sans de« ^enir visqueuse 9 ce qui la rend très-utile iiik horlogers, lesquels tut font en outre su- )îh la préparation qae voici : ils l'exposent rendant une cortnine durée h raclion du. soeil, dons une bouteille bien bouchée où ts introduisent aussi une lame de plomb, /hîiile se décolore en se couvrant peu h peu l'une masse caséiforme qui se dépose, et orsque le plomb ne détermine plus la fornation de cette couche blanche, on décante *hnile devenue alors plus fluide.
HUILE DE PIED DE BOEUF. On se la proure en abandonnant h lui-même le décodé queux des pieds de bœuT séparés de leur orne. On enlève le liquide qui surnage et M le porte dans des réservoirs où il se déuro simplement par le rapos. On emploie ette huile pour graisser les rouages des larhines délicates, particulièrement celles 'horlogerie,
HUILE DE POISSON. Mélange des graisses utraites de divers poissons de mer, notamlenl les harengs et les cétacés. Celte huile st d'une «couleur blanchAtre ou rouge&tre, *ui)e odeur désagréable, et l'on s*en sert seuamenldans la fabrication du savon vert et our l'éclairage.
HUILE DE POMME DE TERRE fchim.).
lonnpo'sé que les ehimistes désignent sous es DOns d^ûlcool amylique ou de bihydraU Vamylint^ et qui, selon MM. Cahours et Ba* ird, est UD homologue de l'esprit de vin. !e coûiposé se produit, dans certains cas, lar la fermentation du sucre et des mélasses le betteraves; et les eaux-de-vie communes, |u'on fabrique avec des raisins ou des pom« oesde terre, lui doivent, à ce que l'on croit, eur goût désagréable ainsi que leui* mauaise odeur. On extrait cçUe huile prétendue e i'eau-de-vie de pomme de terre , en la oumettant b la distinalion, et on recueillant
part les dernières portions, dès que cellesi se montrent sous un aspect laiteux. L'huile e pomme de terre est incolore, volatile, et rovoque la touxk un haut degré, lorsqu'on I rei^pire k l'état de vapeur. Bile bout a 132 cgrés, ne s'enQamme au'avec difficulté, et enferme du carbone, ne l'hjdrogène et de oxygène, dans les rapports de C**H**0'. Par oxydation, elle se convertit nn acide valéianique.
HUILE DE SCHISTE. Huile d'éclairage u'ou obtient par la dislillatiou des schistes itumineux et de la houille.
HUILE DE TÉRÉBENTHINE. Yoy. Têr6-
UUILe' de vin douce (chim.). Produit luileux et volatil qui se présente dans la réparation de l'éiher par l'alcool et l'acide uliuriquc. Cette huile se décompO;>e en artie, par Teau, en acide sulfurique, et en ne combinaison de carbone X!t d'hvdrogène.
HUILE EMPYREUMATIQUE. Du grec if -
TTupivoD, brûler. Nom sous lequel on désignn, en généralités produits volatils qui résnt tent de la distillation h feu nu des matières animales et végétales.
HUILERIE. Fabrique d'huile. -- Magasin è huile.
HUILES BUTYREUSES. Nom générique des bufles qui ont la consistance du beurrCf comme Thuile de cacao, Thuile de coco, Th'.iile de palmier, riniile de baies de laurier, etc.
HUILES DES ALCHIMISTKS.On app.lait autrefois la vraie hnUe des philosophes^ lu soufre, le mercure, nu la f)ierreau rouge parfait; huile de talc des philosophes, Télixir au blanc parfait et accompli ; l huile fixe et incombustible des sages, le mercure hermétique ; Vhuile de la nalure, le plus noble et le meilleur des seU: l huile essentielle^ l'ânve des mélaui, ou le mercure des sages; et huile végétale^ Thuilede tartre.
HUILIER. Espèce de petit meuble des^ tiné à recevoir les burettes qui contieonent l'huile et le vinaigre qu'on sert sur la table.
HUILIÈRE. Sorte de vase qui, dans la marine, sert à contenir l'huile des latnpes.
HUISSERIE (charp.). Angl. daor-frame:
allem. thUrgeriisi. Assemblage de pièces de bois qui forment la baie ou l'ouverture d'une porte.
HUIT DE CHIFFRE. Angl. double calli^ pers : B\\em, doppeller dickxirkel. Sorte de compas d'épaisseur employé par Ibs horio«> gers et les .tourneurs, et dont la forme est celle d'un 8.
HUITIÈME-DOBRADO (monn.). Monnaie d*or de.Portugal, qui vaut 1! francs 3^ centimes.
HUMaTE (chim.). Sel produit par la combinaison 4e l'acide humique avec une base
HÛMECTEUR. Ustensile qu'on emploie dans les papeteries.
HUMIDIER (mégiss.). Action d'humecter les peaux, afin de leur donner une pré- . paralion.
HUMIDIFUGE (manuf.). Angl. ii>aler n'cA/; allem. wasserdichi. Se dit de certaines toiles ' qui ont la propriété de ne pas s'imbiber d'eau*
HUHIFUGE. Qui chasse l'humidité, ou oe craint pas rhumidité.
HUMIQUE (AciDB). Acide particulier, que quelques-uns ont cru reeonnattre dans le terreau
HUMUS (agricull.). Se dit de la terre vég6taie, c*cst-è-dire de la couche la plus extérieure du sol, celle qui est propre k U noui:* rilure des végétaux.
HUNC (chim.). L'un des noms que Ton donnait autrefois i l'étaio.
HUNE. Grosse pièce de bois, terminée par deux tourillons, et k laquelle on suspend' une cloche.
HUNIER. Sorte de Qlet de pèche« UURASSE ou BOQUE (forg.). Angl. sockei; allem. haminerring» Anneau qui supporte le bout du manche du marteau de forge.
HURE. Sorte de brosse qui est garnie de
IS7t
HTB
DICTlONlUiRK
HTD
tous cdtés, el adaplée k un manche. -*- M^rcrau de bois qui porte une sonnette el roule 9ur (les tourillons.
HUTINET (tonnell.). Petit maillet dont to tonnelier fait nsnpe.
HUTTEN-NIGTH ( raétallurg.) Expression allemande qui désigne une sorte de subliinalioD métallique qui s'attache aux parois des cheminéeSi dans les fonderies ou Ton traite en grand les minerais de cuivre et de plomb argentifère. C'est un mélange de soufre, d'arsenicy de zinc, d'oi vde de plomb, et même d'une petite quantité d*argent oui se trouve entraînée par les substances volatîles, et qu*on en retire au moyen d'une nouvelle fusvon,
HDVE ( cost. ). Ancienne coiffure de feromp.
HDVESTK ou BUVETTE (cost.;. Chapeau que l'on portait' autrefois.
BFACiNTHE (joailK). Pierre précieuse dont la couleur est un rouge orangé, mêlé de brun. Le plus communément l'hyacinthe est un grenat essonite; celle qu'on nomme jargon est un zircon , Vhweinihê hrunt du Tuutt est une idocrase ; I Ayactnthe de CemposUlle^ un quartz rouge opaaue. Lfrs bijoutiers distinguent quatre espèces d'hyacinthes : la première, qu'ils appellent la betle byaeinlhi^ est de couleur écarlate, et jette comme des rayons de feu; la se« conde est d'une couleur de safran rougefttre; la troisième ressemble à de l'ambre Jaune; et la quatrième est blanche et transparente. On divise aussi les hyacinthes en orientahs et en oceidentales : celles de la première catégorie appartiennent, d'une part, au corindon orangé, elles sont d'un jaune rougeâtre, et se recueillent dans l'Arabie« à Ceylan, etc., en morceaux dont la grosseur varie depuis celle d'une lentille jusqu'à celle d'une noisette; puis, d'autre part, à une topaze d'une couleur safranée, qui vient du Brésil. Dans la seconde catégorie sont les hyacinthes de la Bohème, de la Silésie, etc., qui offrent des couleurs laiteuses, jaunAtres, etc.
HTACINTHINE (joaill.)* Pierre qui ressemble à l'hyacinthe.
. HTALOGRAPUE. Du grec C«Xh. verre, et v^ftfM, écrire. Instrument propre k dessiner la perspective et à donner les épreuves d*un dessin.'
HYALOGRAPHIB. Art de faire nsase de rhyalographe. — Dessiner k l'aide de I hyalograpbe ou k travers un carreau de vitre.
HTALOTÈRE (phys.). Du grec CaW, verre, et Ttc^tt, user, instrument au moyen duquel on fait passer une étincelle électrique k travers une plaque de verre.
HVALURGIE. Du grec v«lqf, Terre, et(^o«, travail; an^l.'Aya/tir^y; aWem. gla$chcinie. Art de fabriquer le verre.
BYALURGIQUE. Qui a rapport k la fabrlration du verre.
BYBOUÈTRE. Du grec <f€iç^ courbé, et |i^Tpey, mesure. Appareil qui sert à mesurer l6 progrès , des changements que les
moyens mécaniques apportent «ax dif r* mitéfi du rachis.
BYBOMÉTRIE. Angl. «yftoaialry: ail'* hybométriê. Art de faire emploi de T: . bomètre.
BYBOMÉTRIQUE. Qui a rapporta rhf k mètre el k Khvbométrie.
BYDATOLÔGIE. Voy. Rtmoumic.
BYDRACIDE (chim.f. Angl. ié.: akn wauerBtolfsiiure. Acide qui résolle et . combinaison d'un corps simple ou oom.w avec l'hvdrogène, considéré eomioe p-^v cipe acidifiant. Les hydracides faretu iV bord indiqués par des noms coioine9;i • par hydro; et d'après la théorie dualiste:dô Berzélius, c'est parla terminaison hfé'r
Sue qu'on les désigne. Les nrincipaax tv racides sont les acides bromliydriï'. cblorhydriaue, cyanhydrique^ Qoorfaj cque, iodhyarique, sélenhydrique» suUhjcrque, etc.
BYDRARGDRE(cbim.) du grec mercure. Amalgame oe mercare êi autre milal. Ce composé offre un éclat tallique, el donne des Tapeurs de quand on le chauffe dans an tube femc
BYDRARGYRB(cbim.). Da grecU«^e:2r ^v/ioc, argent. Anglais, hydrargyrum; éA^u, quecktilber. Nom que Ton donnaii eiifnEL*i au mercure ou vif-argent.
BYDRARGYRO-CYANATB (cbîni.). >■ produit par la combinaison de Pecide t.drargyro-cyanique avec une base.
BYDRAttGYR04:YANIQDB (AcidcV A de produit par la combinaison du cvanb*do mercure avec l'hydrogène ou un'hi :rïcide.
BYDRARGYRO-FULMINATK (cbin.; S produit par la combinaison de Tacâdé :;drargyro-fulminique avec une base,
BYDRARGYRO- FULMINIQUE (Aom Acide composé de mercure et d*aclde su :jrique ou de ses éléments.
BYDRARGYRO-PNEUMATIQVK. (dir.
Dutgrec v^^«^yv^»c, mercure* et «ir:-» buffle. Appareil propre h recueillir tes c:* sur le mercure. On en fait usage pour .: gaz qui sont solobles dans Peau.
BYDRARGYRCRE. — foy. HTvmABficu
BYDRATATION (chiro.). Du grec^^».
fait de C^»;», eau. Conversioo U*uoeîu.*tance en hydrate.
BYDRATB (cbim,). Du grec w^pMv. '•* de v^Mf, eau. Angl. hydraU: allein. ky^^ Se dit de tout corps qui renferme de "f en combinaison, comme Aydre/e depoim KO -f- BO ; hydrate d'acide êuifmriûue. y' -4- HO; etc. On a formé le participe V'^* pour désigner le corps qui, par sa cv-. noison avec l'eau, forme un hjrdrale.
HYDRATIQUB (cbim.). Qui a les carac res des hydrates.
flYDRAULICO-PNEDMATlQUB. Qgj èf Venu au moyen de l'air.
BYDRAULIQUB. Du grec Zi^m. eai.
«vW* tuyau; ongl. Aydrotilira: alleo. «, draulik. Science qui a pour objet le ir*. > ment des liouides et particnltèreiDecli couicment des eaox par des conduits. ^
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