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des Arabes, c-t comme la loi de Mahomet défend la représentation défigures d*hommes et d*auimaux', les arabesque» ne sont qae des conceptions bizarres, mais so.urenl gracieuses, quelquefois çraudioses, lorsqu'elles sont rœuvre d*on artiste éminent. Dans différents arts on remplace la sculpture des arabesques par remploi de diverses compositions en plfttreif en stuc, en mastic, et en pâte de carton, qui, toutes, sont susceptibles d*ôtre modelées ou moulées.
ARABINE (chimA Du latin arabina.
Angl. id.; allem. araitn. On désigne par ce nom la portion qui, dans les gommes arabiques du Sénégal, et de Tacajou, est soluble dans Peau.
ARAC ouARAK (boîss.). Cîe mot indien signiQe toute liqueur distillée ou sptrttn* euse; mais on Tapidique plus particulièrement b une espèce d*eau-ae-ne qu'on obtient du riz, môle avec le sucre de canne et des noix de coco, ou bien avec le cannamelle, sorte de roseau. L*arac le plus sniritueui est celui de Batavia ; mais on fait une consommation plus considérable de celui deGoA.
ARAIGNÉE. Du çrec àp&xyvf en latin aranea. Dans les mines pratiquées par le génie militaire, on donne le nom d'araignées à des branches de galeries qui, partant d*un même point, ou d'un puits commun, divergent entre elles et se terminent chacune par un fourneau.— Pour les marins, les araignées sont des poulies destinées à recevoir des cordages arrivant de divers points. — On appelle aussi araignée le crochet de fer à plusieurs branches, dont on fait usage pour retirer un seau tombé dans un puits. -^ En termes de chasse, l'araignée est une sorte de filet qu'on étend sur les buissons pour prendre des oiseaux. — Dans rindustrieséricicole, c'est la crémière soie que filent des vers pour soutenir les cocons.
ARAIRE (agrieult.). Du latin aratrum^ charrue. Sorte de charrue sans avant- train dont on fait emploi pour le labour des terres légères.
ARAMER (fab. de drap.}. Mettre le drap 8ur un rouleau, afin de l'allonger en Tétiranr.
ARANÇADA (métrolog.)- Mesure agraire usitée en Espagne. Elle vaut 38 ares 66862.
ARASEMNÈT (arcbit.). Ançl. ihoulder; allem. abaeselze. Dernière assise d'un mur arrivée la hauteur voulue. — Araser, en termes de maçonnerie, c'est mettre un mur do niveau.
ARASES (archit.). Se dit de pierres fde bas appareils qui servent h araser un cours d'assises è la hauteur des planchers ou plinthes d'un bfttiment.
ARBALESTRES. Ficelles qui servent à monter le métier des ferrandiniers, ainsi que celui des fabricants de gaze, etc.
ARBALB8TRILLE. Instrument de marine qui servait autrefois à mesurer les distances angulaires dé deux objets, ou l'anj^le formé par les rayons visuels qu'on dirige vers ces points ; mais on l'employait sur-
tout à la détermination de la latitude ou de l'heure, par l'observation de la hauteur du soleil. On l'abandonna, en i600, pour faire usage du quariier anglaii; mais celui-ci fut délaissé à son tour pour Voctani^ le iextant et le terclt de réflexion, L'arbales* tri-Ile regut aussi les nouis de radiomiifê^ de bâlon de Jacob^ de terge dor^ et de rayon astronomique.
ARBALÈTE. Du latin orctit, arc et bali$ta^ baliste; are. bûiiitt; j^uis, par contraction, arbalète. Arme dé jet dont il était fail usage anciennement. Aujoordhui, ce nom reçoit diverses applications dans l'industrie. L'arbalète des taillandiers et des serruriers est composée de deux lames d'aeier, qui sont élastiques, épaisses à un bout et minces k l'autre, et vont en diminuant de grosseur. Elles sont courbées en arc, appliquées, le gros bout de Tuno sur fe mince de l'autre, et retenues dans cet état par deux espèces de viroles carrées, dont la figure est la même que celle des lames. L'une de ces lames se trouve fixée à un point du plancher qui correspond, verticalement, tant soit (>eu en avant des mAchoires de l'étau, et 'autre lame s'applique sur l'encoche ou l'inégalité d'une lime à deux manches»
qu'elle ^presse plus ou moins fortementf, selon la volonté de l'ouvrier, contre la surface delà pièce qu'il veut polir. Cet ouvrier tient la lime k deux manches, et n'a presque aue lapeinedelafairealler,carelle revient d elle-même par l'élasticité de Karbalète, laquelle en outre soulage le travail* leur de la pression que, sans elle, il aurait è exercer sur l'ouvrage à polir.
ARBALÉTRIER (charp.). Angl. principal rafler : bW^iïï. httupUparren. Pièce de bots de charpente qui entre dans la construction d'un comble. Elle est placée dans une direction obliquekrhorizon,assembiéeautH>ut supérieur avec le poinçon, nrès le fa!tage,et à l'inférieur au tyraiit, prèsde la plate-forme. Lesarbalétriers, le poinçon ,Ie tyran, les entrait5,les aisselliers,etc.,rormenl,paf* leur assemblage, coque l'on appelle une ferme. Lhh arbalétriers sont destinés à supporter la poids de la couverture, et ils servent d'appui aux pannes qui portent les chevrons.
ARBORADDRE (mécan.). Manœuvre qui a pour objet d'élever une chèvre.
ARBRE. Du latin arbor. Anglr beam; allem. baum. En mécanique, ce mot indique l'axe principal d'une machine» celui qui porte la plus grande roue, et qui est formé d'une grosse tige en bois très-résistant, ou bien en fer. ^ L'arbre da charpentier est la iiiècela plus forte de l'appareil qui sert a élever des poutres et des pierres. — Celui de l'imprimeur est une pièce de fer, à l'extrémité supérieure de laquelle se trouve la vis de là presse. — Les potiers, les rubaniers, les tourneurs, etc., ont aussi des pièces qui portent le nom d'arbre. — Celui du cardier est une partie du rouet à laquelle se trouve suspendue la roue par une cheville de fer. — L'horloger appelle arbre» une |ûèce cylindrique ou